De la prime à la casse. "Cui bono ?"
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canis lupus
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De la prime à la casse. "Cui bono ?"
Je pose quelques questions au sujet des différentes primes à la casse automobiles, et en particulier sur la propagande qu'il y a autour.
Officiellement, voilà ce qu'on nous a dit:
-" La prime à la casse sert à soutenir la branche automobile nationale pendant la crise, et par la même, les emplois de cette branche":
A (très court) terme, c'est effectivement ce qu'il semble. En effet, les chiffres de vente des deux groupes Français de sont assez bien redressé en 2009 et début 2010 par rapport à 2008. En analysant de plus près toute fois, on s'aperçoit qu'il y a peu de vrais achats spontanés, mais une très grande majorité d'achats anticipés. En fait ce sont des achats qui de toutes façon auraient été fais sans doute en 2010 ou 2011, et qui ont été anticipés en 2009. Du coup, on s'attend à une nouvelle chute des ventes avec la fin des primes à la casse.
Sur le point des chiffres de vente, cela ne sert qu'à repousser l'échéance, dans l'espoir qu'entre temps, le marché se sera plus ou moins redressé.
Reste que ce qui fait vivre la branche automobile n'est pas tant le nombre de voitures vendues en tant que tel, mais bien le bénéfice qui en est retiré. Hors, force est de constate que ce sont en grande majorité les petites voitures et/ou low costs qui bénéficient massivement de la prime à la casse. Par conséquent, les chiffres de ventes sont satisfaisant, mais pas les résultats financiers. Surtout si on ajoute l'abondement de la plupart des constructeurs, qui réduit encore leur marge sur ce genre de voiture.
Enfin, pour l'emploi, la plupart des véhicules ayant bénéficié ne sont pas produit sur le territoire national, et les entreprises nationales de sont pas les seules à en profiter.
- "La prime à la casse est une démarche sociale permettant au faibles revenus d'accéder à l'achat d'une voiture neuve":
La encore, c'est complètement faux. Quand on a pas 6000€ (prix minimum d'une voiture neuves, toutes primes gouvernementales déduites), c'est pas parce qu'on vous fait "cadeaux" de 1000€ que ça va changer grand chose. La encore, on constate que ce sont bien souvent les deuxièmes voitures qui sont renouvelées: la voiture de madame, ou du fiston, ou de la fille de la famille, mais en aucun cas la presqu'épave d'un ménage n'ayant pour vivre qu'un SMIC ou pire, un RSA.
Pire même, on a vu partir nombre de véhicules de moins de 15 ans, encore en excellent état, et qui auraient pu être vendus à très bas prix, ce qui les rend accessible aux ménages ayant peu de moyen financiers, tout en permettant aux vendeurs de céder leurs véhicules pour plus des 1000€ proposés par l'état, voir même plus les 2000€ en cas d'abondement de certaines marques.
- "La prime à la casse permet de renouveler le parc automobile au bénéfice de la dépollution et de la sécurité":
Là encore, ce n'est pas tout à fait vrai. La plupart des voitures qui sont parties au broyeur n'avaient que 10 ans, voir 8 ans suivant les constructeurs. Hors, si en pourcentage, on a fait de gros progrès en terme de pollution automobile ces 10 dernières années, en valeur absolue, le progrès est moindre. En effet, les véhicules des années 2000 étaient déjà très propres et avaient fait d'énormes progrès par rapport aux véhicules des années 90, et à fortiori des années 80 et avant.
Hors, les gens qui roulent avec des voitures de (parfois beaucoup) plus de 10 ans sont bien souvent les mêmes qui n'ont pas les moyens de renouveler leur véhicule, même avec l'aide d'une prime à la casse. On exclura bien sur les collectionneurs de ce raisonnement.
Pour l'aspect sécurité, le constat est un peu du même ordre, les voitures des années 2000 étant quasiment toutes déjà très sures. Là ou le bas blesse, ce sont encore sur les véhicules bien plus anciens et/ou mal entretenus, ce qui nous renvois aux ménages ayant peu de moyens financiers.
