Merci Mars pour les renseignements. J'ai pas encore le réflexe d'aller chercher là ou il faut. Par contre, je trouve le 88 de WB assez large. Je ne met pas de notes à mes dégustations mais un 82 m'aurait semblé plus adéquat.
Ce n'est pas whiskybase qui met les points, ce sont les membres! (en l'occurrence, moi et quelqu'un d'autre). Je lui ai mis 88 points parce que j'ai beaucoup aimé le nez. La finale et la bouche avaient un petit coté benriach 1976(léger, hein). La balance était pas mal aussi. Point négatif : je le trouve moins bien avec de l'eau. Devient plus agressif(piment) et plus fumé(cela étant, on peut aimer).
dede a écrit :Quand j'étais petit, la biberine, y'en avait (enfin d'après mon grand-père...) dans des espèces de pailles fermées des deux côtés, tu ouvrais et tu avais une espèce de poudre jaunatre très sucrée et acide. Y'en avait aussi dans des capsules en azyme qui fondaient dans la bouche.
Oui, c'est bien ça ! J'adorais ce truc quand j'étais minot. Par contre, je ne retrouve pas ce goût dans le Red Bull, boisson que j'apprécie d'ailleurs assez peu.
La Red Bull, c'est le Lasso Haribo, que ça sent ; vous savez, ces grands lacets rouges au goût bizarre. Pas désagréable, mais bizarre.
Miltonduff - 1999/2008 - Jean Boyer - Gifted Stills - 43%
Robe vin blanc.
Nez doux, léger, frais. Fruits jaune, abricots. Un peu mielleux. Devient épicé, patissier.
La bouche suit bien le nez. Attaque un peu agressive.
Finale assez courte, maltée.
Joli nez. Bien homogène. 80/100
Craigellachie - 1999/2008 - Jean Boyer - Gifted Stills - 43% Robe vin blanc.
Le nez est doux. Patissier, fruité. Pas très expressif.
Bouche douce, patissière, fruitée.
Finale moyenne.
Un whisky léger. Manque de compléxité. Pas mon type. 80/100
J'ai adoré le Miltonduff et raflé la fin du stock de chez régis pour des copains. Encore trouvé personne qui ne l'aime pas.
Le Craigellachie m'avait fait bonne impression au WITC3 mais le sample mystère d'Alouis pour Korova ne m'a pas plu du tout, légèrement tourbé et mauvais sherry comme je n'aime pas. Anthony, tu as regoûté récemment ta bouteille ? Elle semblait bizarre en sample.
Petit face to face entre Kilchoman Inaugural Release 46° et Glann Ar Mor Kornog 46°
Au nez:
le Kilchoman fait preuve de l'appétence classique d'un jeune Islay: tourbé, marin, salin, iodé, végétal, léger viandé, avec un plus de jolies notes boisées vanillées gourmandes.
Le Kornog est assez étrange, le tourbé est plus discret, le marin quasi inexistant, par contre il fait preuve de notes fruitées plus originales et complexes (agrumes, ananas roti...), des notes organiques, levures ?
En bouche:
les deux sont bien calqués sur le nez.
Le Kilchoman est tourbé, salin, épicé, avec un beau boisé vanillé et une finale délicieuse sur des notes d'agrumes (orange cristallisées). Très bel équilibre.
Le Kornog joue cette fois plus dans le tourbé épicé/salin lui aussi, avec toujours ces notes fruitées originales et un peu surprenantes, par contre je le trouve un peu moins équilibré, avec notamment un petit côté picotant légèrement astringent.
Au final, au début je préférais légèrement le Kilchoman, puis en prenant le temps, le Kornog s'assouplit et s'ouvre un peu plus en faisant un whisky un peu plus complexe.
Je regrette toutefois de ne pas y trouver une sorte de "typicité bretonne" qui l'aurait rendu encore plus attrayant et intéressant.
Je leur donnerais environ 85/100 à chacun. Peut être un léger avantage au Kilchoman pour son prix un peu moins élevé, dommage que les whiskies Glann Ar Mor soient si chers alors qu'ils sont encore si jeunes... J'espère qu'ils ne vendront pas leur 10 ans d'âge 100 euros!
Kilchoman Inaugural release vs. Kilchoman Automn release
Les deux whiskys sont 3 yo et à 46 %. L’Inaugural release a eu un finish de six mois dans des fûts de sherry, l’Automn release a passé trois mois dans des fûts de sherry.
Certaines différences avec les impressions de Stephane sur l'Inaugural release mais j'ai fait exprès de ne pas lire ses notes avant de faire ma dégustation.
