Statistique : nombre de bouteilles et indépendants

Venez ici pour discuter de whisky et de distilleries, mais aussi de la distribution de celui-ci. Où achetez-vous votre whisky: caviste, grande surface, etc...

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AlexandreV
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Rien ne t'empêche de travailler ;)

En revanche, je me permets tout comme toi de donner des faits historiques et corriger certaines approximations, est-ce un mal?

Le sujet de l'histoire du single malt ou pure malt de Glenfiddich a été lancé, donnée importante par la popularité de ce produit depuis des décennies et de sa contribution au développement du single malt.

Et le piquant de ces anecdotes et petites histoires fait partie du charme du forum des maltophiles, n'est-ce pas? :P

AV

PS: j'ai eu l'opportunité de jeter un oeil aux carnets de l'époque de LMDW, très instructifs sur le développement du whisky en France :)
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jmputz
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Message non lu par jmputz »

Je me demande ce que cela change au débat de savoir que les Grant de Dufftown ont un jour décidé de vendre leur whisky sous forme de single malt hors d'Ecosse... Et ils ont sûrement été les premiers distillateurs officiels à le faire.
Sans les Symington, et avant eux, les Urquhart, et autres Mitchells à travers Gordon & MacPhail ou Cadenheads, Glenfiddich serait peut-être encore le seul à vendre du single malt avec "pure malt" comme appellation... Sans les Duncan Taylor (qui font du single malt depuis 1938...! donc une trentaine d'années avant Glenfiddich) et tant d'autres, nous serions limités dans notre choix à ce que les officiels voulaient bien nous donner.
Sans les indépendants, pas de Port Ellen 1,....5ème et suivants releases... Et qui sait, pas de Port Ellen du tout.
Et si les indépendants un jour disparaissent, ils le feront avant Glenfiddich. Donc, une fois de plus ils auront gagné la course...
whiskye
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jmputz a écrit :Et si les indépendants un jour disparaissent, ils le feront avant Glenfiddich. Donc, une fois de plus ils auront gagné la course...
La solution pour eux est-elle dans la production de whisky, et non plus seulement la revente ? Il y a davantage de risque à produire du whisky qu'à le revendre, les distilleries veulent sûrement se payer maintenant que ça rapporte le plus. Si le whisky se vend moins bien un jour, les négociants ne l'achèteront plus au même prix, donc pas de cadeau de leur part non plus. Cela me fait penser aux négociants bordelais qui ne se soucient pas si les vignerons doivent arracher leurs vignes ou déposer leur bilan, ils ne prennent pas de risque, leur activité est plus souple que celle d'un producteur. Si le producteur veut prendre sa part du gâteau, quoi de plus normal ?
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jmputz
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Message non lu par jmputz »

