Embouteilleurs indépendants: un marché porteur?

Venez ici pour discuter de whisky et de distilleries, mais aussi de la distribution de celui-ci. Où achetez-vous votre whisky: caviste, grande surface, etc...

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jmputz
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Embouteilleurs indépendants: un marché porteur?

Message non lu par jmputz »

Il y a de quoi bousculer mon petit train-train d'amateur de whisky spécialement intéressé par l'évolution du marché et très curieux du monde des indépendants.
Quand on commence à s'intéresser à l'industrie du whisky (en bien des points comparables à n'importe quelle grande industrie, quand on sait le poids économique que cela représente pour l'Ecosse), on commence par se poser des questions simples de débutants.
  • Whisky?
    • Au détour d'un supermarché, on trouve qu'il y a deux sortes de whisky dans les rayons. Les uns s'appellent "blends" et d'autres portent des mentions "single malt", "pure malt", etc... Ces derniers sont en général plus chers.
    • Alors on se dit "Tiens il y a deux sortes de whisky"
    • Certains, plus curieux vont alors jusqu'à se poser la question de savoir comment le whisky est fabriqué. A titre d'anecdote, parmi les questions posées sur Google bien classées dans le hitparade et qui aboutissent sur whisky-distilleries.info: "What is the difference between whisky and cognac"
    • Certains font le choix de s'intéresser au single malt. Les autres, nous allons les remercier d'avoir suivi jusqu'ici, et gentiment prendre congé d'eux.
  • Continuant notre découverte dans le supermarché, on voit que les single malts portent le nom d'une distillerie, alors que dans le rayon précédent, c'étaient bien souvent des noms de fantaisie, avec des militaires écossais en kilt sur la bouteille. On ne compte plus les "Sir quelque chose" et autes "Scottish..." Mais on avait promis de ne plus parler de ceux-là...
    Donc il y doit y avoir plusieurs distilleries de whisky en Ecosse apparamment. Personnellement, je ne me suis jamais posé la question de savoir où le coca était fabriqué, (sauf si on apprend à la télé qu'il ya des problèmes d'embouteillage quelque part...) Conclusion, le whisky n'est pas un produit uniforme. Tiens à côté il y a le rayon "vins". Là personne ne se pose de questions. C'est clair... Le whisky serait-il un peu comme le vin alors?

