Ce soir, c'était ...

Il y a mille et une façons de boire le whisky. Comment préférez-vous boire le votre?

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cyriltoulousain
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par cyriltoulousain »

Jbrice a écrit :
Pourquoi sur 250 bouteilles sortis d'un fut, il n'y en aurait pas des meilleures et des moins bonnes? Juste pour vous dire, en comparaison avec le cigare, produit lui aussi artisanal. Sur 50 cigares sortis du même cabinet, du même mois de la même année, composés des mêmes feuilles, il va y en avoir 30 bons, 15 corrects et 5 creux. Je suppose que pour le whisky c'est pareil.


Pas d'accord. D'autres vont venir étayer mon point de vue mais en ce qui me concerne je ne suis pas d'accord pour lire ici que des bouteilles sont meilleures que d'autres alors même qu'elles sont issues du même fût... qu'il s'agisse d'ailleurs d'un whisky qui sera réduit ou non.

Une fois la décision prise d'embouteiller un whisky, celui-ci est vidé de son fût dans un grand "bac". Il est soit alors réduit soit non-réduit comme indiqué plus haut avant d'être mis en bouteille.
On le filtre aussi afin d'enlever les morceaux de bois les plus gros. Quand j'écris on le filtre, j'entends bien par là qu'on passe le précieux liquide dans un filtre aux trous plus ou moins larges. Je ne parle pas d'autres techniques qui peuvent intervenir.

Je ne vois pas comment on pourrait avoir des bouteilles meilleures que d'autres.
Une des seules explications que je vois concerne la gamme CS de Signatory où tu peux te retrouver parfois avec des choses au fond de ta bouteille. Ces objets flottants bien identifiés peuvent, dans ce cas bien précis, jouer un rôle par rapport à une bouteille issue du même fût qui n'aurait pas été "contaminée" par toutes ces particules.

Voilà ce que je peux dire ce soir sur le sujet.
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dede
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par dede »

Je peux me tromper bien sûr, mais je pense que d'autres membres du forum pourront confirmer cette assertion. Pour le cigare, chaque pièce est unique car fabriquée à la main. La phase d'embouteillage par contre n'a pas d'incidence sur le whisky, contrairement à la maturation. J'ai déjà eu des whiskies en double exemplaire et n'ai noté aucune différence entre les deux bouteilles.

Edit : Cyril a été plus rapide.
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Jbrice
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par Jbrice »

Messieurs, je ne cherche pas à prouver quoi que ce soit. J'ai ouvert le débat en posant une question. Peut être que d'autres amateurs pourront infirmer/confirmer. Vous connaissez sûrement mieux la chose que moi mais n'oublions pas que nous parlons d'un produit artisanal...
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cyriltoulousain
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par cyriltoulousain »

Si Bottler passe par là, son avis sera des plus intéressants.

S'il ne passe pas, je l'inviterai demain matin en arrivant chez lui à venir faire un tour sur le forum dans la journée.
En effet, dès demain, arrivée dans les Landes pour trois jours où je devrai trouver de quoi m'occuper... mais aussi de quoi boire. :shock:
bpoujol
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par bpoujol »

Normalement chaque bouteille est unique.
Cela vient plutôt de la dégustation :
exemple : http://www.whisky-distilleries.info/Whi ... shtml#W4P1

Le même fût proposé par deux forumeurs (bouteilles différentes), commentaires différents.
Influence de la dégustation ?
Contenu différend ?

Pour ma part, je pars du principe que chaque fût est homogène, il ne peut pas y avoir de différentes significatives entre 2 bouteilles mais chaque bouteille est unique, il peut donc y avoir de petites différences entre 2 bouteilles.
(Rien à voir avec le cigare, il ne peut pas y avoir une superbe bouteille dans un fût et une dégueulasse)
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Francky
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par Francky »

Jbrice a écrit :- La 1ere sur l'uniformité de production d'un whisky. Après tout c'est un produit artisanal. Pourquoi sur 250 bouteilles sortis d'un fut, il n'y en aurait pas des meilleures et des moins bonnes? Juste pour vous dire, en comparaison avec le cigare, produit lui aussi artisanal. Sur 50 cigares sortis du même cabinet, du même mois de la même année, composés des mêmes feuilles, il va y en avoir 30 bons, 15 corrects et 5 creux. Je suppose que pour le whisky c'est pareil.
Si tu devais comparer le cigare avec le whisky, je pense qu'il faudrait considérer qu'un cigare est l'équivalent d'un fût et non pas d'une bouteille, que ce soit en terme d'utilisation d'une seule et même matière première ou en terme de "travail" de cette matière.

En effet, un rouleur de cig ne peut pas utiliser exactement les mêmes feuilles pour deux cig différents puisque par définition si des feuilles peuvent se ressembler elles sont toutes différentes. Un rouleur ne peut donc JAMAIS faire deux fois exactement le même cigare, c'est physiquement impossible.

En comparaison, si chaque fût est différent car chaque morceau de bois qui le compose est unique, au contraire un même fût contient une seule matière première, un liquide homogène dont chaque bouteille qui en sera extraite sera théoriquement identique à l'autre.