Cela me fait penser aux négociants bordelais qui ne se soucient pas si les vignerons doivent arracher leurs vignes ou déposer leur bilan, ils ne prennent pas de risque, leur activité est plus souple que celle d'un producteur. Si le producteur veut prendre sa part du gâteau, quoi de plus normal ?
Je trouve très bizarre cette comparaison. Tu fais ici allusion aux brokers, et pas à ce qu'on appelle des embouteilleurs indépendants.
Tu as un peu l'air d'oublier que les producteurs produisent à 95% pour le blend, et que les blenders ne sont pas nécessairement les distilleries. Et les brokers se chargent bien souvent de ces transferts de distillerie à blender, ou de distillerie à distillerie, s'ils font leur propre blend et ne s'appellent pas Diageo.
Il y a un risque à produire un whisky qui n'est pas demandé par les blenders, c'est vrai. Il y a aussi un risque quand on met sur le marché du single malt "moyen" et qu'on se rend compte que son propre malt est excellent dans certaines versions indépendantes. Je pense ici par exemple à Aberfeldy... (enfin, c'est mon avis et je le partage).
Si tu as lu ma dernière newsletter, tu verras que j'y parle aussi des associations distilleries-indépendants...
Je ne suis pas trop sûr que les distilleries soient tellement à plaindre que cela.
Il y a davantage de risque à produire du whisky qu'à le revendre
C'est quoi produire du whisky? Récupérer le new make spirit à la sortie de l'alambic, ou veiller à ce que sa maturation se passe dans les meilleures conditions?
Pour moi, c'est nettement la seconde hypothèse. C'est d'ailleurs aussi pour cela que je faisais la distinction entre les indépendants qui se fournissent chez un borker et ceux qui "pensent" le whisky à long terme en achetant les fûts vides et en demandant aux distilleries de les remplir avec le liquide qui sort des alambics. Le stockage se fait alors soit à la distillerie, soit chez eux.
Qui prend le plus de risques?
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Smokey-Kong
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C'est la loi du marché, ou du moins d'un marché ou seul compte le profit, sans aucune référence morale ou de civilisation... J'espère que ce n'est le marché de l'avenir mais pour l'instant nous devons vivre avec, donc s'il faut trouver des arguments pour défendre les indépendants ce n'est pas sur le plan du mérite qu'il faut les chercher, mais au niveau de l'efficacité. A mon avis (que je trouve bien sûr très bon :lol: ; ce qui me rassure c'est de ne pas être le seul à juger ses propres idées excellentes :lol: :lol: ) je crains fort qu'une distillerie qui réfute les indépendants sans réussir à se positionner de façon dominante sur le marché de la grande distribution ne se tire une balle dans le pied. N'est pas Glenfiddich qui veut ; hormis quelques grands classiques, les bons whiskies commencent à être connus parce que l'on parle d'eux dans un milieu bien informé, sans doute restreint mais dont les avis donnent le "la" pour un public non négligeable. Il en va de même encore une fois pour le vin, voir les oscillations récentes de Chateau Maucaillou pour s'en convaindre si nécessaire. Je ne suis pas du tout certain que Lagavullin et encore plus Glenfarclas soient bien avisés de se débarrasser des indépendants ; à court terme peut-être, profitant d'une vogue momentanée ; mais si celle-ci ne se maintient pas - tout bêtement parce que la mode se détourne vite de la monotonie - le prix à payer à terme risque d'être élevé. Je souhaite que la raison - à défaut de la morale - l'emporte finalement.

Slainthe

Smokey
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bottler
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Smokey-Kong a écrit :C'est la loi du marché, ou du moins d'un marché ou seul compte le profit, sans aucune référence morale ou de civilisation... J'espère que ce n'est le marché de l'avenir mais pour l'instant nous devons vivre avec, donc s'il faut trouver des arguments pour défendre les indépendants ce n'est pas sur le plan du mérite qu'il faut les chercher, mais au niveau de l'efficacité. A mon avis (que je trouve bien sûr très bon :lol: ; ce qui me rassure c'est de ne pas être le seul à juger ses propres idées excellentes :lol: :lol: ) je crains fort qu'une distillerie qui réfute les indépendants sans réussir à se positionner de façon dominante sur le marché de la grande distribution ne se tire une balle dans le pied. N'est pas Glenfiddich qui veut ; hormis quelques grands classiques, les bons whiskies commencent à être connus parce que l'on parle d'eux dans un milieu bien informé, sans doute restreint mais dont les avis donnent le "la" pour un public non négligeable. Il en va de même encore une fois pour le vin, voir les oscillations récentes de Chateau Maucaillou pour s'en convaindre si nécessaire. Je ne suis pas du tout certain que Lagavullin et encore plus Glenfarclas soient bien avisés de se débarrasser des indépendants ; à court terme peut-être, profitant d'une vogue momentanée ; mais si celle-ci ne se maintient pas - tout bêtement parce que la mode se détourne vite de la monotonie - le prix à payer à terme risque d'être élevé. Je souhaite que la raison - à défaut de la morale - l'emporte finalement.