Aspect:
Inaugural release (IR): Riesling, fines jambes qui s’écoulent vite
Automn release (AR): or rougeâtre, fines jambes qui s’écoulent assez vite
Nez:
IR: légèrement à moyennement intense, alcool assez bien incorporé, tourbe, fumée, air marin (sel, algues), fruits jaunes, grosse note végétale sur le Topinambur, les six mois de finish dans des fûts de sherry ne se font pas remarquer
AR: légèrement à moyennement intense, alcool assez bien incorporé, tourbe, fumée, air marin (plus que IR), fruits jaunes, petite note végétale sur le Topinambur, légère note fermière (paille avec lisier), touche aigre-douce (surtout douce) genre sherry oloroso, plus équilibré que le IR (semble moins jeune) je présume que c’est l’impact des fûts de sherry bien plus actifs
Bouche:
IR: attaque douce, mêmes arômes qu’au nez avec le Topinambur moins présent, au début plus sur les fruits jaunes et la fraicheur marine, à la fin plus sur la tourbe, alcool bien intégré
AR: attaque un peu plus vive que le IR, au début agrumes (citron vert), légère amertume (tourbe fraiche), poivre doux (alcool présent mais pas dérangeant), en fin de bouche la tourbe / fumé prends le dessus
Finale:
IR: courte à moyenne, surtout sur la tourbe sèche
AR: courte à moyenne, surtout sur la tourbe sèche, bouche un peu collante
Avec 2 gouttes d’eau:
IR: au nez le Topinabur est nettement moins dominant et laisse place aux notes de fruits jaunes, la bouche perd un peu en intensité et la finale devient plus courte, pour le nez l’eau est bénéfique
AR: au nez assez agressif au début, après aération revient sur les mêmes aromes mais perd en intensité, en bouche plus d’amertume et moins de poivre (perd en caractère), finale plus courte, l’eau ne lui fait pas de bien sur toute la ligne
Note:
IR: 83/100
AR: 85/100
Conclusion:
Deux expressions plaisantes et prometteuses de cette jeune distillerie. La tourbe est bien présente mais laisse de la place à d’autres arômes. L’Automn release me plait mieux, surtout dû à l’impact des fûts de sherry bien actifs.
Salutations,
Savoureur
Hier j'ai dégusté et apprécié (Cf. ce soir c'était) le bunna Gifted still réduit à 43% J.Boyer. Ce soir je décide de le confronter à son frère jumeau le bunna.Moine Witc 3 version bdf à 62,1% grâce aux commentaires de J.Michel qui m'ont donnés l'irrésistible envie de le déguster(Merci également ,J.Michel, pour ton explication "féerique" du gifted still.)
Donc 2 bunna. J Boyer en face a face:
Au nez le "43" où les arômes discrètement fumés/tourbés et subtilement fruités(agrumes) semblent allégés par de la réglisse
Le "62,1" s'impose par une tourbefumée plus présente ,du poivre et bien sûr l'alcool mais sans agressivité et sait rester souple.
En bouche le"43" toujours dans la douceur avec une bonne "fusion" des saveurs annoncées par le nez.
Le "62,1" où s'associent la tourbe et la fumée bien présente , des épices ,du poivre ,du salé puis du végétal ,il me semble, mais que je n'arrive pas a discerner(violette ,muguet...?)
En conclusion 2 "dizygotes"(Cherchez pas dans le dico.ça veut simplement dire faux jumeaux!)aux caractères bien différents
Un 62,1% qui malgré son "voltage" n'empêche pas d'agréables saveurs de s'exprimer c'est la "puissance tranquille"!
et son frangin ou plutôt sa frangine je dirais,au regard de sa délicatesse ,qui montre certainement un exemple de réduction reussie.
D'un coté un 22y SMWS (85MM) de l'autre un 15y TWE (86MM 90SV beaucoup apprécié par Lexus)
Clynelish - 26.47 - 1984/2006 - 22y - SMWS - 57,6% Robe paille.
Nez en retrait. Peu expressif. Fruits jaune. Mielleux. Un peu alcoolheux. L'ajout d'eau le rend bien plus équilibré, les fruits, miel, cire ressortent plus.
En bouche on retrouve cette sensation d'alcool ainsi que des fruits jaunes, du miel et de la cire. L'eau la rend vraiment cireuse.
Finale brûlante, il faut de l'eau pour faire sortir les saveurs (cire et fruits).
Un Clynelish typique relativement bien réussi mais l'ajout d'eau est obligatoire (alcool mal intégré). 85/100
Clynelish - 1992/2007 - 15y - TWE - The whisky society - Bourbon barrel - 58,5%
Robe paille.
Le nez est fruité. Une vrai corbeille de fruits (pomme, poire, abricots, pêches, fruits exotiques...).
Bouche fruitée.
Finale assez courte sur les fruits.
Un whisky bien fruité. Un peu trop monolithique à mon gout. 86/100
Conclusion :
Le SMWS est bien typique de Clynelish mais vraiment trop alcoolheux. Pour une fois une réduction n'aurait pas fait de mal.
Concernant le TWE. Très sympathique mais je suis resté un peu sur ma faim. C'est bon, c'est fruité mais à part ça... Il faut que je le regoute prochainement (ces commentaires datent de 4-5j) car pour l'instant je n'ai pas été conquis et ne regrette pas de ne pas en avoir acheté une bouteille...
