La prochaine (r)évolution du whisky !?...
Modérateur : Modérateurs
La prochaine (r)évolution du whisky !?...
Topic qui me semble intéressant bien qu'encore une fois très vaste, flou, et subjectif à souhait !
Je me demande, peut-être comme certains d'entre vous, quelle sera la prochaine grande (r)évolution dans le monde du whisky dans les années à venir...
On voit beaucoup de choses se passer depuis qqes années, avec notamment bien sûr la mode des affinages à tout va, le retour en force de la tourbe, des collections de bruts de fûts chez certains embouteilleurs, des special releases qui parfois non pas grand chose de special à part leur prix!, des expériences diverses (un peu trop extrémistes ou/et loufoques parfois ??...) comme celles de Bruichladdich qui explose un peu dans tous les sens...
Mais il ne me semble pas percevoir de véritable grand virage de nouvelle orientation pour les single malts à l'horizon...
D'ailleurs, y en aura-t-il un selon vous ?
La mode des affinages est-elle en plein boom ou déjà sur la pente du déclin ?
Le nombre d'embouteilleurs indépendants et leurs gammes vont-ils continuer à croitre, au risque de noyer la quasi-totalité des amateurs dans un océan d'incompréhensions ?
Va-t-on aller vers un éclatement de + en + de distilleries dans des expériences plus ou moins "space" à la Mc Ewan / Reynier chacun de son côté à la recherche d'une image marketing la plus forte, quitte à parfois tenter un peu n'importe quoi ?
Les "super vatted" comme la gamme Compass Box, ou bien le Johnny Walker Green label, seront-ils la relève du single malt auprès d'amateurs moyens à cheval entre les blended haut de gamme et les singles ?
une simple passerelle un peu marginale pour passer de l'un à l'autre ? (on pourrait alors en trouver entre le rayon blended et single des grandes surfaces)
ou carrément un nouveau style à part entière qui supplantera petit à petit certains autres marchés ?
La réorganisation de certains gros trusts (avec ballotage de diverses distilleries) va-t-elle impacter fortement la distribution et la consommation ?
Leur politique va-t-elle évoluer vers plus de diversité/souplesse ou bien rester sur leurs positions acquises de fortes ventes stables et suffisantes de "grands classiques" (Glenfiddich, Aberlour, Cardhu....) ?
What do you think ?...
Stéphane
Je me demande, peut-être comme certains d'entre vous, quelle sera la prochaine grande (r)évolution dans le monde du whisky dans les années à venir...
On voit beaucoup de choses se passer depuis qqes années, avec notamment bien sûr la mode des affinages à tout va, le retour en force de la tourbe, des collections de bruts de fûts chez certains embouteilleurs, des special releases qui parfois non pas grand chose de special à part leur prix!, des expériences diverses (un peu trop extrémistes ou/et loufoques parfois ??...) comme celles de Bruichladdich qui explose un peu dans tous les sens...
Mais il ne me semble pas percevoir de véritable grand virage de nouvelle orientation pour les single malts à l'horizon...
D'ailleurs, y en aura-t-il un selon vous ?
La mode des affinages est-elle en plein boom ou déjà sur la pente du déclin ?
Le nombre d'embouteilleurs indépendants et leurs gammes vont-ils continuer à croitre, au risque de noyer la quasi-totalité des amateurs dans un océan d'incompréhensions ?
Va-t-on aller vers un éclatement de + en + de distilleries dans des expériences plus ou moins "space" à la Mc Ewan / Reynier chacun de son côté à la recherche d'une image marketing la plus forte, quitte à parfois tenter un peu n'importe quoi ?
Les "super vatted" comme la gamme Compass Box, ou bien le Johnny Walker Green label, seront-ils la relève du single malt auprès d'amateurs moyens à cheval entre les blended haut de gamme et les singles ?
une simple passerelle un peu marginale pour passer de l'un à l'autre ? (on pourrait alors en trouver entre le rayon blended et single des grandes surfaces)
ou carrément un nouveau style à part entière qui supplantera petit à petit certains autres marchés ?
