Diageo, the maker of Guinness, Johnnie Walker and Smirnoff, is cutting 900 jobs as part of a major restructuring of its Scottish operations including the closure of a historic Glaswegian distillery.
By Rupert Neate
Published: 12:10PM BST 01 Jul 2009
The world's biggest spirits group will close its Port Dundas distillery, which traces its history back to 1810, and a packaging plant in Kilmarnock, in an attempt to cut annual costs by about £40m a year by 2012.
The company said most of the job cuts will come from the consolidation of its three Scottish packaging facilities into one plant in Fife, at which it will create 400 new jobs. The company will also cut some jobs from its warehousing operations, which will be outsourced. The restructure will cost the company about £120m.
In May, Diageo said sales in the first three months of the year dropped 7pc and it had dropped its inventory by a million cases to meet falling demand.
Bryan Donaghey, managing director of Diageo Scotland, said: "These decisions have been extremely difficult to take. We have only reached them after an exhaustive review of all the possible alternatives.
"I am sorry for the impact this announcement will have on our employees and their families in Kilmarnock and Glasgow and the difficulty this will cause in Kilmarnock, where we are a major employer.
"We believe the plans announced today will help secure the sustainability of our business in Scotland."
The restructuring comes on top of previously announced restructuring plan decided to save the company £100m a year. Diageo said it has stepped up the cost-saving plan to save it £120m a year by a complete overhaul of the whole business. The overall restructuring plan will cost £200m this year and £210 in 2010.
The company said it is also reviewing its operations in Ireland, including all three of its breweries. Last year the company mooted plans to sell part of the Guinness brewery site at St James's Gate in Dublin in favour of building a new brewery on the outskirts of the city, but the ideas was put on hold due to the collapse in property prices.
http://www.telegraph.co.uk/finance/news ... -jobs.html
Diageo cuts 900 Scottish jobs
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Diageo cuts 900 Scottish jobs
Mes excuses si le sujet a déjà été abordé.
Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
L'argent, toujours l'argent. Mais sinon ? C'est un débat qui traîne depuis des siècles mais aucune réponse viable n'a pour le moment été trouvée et essayée.
Dès que l'homme n'est plus la raison d'être de l'entreprise, on assiste à ce genre de choses. Vaste sujet.
Dès que l'homme n'est plus la raison d'être de l'entreprise, on assiste à ce genre de choses. Vaste sujet.
Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Cela fait un moment que l'homme n'est plus la raison d'être des entreprises d'une certaine taille...
Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Ben oui. C'est vrai que tout semble aller de mal en pis de ce côté là aussi.dede a écrit :Cela fait un moment que l'homme n'est plus la raison d'être des entreprises d'une certaine taille...
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canis lupus
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Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Faut arrêter de stigmatiser, voir diaboliser, les "grandes entreprises". J'ai bossé dans de toutes petites boites de quelques dizaines de personnes comme dans de grands groupes internationaux de plusieurs centaines de milliers d'employés. J'ai vécu de bon et de mauvais moment dans les deux cas. Mais le pire du pire, ça a été dans les petites boites, dont la petite taille permet de ne pas avoir de présence syndicale, et alors là ...
Après, à partir de quand peut-on parler de grande entreprise ? Est-ce selon le nombre d'employés, le nombre de filiales, le réseau commercial, la quantité de produits écoulés, l'internationalité, le chiffre d'affaire, ... ?
Diageo fait peut-être figure de géant par rapport à Jean Boyer, mais comparé à Microsoft, à Total, à Mital, à Toyota, ... ?
Quand à l'homme, il est au contraire toujours au cœur des préoccupations des entreprises. Pourquoi délocalisent-on, sinon principalement selon le coup de l'homme ? De même, avec les capacités technologiques actuelles, pourquoi utilisent-on toujours autant d'hommes ? Parce que l'homme reste toujours plus précis et plus adaptable que la machine, et dans bien des cas, plus rentable.
Maintenant, si l'homme n'est pas négligé, c'est par contre sa dimension d'être humain, d'individu qui est de plus en plus noyée. Mais ce n'est pas une spécificité des grandes entreprises, c'est le cas de chaque multitude, les états en tête. C'est (en apparence du moins) plus facile de gérer des groupes, des moyennes, des tendances.
