Et Bottler qui me captive encore et toujours par sa verve sur son métier qu'il nous expose avec un talent de conteur inégalé.
J'ai juste trouvé la dégustation un peu trop rapide pour mon niveau. Je n'arrive pas à trancher et analyser si rapidement (en plus j'ai dû cracher pour la première fois de ma vie
Donc voila mes notes :
Royal Lochnagar 1998 ChillFiltered
Nez *(*) : démarrage fruité et floral, renforcé par la fraicheur du liquide (servi à env. 10°C). Il tourne vite vers des notes plus lourdes et chaudes (le bois, les feuilles et la levure). La fraicheur s'oriente vers une pente descendante et le whisky devient fuyant (serait-ce dû au réchauffement du liquide ?)
Bouche * : caramel
Note: le responsable de production nous a indiqué que la filtration déstabilise le whisky. Normalement, il faut attendre quelques jours pour retrouver l'équilibre.
Royal Lochnagar 1998 UnChillFiltered
Nez ** : force, authenticité, alcoleux. Beaucoup plus d'arômes que le filtré. De jolies notes boisées. On peu noter qu'il est beaucoup plus stable
Bouche * : agrumes, citronné
Note par rapport au Chillfiltered : les 2 whiskies se ressemblent mais le filtré semble "matté" par rapport à son alter ego non-filtré
Clynelish 1997 Cask Strength (58,1%)
Nez **(*) : aux premières inhalations, le whisky ne semble pas faire son degré alcoolique élevé. J'y trouve des notes fruitées, les fruits secs avec les rasins secs et la noisette et les fruits rouges avec un arrière de fraise-framboise-groseille. Avec une bonne ventilation, on trouve des arômes mentholés. Une chose notable, la douceur de ce whisky, aucune agressivité, presque une crème chantilly
Bouche ** :les fruits cuits et chauds (prunes). Le whisky est chaud et alcoleux. On trouve des notes des plastiques et d'industrie pétro-chimiques de temps à autres mais pas désagréables contrairement au terme.
Glengoyne 1996 (60.1%)
Nez **(*) : la première note est claire et nette : le toffee et le caramel à fond les naseaux ! Puis les notes se diversifient, des notes chaudes, un whisky d'automne. On trouve du cuir (ou du sky), du viandé (chips Lays au poulet roti) et une petite note piquante.
Bouche : sucrée, des notes de caram...too late, on change de série.
Royal Lochnagar 1998 58.1%
Nez **(*) : D'abord les feuilles mortes, l'automne. Puis les notes s'orientent vers le domaine de la boulangerie avec le pain (beaucoup) et le pain grillé (un peu). On distingue de très très légères notes de viandé
Bouche **(*) : la première impression est une grande simplicité mais on retrouve comme goût dominant le pain et la boulangerie. Le whisky semble avoir du mal à s'exprimer même si on sent la puissance" en fin de bouche. Il reste néanmoins d'une incroyable cohérence (arrondi)
Linkwood 1991 (43%)
Nez (*) : matières plastique, le rance. Une pointe de fruité. Dans l'ensemble, ce whisky reste très fade, presque rien ne s'en dégage
Bouche (*) : comme pour le nez, tout reste plat mis à part ces quelques effluves de plastique
Macallan 1991 (43%)
Nez **(*) : le nez est plein de rondeur et de finesse. J'ai une forte impression de Pim's à l'orange. Des notes florales et de fruits secs apparaissent. Le whisky est "propre" mais paraît bâclé
Bouche ** : doux, simple et frais. Malheureusement, il semble mal taillé pour mériter plus d'étoiles
Benrinnes 1993 (57,9%)
Nez ***(*) : fortes fragrances de fleurs des bois (ballade en sous-bois). Le vernis d'un meuble massif de quelques années. Toutes les notes sont propres, une harmonie de finesse et d'arômes mais qui engendre une certaine complexité. Des petites notes moutardées et vinaigrées viennent agrémenter agréablement la dégustation.
Bouche *** : rien à dire, nickel, parfait. Très bonne cohérence avec la bouche
Macallan 1991 non réduit (57.8%))
Nez : Médicinal. Puis viennent des odeurs de vin (cuit), du porto rouge. J'ai distingué quelques odeurs que l'on trouvent chez les parfumeurs (quand j'ai visité Molinard à Grasse). J'ai une grosse impression soit d'être complètement passé à coté de ma dégustation, soit d'être très déçu par ce whisky
Bouche *(*) : un énorme bof, même si le produit est très bien équilibré
Caol Ila 1995 (43%)
Nez ***(*) : très viandé avec une dominante grillé (malté ou tourbé alors ?). Un petit côté guimauve. J'ai préféré apprécier plutôt que d'analyser
Bouche ***(*) : Divin, Puissant avec une bonne longueur en bouche qui se termine sur de la fraîcheur. Très bon et comme souvent quand ça me plaît beaucoup, je en trouve pas grand chose à dire.
Taslisker 1992 (46%)
Nez ** : le fromage frais de chèvre (ou de brebis). le nez semble se révéler difficilement. Je note une odeur de savon assez fugace (pas le savon de Marseille mais la savonnette de grand-mère).
Bouche ** : très frais et léger, trop peut-être. Très aqueux (est-ce la réduction ?)
Taslisker 1992 (58.8%)
Nez *** : Je retrouve les mêmes impressions de fromage. Je note toutefois que ce whisky comporte beaucoup plus de relief et de profondeur. C'est la version 3D du précédent.
Bouche *** : bouche similaire mais plus corpulente que le précédent. J'apprécie beaucoup
Port Ellen 1983 (55%)
Nez **** : les premières notes sont très fruitées (le bouquet garni de fruits blancs, jaunes, verts, rouges). Le whisky semble très complexe mais reste très bien structuré et profond. Apparaissent des notes de gâteau, les mousses de fruits et le bavarois. Puis des notes cacaotées viennent nous surprendre avant de boucler sur le fruit. J'ai fait une analogie au domaine musical : les saveurs de ce whisky se déroulent comme les notes sur une portée, une à la fois mais dans une douce harmonie. Le seul bémol est que la gamme s'arrête prématurément et finit par boucler.
Bouche ***(*) : le whisky reste très frais en bouche. Une impression de sucreries et autres bonbons me saisit. Il m'évoque aussi fortement un aspect minéral. Il est très bon.
Note : le choix du Cazador de Romeo y Julietta pour accompagner ce whisky n'était pas des plus approprié mais n'a rien dénaturé.
Caol Ila 1979 (61,8%)
Nez : tourbé, épicé, vanillé, d... oh, je laisse tomber, je profite pleinement de ce dram avec la fin de mon cigare.