Cet après-midi, je me suis mis "au travail".
Devant moi, 3 verres. 3 Balblairs 1966. 2 G&M, et le fameux OB 38yo :
- Balblair 1966/2003 (40%, Gordon & MacPhail)
- Balblair 1966/2007 (40%, Gordon & MacPhail) - sample offert par Stéphane.
- Balblair 38yo 1966/2004 (44%, OB, 2nd fill Spanish Oak Sherry Casks, btl 1097/2400) - 50/50 avec Cosinus
Pour plus de simplicité, je les désignerai 66/03, 66/07, et 38yo.
Côté couleur, le plus prestigieux est aussi le plus sombre. Un bel or soutenu avec des reflets mordorés pour ce 38yo. Curieusement, le 66/07 (or pâle) est sensiblement plus pâle que le 66/03 (or brillant).
J'ai les 3 verres devant moi, et avant même de plonger mon verre dedans, ce qui me saisit, c'est la puissance aromatique de l'ensemble, le délice gourmand des effluves qui arrivent à moi. Un vrai régal fait de bougie à la cire d'abeille, de miel, de crèpe au sucre copieusement arrosé de jus de citron (beaucoup de sucre, puis on presse du citron dessus jusqu'à ce que tout le sucre soit entièrement imbibé), de bonbon PEZ, de Madère sec (Sercial), marqué par ce contraste entre la douceur vineuse du raisin surmaturé et l'acidité sèche et citronnée qui l'équilibre. De toute évidence, les arômes de ces trois là jouent la même partition et s'accordent à merveille.
En s'approchant un peu plus, le 66/07 s'avère être clairement le plus incisif. Le jus de citron, c'est surtout lui.
Quelque chose de médicinal, également, que je ne retrouve pas dans les deux autres. Et des notes presque animales.
Ses deux voisins présentent un profil plus arrondi, adouci par des arômes de caramel mou, de beurre manié au sucre, de prunes très mûres (mirabelles), voire de la barbe à papa dans le 66/03. Plus complexe et plus riche, le 38yo en remet une couche sur les (bons) extraits de bois : bibliothèque de mon grand-père, sciure chaude, shortbread... c'est un régal.
En bouche, les trois nous proposent un fruité intense et appétissant. Là encore, le 66/07 se montre le plus incisif (toujours ces agrumes), plus sur la douceur vive du pamplemousse rose que sur le citron, cette fois, et qui se prolonge sur une fine amertume agrumique qui accompagne une légère âcreté tourbée en finale. Egalement des notes florales délicates (violette ?).
Le 66/03 est certainement plus facile : plus de douceur et de velouté, du fruit plus mûr parfaitement intégré avec les épices douces "extraites" du bois, du caramel doux et du lait concentré sucré. Et quelque chose qui m'évoque les champignons chinois parfumés. L'ensemble est dangereusement facile à boire.
Quant au 38yo, voilà l'une des rares situations au cours desquelles je me suis retrouvé sincèrement persuadé que même en aveugle on ne pouvait pas ne pas constater que l'on changeait de division. Et voilà qui fait oublier tous les états d'âmes potentiels relatifs à son prix salement plus élevé. Non seulement il démarre sur un fruité plus intense encore (pruneau cuit, la compote d'abricot, la confiture de reine-claude), mais au bout de quelques secondes, il nous en remet une deuxième couche sans crier gare, sur le registre exotique, cette fois (grenade, maracuja). Bien sur, le caramel au beurre est toujours là, accompagné de la douceur acidulée d'un Faro. C'est plein de belles épices douces (muscade, cannelle), et on est vraiment désolé que ça se termine si vite tant c'est bon. L'une de ces bouteilles dont on se dit "Si je m'en trouve une, je me la garde pour moi tout seul !". Et je ne peux en être que plus reconnaissant à Cosinus d'avoir fait 50/50 sur celle-ci...
Pour lutter contre la neige, deux Caol Ila's des 80ies.
Caol Ila - 1979/2004 - 25y - Douglas Laing - Old malt cask - DL#1355 - 50%(MM86, SV90)
Robe paille/or.
Nez fin sur les fruits juteux (jaunes, exotiques, agrumiques). Marin. Légère tourbe, très fine. Très plaisant.
En bouche on retrouve les fruits, de la céréales. La tourbe fait son apparition. Tourbe assez sèche.
Finale assez longue tourbée.
Un whisky peu complexe. Assez fin. 88/100
Caol Ila - 1982/2009 - 27y - Adelphi - C#688 - 57,6%
Robe paille.
Le nez est fruité (jaune)(moins que le OMC). Tourbe en fond.
Bouche puissante. Attaque sur les fruits, ensuite vient la tourbe.
Finale douce, moyenne, sur la tourbe.
Un whisky puissant. Ensemble bien cohérent. Alcool bien intégré. 87/100
Deux Caol Ila, une préférence pour le OMC dont le nez fruitée est superbe.