  • Distilleries?
    • Chaque distillerie a donc son style propre. Son style, tant du point de vue du gout de son whisky que de so politique commerciale. Les unes mettent une partie de leur production sur le marché sous forme de single malt, et les autres ne travaillent que pour l'industrie du blend (qui reste malgré tout très largement majoritaire).
    • On finit aussi par comprendre qu'il y a des régions différentes et que certaines caractéristiques communes semblent exister entre des distilleries de la même région (quoique ceci reste à démontrer dans bien des cas)
    • Première assurance... On peut dès maintenant fièrement annoncer à ses amis qu'on comprend le whisky, et on s'organise une soirée-whisky. On a acheté les Classic Malts, et plus rien de grave ne peut nous arriver. On est blindés
  • Les indépendants
    • Tiens, bizarre. Des whiskies portant le nom de distilleries, mais toutes dans le même genre de boite, avec un nom style "Dun Bheagan", "Signatory", etc...
    • Et on finit par s'intéresser aux indépendants. On se rend compte alors que pas mal de ces firmes qui travaillaient depuis des années dans le monde du blend veulent aussi profiter de la vague "single malt" et mettent leurs meilleurs fûts sur le marché sous forme de malt (c'est plus cher...). D'autres sont montées dans ce train au début du boom du single malt des années 1980, et ont d'ailleurs largement contribué à l'essor de celui-ci.
    • Nouvelles certitudes et nouveau confort intellectuel: on a compris le rôle des indépendants. Un certain nombre de marchands de whisky indépendants envahissent le marché, même si certains sont actifs depuis de nombreuses décennies. Pour en citer quelques-uns dans le désordre: Signatory, Gordon & MaPhail, Douglas Laing, Cadenheads, Murray McDavid, BlackAdder, Duncan Taylor et autres Peerless, Scott's, Hart Brothers, Ian McLeod, Adelphi, etc...
      On pense même avoir compris les complexités du marché, les marchandages et les tensions entre les indépendants et les distilleries. Certaines distilleries entretiennent des indépendants, tandis que d'autres indépendants rachètent des distilleries.
  • Là où les certitudes volent en éclat:
    • A côté du confort que procuraient les firmes bien établies (on peut plus ou moins juger du sérieux et de la qualité des diverses gammes d'indépendants en se basant sur leur réputation et les expériences antérieures), voilà-t-y pas qu'on voit apparaître régulièrement de nouveaux acteurs.
      Il y a quelques mois, un jeune caviste posait la question de la série des Best Casks of Scotland, dont personne n'avait entendu parler ici. Investigations, découverte de Jean Boyer, avec ses qualités et ses défauts.
      Il y a quelques jours, un nouveau nom (pour moi) apparaît au fil des messages sur ce forum: Dewar Rattray. Il semble que ce soit un indépendant lié à la famille Morisson qui fait de bonnes choses. Une rapide recherche sur internet n'apprend pas beaucoup plus sur ces gens, parce que leur site se limite à une cartd de visite disant qu'ils ont retrouvé le fantôme de Stronachie, et qu'ils font du bon whisky... Un peu court pour les curieux que nous sommes.
      Maintenant voici que d'autres acteurs viennent hanter les lignes de ce forum: Berry Bros and Rudd. Bon, là c'est plus clair.
      Recherche sur Google, on atterrit sur le site d'un grand marchand de vins et spiritueux, (dont entre autres le whisky) de Londres. La vieille tradition des marchands de vin londonniens, qui étaient historiquement aussi producteurs de gin, etc. Un peu la lignée de Justerini et Brooks (?) Propriétaires de Cutty Sark et Glenrothes si on en croit un article dans WM...? Ou simplement agents commerciaux ce cette distillerie qui d'après mes renseignements appartient toujours à Edrington. Ah là là que ça devient complexe...
      Mais la liste ne s'arrête pas là... Il y a encore des tonnes d'autres firmes sur le marché pour lesquelles c'est moins clair. (les "brokers?")
      Mais moi, cela me laisse à la fois rêveur et sceptique. Ces braves gens (si j'ai bien compris) vont choisir des fûts dans des distilleries (à côté de multiples autres activités) et les mettent en bouteille et les vendent sous leur label. Quelle est la valeur ajoutée, et quelles sont les garanties de continuité qualitative? Bon vous allez me dire que chez Murray MacDavid, ce n'est pas tellemetn différent, mais là il s'agit de leur "core business". Leur survie dépend de la qualité de leurs choix. Tandis que pour des marchands de vin, le whisky n'est qu'une de leurs branches d'activité. Et s'ils se cassent la figure avec le whiky, il leur restera le vin, la tequilla, la vodka et évidemment les vins du monde entier.
      Quand je compare cette démarche à celle par exemple d'un Douglas Laing, j'ai du mal à trouver la valeur ajoutée (si ce n'est des bons choix de fûts), tandis que les Laing font bien souvent la démarche inverse. Ils choisissent un bon fût, et ensuite le font remplir par la distillerie de leur choix.
Quel marché à terme, et comment allons-nous encore pouvoir nous y retrouver à la longue dans ce marché en constante évolution. Ou avons-nous affaire à une "bulle" comme pour le e-commerce au début du millénaire?
Restera-t-il du whisky pour tout le monde, (je veux dire pour les indis) puisque la tendance semble virer à une politique plus "protectionniste" et une offre plus variée de la part des distilleries elles-mêmes...
Si quelqu'un peut éclairer ma lanterne...
Peut-être qu'un recensement et des notes de dégustation d'un maximum d'indépendants pourrati nous être très utile ici...

