Suis arrivé un poil tard, vers 16h45.
Vu la taille du stand et le nombre de bouteilles proposées, j'ai commencé par les
cognacs Grosperrin.
On commence par des mouts mutés au cognac. Trois version, un 8, 15 et 35yo 1979. C'est bien sympa, genre pineau et compagnie, mais la différence de profil est de l’ordre de la subtilité entre les différents âges.
Une Folle Blanche "pour rincer", en fait un distillat de cognacs. Très parfumé au nez, mais ça accroche un peu en bouche. Puis on attaques les "vrais". Un grand nombre de versions, je n'ai que des souvenirs confus des millésimes, oublié les régions. 92, 91 Oléron, quelques 80's je crois, 79, 76, 75, 74, 69, 68, 44, 24, .... ainsi qu'un 32yo. Le 91 Oléron m'a déçu par rapport à celui que j'avais acheté il y a quelques années.
Je suis passé ensuite par les calvados Drouin.
On entame par une eau de vie de cidre, en fait une blanche n'ayant pas vu le fut, servi très frais. C'est très sympa, on est à fond sur la pomme fraiche. Le genre de piège en terrasse l'été. Je passe sur le "sélection", un 2yo, pour attaque le VO. Bon, c'est su standard Drouin, bien sympa, un vrai jeune calva, très frais et fruité, mais sans newmake. Deux version de 8yo, l'une en rhum finish, pas trop mal au nez mais courte et sèche en bouche, et l'autre en xérès finish, un peu plus harmonieuse, équilibré, mais sans que ça casse des briques. Trois version millésimé enfin 91, 88 et 79. Là, c'est déjà beaucoup mieux, le 79 se détachant nettement.
Armagnacs Aurensan et Leberon. 15, 20 et 30yo du premier, puis deux millésimés, me rappelle plus des années des deux premiers, mais le troisième était un 76, puis retour chez Aurensan pour un 75. Pour moi, c'est un sans faute qui est monté crescendo tout au long de la dégust'.
Domaine des Hautes Glaces. Sorti de leur premier single malt, 3yo, et franchement, on se demande ce qu'à foutu le fut pendant ces 3 ans, tant c'est newmake à mort. L'année dernière, leurs newspirit de 2yo était nettement plus original et sympa. Goûté aussi leur woska qui, si ça fait très jeune également, à le mérite de bien mieux exprimer cette jeunesse sans tomber dans l'immaturité.
Rozelieures. Alors là .... Y'avait trois expressions, de trois âges différents je crois. Sois disant que c'était tourbé, et de plus en plus avec le compte d'âge. Ben la tourbe, je la cherche encore, et tout ce que j'ai eu l'impression de faire, c'est une dégustation d'huiles, et même pas d'olive. Pas grand chose sinon rien au nez, pareille en bouche, sauf que c'est très gras.
Grand Marnier: Faudrait toujours (re)découvrir les standards. J'avais regouté le cordon rouge et le cordon jaune il y a une bonne paire d'année au salon de l'agriculture. On commence par le cordon rouge, le basique, qui est déjà bien bon. Un Grand Marnier, c'est une macération d'écorces d'orange dans du cognac, et c'est très exactement ce que c'est au nez et en bouche. Ce que j'aime surtout dans le Grand Marnier, c'est que ça reste équilibré. On est pas agressé par l'orange, et c'est pas sucrailleux. On est vraiment sur l'orange confite avec le petit twist d'alcool juste ce qu'il faut. On poursuit avec la Cuvée Louis Alexandre (en hommage au fondateur), qui constitue un step qualitatif significatif. Là, on est plus sur l'orange confite, mais sur un mix mandarine fraiche/confite. C'est à la fois plus frais, plus doux, et plus profond, plus complexe que CR. On finit par la Cuvée du Centenaire qui, amha, pâti de passer en dernière. Là, on a des notes chocolatées, qui, mêlées aux oranges confites, font penser aux sarments de vigne. C'est très bon aussi, mais ça manque un peu de fraicheur fruitée après les deux autres.
J'ai suivit par un stand de Gin dont j'ai oublié le nom. Ben le gin, c'est toujours pas mon truc. Toujours l'impression d’avaler de l'eau de Cologne. Par contre, leur Curaçao triple sec était vraiment pas mal.
Eaux de vie Cartron. On connait leur inénarrable eau de vie de Poire Williams, que je n'ai pas regouté. Idem pour leur marc, mais pas pour les mêmes raisons

. Il y avait une autre Poire Williams, moins haut de gamme, mais déjà bien bonne. La Mirabelle de cette même gamme est un peu trop passe-partout par contre.
J'ai fini par le stand tenu par Thierry Richard. On commence par un Vermouth, servi frais et bien sympa, puis on passe aux crèmes de fruit Millet. Une abricot puis une cassis. Et là, c'est le coup de foudre immédiat. Des tueries ces trucs là. Jamais bu un alcool autant sur le fruit, aussi pure, aussi gourmand, sans être liquoreux. Pour ceux qui connaissent les sublimes pâtes de fruit Génin, c'est la même chose en liquide. En discutant, on a appris au passage qu'il avait laissé tomber sa marque d'embouteillage de whisky Part Des Anges Closed Distillerie, à cause de la montée des prix des futs, et que s'il voulait garder un niveau qualitatif, il ne pourrait plus embouteiller que des Impérial et des Glen Keith. me semble avoir compris qu'il avait aussi arrêté ses excellentes cachaças.
J'ai fait l'impasse sur le stand Warenghem, ou je ne pense pas que j'aurai eu une révélation, et malheureusement faute de temps, je n'ai pu gouter aux Lillet, à l'absinthe ou au Byrrh.
Petit passage côté boutique après le salon, pour embarquer une bouteille de Caperdonich Jean Boyer One Shot Peated. Côté rhum, un petit Caraïbes Cie des Indes. J'allais pour prendre le Caroni 15yo 98, mais Philippe m'a fortement conseillé d'opter pour le 96 55%.
Et les crèmes Millet goutées lors du salon (abricot et cassis). Plus une framboise, non gouté, mais acheté en confiance (et ô combien j'ai eu raison).
En aparté, un autre truc que j'ai gouté et que je vous conseille fortement. Au rayon charcuterie fromage, je vois un plateau avec de petite demis sphères blanchâtres laissant apercevoir de la viande à l'intérieur. Je lis "boulette truffe/parmesan". Renseignement pris, c'est pas un truc à cuire mais un genre de salaison.
Bon, c'est un poil cher, donc j'en prend une pour essayer.
Ben j'ai gouté ça de retour chez moi et c'est absolument fabulous comme truc. La chair est assez fine, genre salami, mais avec un gout qui tire plus sur le saucisson sec. Y'a la bonne dose de truffe dedans, ça se sent clairement, et c'es tenrobé d'une coque de parmesan. C'est vraiment super bon.