L'actuelle prime à la casse est en fait la troisième du genre dans notre pays. A chaque fois, cela à été une initiative d'un gouvernement de droite (Juppé, Balladur, Fillon) et on pourrait être tenté d'en déduire quelque chose. On pourrait même aller jusqu'à se demander pourquoi des crises automobiles françaises se sont produites sous ces gouvernements. Mais cela ne tient plus quand on regarde que d'autres pays font la même chose, alors que leurs gouvernements respectifs sont de différentes mouvances politiques.
Alors au final, "Cui oono" ? A qui tout cela bénéficie-t-il ?
Economiquement parlant, les états qui ont fait une prime à la casse se sont endetté lourdement et les grandes entreprises ne font que se maintenir à plus ou moins à flots, mais malgré tout, de nombreux sous-traitants ont mis la clé sous la porte.
Socialement, cela n'a pas empêché une vague massive de pertes d'emplois. Certes, cela auraient peut-être été pire sans ces primes à la casse. De plus, l'argent que les états ont dépensé pour ces opérations est autant d'argent qui ne pourra pas être utilisé pour autre chose, comme de vrais causes sociales par exemple.
Pour ce qui est du renouvellement du parc automobile, et notamment pour la réduction de la pollution et de l'accroissement de la sécurité, la non plus le compte n'y est pas vraiment, puisque les véhicules les plus en cause n'ont pas disparus lors de cette opération.
Alors, "Cui bono ?"
Officiellement, voilà ce qu'on nous a dit:
-" La prime à la casse sert à soutenir la branche automobile nationale pendant la crise, et par la même, les emplois de cette branche":
A (très court) terme, c'est effectivement ce qu'il semble. En effet, les chiffres de vente des deux groupes Français de sont assez bien redressé en 2009 et début 2010 par rapport à 2008. En analysant de plus près toute fois, on s'aperçoit qu'il y a peu de vrais achats spontanés, mais une très grande majorité d'achats anticipés. En fait ce sont des achats qui de toutes façon auraient été fais sans doute en 2010 ou 2011, et qui ont été anticipés en 2009. Du coup, on s'attend à une nouvelle chute des ventes avec la fin des primes à la casse.
Sur le point des chiffres de vente, cela ne sert qu'à repousser l'échéance, dans l'espoir qu'entre temps, le marché se sera plus ou moins redressé.
Reste que ce qui fait vivre la branche automobile n'est pas tant le nombre de voitures vendues en tant que tel, mais bien le bénéfice qui en est retiré. Hors, force est de constate que ce sont en grande majorité les petites voitures et/ou low costs qui bénéficient massivement de la prime à la casse. Par conséquent, les chiffres de ventes sont satisfaisant, mais pas les résultats financiers. Surtout si on ajoute l'abondement de la plupart des constructeurs, qui réduit encore leur marge sur ce genre de voiture.
Enfin, pour l'emploi, la plupart des véhicules ayant bénéficié ne sont pas produit sur le territoire national, et les entreprises nationales de sont pas les seules à en profiter.
- "La prime à la casse est une démarche sociale permettant au faibles revenus d'accéder à l'achat d'une voiture neuve":
La encore, c'est complètement faux. Quand on a pas 6000€ (prix minimum d'une voiture neuves, toutes primes gouvernementales déduites), c'est pas parce qu'on vous fait "cadeaux" de 1000€ que ça va changer grand chose. La encore, on constate que ce sont bien souvent les deuxièmes voitures qui sont renouvelées: la voiture de madame, ou du fiston, ou de la fille de la famille, mais en aucun cas la presqu'épave d'un ménage n'ayant pour vivre qu'un SMIC ou pire, un RSA.
Pire même, on a vu partir nombre de véhicules de moins de 15 ans, encore en excellent état, et qui auraient pu être vendus à très bas prix, ce qui les rend accessible aux ménages ayant peu de moyen financiers, tout en permettant aux vendeurs de céder leurs véhicules pour plus des 1000€ proposés par l'état, voir même plus les 2000€ en cas d'abondement de certaines marques.