Bravo à tous ceux qui auront réussi à me suivre jusqu'ici dans la lecture de ce nouveau post-marathon....
laphroaig c moi
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Message non lu par laphroaig c moi »

Très intéressant JM. Ca fait dix minutes que j'essaie de rédiger une réponse à ton post mais il y a trop de choses dedans et à vrai dire je n'arrive pas bien à situer ce qui te dérange vraiment. Les brokers n'ont rien à voir avec les marchands de vin et Berry Bros & Rudd est quand même dans la place depuis un bail (la société existe depuis le XVIIIè siècle). Donc OK pour les brokers mais le reste ? Quant au "rationnement" éventuel des indépendants, ben espérons que les meilleurs resteront, ceci dit je ne vois pas comment les "gros" comme SV, G&M, Cadenhead's et autres pourraient être menacés... surtout s'ils confortent leur place avec une relation privilégiée ou la propriété d'une distillerie. Tu as l'air aussi un peu interloqué par le nombre des indépendants : en un sens je comprends ton embêtement puisque tu vises à avoir une collection la plus complète possible, et tu dois être en train de te demander quels embouteilleurs devraient y figurer pour qu'elle soit une collection digne de ce nom. Mais mis à part ce point précis, en quoi le nombre important d'embouteilleurs est-il un problème ?

Moi non plus je n'ai pas les réponses à tout ça, mais si tu pouvais clarifier un peu ce qui te chiffonne...
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jmputz
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Message non lu par jmputz »

En soi, je n'ai pas vraiment de problème, et ca ne me dérange pas qu'il y ait des tonnes d'embouteilleurs / brokers et autres intervenants sur le marché du whisky.
C'est vrai que mon message est un peu long, mais c'est le genre de folies qui me prend régulièrement lorsque j'ai dormi plus que d'habitude. Et comme on est samedi aujourd'hui...
La seule chose que je voulais faire, c'est d'une part relancer le débat sur les indépendants qui me tient à coeur, mais aussi d'inciter les membres du forum à se pencher peut-être un peu davantage sur les indépendants pour permettre aus autres de faire de bons choix.
Je prends un autre exemple. Je possède deux Bladnoch de James Mac Arthur que je trouve simplement excécrables. Tellement médiocres que je n'ai même pas ajouté James Mac Arthur dans la liste des embouteilleurs. Ceci certainement à tort, parce que si je regarde les notes de Serge sur d'autres embouteillages du même bonhomme, je vois entres autres un Benrinnes à 82 points (moi j'ai donné des 13 en moyenne si je me souviens bien à mes Bladnoch), un Bruichladdich (mais là le lien est mort, Serge -280205...), un Bunnahabhain qui s'en tire avec 87, (c'est vrai que le suivant fait 78 ), un Dailuaine à 87 également, etc...
Il semble donc qu'il y ait de bonnes choses chez ce James... Par contre pas mal d'autres bouteilles semblent avoir fini dans le crachoir à blend...
En gros, le problème est avec les indépendants moins connus (même si les Berry bros sont des marchands de vin mondialement reconnus et établis à Londres depuis 3 siècles, moi je ne les connaissais pas en tant qu'embouteilleur de whisky). Et je pense que si je moi je ne les connais pas, il y a pas mal d'autres visiteurs de ce forum qui n'en ont jamais entendu parler.
Donc, je suis très heureux que nos amis belges aient indirectement relancé ce débat en décrivant des bouteilles des ces deux embouteilleurs (et il y en a probablement encore des foules d'autres), parce que franchement si j'en avais trouvé une bouteille par exemple dans un aéroport, j'aurais été totalement incapable de la situer au point de vue qualité.
Maintenant, ce serait aussi intéressant de décortiquer un peu les circuits de distribution. Si ces embouteilleurs avaient été en vente chez mon caviste, il y a fort à parier que je les aurais connus. Toujours aussi un peu la relation de confiance avec un spécialiste. Mais dans un magasin huppé à Londres.... Je sais pas si j'aurais fait tellement confiance.
Et ceci relance aussi indirectement le débat sur les cavistes.
Bon, après les déconnades vendrediesque, voici les considérations philosophiques samediesques. Ca ne s'arrange pas. Vivement les vacances... dans les brumes des Highlands.
laphroaig c moi
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Message non lu par laphroaig c moi »