Slainthe

Smokey
Je réitère ce que j'ai écrit : les embouteilleurs indépendants ont un rôle économique. Ils font partie des gens qui permettent aux distillateurs d'ajuster leurs stocks. Ceci est cyclique, et nous entrons peut être dans une phase basse du cycl du rapport stock/demande.Mais cela reviendra, ne désespérons quand même pas avant que les problèmes n'aient seulement commencé à se faire réellement sentir. Pour le moment, on trouve encore beaucoup de qualités en Ecosse.
ttn
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Je pense malheureusement que quelques indépendants auront de grosses difficultés (je vous rassure ce n'ai pas dans les prophéties de Nostradamus aque j'ai pu voir ça!) dans les années à venir (d'ou la nécessité qu'ils puissent diversifier leur activité, notamment les "petits" s'ils ne veulent pas que cela devienne iréversible). Je pense que certains malts (ceux qui ont des grands volumes de vente) deviendront quasiment introuvables chez les indépendants (c'est déjà le cas de certains) ou alors uniquement disponible chez 1 ou 2 "partenaires" (mais attention la roue tourne et parfois plus vite que l'on ne l'espérait, c'est la raison pour laquelle je pense qu'il reste indispensable que les distilleries continuent à travailler avec les indépendants). Et puis toutes les distilleries ne sont pas à la mode mais toutes sont capable de produire des choses "extraordinaires" (j'en reste convaincu). Donc toujours la possibilité de se procurer de très bons malts à prix abordables mais certainement qui proviennent de "distilleries moins connues" :wink: .
Tony
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bottler
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ttn a écrit :Je pense malheureusement que quelques indépendants auront de grosses difficultés (je vous rassure ce n'ai pas dans les prophéties de Nostradamus aque j'ai pu voir ça!) dans les années à venir (d'ou la nécessité qu'ils puissent diversifier leur activité, notamment les "petits" s'ils ne veulent pas que cela devienne iréversible). Je pense que certains malts (ceux qui ont des grands volumes de vente) deviendront quasiment introuvables chez les indépendants (c'est déjà le cas de certains) ou alors uniquement disponible chez 1 ou 2 "partenaires" (mais attention la roue tourne et parfois plus vite que l'on ne l'espérait, c'est la raison pour laquelle je pense qu'il reste indispensable que les distilleries continuent à travailler avec les indépendants). Et puis toutes les distilleries ne sont pas à la mode mais toutes sont capable de produire des choses "extraordinaires" (j'en reste convaincu). Donc toujours la possibilité de se procurer de très bons malts à prix abordables mais certainement qui proviennent de "distilleries moins connues" :wink: .
Tony
Je souscris des deux mains. Tu as totalement raison, à mon sens.
Damien
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bottler a écrit :
Ce procès a été long, et G&M a fini par gagner, mais n'a pas poursuivi ses ventes de Macallan, ne pouvant sans doute plus s'approvisionner, et a vendu ces stocks sous une autre marque que j'ai oublée. Il en restait encore 15 ou 20 ans après !
Ce ne serait pas sous le nom de Milroy par hasard ??
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bottler
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Damien a écrit :
bottler a écrit :
Ce procès a été long, et G&M a fini par gagner, mais n'a pas poursuivi ses ventes de Macallan, ne pouvant sans doute plus s'approvisionner, et a vendu ces stocks sous une autre marque que j'ai oublée. Il en restait encore 15 ou 20 ans après !
Ce ne serait pas sous le nom de Milroy par hasard ??
Non, je ne crois pas. Cela me reviendra, mais c'est déjà très vieux.

Jack et Wallace Milroy étaient cavistes à Soho, près de Piccadilly, et leur cave s'appelaeit "The Soho Wine Market". Ils avaient déjà il y a 20 ans, une gamme invraissemblable de malts. C'était Wallace qui s'en occupait, son frère s'occupait des vins. Leur cave était célèbre, et Wallace très connu dans le monde des amateurs. il faisait des piges pour Decanter Magazine, entre autres.