- "La prime à la casse permet de renouveler le parc automobile au bénéfice de la dépollution et de la sécurité":
Là encore, ce n'est pas tout à fait vrai. La plupart des voitures qui sont parties au broyeur n'avaient que 10 ans, voir 8 ans suivant les constructeurs. Hors, si en pourcentage, on a fait de gros progrès en terme de pollution automobile ces 10 dernières années, en valeur absolue, le progrès est moindre. En effet, les véhicules des années 2000 étaient déjà très propres et avaient fait d'énormes progrès par rapport aux véhicules des années 90, et à fortiori des années 80 et avant.
Hors, les gens qui roulent avec des voitures de (parfois beaucoup) plus de 10 ans sont bien souvent les mêmes qui n'ont pas les moyens de renouveler leur véhicule, même avec l'aide d'une prime à la casse. On exclura bien sur les collectionneurs de ce raisonnement.
Pour l'aspect sécurité, le constat est un peu du même ordre, les voitures des années 2000 étant quasiment toutes déjà très sures. Là ou le bas blesse, ce sont encore sur les véhicules bien plus anciens et/ou mal entretenus, ce qui nous renvois aux ménages ayant peu de moyens financiers.
L'actuelle prime à la casse est en fait la troisième du genre dans notre pays. A chaque fois, cela à été une initiative d'un gouvernement de droite (Juppé, Balladur, Fillon) et on pourrait être tenté d'en déduire quelque chose. On pourrait même aller jusqu'à se demander pourquoi des crises automobiles françaises se sont produites sous ces gouvernements. Mais cela ne tient plus quand on regarde que d'autres pays font la même chose, alors que leurs gouvernements respectifs sont de différentes mouvances politiques.
Alors au final, "Cui oono" ? A qui tout cela bénéficie-t-il ?
Economiquement parlant, les états qui ont fait une prime à la casse se sont endetté lourdement et les grandes entreprises ne font que se maintenir à plus ou moins à flots, mais malgré tout, de nombreux sous-traitants ont mis la clé sous la porte.
Socialement, cela n'a pas empêché une vague massive de pertes d'emplois. Certes, cela auraient peut-être été pire sans ces primes à la casse. De plus, l'argent que les états ont dépensé pour ces opérations est autant d'argent qui ne pourra pas être utilisé pour autre chose, comme de vrais causes sociales par exemple.
Pour ce qui est du renouvellement du parc automobile, et notamment pour la réduction de la pollution et de l'accroissement de la sécurité, la non plus le compte n'y est pas vraiment, puisque les véhicules les plus en cause n'ont pas disparus lors de cette opération.
Alors, "Cui bono ?"
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
Pour n'avoir jamais envisagé d'acheter une voiture neuve, je peux dire que la prime à la casse semble avoir sérieusement réduit le marché de l'occasion et des pièces de casse (ce sont des vendeurs qui me l'ont dit, chez plusieurs marchands). Aussi suis-je plutôt d'accord avec ton analyse.
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
Pour l'aspect "voiture d'occasion", je ne sais pas trop. Il ne me viendrait pas à l'esprit d'acheter une voiture d'occasion, c'est potentiellement trop couteux.(mais il y a des exceptions)
Maintenant, je pense que cette prime à la casse est pratiquée par manque d'imagination des hommes politiques.
Toutefois, pour la crise de 2008/2009 il ne suffit pas de regarder les constructeurs automobiles mais toutes les entreprises liées à ce secteur. Si la prime n'avait pas été pratiquée, je pense que le nombre de perte d'emploi aurait été beaucoup plus important et surtout provoqué un choc social potentiellement dangereux pour certains gouvernement. Le secteur automobile + sous traitants(dont les aciéries)représente une part énorme de l'économie et il ne faut pas oublier que les ventes étaient en très très forte baisse(50% pour beaucoup de marques)et cela était susceptible de provoquer de graves perturbations pour le secteur. Bref, la prime à la casse a permis de graisser un peu le système et ne pas provoquer de rupture trop brutale dans la production.