A ce moment là, s'il s'agit surtout de pouvoir trier facilement entre embouteilleurs indépendants au niveau qualité, on pourrait :
- rappeler aux nouveaux venus (et aux anciens qui n'ont pas franchi le pas) qu'il est possible d'envoyer ses notes de dégustation sur le site. Plus il y a de notes de dégustation, plus il y a d'information.
- copier un peu ce qui se fait sur le site de Serge, à savoir un classement des embouteilleurs préférés des malt maniacs à partir des notes attribuées, mais en prenant cette fois-ci les notes du site whisky et distilleries (en signalant bien le caractère un peu aléatoire de ce genre d'opérations, qui permettent quand même de se faire une idée assez grossière. Par exemple chez les MM, Signatory est pas super bien classé mais avec le nombre de bouteilles dégustées c'est peut-être aussi bien qu'un Murray McDavid mieux classé et avec moins de bouteilles. Par contre quand je vois que la SMWS est bien mieux classé que Dun Bheagan, c'est peut-être une info pertinente). D'ailleurs ça pourrait être intéressant de comparer à terme les deux classements.

Bien sûr c'est du boulot pour toi...
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Serge
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Message non lu par Serge »

Juste quelques commentaires en vitesse :
- Berry Bros faisiat déjà des embouteillages de whisky au début du siècle dernier ! Mais il est vrai qu'ils se sont calmés avant de se relancer récemment, grâce Doug McIvor qui est un type super (c'est le patron de cette activité). Ils ont un beau stock de très vieux Speyside.
- Merci pour le lien cassé JM - je corrigerai
- Les IB ont des marchés de prédilection. Certains sont forts en Allemagne, d'autre aux USA etc. Normal qu'on les connaisse peu en France ou Hollande. Mais ils ne connaissent pas Jean Boyer au UK ;-)
- Le classement des IB chez MM va être réactualisé bientôt. Il n'est pas à prendre à la lettre. Signatory n'a pas une note très élevée mais il diffuse aussi des jeunes strathmill à 25 euros. Ce n'est pas le cas d'autres bottlers, qui se spécialisent dans les vieux fûts, beaucoup plus chers. Le rapport qualit-prix est important aussi - si on en tenait compte, le "classement" de Signatory serait bien plus haut, j'en suis sûr.
WhiskyWalker
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Message non lu par WhiskyWalker »

Mazette JM, quand tu fais la grasse matinée, tes post sont toujours aussi ouverts à la discussion? :lol:

Moi je pense qu'il est très difficile de "classer" de façon quelque peu absolue tel ou tel négociant...Voire même telle ou telle distillerie en bottling officiel... :roll:

Une des particularités du whisky étant d'offrir d'immenses surprises au détour d'un fût, d'un vatting ou d'une année particulièrement intéressante....et cela vaut même pour des distilleries qui ne sont pas connues pour "casser des briques" d'habitudes...L'inverse étant également vrai (des distilleries de grande réputation qui pondent des malts tout à fait quelconques...).

Bon d'accord si on possède des données brutes à grande échelle comme nos amis les MM ( ce qui ne coure tout de même pas les rues...il faut l'admettre), on peut dégager des tendances...Mais la statistique reste d'une utilité fort mesurée lorsque l'amateur se retrouve face à une bouteille dont il n'a jamais dégusté le contenu ( et c'est encore pire si on ne dispose même pas d'une cht'ite référence d'ici où de là.... :wink: ).

Il en va de même pour le négoce indépendant : Ok, signatory, globalement fais de bonnes choses, tout comme cleui-ci ou celui-là...les G&M à 40° sont souvent un peu faiblards en finale, Douglas Laing est capable du pire comme du meilleur, Dewar Rattray a un range élégant...pour le moment...

Tout cela me semble très "mouvant"...Mais est-ce réellement un problème? Pour ma part, c'est ça "Le Fun" comme diraient nos amis québéqwès! C'est le sel de la recherche incessante des jolis Malts...We're seekers of the Gold....Ne sommes-nous pas? :wink:
laphroaig c moi
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Message non lu par laphroaig c moi »