La réorganisation de certains gros trusts (avec ballotage de diverses distilleries) va-t-elle impacter fortement la distribution et la consommation ?
Leur politique va-t-elle évoluer vers plus de diversité/souplesse ou bien rester sur leurs positions acquises de fortes ventes stables et suffisantes de "grands classiques" (Glenfiddich, Aberlour, Cardhu....) ?
What do you think ?...
Stéphane
Hello Stéphane,
Voyons, où ai-je donc mis ma boule de cristal... Zut, zut, zut...
Tes questions sont très intéressantes, bien sûr.
Mais je pense qu'il faut penser "marché" et prendre en compte les différents "segments". Pour moi il y a deux grands "axes de clivage" qui créent une espèce de matrice à deux entrées (on pourrait faire un mapping) :
- Axe 1 : les groupes de consommateurs (buveurs mondains, sociaux, avancés, collectionneurs, passionnés, anoraks, soulographes divers et variés, j'en passe et des meilleurs)
- Axe 2 : géographique (EU/USA, Chine, Japon, ex-bloc de l'est, pays latins etc.)
Ensuite, tu croises les deux et tu obtiens autant de "marchés" pour lesquels les tendances peuvent être très différentes.
Tu ajoutes à ça les faits réels techniques qui vont influencer l'offre (disparition des vrais fûts de sherry, état des stocks des distilleries, besoins des blenders etc.) et tu obtiens quelque chose de complexe.
Par exemple le collectionneur/buveur ne s'intéressera pas aux finishings. En revanche, le nouveau passionné pourra en être friand. Les blends super-premium pourront intéresser des buveurs à la recherche de "statut", mais laisseront froids des anoraks... Des marques très animées en communication pourront énerver les "prétendus connaisseurs" qui s'en désintéresseront, mais capteront l'intérêt des nouveaux marchés assez vierges, comme la Russie. Et ainsi de suite...
Ce qui me paraît évident est que comme il y a de plus en plus de gros marchés aux comportements très distincts, les marques font leurs choix pour l'avenir et priorisent leurs objectifs, quite à en décevoir (abandonner) certains, puisque leurs stocks ne sont pas extensibles. Un bon exemple il me semble : Macallan.
Reste que l'Internet peut aussi jouer un rôle d'harmonisation des goûts (tenez, si un Chinois se met par exemple à lire whisky-distilleries
) mais je ne pense pas que l'on en soit là...
Voyons, où ai-je donc mis ma boule de cristal... Zut, zut, zut...
Tes questions sont très intéressantes, bien sûr.
Mais je pense qu'il faut penser "marché" et prendre en compte les différents "segments". Pour moi il y a deux grands "axes de clivage" qui créent une espèce de matrice à deux entrées (on pourrait faire un mapping) :
- Axe 1 : les groupes de consommateurs (buveurs mondains, sociaux, avancés, collectionneurs, passionnés, anoraks, soulographes divers et variés, j'en passe et des meilleurs)
- Axe 2 : géographique (EU/USA, Chine, Japon, ex-bloc de l'est, pays latins etc.)
Ensuite, tu croises les deux et tu obtiens autant de "marchés" pour lesquels les tendances peuvent être très différentes.
Tu ajoutes à ça les faits réels techniques qui vont influencer l'offre (disparition des vrais fûts de sherry, état des stocks des distilleries, besoins des blenders etc.) et tu obtiens quelque chose de complexe.
Par exemple le collectionneur/buveur ne s'intéressera pas aux finishings. En revanche, le nouveau passionné pourra en être friand. Les blends super-premium pourront intéresser des buveurs à la recherche de "statut", mais laisseront froids des anoraks... Des marques très animées en communication pourront énerver les "prétendus connaisseurs" qui s'en désintéresseront, mais capteront l'intérêt des nouveaux marchés assez vierges, comme la Russie. Et ainsi de suite...