Maintenant, il est sur que des mesures plus globales seraient plus efficaces. Mais elles doivent être prise avant la crise sous peine d'être inefficace(les mesures de fond prennent du temps a être mise en oeuvre et donner un résultat). En cas de chute aussi brutale de la demande et le risque de voir celle ci disparaitre totalement avec une spirale négative(pas uniquement du secteur automobile), la prime a la casse a l'avantage de produire des effets positifs a court terme. Mais cela ne règle pas le problème a long terme et amène des effets négatifs a moyen terme.
MARS
Maintenant, je pense que cette prime à la casse est pratiquée par manque d'imagination des hommes politiques.
Toutefois, pour la crise de 2008/2009 il ne suffit pas de regarder les constructeurs automobiles mais toutes les entreprises liées à ce secteur. Si la prime n'avait pas été pratiquée, je pense que le nombre de perte d'emploi aurait été beaucoup plus important et surtout provoqué un choc social potentiellement dangereux pour certains gouvernement. Le secteur automobile + sous traitants(dont les aciéries)représente une part énorme de l'économie et il ne faut pas oublier que les ventes étaient en très très forte baisse(50% pour beaucoup de marques)et cela était susceptible de provoquer de graves perturbations pour le secteur. Bref, la prime à la casse a permis de graisser un peu le système et ne pas provoquer de rupture trop brutale dans la production.
Maintenant, il est sur que des mesures plus globales seraient plus efficaces. Mais elles doivent être prise avant la crise sous peine d'être inefficace(les mesures de fond prennent du temps a être mise en oeuvre et donner un résultat). En cas de chute aussi brutale de la demande et le risque de voir celle ci disparaitre totalement avec une spirale négative(pas uniquement du secteur automobile), la prime a la casse a l'avantage de produire des effets positifs a court terme. Mais cela ne règle pas le problème a long terme et amène des effets négatifs a moyen terme.
MARS
Charleroi, Belgique
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canis lupus
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- Messages : 19713
- Inscription : 19 janv. 2008, 00:49
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
Bon, ben faut croire que les Belges du forum sont beaucoup plus intéressés par leurs affaires et leur politique nationales que les Français. 
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
Ben, faut croire que la situation politique en Belgique est plus grave que nos histoires de prime à la casse, non ? (ceci-dit sans vouloir dévaloriser le sujet).
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canis lupus
- Maître distillateur

- Messages : 19713
- Inscription : 19 janv. 2008, 00:49
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
La situation politique en Belgique est plus grave ... pour les Belges. Vu de l'extérieur, c'est plutôt une particularité curieuse mais sans grande conséquence, surtout international. L'Europe ne s'en émeut pas des masses et n'en subit pas de conséquence. Rien à voir avec les situations de la Grèce, de l'Espagne ou du Portugal, ou des derniers entrés.dede a écrit :Ben, faut croire que la situation politique en Belgique est plus grave que nos histoire de prime à la casse, non ? (ceci-dit sans vouloir dévaloriser le sujet).
Nationalement, ça n'en fait pas un pays invivable (on est loin quand même des rivalités ethniques de certains pays africain par exemple).
La prime à la casse, en France et ailleurs, ça peut sembler anodin, juste concerner l'industrie automobile et ses satellites, ou les acheteurs potentiels, mais c'est aussi et surtout une énorme somme d'argent public qui n'a pas été utilisé ailleurs. Y'a toujours 10 millions de pauvres (voir très pauvres) chez nous, toujours du chômage.
Enfin bon, on a au moins été épargné des sempiternels larmoiement sur l'éducation nationale ou autres fonctions publiques.
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
C'est vrai, on a eu droit qu'à ceux des pauvres constructeurs automobiles
.
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canis lupus
- Maître distillateur

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- Inscription : 19 janv. 2008, 00:49
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
Bah oui, exactement, à chacun ses crises. Dans la filière automobile, c'est une tous les dix ans et qui menace des millions d'emplois.dede a écrit :C'est vrai, on a eu droit qu'à ceux des pauvres constructeurs automobiles.
Dans la fonction publique, c'est plusieurs fois par an et parce que c'est tout à fait intolérable de travailler autant, aussi longtemps et dans des conditions qui se rapprochent des secteurs privés.