De plus, l'intervention humaine en matière de fabrication de cigare est énorme, et conduit à des différences de tirage ou d'aspect qui peuvent être importantes, ce qui, sauf erreur, n'est pas le cas en matière d'embouteillage.
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Jbrice
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par Jbrice »

Merci à tous pour vos divers apports.

Toutefois, je tiens à recentrer le débat en disant que je ne cherche pas à prouver le contraire de ce que vous affirmez tous. J'avais juste à la base posé une question en comparant peut être maladroitement, whisky et cigare, deux produits artisanaux qui me passionnent. Et les choses ne sont peut être pas si manichéennes? Il n'y aurait peut être pas des différences extrêmes entre telle ou telle bouteille mais simplement des différences légères (supputation encore)... Le but de ma démarche était plus d'ouvrir un débat sur les différences entre le CR de Serge et nos avis respectifs (Francky et moi entre autres).


Ce soir :
Bunnahabhain Moine 3yo 2005-2008 Jean Boyer Witch 62.1% & Partagas Super Partagas. Du sel, de la tourbe, de la poire et beaucoup de volts au compteur. Un bon digeo des nuits fraiches...
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dede
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par dede »

En fait il doit effectivement pouvoir y avoir des différences dans le cadre de produits à filtration minimale. Dans ce cas, la fin de fût devrait pouvoir être plus "chargée" que le début (Bottler ?). Concernant le CR de Serge, comme je l'ai déjà dit, une simple affaire de goûts est probablement en jeu. Si tu regardes la MM Matrice, les écarts de notes sur une même bouteille entre différents MM sont parfois plus que conséquents. Certains whiskies sont des "love it or hate it". S'il avait soupçonné un sample défectueux ou une bouteille éventée, Serge en aurait probablement fait part dans le CR comme il le fait généralement en cas de doute.

Edit : faudrait que je le regoûte ce Bunna. Je dois avouer qu'il ne m'avait pas plus enchanté que ça au Witch, et pourtant je l'avais goûté deux fois, dont une fois bien frais (moi, pas le whisky !) et le palais net. Je l'avais trouvé très (trop) marqué par les herbes aromatiques (thym, origan, romarin). Mais il ne me semble pas avoir retrouvé ce type de notes dans les commentaires que j'ai pu lire par la suite.
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Jbrice
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par Jbrice »

En ce qui concerne la bouteille que nous avons eu la chance de déguster, il y avait un fond comme le décrit Cyril, très gras et chargé de particules non identifiées. Peut être était-ce la fin du fût?

Peut être aussi ce whisky rentrerait dans la catégorie que tu décris, aimez le ou détestez le (j'aime bien le vieux françois :mrgreen: )?

Je conclurai ce fort intéressant débat avant d'aller me coucher, par une expression bien de chez moi : Ma foi... :mrgreen: ;-)

Edit : pour le Bunha, pas d'herbes en ce qui me concerne. Je crois que Francky en avait trouvé...
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mars
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par mars »

Je ne suis pas embouteilleur mais il me semble qu'il doit y avoir une différence de concentration entre le début et la fin d'un fût embouteillé. Et comme la numérotation n'a surement rien à voir avec l'ordre dans lequel les bouteilles sont remplies il n'est surement pas possible de déterminer la quelle est la première et laquelle est la dernière.
Déjà bu plusieurs fois dans plusieurs bouteilles du même single cask et je dois dire que je n'ai pas noté de différence. Mais pour l'instant il s'agit à chaque fois de fût embouteillé récemment. Je dis cela car après plusieurs années il y a surement des différences due à la qualité du bouchon et à l'endroit ou les bouteilles ont été conservées. L'oxydation après ouverture de la bouteille doit aussi donner des différences énormes quand cela se passe sur plusieurs années.

Reste que certains whisky me semblent très stable alors que d'autres le sont beaucoup moins. Et les différences de profil aromatique peuvent être énormes(j'ai eu le cas récemment avec une bouteille dont les arômes sont très changeant. Passant du sherry au fumé au fruité au malté sans arrêt. Gouté 2 bouteilles du même fût et aucune différence constatée)

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pompix
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par pompix »

Il est plein d'herbes ce Bunna du WITC3, c'est même pour ça que je n'en suis pas un gros fan.
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bottler
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par bottler »