Ce qui me paraît évident est que comme il y a de plus en plus de gros marchés aux comportements très distincts, les marques font leurs choix pour l'avenir et priorisent leurs objectifs, quite à en décevoir (abandonner) certains, puisque leurs stocks ne sont pas extensibles. Un bon exemple il me semble : Macallan.
Reste que l'Internet peut aussi jouer un rôle d'harmonisation des goûts (tenez, si un Chinois se met par exemple à lire whisky-distilleries
Je suis d'accord sur la complexité du sujet Serge 
mais c'est ce qui peut le rendre passionnant aussi, puisque chacun va je l'espère y aller de sa petite analyse et de ses idées, amateur comme professionnel.
Je suis bien sûr globalement d'accord sur ton point de vue, mais mon post parle aussi d'initiatives individuelles de + en + fortes.
Par exemple les coups marketing de + en + audacieux de Bruich.
Ca ressemble fortement à l'audace de Glenfiddich à une certaine époque...
Selon toi est-ce que certaines attitudes marginales comme celles-ci ne peuvent pas déboucher sur une révolution (même légère) de l'univers des single malts ?
est-ce un des objectifs de Mc Ewan, Reynier ou d'autres ? ou bien selon toi n'y voient-ils qu'un maximum de fun à tenter un maximum de trucs et d'intérêt à se faire de la pub ?
mais c'est ce qui peut le rendre passionnant aussi, puisque chacun va je l'espère y aller de sa petite analyse et de ses idées, amateur comme professionnel.
Je suis bien sûr globalement d'accord sur ton point de vue, mais mon post parle aussi d'initiatives individuelles de + en + fortes.
Par exemple les coups marketing de + en + audacieux de Bruich.
Ca ressemble fortement à l'audace de Glenfiddich à une certaine époque...
Selon toi est-ce que certaines attitudes marginales comme celles-ci ne peuvent pas déboucher sur une révolution (même légère) de l'univers des single malts ?
est-ce un des objectifs de Mc Ewan, Reynier ou d'autres ? ou bien selon toi n'y voient-ils qu'un maximum de fun à tenter un maximum de trucs et d'intérêt à se faire de la pub ?
... Je poursuis en disant, au sujet des vatted/blended malts, qu'ils vont sans doute se développer, mais que ce n'est pas la demande (nous, quoi) qui va provoquer ça, mais l'organisation du business. Maintenant que le marché des single malts est devenu plus intéressant pour l'industrie (il suffit de voir le nombre de nouveaux OB qui arrivent sur le marché) les distillateurs cherchent à contrôler de plus en plus leurs "marques", c'est-à-dire le nom de leus distilleries. Cela devrait conduire à une raréfaction des fûts disponibles pour les indépendants - ou en tout cas à l'impossibilité pour eux d'en utiliser les noms soit pour des raisons contractuelles, soit techniques (le coup de la cuillerée de Balvenie dans Glenfiddich etc.) et donc la nécessité de remplacer les "emprunts de marques" par des marques bien à eux, sur lesquelles ils pourront capitaliser. Exemple : Compass Box, JMR etc. D'ailleurs certains grands groupes sont derrière eux pour expérimenter, car il ne faut pas oublier que les grands groupes peuvent aussi avoir intérêt à développer des vatted malts. Pourquoi ? Parce que développer une marque d'un produit dont les stocks sont aléatoires devient difficile et risqué (surtout lorsque le "whisky lake" des années 80 sera asséché - exemple : Lagavulin qui a eu "trop" de succès) alors qu'un vatted malt peut bien contenir n'importe quel malt, à condition que le goût en reste à peu près le même.
N'oublions pas aussi qu'un super vieil Islay, par exemple, a plus de valeur dans des super-premium blends, qu'il va "relever" même s'il n'y compte que pour 5% (à la façon des épices en cuisine), qu'en single cask. Au sein de certains groupes, les blenders et les hommes des single malts se battent pour capter les bons vieux fûts!
N'oublions pas aussi qu'un super vieil Islay, par exemple, a plus de valeur dans des super-premium blends, qu'il va "relever" même s'il n'y compte que pour 5% (à la façon des épices en cuisine), qu'en single cask. Au sein de certains groupes, les blenders et les hommes des single malts se battent pour capter les bons vieux fûts!