Mais bon, tout ça ne répond pas à ma question de départ: à qui profite véritablement la prime à la casse ?
Dans le cas de la (pseudo ?) crise financière, l'arnaque des grandes compagnies bancaires est évidente et manifeste, et ils ne daignent même pas s'en cacher, tellement les populations et gouvernements leurs sont insignifiants.
Mais dans le cas de la prime à la casse, vu que ce ne sont pas la filière industrielle automobile, les ménages modestes, la sécurité ou pollution, ou l'emploi ?
Mes hypothèses, les seuls bénéficiaires restant, sont soit le gouvernement, soit le secteur financier (toujours et encore).
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canis lupus
- Maître distillateur

- Messages : 19713
- Inscription : 19 janv. 2008, 00:49
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
Tiens, je viens juste de voir un reportage sur ce sujet dans "Combien ça coute ?".
Bon, étant donné le caractère sensationnaliste de ce genre d'émission, il convient d'en prendre les infos avec des pincettes.
Selon eux, la facture pour l'état s'élèverait à 775 Millions d'euros.
Une partie du reportage était consacrée à une casse "honnête" qui détruisait les véhicules dans les règles. Sauf que les véhicules détruits sont en majorité des véhicules "récents", de "faible" kilométrage et en parfait état. Au point que les employés de la casse seraient choqués de devoir détruire des véhicules bien meilleurs que ceux qu'ils possèdent, et que le patron s'est fendu d'une prime mensuelle "d'accompagnement psychologique " de 60€.
Autre phénomène, la fréquence de mise en casse de véhicule de +de 10 ans dépasse de loin la capacité de destruction dans les règles du réseau de casses nationales. Du coup, les casseurs louent des terrains vagues pour stocker les voitures en attente de destruction.
Ces décharges plus ou moins sauvage ne sont pas prévues pour cette emploi, et ne sont pas gardées. Du coup, ces véhicules subissent des dégradations et du pillage alors qu'ils ne sot pas dépollués. Tous les fluides moteurs, et autres polluants, sont donc déversés sur le sol, avec les risques de contamination qu'on imagine.
La dernière partie du reportage concernait une arnaque de certains concessionnaires qui arrivent à récupérer les cartes grises sans qu'elles soient barrés par la mention "pour destruction", et du coup revendent ces véhicules comme occasion, tout ayant récupérés la prime à la casse. Bon, pour ce genre de sujet, vu l'émission, j'aime à croire que ça reste marginal.
Mais c'est vrai que, du coup, il vaut peut-être mieux ne pas acheter de petites occasions de plus de 10 ans (8 ans chez certains constructeurs) en ce moment.
Bon, étant donné le caractère sensationnaliste de ce genre d'émission, il convient d'en prendre les infos avec des pincettes.
Selon eux, la facture pour l'état s'élèverait à 775 Millions d'euros.
Une partie du reportage était consacrée à une casse "honnête" qui détruisait les véhicules dans les règles. Sauf que les véhicules détruits sont en majorité des véhicules "récents", de "faible" kilométrage et en parfait état. Au point que les employés de la casse seraient choqués de devoir détruire des véhicules bien meilleurs que ceux qu'ils possèdent, et que le patron s'est fendu d'une prime mensuelle "d'accompagnement psychologique " de 60€.
Autre phénomène, la fréquence de mise en casse de véhicule de +de 10 ans dépasse de loin la capacité de destruction dans les règles du réseau de casses nationales. Du coup, les casseurs louent des terrains vagues pour stocker les voitures en attente de destruction.
Ces décharges plus ou moins sauvage ne sont pas prévues pour cette emploi, et ne sont pas gardées. Du coup, ces véhicules subissent des dégradations et du pillage alors qu'ils ne sot pas dépollués. Tous les fluides moteurs, et autres polluants, sont donc déversés sur le sol, avec les risques de contamination qu'on imagine.
