Cet après-midi, je me décide enfin à passer en revue mes samples de la gamme Le Gus't.
Pour bien faire les choses, me faut un starter, j'opte pour mon bon vieux Dalmore 12yo 40%.
Comme à mon habitude désormais, je classe les whiskys suivant le compte d'âge, en réservant toutefois les rhums pour la fin.
Ayant eu le conseil que l'Amrut nécessitait une grande ouverture, je décide de renouer avec une pratique que j'utilisais quand je participais au BT du forum. A savoir, un premier nez et une première gorgée à peine versé dans le verre, puis je passe au suivant jusqu'à avoir passé en revues tous les samples. Comme il y en a une douzaine, et que je dois bien passer près de 10 minutes par sample, ça me fait pas loin de deux heures passées lorsque je reviens sur le premier.
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Amrut Sélection XVII.
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Ledaig Sélection V.
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Glenfarclas Sélection II.
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Ben Nevis Sélection VI.
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Ben Nevis Sélection XVI.
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Glentauchers Sélection VIII.
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Glen Grant Sélection III.
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Braeval Sélection XII.
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Speyside Blended Malt Sélection XI.
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Speyside Blended Malt Sélection X.
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Uitvlugt Demerara 9yo 74.1%.
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Demerara 14yo 46%.
Première passe:
l'Amrut, comme annoncé est un peu fermé. Pour autant, il est déjà bien sympa, avec une tourbe particulière, tout en rondeur, et quelques notes florales et fruitées.
Le Ledaig est assez typique des dernières production IB de la distillerie. A ceci près qu'ici, le côté fermier et le côté citron jaune jouent de concert, alors que d’habitude, il se suivent sans se mélanger. Plus une confirmation qu'une surprise.
Le Glenfarclas est agréable, mais a un peu le cul entre deux chaises, comme si on mélangeait un vieux mal à un beaucoup plus jeune. Un sherry assez classique, au profil typique de la distillerie, avec de légères notes de légume (tomate séchée) qui rappelle d'anciennes versions.
Le Ben Nevis 2006 est lui complètement à fond les ballons sur ces notes de légumes, notamment les tomates séchées. Certains sherry casks s'expriment ainsi.
Le Ben Nevis 2007 est une vraie régalade de fruits, jaunes principalement. J'aime beaucoup.
Le Glentauchers rivalise dans la corbeille de fruits, mais là, ce sont des fruits exotiques. Là encore, j'aime beaucoup.
Le Glen Grant est assez joli. Lui aussi offre des fruits exotiques, mais moins acidulés, plus "passés", plus doux. Alors qu'il a quasiment le même âge que le Glentauchers, il parait plus vieux, plus patiné, mais moins oomph.
Le Braeval est objectivement sympa, mais j'en attendais beaucoup plus vu sa réputation sur le forum. En fait, il demande de s'y concentrer un minimum pour bien le cerner. Mais c'est un chouette whisky.
Le Speyside de 88, je fais choux blanc, il n'exprime quasiment rien. C'est très fin, subtil, le genre de whisky que j'ai souvent du mal à capter. Dommage, car ce qu'il laisse entrevoir serait maginifique si il le racontait à haute voix plutôt que le murmurer.
A l'opposé, le Speyside 78 est magnifique. Il riavlise de gourmandise avec le Glentauchers et le Ben Nevis 2007, mais lui offre à la fois les fruits jaunes et exotiques, en y ajoutant la patine de l'âge.
- L'uigvlut 74.1% est un déroutant, avec ses notes de prunes et de nèfles, à la fois puissant par l'alcool et douceâtre.
- Le Demerara est beaucoup plus à mon goût, et on sent bien le passage en fut de Caroni. A l'aveugle, j'aurais opté pour cette dernière. Toutefois, en bouche, on frôle la surdilution.
A ce stade, clairement pour moi, le Glentauchers, le Ben nevis 2007 et le Speyside 78 sont clairement au dessus du lot. Suivis sur la deuxième marche par le Demerara, le Ledaig, le Glen Grant,
Deuxième passe (après rédaction de la première partie, donc facilement deux ou trois heure d'ouverture):
L'Amrut s'est plus assagi qu'ouvert. Quoiqu'en bouche, y'a quand même un peu la gouache. Avec quelques gouttes d'eau, le nez devient à la fois plus expressifs et plus bizarre.
Le Ledaig a encore plus fusionné ses côtés fermiers et citronnés en y ajoutant une note de tourbe sèche. L'eau le rend plus facile. Bref, une sorte de quintessence des récents Ledaig IB.
Le Glenfarclas est devenu un peu pâtissier, sur la génoise, le gâteau au yaourt, voire le financier, la croute de pain bien cuite. Mauvais nageur à priori, l'eau en semble pas lui rendre service, ce qui est étonna tpour un Glenfarclas.
Le Ben Nevis 2006 n'a pas beaucoup bougé. J'ai toujours ces notes de tomates séchées, de chou, de chou fleur, un peu soufré. L'eau ne lui fait pas grand chose.
Le Ben Nevis 2007 me ravit toujours autant, d'autant plus qu'avec le temps sont venus s'ajouter des notes de loukoum, de confiture de rose. Supporte l'eau, qui l'arrondit, mais lui enlève de la personnalité.
Le Glentauchers s'est un peu éteint, mais reste bien agréable quand même. L'eau n'a pas vraiment d'effet.
Le Glen Grant n'a pas non bénéficié de ce temps d'ouverture. Il est devenu très léger au nez, et en même temps, un peu plus alcooleux. La bouche ne s'en sort pas vraiment mieux. A ce stade, l'eau l'adoucit et l'équilibre un peu, mais sans vraiment le réveiller.
Le Braeval est complètement éteint tant au nez qu'en bouche. L'eau ne lui est d'aucune aide et pire lui amène de l'amertume.
Le Speyside 88 est carrément insipide. L'eau n'y change rien.
Le Speyside 78 est resté presqu'aussi beau, à peine s'il s'est un peu assoupi. L'eau n'a pas vraiment d'effet.
L'Uitvlugt n'a pas beaucoup évolué. Il s'est un peu fondu, arrondi. L'eau le rend plus facile, mais pas vraiment meilleur. Je ne suis pas vraiment fan de ce genre de profil.
Le Demerara, quand a lui a évolué pour se trouver à mi chemin entre le l'uitvlugt et le profil à la Caroni. J'aime bien aussi. Y'a un bel équilibre. La surdilution se fait encore plus sentir ne bouche. Pour le principe, j'ai joué quelques gouttes d'eau, mais bon, pas de miracle. Mais j'ai bien quand même.
En fait, cette deuxième passe ne bouleverse pas le classement de mes préférences.
Je pensais avoir réussi a collecter un peu plus de versions de la gamme Le Gus't. Peut-être yen a-t-il encore dans la nature ? Tel que je range mes samples récents, pas possible d'en perdre chez moi.
Même si je n'achèterait pas à l'aveugle, je dois dire que c'est une joli gamme dans l'ensemble, et qu'Amaury maîtrise bien l'art de la sélection.
Merci à tous ceux qui m'ont procuré ces samples.
Pi en plus, il m'en reste assez pour faire au moins une, voire deux dégustations minimum de chaque.
Bon, maintenant, je vais enfin pouvoir prendre mon déjeuner.