Très intéressante ton analyse Serge...
quel dommage quand même vous ne croyez pas, de voir ainsi "gâchés" des fûts d'Ardbeg ou autre 30 ans d'âge dans des premiums blends (style J.W. Blue Label j'imagine ?) que la plupart des -rares- buveurs n'identifient probablement pas et dont ils ne remarqueraient peut-être même pas l'absence !...N'oublions pas aussi qu'un super vieil Islay, par exemple, a plus de valeur dans des super-premium blends, qu'il va "relever" même s'il n'y compte que pour 5% (à la façon des épices en cuisine), qu'en single cask. Au sein de certains groupes, les blenders et les hommes des single malts se battent pour capter les bons vieux fûts!
Détrompe-toi, Stéphane ! Quelqu'un qui boit JW Blue régulièrement va vite le remarquer s'il n'y a plus de vieil Islay dedans. Les buveurs de blends - qu'il ne faut pas sous-estimer - sont beaucoup plus habitués à leurs "daily drams" que nous, qui par nature passons d'un malt à l'autre sans arrêt. Ils sont très demandeurs de "constance", alors que nous recherchons exactement l'inverse : la "variété".Stephane a écrit :Très intéressante ton analyse Serge...
quel dommage quand même vous ne croyez pas, de voir ainsi "gâchés" des fûts d'Ardbeg ou autre 30 ans d'âge dans des premiums blends (style J.W. Blue Label j'imagine ?) que la plupart des -rares- buveurs n'identifient probablement pas et dont ils ne remarqueraient peut-être même pas l'absence !...
Vaste débat que tu lances Stephane mais qui à mon avis ne trouvera de réelles réponses.
Personnellement je ne sens pas venir de réelles "révolutions" ni même de réelles "évolutions" et je dois dire que c'est tant mieux car c'est aussi tel qu'il nous est proposé actuellement qu'il me satisfait. Je m'explique : le marché du whisky est encore largement dominé par les blend ce qui permet à beaucoup de distilleries de "vivre" voir même à l'ouverture de nouvelles (ce qui laisse présager une augmentation "globale" de la consommation notamment sur des marché qui émergent et qui ont un fort "potentiel") de ce fait ça offre aux amateurs de malts une grande diversité dans ses plaisirs (une multitude d'embouteillages officiels mais également chez les nombreux indépendants qui permet à chacun d'entre nous de toujours découvrir et souvent).
Lorsque tu parles de finitions ça ne constitue pas (en ce qui me concerne en tout cas) une "révolution" et j'y vois plus une démarche marketing (qui soit dit en passant a bien fonctionner) qui à débouché sur "une mode". Par ailleurs, les petites distilleries ne disposent pas des mêmes moyens (financier) pour élaborer une campagne de publicité. Pour qu'on entende parler de ces petites distilleries, elles sont condamnées à "inover" (pour inover ... il faut être le premier à le faire) et pour ça tout les moyens sont bons (je dois dire que certains le font particulièrement bien, je penses notamment à Bruichladdich).
Une de mes inquiétudes serait plutot orientée vers les indépendants : ils nombreux (de plus en plus!) et leur "produits" ne se distinguent presque plus (sauf peut etre encore sur le prix) de ce que sont en mesure de proposer les "embouteilleurs officiels" (je penses notamment aux single cask embouteillés au degré naturel), sans compter que certaines distilleries ne souhaitent plus voir apparaitre leur nom sur les "embouteillages non officiels" : ce qui me fait dire que pour certains d'entres eux l'avenir me parrait "terne" !
Je termine sur cette petite note pessimiste.