mars a écrit :Je ne suis pas embouteilleur mais il me semble qu'il doit y avoir une différence de concentration entre le début et la fin d'un fût embouteillé.
Non, il n'y a aucune différence perceptible entre le début et la fin d'un fût.
Et comme la numérotation n'a surement rien à voir avec l'ordre dans lequel les bouteilles sont remplies il n'est surement pas possible de déterminer la quelle est la première et laquelle est la dernière.
Cela dépend si la numérotation est faite a posteriori ou d'avance sur les étiquettes. Il y a une corrélation faible comme on dit. En effet, il n'y a aucune raison, mais cela peut être le cas quand même, parce que les étiquettes sont mises dans la machine dans l'ordre où elles se trouvent, qui est l'ordre de numérotation ou l'ordre inverse de numérotation. Ainsi si l'étiquetage suit le remplissage en ligne - ce qui est le cas général quand les étiquettes sont numérotées d'avance - , les numéros risquent de correspondre à l'ordre de remplissage ou à l'ordre inverse de remplissage. Si par contre le numéroteur est sur la ligne d'étiquetage, alors elles sont numérotées selon l'ordre où elles passent, qui n'est pas forcément celui du remplissage, selon que les bouteilles sont ou non étiquetées dans la ligne après le remplissage, ou plus tard (auquel cas elles sont stockées puis reprises dans un autre ordre que celui dans lequel elles ont été remplies puis stockées. Or c'est souvent ce dernier cas qui arrive dans les mises de single casks, parce que l'on indique bouteille numéro xxx sur yyy bouteilles. Pour connaître ce nombre de bouteilles produit dans le lot, il faut que le remplissage ait été terminé, et que l'on ait pu compter les bouteilles. Ainsi il faut s'y prendre en deux fois. Remplissage de tout le lot d'abord, puis étiquetage du lot. Si enfin elles sont numérotées à la main après l'étiquetage, alors tout peut arriver. Mais c'est rare.

Déjà bu plusieurs fois dans plusieurs bouteilles du même single cask et je dois dire que je n'ai pas noté de différence. Mais pour l'instant il s'agit à chaque fois de fût embouteillé récemment. Je dis cela car après plusieurs années il y a surement des différences due à la qualité du bouchon et à l'endroit ou les bouteilles ont été conservées. L'oxydation après ouverture de la bouteille doit aussi donner des différences énormes quand cela se passe sur plusieurs années.
C'est sûr que le bouchon et les conditions de la conservation (la température, l'éclairage...) jouent sur le résultat final surtout si la conservation en bouteilles a été longue.
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Serge
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par Serge »

Ce qui peut arriver (mais je ne l'ai jamais constaté de façon évidente en dégustation) c'est que lorsque un embouteilleur met une série de fûts ou d'assemblages en bouteille à la file, les premières bouteilles d'un lot contiennent un tout petit peu du whisky précédent car ils ne vont pas tout nettoyer à chaque fois entre deux lots (filtres, tuyaux). En général, ils vont donc ranger les lots par "richesse croissante" (ou tourbe croissante) afin d'éviter une influence qui serait notable sur les premières bouteilles d'une série, mais seulement lorsqu'il n'y a pas ré-homogénéisation du lot après filtration et avant mise. Je ne sais pas si ça se pratique encore.
Ainsi, on mettra de préférence un Ardbeg après un Glenkinchie, par exemple. G&M, par exemple, a ou avait l'habitude de faire cela.
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pompix
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par pompix »

Concernant celui que tu as goûté Serge, ne penses-tu pas que comme Mars l'a suggéré, cela pourrait être une histoire d'oxydation dans la bouteille ?

Je suppose que tu ne gardes pas de notes sur la provenance de chaque whisky que tu goûtes mais peut-être te rappelles-tu pour celui-ci ?

Jbrice, c'était une bouteille neuve la votre ?
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bottler
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par bottler »

Serge a écrit :Ce qui peut arriver (mais je ne l'ai jamais constaté de façon évidente en dégustation) c'est que lorsque un embouteilleur met une série de fûts ou d'assemblages en bouteille à la file, les premières bouteilles d'un lot contiennent un tout petit peu du whisky précédent car ils ne vont pas tout nettoyer à chaque fois entre deux lots (filtres, tuyaux). En général, ils vont donc ranger les lots par "richesse croissante" (ou tourbe croissante) afin d'éviter une influence qui serait notable sur les premières bouteilles d'une série, mais seulement lorsqu'il n'y a pas ré-homogénéisation du lot après filtration et avant mise. Je ne sais pas si ça se pratique encore.
Ainsi, on mettra de préférence un Ardbeg après un Glenkinchie, par exemple. G&M, par exemple, a ou avait l'habitude de faire cela.
Après la filtration, le whisky est mis dans une cuve. Il peut être mis en bouteilles en suivant ou attendre quelques temps. si le lot est important (disons une dizaine de fûts au moins) il peut être important de le re-homogénéiser, mais cela dépend aussi de la géométrie des cuves (si elles sont étroites et hautes, c'est recommandé. Sinon, c'est inutile).

Quand aux filtres qui sont en ligne des tireuses (anti insectes ou autres corps étrangers qui seraient arrivés dans le liquide après la filtration principale) et autres dispositifs en ligne, nous rinçons si nous utilisons la ligne de mise en bouteilles automatique, car la quantité qu'il reste de l'ancien whisky dans la tuyauterie de la machine ou ses cuvettes peut être importante (un demi litre). Sinon avec la tireuse manuelle on passe la filtre en ligne à l'air comprimé à la fin d'un lot, ainsi il n'y a pratiquement plus de whisky dans la tireuse. Puis pour le whisky suivant on récupère les premières bouteilles pour les revider dans la cuve que l'on met en bouteilles. Maintenant chacun a ses façons de faire, mais avec la nôtres, les bouteilles sont identiques de A à Z.
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