Serge a écrit :Le classement des IB chez MM va être réactualisé bientôt. Il n'est pas à prendre à la lettre. Signatory n'a pas une note très élevée mais il diffuse aussi des jeunes strathmill à 25 euros. Ce n'est pas le cas d'autres bottlers, qui se spécialisent dans les vieux fûts, beaucoup plus chers. Le rapport qualit-prix est important aussi - si on en tenait compte, le "classement" de Signatory serait bien plus haut, j'en suis sûr.
Oui d'accord avec toi, c'est un peu ce que je voulais dire, mais ça permet de se faire une idée grossière (dis-donc Strathmill chez toi c'est une idée fixe, LE symbole du single malt pas dégueu mais sans intérêt... :wink: ). Suffit quand on fait un classement de signaler les précautions d'utilisation. Ceci dit WW c'est vrai qu'il faut avoir amassé pas mal de données.
lexus
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Message non lu par lexus »

Pour ma part , cela ne me dérange pas qu'il y ait plétore d'embouteilleurs.

De toute façon, en général , au bout d'un moment , les amateurs savent qui fait quoi et comment, qui est fort dans tels ranges , etc... les meilleurs finissent souvent par émerger.

C'est aussi le charme de pouvoir découvrir des choses nouvelles qui ne sont dispos partout en Europe.
Slainthe math
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Serge
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Message non lu par Serge »

laphroaig c moi a écrit :mais ça permet de se faire une idée grossière (dis-donc Strathmill chez toi c'est une idée fixe, LE symbole du single malt pas dégueu mais sans intérêt... :wink: ).
Oui, Strathmill est le symbole pour moi de la distillerie 'moyenne' à de rares exceptions. Je pourrais aussi dire Allt-A-Bhainne mais c'est plus difficile et long à orthographier. Je n'ai rien contre ces distilleries, naturellement... Mais elles ne sont pas Macallan, Springbank ou Ardbeg...
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jmputz
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Message non lu par jmputz »

Bon, je crois que je vais devoir mettre mes cartes sur la table...
Le message concernant les embouteilleurs était surtout destiné à relancer le débat.
Sur ce forum, tout comme sur tous les autres forums du web, il y a autant d'approches que de membres.
Certains aiment faire connaître les belles bouteilles qu'ils ont bues, d'autres aiment se rencontrer et boire un coup ensemble, d'autres encore ont une grande connaissance du marché ou du processus de fabrication et aiment en faire profiter (dans la mesure où leur secret professionnel ne le leur interdit pas) les autres, etc...
Et personnellement je pense avoir un rôle un peu complémentaire à tous ceux que j'ai cités: je dois en tant qu'administrateur du forum essayer d'animer les débats, relancer de nouveaux sujets. Je pense donc non seulement à l'intérêt et la convivialité des membres actuels de ce forum, mais je dois également me soucier de tous ceux (de moins en moins nombreux... :lol: :roll :roll: ) qui ne participent pas encore. Il reste beaucoup de visiteurs "non inscrits" qui nous lisent. Il reste même beaucoup de "non visiteurs" "non inscrits" qui vont finir par tomber sur des sujets qui nous intéressent par Google ou Yahoo.
C'est un peu mon côté missionnaire qui refait surface.
Et parfois le sujet entraîne de grands débats et parfois il tombe un peu à plat.
Et ce dernier semble être tombé un peu à plat.
Ceci dit, Laphroaig a suggéré d'envoyer des notes de dégustation à publier sur le site (qui est malgré tout lu par plus de gens que la partie forum). Ce qui pourrait aider à faire connaître certains embouteilleurs moins connus au plus grand nombre.
Alors si ce post (auquel je me suis bien appliqué...) aura au moins servi à cela, je pourrai dire qeu je n'ai pas fait la grasse matinée pour rien...
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Serge
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Message non lu par Serge »