Tony
Personnellement je ne sens pas venir de réelles "révolutions" ni même de réelles "évolutions" et je dois dire que c'est tant mieux car c'est aussi tel qu'il nous est proposé actuellement qu'il me satisfait. Je m'explique : le marché du whisky est encore largement dominé par les blend ce qui permet à beaucoup de distilleries de "vivre" voir même à l'ouverture de nouvelles (ce qui laisse présager une augmentation "globale" de la consommation notamment sur des marché qui émergent et qui ont un fort "potentiel") de ce fait ça offre aux amateurs de malts une grande diversité dans ses plaisirs (une multitude d'embouteillages officiels mais également chez les nombreux indépendants qui permet à chacun d'entre nous de toujours découvrir et souvent).
Lorsque tu parles de finitions ça ne constitue pas (en ce qui me concerne en tout cas) une "révolution" et j'y vois plus une démarche marketing (qui soit dit en passant a bien fonctionner) qui à débouché sur "une mode". Par ailleurs, les petites distilleries ne disposent pas des mêmes moyens (financier) pour élaborer une campagne de publicité. Pour qu'on entende parler de ces petites distilleries, elles sont condamnées à "inover" (pour inover ... il faut être le premier à le faire) et pour ça tout les moyens sont bons (je dois dire que certains le font particulièrement bien, je penses notamment à Bruichladdich).
Une de mes inquiétudes serait plutot orientée vers les indépendants : ils nombreux (de plus en plus!) et leur "produits" ne se distinguent presque plus (sauf peut etre encore sur le prix) de ce que sont en mesure de proposer les "embouteilleurs officiels" (je penses notamment aux single cask embouteillés au degré naturel), sans compter que certaines distilleries ne souhaitent plus voir apparaitre leur nom sur les "embouteillages non officiels" : ce qui me fait dire que pour certains d'entres eux l'avenir me parrait "terne" !
Je termine sur cette petite note pessimiste.
Tony
D'un autre côté, peut-être justement qu'un peu d'épurage chez certains indépendants ne ferait pas de mal non ?...
Je pense par exemple à la multitude de gammes et d'embouteillages de qualité très diverse et confuse proposés par Signatory.
Et surtout beaucoup plus de transparence, notamment sur des points très flous et pourtant importants (du moins à mes yeux) comme leur politique d'acquisition de fûts et les conditions de maturation et d'embouteillage...
Je pense par exemple à la multitude de gammes et d'embouteillages de qualité très diverse et confuse proposés par Signatory.
Et surtout beaucoup plus de transparence, notamment sur des points très flous et pourtant importants (du moins à mes yeux) comme leur politique d'acquisition de fûts et les conditions de maturation et d'embouteillage...
Euh... Oui, certes, la qualité est très diverse mais encore faut-il savoir ce que nous voulons. Si Signatory devait ne sortir que du top, d'abord ce serait cher, et ensuite on n'aurait que des Bowmore, Ardbeg, Springbank et quelques autres. Peut-être le rôle d'un bon indépendant est-il aussi de sortir des Strathmill (juste un exempleStephane a écrit :D'un autre côté, peut-être justement qu'un peu d'épurage chez certains indépendants ne ferait pas de mal non ?...
Je pense par exemple à la multitude de gammes et d'embouteillages de qualité très diverse et confuse proposés par Signatory.
Ensuite, le problème de Signatory vient aussi du succès de Signatory. Comme ils sont spécialisés en single casks, et comme ils ont du succès, eh bien, ils sortent de plus en plus de versions différentes, par la force des choses (ils ne peuvent pas élargir leurs batches !). La rançon de la gloire, en quelque sorte...
Je trouve qu'ils jouent assez bien leur rôle en proposant des gammes très variées et larges - voir le dernier Glenisla par exemple. C'est quand même plus intéressant qu'un indie qui n'offre toujours que les sempiternels Caol Ila, Linkwood et tutti quanti (aussi bons soient-ils).
Héhé, tu as raison Tony. Imagine les notes de dégustation : "Bon ben on a regoûté le Macallan 12 et par rapport à lundi, il nous a semblé un poil plus floral mais comme on avait goûté un Glenlivet 12 juste avant et que la fois d'avant c'était un Aberlour 10, on s'est dit que ça venait aussi de ça vu que Gégé avait acheté sa bouteille à Auchan alors que mon Glenlivet venait de chez Carrefour... Rendez-vous vendredi, on va ouvrir un Aberlour 10 de chez Monoprix - 6 mois de rayon garanti. Ça va être intéressant..."ttn a écrit :Exact Serge, je trouve que les indépendants nous permettent de gouter à des choses peu conventionnelles ce qui me parrait indispensable pour assouvir notre soif de découverte!