La dernière partie du reportage concernait une arnaque de certains concessionnaires qui arrivent à récupérer les cartes grises sans qu'elles soient barrés par la mention "pour destruction", et du coup revendent ces véhicules comme occasion, tout ayant récupérés la prime à la casse. Bon, pour ce genre de sujet, vu l'émission, j'aime à croire que ça reste marginal.
Mais c'est vrai que, du coup, il vaut peut-être mieux ne pas acheter de petites occasions de plus de 10 ans (8 ans chez certains constructeurs) en ce moment.
- Jean-Michel
- Maître distillateur

- Messages : 12154
- Inscription : 28 mai 2007, 18:26
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
CFF Recycling ?canis lupus a écrit :(...) Mais bon, tout ça ne répond pas à ma question de départ: à qui profite véritablement la prime à la casse ? (...)
- Smokey-Kong
- Maître distillateur

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- Inscription : 21 nov. 2005, 22:44
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
On peut pleurer sur l'éducation nationale, qui pour une bonne part est devenue par idéologie (cf Bourdieu, Mérieu et leurs sbires) une machine à exclure malgré le fait qu'il s'agit de celle qui coûte le plus cher en Europe... Mais je ne pense pas que ce soit ce que tu entendais....canis lupus a écrit : Enfin bon, on a au moins été épargné des sempiternels larmoiement sur l'éducation nationale ou autres fonctions publiques.![]()
Maintenant ne t'étonnes pas du peu d'intérêt (et de compréhension) des Français pour l'économie :selon un sondage BBC, 43% d'entre eux pensent que le capitalisme est fondamentalement vicié et qu'il faudrait changer de système (confondent-ils ou non libre entreprise et spéculation ? Dans les deux cas c'est navrant) et 84% que les richesses sont très injustement distribuées en France. Ces deux pourcentages sont les plus élevés au monde...
Re: De la prime à la casse. "Cui bono ?"
Je persiste à penser que la prime à la casse était nécessaire fin 2008/début 2009. Mais plus après!
Une fois que l'état intervient à grande échelle, il y a toujours des dysfonctionnements ou du gaspillage, c'est inévitable.
Au risque de paraitre choquant(en fait, c'est choquant), l'économie de marché a besoin qu'une partie de la population vive dans la pauvreté. C'est absolument nécessaire au bon fonctionnement du système(question d'avoir des gens motivés pour faire le sale travail et avoir un exemple de ce à quoi on risque d'arriver si l'on ne travaille pas). Le tout est que la pauvreté ne soit pas trop grande et que les pauvres ne soient pas trop nombreux car alors cela devient contre productif.
Concernant la belgique, la situation n'est pas encore grave car la population n'a pas grand chose à faire de ce qui se passe. Cela deviendra grave le jour ou la population se sentira réellement impliquée.
L'enseignement dans la partie francophone du pays est particulièrement calamiteux, vous n'avez pas le monopole!
Je dois dire que le situation en thailande me préoccupe plus que la situation belge. Mon frère y est avec se femme et son gosse.
(pas à bangkok, heureusement. Mais la situation peut s'envenimer, et cela a d'ailleurs l'air d'être le cas)
MARS
Une fois que l'état intervient à grande échelle, il y a toujours des dysfonctionnements ou du gaspillage, c'est inévitable.
Au risque de paraitre choquant(en fait, c'est choquant), l'économie de marché a besoin qu'une partie de la population vive dans la pauvreté. C'est absolument nécessaire au bon fonctionnement du système(question d'avoir des gens motivés pour faire le sale travail et avoir un exemple de ce à quoi on risque d'arriver si l'on ne travaille pas). Le tout est que la pauvreté ne soit pas trop grande et que les pauvres ne soient pas trop nombreux car alors cela devient contre productif.
Concernant la belgique, la situation n'est pas encore grave car la population n'a pas grand chose à faire de ce qui se passe. Cela deviendra grave le jour ou la population se sentira réellement impliquée.
L'enseignement dans la partie francophone du pays est particulièrement calamiteux, vous n'avez pas le monopole!
Je dois dire que le situation en thailande me préoccupe plus que la situation belge. Mon frère y est avec se femme et son gosse.
MARS
Charleroi, Belgique