Ils sont écossais de sang. Jack est un bon vivant (je ne sais pas s'il est encore en vie), et Wallace avait été ingénieur dans les mines en Afrique du Sud. Plutôt un poête, je l'aime bien. Il m'a appris à l'époque ce qu'il me fallait pour démarrer dans ce métier, et c'est lui qui m'avait fait découvrir Lagavulin et Springbank, en 1983. On s'est perdu de vue depuis. Il avait écrit le premier ouvrage de référence en matière de dégustation des malts, qui s'appelait "The Malt Whisky Almanach" en 1988 crois-je. Il y a eu plusieurs rééditions et mises à jours mais je ne sais si c'est toujours publié.

Il y a eu des histoires avec la cave, car elle appartenait à la femme de Jack, et qu celui-ci avait tendance à boire le bénéfice, sinon plus. Sa femme a divorcé et repris ses droits sur la cave. Je ne sais si Jack est encore dans le coup, j'ai eu des infos contradictoires à ce sujet. En tous cas, la cave existe toujours, mais Jack n'en est plus le gérant. je ne sais pas non plus si Wallace est encore dans l'affaire, car il n'avait aucune part à l'époque. On devrait pouvoir trouver ces renseignements sur la toile.

Wallace, lui, donnait il y a 15 à 20 ans des conférences et des dégustations pour le service PR de Macallan, ce qui a participé à sa réputation, et à lui faire gagner sa vie. il a aussi vendu ses sevices à UDG devenu Diageo, un peu plus tard.

Je crois que c'est Wallace qui est à l'origine de l'étiquette Milroy's, qui est postérieure à l'époque du procès G&M Macallan d'au moins 10 ans plutôt 20. Il a capitalisé sur son nom, ce qui était cohérent, puisqu'il est connu. Il me semble qu'il y a une gamme, mais je peux me tromper.

Voila ce que je sais sur cette étiquette.
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AlexandreV
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Message non lu par AlexandreV »

J'ouvre une parenthèse: cette histoire a-t-elle un lien avec le single malt Wallace et cette délicieuse crême de whisky Wallace à 37,5° que l'on trouvait en demi-litre par hasard en GS? J'aimerais beaucoup en retrouver, si qq'un a des pistes ;)
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whiskye
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Message non lu par whiskye »

C'est quoi produire du whisky? Récupérer le new make spirit à la sortie de l'alambic, ou veiller à ce que sa maturation se passe dans les meilleures conditions?
Pour moi, c'est nettement la seconde hypothèse. C'est d'ailleurs aussi pour cela que je faisais la distinction entre les indépendants qui se fournissent chez un borker et ceux qui "pensent" le whisky à long terme en achetant les fûts vides et en demandant aux distilleries de les remplir avec le liquide qui sort des alambics. Le stockage se fait alors soit à la distillerie, soit chez eux.
Qui prend le plus de risques?
Et les distilleries qui produisent trop, à part raccourcir leurs alambics ou se mettre en sommeil, que peuvent-elles faire d'autre quand la demande baisse ? Elles pourraient à la rigueur produire de la vodka ou de l'alcool pour les blends. C'est curieux que tu oublies toutes les fermetures de distilleries qui sont souvent le seul pourvoyeur d'emplois pour une région. Ce que fait Bladnoch n'est pas possible avec une grande distillerie. Donc, à part racheter les plus petites, ce qui n'est déjà pas si mal, mais n'est de toute façon pas un acte de charité, les embouteilleurs peuvent écouler s'ils le peuvent les stocks à bas prix. Et c'est tout. Je répète ce que je disais sur les négociants de vin, quand un propriétaire doit arracher ses vignes, il ne peut pas compter sur la solidarité des négociants qui les laissent tomber d'une année à l'autre. Négociants de vin qui connaissent leur métier comme les embouteilleurs de whisky, et ne sont pas de simples revendeurs, par parenthèses. Si le whisky se vend moins bien, ce ne sont pas les embouteilleurs indépendants qui vont venir en aide aux distilleries. Sinon, pourquoi autant de distilleries auraient fermé ? Autant donc que ces distilleries en profitent quand les affaires marchent, pour faire le maximum de bénéfices. Ca fait aussi râler les coopératives vinicoles quand les propriétaires décident de vendre eux-mêmes leur vin et y réussissent mieux, mais qui pourrait leur trouver à redire ? C'est déjà difficile de produire du whisky de grande qualité (comme de toutes choses d'ailleurs, moi je n'aime pas qu'un revendeur me prenne la plus grande partie des fruits de mon travail, si je pouvais vendre tout seul, je ne me gênerais pas), je trouve naturel d'en retirer des bénéfices aussi élevés que possible.
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bottler
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Ce débat me paraît surréaliste. Les distilleries ont besoin des embouteilleurs, et réciproquement.