Tony
Là Serge je te trouve un tantinet méchant vis à vis des jeunes amateurs qui doivent passer leurs premières soirées dégustations un peu de cette manière là !Héhé, tu as raison Tony. Imagine les notes de dégustation : "Bon ben on a regoûté le Macallan 12 et par rapport à lundi, il nous a semblé un poil plus floral mais comme on avait goûté un Glenlivet 12 juste avant et que la fois d'avant c'était un Aberlour 10, on s'est dit que ça venait aussi de ça vu que Gégé avait acheté sa bouteille à Auchan alors que mon Glenlivet venait de chez Carrefour... Rendez-vous vendredi, on va ouvrir un Aberlour 10 de chez Monoprix - 6 mois de rayon garanti. Ça va être intéressant..."
d'ailleurs ça me rappelle justement les premières soirées des Passionnés du malt il y a pas si lgtps que ça... bouh voilà ça y est tu m'as frustré Serge!
J'ai plus qu'à aller bouder dans mon coin avec mon Bowmore Legend, et Antoine avec son Loch Lomond !
;)
sinon je suis moyennement d'accord avec vous.
d'accord la diversité c'est bien, mais faudrait voir aussi à ce que certains embouteilleurs comme Signatory ne noient pas complètement les amateurs "moyens" dans d'innombrables versions à la qualité plus que moyenne, juste pour écouler un max de fûts pas terribles qu'ils ont dû dégoter pour pas cher !...
Stéphane, désolé ! 
Mais on a tous débuté ainsi, moi compris bien sûr. Le problème serait d'être obligés de continuer ainsi par manque de variété disponible. Et là, il y a un maillon important je pense : toutes ces bouteilles de Signatory à 25 - 35 Euros que l'on trouve pas top après un certain temps, mais qui nous ont fait migrer des OB de grandes surfaces (et il y en a de fort bons, mais c'est toujours les mêmes) vers les bouteilles plus rares (et plus chères, OK). Pouvoir se payer 10 malts très différents pour 300 Euros comme on l'a sans doute tous fait, c'est quand-même pas mal pour découvrir la richesse et la variété des single malts, même si c'était pas des top (mais le savions-nous à l'époque où nous ne connaissions que les tourbés et les "pas tourbés" ?)
Mais on a tous débuté ainsi, moi compris bien sûr. Le problème serait d'être obligés de continuer ainsi par manque de variété disponible. Et là, il y a un maillon important je pense : toutes ces bouteilles de Signatory à 25 - 35 Euros que l'on trouve pas top après un certain temps, mais qui nous ont fait migrer des OB de grandes surfaces (et il y en a de fort bons, mais c'est toujours les mêmes) vers les bouteilles plus rares (et plus chères, OK). Pouvoir se payer 10 malts très différents pour 300 Euros comme on l'a sans doute tous fait, c'est quand-même pas mal pour découvrir la richesse et la variété des single malts, même si c'était pas des top (mais le savions-nous à l'époque où nous ne connaissions que les tourbés et les "pas tourbés" ?)
- Marc el catalan
- Maître distillateur

- Messages : 556
- Inscription : 14 févr. 2005, 16:23
La je me retrouve bienSerge a écrit :Mais on a tous débuté ainsi, moi compris bien sûr. Le problème serait d'être obligés de continuer ainsi par manque de variété disponible. Et là, il y a un maillon important je pense : toutes ces bouteilles de Signatory à 25 - 35 Euros que l'on trouve pas top après un certain temps, mais qui nous ont fait migrer des OB de grandes surfaces (et il y en a de fort bons, mais c'est toujours les mêmes) vers les bouteilles plus rares (et plus chères, OK).