Bon JM, afin que tu ne te sois pas décarcassé pour rien avec ta question, voici mon avis (juste un avis - et je n'ai pas de boule de cristal moi non plus...)
- Dans ce que nous appelons tous des 'embouteilleurs indépendents', tous n'ont pas le même profil. Entre des maisons qui ont du stock (G&M, Cadenhead, Douglas Laing etc.) et qui sont même blenders, et ceux qui ne font que faire embouteiller des malts par ces derniers sous leur propre étiquette, il y a une sacrée différence.
- Le marché va sans doute devenir plus difficile pour certains, car certains malts (les plus réputés en général) vont être de moins en moins disponibles car 'sécurisés' par les distilleries. Mais les plus gros 'indies' achètent leurs propres distilleries.
- Oui la plupart des distilleries lancent, et vont lancer des versions multiples et ainsi récupérer une partie du marché traditionnel des indépendants.
- Des indépendants, il y en a de nouveaux chaque année, mais aussi quelques-uns qui plient bagage pour diverses raisons.
- N'oubliont pas les clubs qui, de plus en plus, lancent leurs propres versions.
- En gros, comme le marché est haut, sans doute certains nouveaux peuvent être attirés par des 'quick bucks'. Il n'est pas trop difficile de se faire faire un embouteillage à sa propre marque, pour peu que l'on ne cherche pas un malt vieux, rare et cher (d'où la profusion de jeunes Caol Ila, Mortlach etc. à la qualité variable)
- La clé est l'accès à un marché. C'est pour cela que les nouveaux sur le marché, souvent spécialisés par pays (mais le Web les fait parfois 'apparaître' ailleurs) s'appuient en général sur un réseau de distribution ou une force de vente existante (dans le vin, les spiritueux...)
- Beaucoup de ces nouveaux venus n'investissent donc pas réellement. Ils achètent des malts, les font embouteiller (ou achètent même des malts déjà embouteillés mais pas étiquetés) et les mettent sur le marché par leur réseau existant. Si le marché se replie, ils arrêteront et basta. Ce n'est souvent que du complément, histoire de mieux 'ammortir' un réseau commercial.
- A mentionner une nouvelle 'race' d'indépendants qui cherchent à imposer leur propre marque en se dédouannant de l'accès à tel ou tel malt. Ils lancent donc des 'vattings' ou même des singles dont les distilleries d'origine sont souvent cachées (Compass Box, Easy Drinking de Robbo etc Cie etc.) En travaillant bien et en soignant les assemblages, les habillages et le marketing, ils peuvent réussir (cf Compass Box qui fait des choses super). Sans oublier Celtique Connexion qui a trouvé sa propre voie en pratiquant des affinages particuliers en Bretagne (il y en a de très très bons), ou Michel Couvreur, qui a été assez pionnier dans le fait de masquer les distilleries d'origine.

Bon, je ne sais pas si j'ai répondu à ta question, JM... quelle était-elle, déjà??? ;-)
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jmputz
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Bon, je ne sais pas si j'ai répondu à ta question, JM... quelle était-elle, déjà??? :wink:
Qu'importe la question, quand la réponse est bonne...
Voilà des considérations générales qui font fraiment avancer le schmilblik...
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antoine
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Message non lu par antoine »

Pour ma maigre participation, merci de ces avis forts interessant et tout comme lexus, je ne suis pas contre tous ces embouteilleurs, tant que et merci, chaque personne donne son avis et face découvrir les "exclusivités" des pays..( merci à nos amis belges depuis qu'ils sont sur le forum ).

Les autres aussi bien sur, j'ai beaucoup avancé, mais il est vrai que depuis lexus et whiskywalker j'ai plein d'autre nom et appréciations à me mettre sous la dent.
Avec sans oublier, notre maniac..

Je parlais des embouteilleurs indépendants, hein, je n'ai pas dis que ce qu'écrivent les autres ne m'interesse pas, hein, pas d'équivoque..

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Stephane
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Message non lu par Stephane »

Un sujet que je me souviens avoir moi même lancé il y a qqes temps ;)

Moi j'ai un avis un peu différent des autres, en ce sens que je trouve que trop d'embouteilleurs, de gammes, etc... peut plus nuire au single malt que l'aider.

prenons divers exemples :

1) l'amateur novice à budget limité (on en parle plus bcp de celui là, mais pourtant dieu sait qu'il existe bel et bien ! :)

il va d'abord acheter qqes bouteilles à petits prix en GMS, puis il va tenter qqes cavistes.
Et là, exit les OB, il va tomber sur X négociants/embouteilleurs indépendants...
bien sûr il va se jeter à l'eau.
Mais là s'il tombe sur un Mac Kullick ou autre qu'il n'aime pas du tout, il y a des chances pour qu'il tire un trait à la fois sur l'embouteilleur et sur la distillerie.
Alors que l'embouteilleur peut produire d'autres choses meilleures, et que les OB de la distillerie sont peut-être très bons.

