Les distilleries visitées.
Au départ, j'avais quand même prévu de visiter Ardmore (d'après le retour très positif de Piazzolla) et Glendronach. Ardmore étant "closed' en aout donc c'était mort-adelle. En ce qui concerne Glendronach, je n'ai pas trop compris leurs manières. J'avais eu l'opportunité de rencontrer James Cowan début juillet (sales director de Benriach & Glendronach) qui m'avait donné les coordonnées des gens à contacter et de surtout dire que je l'avais rencontré autour d'une dégustation des W de la distillerie... Alors que par mail, je stipule bien que j'ai déjà gouté pas mal de choses chez eux et que je serai intéressé par un tour "premium" (mis en valeur sur le site web) des chais avec dégust' en direct du fût, on me dit tout d'abord que le rdv est planifié et confirmé. Puis, on me recontacte pour me dire que cela n'est pas possible et que pour 10 pounds, on me propose la visite classique de la distillerie avec dégustation des 12, 15 et 18yo dont je n'ai que faire...

Bon du coup, j'ai annulé le rdv et leur ai dit que je n'étais pas intéressé. Je n'ai eu aucune réponse à ce mail.. Bizarre quand même de ne pas avoir essayé de me proposer quelque chose de convenable..
Glenlivet.
Nous n'avions pas du tout prévu de la visiter mais vous savez, quand on se ballade dans le Speyside, on tombe souvent par le plus grand des hasards sur des distilleries... La visite est gratuite et au moment où nous arrivons sur le parking, il y a relativement peu de monde (du moins, moins qu'à Glenfiddich).
Nous sommes nombreux dans le tour mais cela n'est pas forcément dérangeant. La guide est intéressante. La distillerie a été refaite et les travaux ont été finis l'an dernier. Coût : 10 millions de pounds... Ils ne font que du single malt ici. Une toute petite partie de leur prod' rentre dans la composition du Chivas. La salle de distillation est ultra moderne avec 2 gars derrière un ordinateur, on a plus l'impression d'être dans une salle de lancement de missile de la NASA plutôt que dans une distillerie.
Fin de la visite, tout d'abord dans un des immenses warehouses (plafond à plus de 8 mètres de hauteur), rempli de fûts du sol au plafond, puis dans un salon de dégustation où on nous propose au choix, soit le 12, le 15 ou le 18yo. Ma femme prend le 15 et moi le 18. "Oh ma chérie! Mais tu n'aimes pas le whisky?! Comme c'est dommage!..."

Je récupère au final les deux verres. Je n'avais jamais gouté ces Glenlivet pensant que c'est dispensable... Confirmation, c'est pas mauvais, mais c'est effectivement dispensable.
A noter que dans les quelques shops des distilleries de Pernod Ricard du coin, on y propose des embouteillages exclusivement vendus à ces endroits. Des bdf de 14 à 17 ans, en bouteille de 50cl, vendus à 35 pounds. Les prix sont vachement corrects. Mais lorsque j'avais demandé de gouter à Strathisla, on m'avait répondu par la négative. Ici, la guide semble plus ouverte et je plains les gens qui font ce métier et sont obligés de répéter, répéter, répéter, ce discours appris par coeur, à des gens qui au final ne s'intéressent pas vraiment au whisky... Je lui ai demandé s'il était possible de gouter le Glenlivet. Elle a été très sympa et m'en a servi un petit peu dans un INAO (et non un tumbler!). Whisky très sympa, fruité, vernis, typé bourbon cask. Mais je n'achète pas...
Vu dans l'entrée de la distillerie. Une superbe carte "old fashion" des distilleries écossaises. Je l'aurai bien acheté mais à 200 pounds, ils peuvent se gratter...
