J'avais concocté un petit panel de whiskies intéressants, et comme d'hab un peu (beaucoup ??) piégeux!
1) J. Walker Green Label en guise de starter... coup de bluf réussi puisqu'à part un léger doute d'Antoine, les deux compères ont bien cru à un single malt du speyside.
Pour ma part un bon whisky, bien équilibré, au bouquet très agréable et complexe... au goût un petit cran en dessous... mais où est donc passée l'influence du Caol Ila ???
2) Glenmorangie Cellar 13
Il était bon ce Lowland hein Antoine ??... ;)
Pour ma part j'adore ce style vanillé/salé, plutôt simple mais diablement gourmand/appétissant. Quoique je l'ai un peu moins apprécié qu'à son ouverture il y a qqes mois.
3) Bruichladdich Fifteen second ed (Sauternes finish)
Là aussi il a suscité plutôt une bonne appréciation, mais quant à deviner ce que c'était...
Pour ma part très bon, surtout en bouche avec une belle matière riche et concentrée, une profusion de fruité juteux, légèrement salin; le nez pour moi, comme pour tous les Bruich, reste trop discret et "fermé", donnant l'impression d'une malle à trésor quasi impossible à ouvrir, dont on ne décèlerait les secrets que via un fin interstice.
4) Smokehead
Alors Caol ILa ?... Ardbeg ?... Laphroaig ?... comme toujours pour ce style de single malt "anonyme" le doute est permanent et excitant/énervant!
A priori il s'agirait d'un Caol Ila... en tout cas très bon pour moi malgré son jeune âge évident. Un "young peated monster" qui a du punch, du fruit, des plantes arômatiques et un petit salé ultra appétissant!
5) Michel Couvreur "over 12 ans" peated
désolé les gars... personne n'a gagné la bouteille!!
il faut dire que le challenge était redoutable...
Via certaines sources du web, il s'agit donc d'un mélange d'une vingtaine de malts différents, âgés de 12 à 27 ans.
Un excellent whisky, impressionnant d'équilibre et de matière riche, fruitée, typée sherry (raisins secs, pruneau, épices) mais sans trop. Probablement un whisky délicieux sur certains desserts ou en digeo.
seul regret : la mention "from peated barley"... car à mon avis le niveau final de ppm là dedans est d'une toute petite poignée...
6) Dailuaine Flora & Fauna
Hé non Tonio, c'était pas le Linkwood ! ;)
Très très bon, puissance et sherry au RDV. Presque plus proche d'une eau-de-vie que d'un whisky. Là aussi probablement à réserver au dessert ou au digeo.
7) Linkwood 1990 single sherry cask G&MP (première version)
Et dire qu'on croyait qu'avec le dram d'avant on avait eu le meilleur du sherry!!... grossière erreur, car celui-ci dépotait encore plus en la matière! Une vraie bombe de fruits mûrs/confits (pruneau), des épices et du boisé à la limite du tannique. Que les Glenfarclas et autres Macallan aillent se rhabiller! ;)
Bon alors là, c'était quasiment minuit, et après tous ces drams, on a eu un peu de mal à décider l'ami Djeepy à nous préparer une de ses recettes préférées: les pastas au gorgonzola et aux pistaches!
Ben les gars, on peut dire qu'on s'en est envoyés qqes bonnes assiettes copieuses tellement on avait la dalle et c'était bon vin diou!! félicitations JP... au fait, le VTT c'était comment le lendemain ?? ;)
Petit dessert préparé par notre hôte Valérie comme toujours adorable et très intéressée par nos dégustations... et nous voilà à nouveau en piste pour un bon puro et les derniers drams de la notche!
Ah j'oublais, entre temps (ça met du temps à cuire tout ça...) on s'est jeté derrière le T-shirt un petit dram de Bunna XVIII que je trouve pour ma part très bon et réussi, bien fondu, le sherry présent mais bcp moins que dans le Dailuaine et surtout le Linkwood, un soupçon de fraicheur marine et une pointe de chocolat salé. Dommage qu'ils ne l'aient pas boosté avec qqes degrés supplémentaires pour le rendre encore plus intéressant.
Bref, nous revoilà sur la terrasse, un peu plus habillés quand même, pour déguster nos Trinidad (sauf l'ami Tonio dont l'estomac semble un peu moins supporter nos amis les puros).
tout d'abord sur une bouteille surprise choisie cette fois par l'ami Tonio, et provenant de chez bottler...
Un nez un peu timide, dommage car il semble délicieux et excitant, mais comme un Bruich ou chez certains bourgognes "entre deux périodes", on a cette impression un peu frustrante de "fermé"...
Néanmoins le côté maritime semble ne laisser aucun doute à la provenance...
La bouche... Ahhhh la bouche!... l'attaque débute calmement sur des notes tourbées/fumées, la chaleur de l'alcool semble indiquer un bdf, mais une pointe d'herbes arômatiques rafraichit presqu'aussitôt agréablement le palais...
C'est alors que surgit brutalement un crescendo de salinité qui n'en finit pas, de gorgée en gorgée, d'exploser en bouche! comme Djeepy l'a dit, on croirait boire soudain une bonne tasse dans l'océan!
Ultra appétissant, cependant en fin de dram il décape qd même un chouilla trop, avec qqes notes agrumiques un peu acides qui s'y ajoutent, et j'en viens presque à avoir les lèvres gersées!
Il s'agit d'un Caol ILa dont Antoine vous donnera les détails... probablement l'expression la plus "explosivement saline" que j'ai goûtée d'un malt d'Islay!
On papote, on papote... on en oublie presque le dernier dram:
Un Clynelish 1987 Signatory C.S. à 55°, bien marqué par la complexité inhérente à cette distillerie, un peu de tout, légèrement tourbé, herbacé/végétal (tabac), agrumique (juste à la limite de la tolérance pour moi
Oups, déjà 4h30 du mat... heu serait p'tet temps qu'on aille se coucher!!??...
une excellente petite soirée, ah hé au fait, merci bottler pour ce superbe fût qui trone désormais sur la terrasse de mes parents en attendant que je "l'astique" prochainement pour le mettre bien en valeur. Ahhh cette odeur envoûtante de Port Ellen quand on respire à fond dedans... ça requinquerait un mort! je crois d'ailleurs qu'à chaque coup de blues, j'irai plonger ma tête dedans! :P
Et j'ai donc récupéré les samples que je vais commenter au fil de mes dégusts comme les précédents comparses à la suite du topic dédié...
Stéphane