2) l'amateur "moyen", à budget limité lui aussi, mais dont la passion le fait souvent exploser -catégorie dans laquelle je me place ! :/

J'ai dû déguster à ce jour environ 200 bouteilles/échantillons différents.
J'ai bien sûr comme tout amateur passionné envie d'aller toujours plus loin, seulement voilà:
chaque distillerie ou presque est désormais représentée non seulement par X embouteillages officielles, eux même de + en + déclinés en versions spéciales limités de toutes sortes.
Mais aussi par X négociants/embouteilleurs indépendants, qui eux aussi déclinent leurs nombreuses versions single casks, bdf, affinages, etc...
Je commence à mieux connaître certains d'entre eux, comme Signatory... mais paradoxalement je ne suis pas si sûr de les connaître de mieux en mieux.
en effet comment penser cela alors que d'une bouteille à l'autre, les impressions ne sont pas les mêmes ?
certaines sont très bonnes, d'autres pas mal, mais d'autre aussi pas terribles du tout !


alors comment faire ?
comment savoir alors qu'une immense opacité entoure la moitié ou plus de ces embouteilleurs et de leurs différentes gammes ?
comment choisir avec les X versions proposés, dont certaines semblent si proches qu'on ne voit pas la nécessité d'en faire plusieurs ?

cette impression de flou artistique le plus total, je l'ai encore plus ressentie en allant chez Benito (Andorre) ce weekend.
Une boutique somme toute pas très grande, mais remplie à ras bord de centaines de bouteilles et d'échantillons de single malts !
Signatory, G&MP, Cooper, Black adder, Ian Mc Leod, et je ne sais combien d'autres négociants/embouteilleurs se livrent bataille côte à côte des OB !
j'ai plusieurs fois ressenti une impression de désemparement complet face à tout ce choix... et heureusement que j'avais fait ma petite liste auparavant !

3) pour finir l'amateur "quasi professionnel", souvent collectionneur aussi, et qui dispose en principe d'un budget whisky important, ou se débrouille comme il peut (échange de dizaines d'échantillons, etc...) pour satisfaire au mieux son envie dévorante de goûter toujours mieux et plus haut.

c'est sûr que lui doit être content de tout ce choix... mais n'est-il pas un peu "largué" lui-même devant tant d'embouteillages ?
certains sublimes et d'autres complètement ratés, alors qu'il peut s'agit de la même distillerie source avec un compte d'âge similaire ?

Je ne dis pas qu'il ne faudrait qu'une poignée d'embouteilleurs/négociants, mais ce que je pense c'est que :

- d'une part il me semble quand même qu'il y en a un peu trop, qui font dans le "tout va"
leur politique, et même leur identité n'est pas claire
la plupart proposent des gammes similaires
les prix peuvent varier du simple au double pour des choses très proches

il n'y en a que certains, comme Cadenhead, qui se limitent à un type de bouteilles précis (bdf).
La plupart des autres proposent de tout : des distilleries ouvertes ou fermées, des whiskies âgés ou pas trop, des 40°, des unchill, des bdf, des bourbons, des sherries, des finitions...

alors étant donné que la plupart des gens n'ont pas les moyens (le temps non plus d'ailleurs) de goûter toutes les versions de Caol Ila d'une dizaine d'années existant actuellement sur le marché (il doit y en aovir pléthore !), comment choisir ?????

Moi je rêve d'embouteilleurs/négociants clairement identifiés, qui proposent une ou plusieurs gammes précises, bonnes, avec une différence bien marquée avec les autres.
par ex. un spécialiste des finitions, un spécialiste des distilleries fermées ou en sommeil, un spécialiste des unchillfiltered, un autre des bdf, etc...

alors qu'actuellement tout le monde essaye de gagner des parts de marché dans tous les domaines, et du coup chacun propose un peu de tout et n'importe quoi.
et ne parlons pas de leur politique de fûts, la plupart du temps complètement obscure, avec les meilleures comme les pires choses je crois.

