Oulala, que de lecture et d'idées dans ce post... Tu as toujours le don de lancer les débats Stéphane
Voici une partie de ma pensée :
l'économie (le capitalisme diraient certains) peut produire des effets destructeurs sur un produit aussi complexe que celui qui nous passionne : marché de masse, productivité, rentabilité, habitude ou panurgisme du consommateur (non je n'ai pas dit addiction) ne font pas bon ménage avec diversité.
En revanche, l'économie possède, un pouvoir d'innovation et un instinct de survie.
Je m'explique : les concentrations récentes (Pernod-Ricard et Allied Domecq, etc.) peuvent être vues comme de simples manipulations financières or, elles permettent d'affirmer les blockbusters tout en réinjectant les gains dans des produits moins grand-public.
Exemple, on va peut-être voir un "
Premium blend Campbell Original Malt Family 13.5y Green Ruban" par carton de 12 chez Carrouf. MAIS, avec, il y aura une référence de "connaisseur" (Jura Superstition ?

) de plus en fond de rayon (la partie avec des étagère en bois, une belle déco et une grosse affiche marquée "Single Malts").
Car, quand monsieur Pernod ira voir monsieur Leclerc, il lui dira : vous voulez du Ricard, de l'Eristoff, du Malibu, du Clan Campbell et du Cointreau à -10% ? OK mais vous me prenez ces 2 références de distilleries moins connues.
Bon, j'arrête de rêver, peut-être que le marketing nous tuera. A quand le Giovanni Ranna du whisky, qui cherche les phénols au microscope depuis 1645, à quand les whiskies à l'huile d'olive vieillis dans des cuves de Valstar depuis 1827 (et vice versa)...
OK, j'arrête de déconner, j'espère ne pas avoir saouler tout le monde, sans jeu de mots :D