Contrairement au négoce du vin où l'offre est atomisée, ce qui fragilise la position du viticulteur, en Ecosse, le pouvoir est plutôt du côté du distillateur.

Et je connais plein de négociants honnêtes à Bordeaux. (D'ailleurs, nous en avons deux parmi nos associés).
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RX21
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whiskye a écrit : ...Et les distilleries qui produisent trop, à part raccourcir leurs alambics ou se mettre en sommeil, que peuvent-elles faire d'autre quand la demande baisse ? ...
Sauf à envisager une longue période de récession de l'économie ou un effondrement du capitalisme actuel :pp? , ou même un assèchement des contrées écossaises avec les bouleversement climatiques :| , je ne vois pas de raison de s'inquiéter pour l'avenir des distilleries. Pour ce qui est des malts de qualité la demande devrait fortement monter suite à l'augmentation sensibles du pouvoir d'achat des pays émergeant (Chine, Sud-Est Asiatique, Inde, et même Amérique du Sud). Avec une stratégie commerciale adéquate les grand groupe de spiritueux devraient voir leurs ventes fortement augmenter à l'avenir. Il n'y a qu'à voir l'acharnement dont ils font preuve pour acquerir des marques mises en vente (Glenmorangie par LVMH, Seegram et Allied Domecq par Pernod Ricard, Bushmill par Diageo, ...). Il devront toutefois être vigilant vis à vis de la contrefaçon (ce matin à la radio, on apprenait que les chinois se lançaient dans celle du Cognac). Les malts de qualité étant en quantité limitées, je ne serais pas surpris de voir leur prix monter comme ceux de toutes les matières premières face à la forte demande. Pour ce qui concerne la production de moyenne ou bas de gamme les prix devraient rester raisonnables, mais ceci au détriment de la qualité. Certaines distilleries ont en effet accru leurs capacités de production certaines en modifiant leurs procédés de fabrication. Nous en gouterons les résultats dans 10 15 ou 20 ans ... :wink:
whiskye
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Contrairement au négoce du vin où l'offre est atomisée, ce qui fragilise la position du viticulteur, en Ecosse, le pouvoir est plutôt du côté du distillateur.
Mais beaucoup de distilleries ont fermé, donc c'est qu'il doit y avoir des difficultés à en faire fonctionner certaines. Même adossées à de grands groupes, les distilleries n'en demeurent pas moins fragiles, sans pour autant mettre en danger la santé financière de ces groupes. Pernod-Ricard par exemple peut se tourner vers d'autres alcools si le whisky venait à se vendre moins bien, et les distilleries fermeraient (d'ailleurs n'en ont-ils pas fermé un paquet déjà, alors qu'il se vend bien ?). Quel mal y a t-il à vouloir augmenter ses bénéfices quand une activité la distillation marche bien ?
Les distilleries ont besoin des embouteilleurs, et réciproquement.
Pourquoi alors ce "blues" des embouteilleurs ? Je ne sais pas, je pose la question, pour moi il va de soi que les embouteilleurs auront toujours du whisky à vendre car les distilleries en auront toujours à écouler. Les négociants ne peuvent pas vendre toute la production non plus, ils n'en ont pas les moyens à mon avis.
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