bref, un peu plus de lumière, de qualité homogène, de spécialisation la dedans apporterait de bonnes choses pour ma part.

ben voilà le débat un peu relancé non ? ;)

Steph
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Message non lu par laphroaig c moi »

Stephane a écrit :Mais là s'il tombe sur un Mac Kullick ou autre qu'il n'aime pas du tout, il y a des chances pour qu'il tire un trait à la fois sur l'embouteilleur et sur la distillerie.
Alors que l'embouteilleur peut produire d'autres choses meilleures, et que les OB de la distillerie sont peut-être très bons.
Tant pis pour lui. On ne peut pas non plus être curieux à la place des gens.
Stephane a écrit :Je commence à mieux connaître certains d'entre eux, comme Signatory... mais paradoxalement je ne suis pas si sûr de les connaître de mieux en mieux.
en effet comment penser cela alors que d'une bouteille à l'autre, les impressions ne sont pas les mêmes ?
certaines sont très bonnes, d'autres pas mal, mais d'autre aussi pas terribles du tout !


alors comment faire ?
comment savoir alors qu'une immense opacité entoure la moitié ou plus de ces embouteilleurs et de leurs différentes gammes ?
comment choisir avec les X versions proposés, dont certaines semblent si proches qu'on ne voit pas la nécessité d'en faire plusieurs ?

cette impression de flou artistique le plus total, je l'ai encore plus ressentie en allant chez Benito (Andorre) ce weekend.
Une boutique somme toute pas très grande, mais remplie à ras bord de centaines de bouteilles et d'échantillons de single malts !
Signatory, G&MP, Cooper, Black adder, Ian Mc Leod, et je ne sais combien d'autres négociants/embouteilleurs se livrent bataille côte à côte des OB !
j'ai plusieurs fois ressenti une impression de désemparement complet face à tout ce choix... et heureusement que j'avais fait ma petite liste auparavant !
Ca fait aussi partie du plaisir que de se planter un peu de temps en temps, on savoure eocnre mieux les réussites. Ceci dit une solution qui permet d'éviter trop de dommages collatéraux : un conseil de qualité. Et une relation de confiance avec un caviste. C'est vrai que le choix est parfois cornélien : dois-je vraiment payer plus cher en allant à la Madeleine plutôt qu'en Andorre ? Pour ma part je suis très satisfait de la qualité du conseil à la Madeleine.
Stephane a écrit :Je ne dis pas qu'il ne faudrait qu'une poignée d'embouteilleurs/négociants, mais ce que je pense c'est que :

- d'une part il me semble quand même qu'il y en a un peu trop, qui font dans le "tout va"
leur politique, et même leur identité n'est pas claire
la plupart proposent des gammes similaires
les prix peuvent varier du simple au double pour des choses très proches

il n'y en a que certains, comme Cadenhead, qui se limitent à un type de bouteilles précis (bdf).
La plupart des autres proposent de tout : des distilleries ouvertes ou fermées, des whiskies âgés ou pas trop, des 40°, des unchill, des bdf, des bourbons, des sherries, des finitions...

alors étant donné que la plupart des gens n'ont pas les moyens (le temps non plus d'ailleurs) de goûter toutes les versions de Caol Ila d'une dizaine d'années existant actuellement sur le marché (il doit y en aovir pléthore !), comment choisir ?????

Moi je rêve d'embouteilleurs/négociants clairement identifiés, qui proposent une ou plusieurs gammes précises, bonnes, avec une différence bien marquée avec les autres.
par ex. un spécialiste des finitions, un spécialiste des distilleries fermées ou en sommeil, un spécialiste des unchillfiltered, un autre des bdf, etc...

alors qu'actuellement tout le monde essaye de gagner des parts de marché dans tous les domaines, et du coup chacun propose un peu de tout et n'importe quoi.
Je trouve ton "marché du whisky idéal" un peu trop carré. Je préfère au contrzaire qu'ils se concurrencent ! Il y a un ou deux ans, j'étais un peu hanté par la volonté de vouloir "tout connaître/goûter". Plus ça va et plus je me rends compte que c'est impossible. Mais c'est justement pour moi ce qui fait le charme du whisky : il y a toujours quelque chose à découvrir.
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