Quand à l'apparente dimension humaine de certaines entreprises, je pense que beaucoup sont leurrés par une bonne dose de paternalisme.
Après, à partir de quand peut-on parler de grande entreprise ? Est-ce selon le nombre d'employés, le nombre de filiales, le réseau commercial, la quantité de produits écoulés, l'internationalité, le chiffre d'affaire, ... ?
Diageo fait peut-être figure de géant par rapport à Jean Boyer, mais comparé à Microsoft, à Total, à Mital, à Toyota, ... ?
Quand à l'homme, il est au contraire toujours au cœur des préoccupations des entreprises. Pourquoi délocalisent-on, sinon principalement selon le coup de l'homme ? De même, avec les capacités technologiques actuelles, pourquoi utilisent-on toujours autant d'hommes ? Parce que l'homme reste toujours plus précis et plus adaptable que la machine, et dans bien des cas, plus rentable.
Maintenant, si l'homme n'est pas négligé, c'est par contre sa dimension d'être humain, d'individu qui est de plus en plus noyée. Mais ce n'est pas une spécificité des grandes entreprises, c'est le cas de chaque multitude, les états en tête. C'est (en apparence du moins) plus facile de gérer des groupes, des moyennes, des tendances.
Quand à l'apparente dimension humaine de certaines entreprises, je pense que beaucoup sont leurrés par une bonne dose de paternalisme.
Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Excuse-moi, Canis, mais mettre le coût de l'homme au coeur de ses préoccupations, c'est-à-dire le coût de son travail, n'est pas mettre l'homme au coeur de ses préoccupations. Et l'exemple des délocalisations desservirait plutôt ton argumentation.
OK, tu reviens là-dessus après. Pour le reste, personne ici n'a affirmé qu'il s'agissait d'une spécificité des entreprises. Les Etats ne valent effectivement guère mieux. Mais, au hasard, l'exemple de Total en Birmanie me laisse dubitatif quant à la place de l'humain dans la boîte...canis lupus a écrit :Maintenant, si l'homme n'est pas négligé, c'est par contre sa dimension d'être humain, d'individu qui est de plus en plus noyée. Mais ce n'est pas une spécificité des grandes entreprises, c'est le cas de chaque multitude, les états en tête. C'est (en apparence du moins) plus facile de gérer des groupes, des moyennes, des tendances.
Dernière modification par dede le 12 sept. 2009, 14:49, modifié 1 fois.
L'humain chez Diageo
Il y a un an environ les silos à grain de la malterie de Porte Ellen s'est effondré , et comme il était très proches des habitations ça a été miraculeux qu'il n'y aie pas de victimes.
Diageo a décidé de reconstruire les silos exactement au même endroit.
Diageo est au whisky ce que Heineken est à la bière : fermetures de brasseries (Fischer dernièrement), plusieurs marques étant produites à partir d'une brasserie.
je prend les paris qu'ils retenteront le "coup" Cardhu d'ici 10 ans.
Diageo a décidé de reconstruire les silos exactement au même endroit.
Diageo est au whisky ce que Heineken est à la bière : fermetures de brasseries (Fischer dernièrement), plusieurs marques étant produites à partir d'une brasserie.
je prend les paris qu'ils retenteront le "coup" Cardhu d'ici 10 ans.
Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Ceci est sans rapport avec ce que j'ai écrit. Quand je parle de l'homme, ce n'est pas de son coût que l'on parle, mais de sa réalité dans tous ses aspects, qui dépassent beaucoup l'aspect économique.canis lupus a écrit :Quand à l'homme, il est au contraire toujours au cœur des préoccupations des entreprises. Pourquoi délocalisent-on, sinon principalement selon le coup de l'homme ? De même, avec les capacités technologiques actuelles, pourquoi utilisent-on toujours autant d'hommes ? Parce que l'homme reste toujours plus précis et plus adaptable que la machine, et dans bien des cas, plus rentable.
Disons oubliée, reléguée au second plan, au lieu d'être au centre. C'est ce que je voulais dire naturellement.c'est par contre sa dimension d'être humain, d'individu qui est de plus en plus noyée
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canis lupus
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Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Tout ce que j'essaie de dire, c'est qu'à notre époque, l'homme, l'être humain et l'individu sont des notions différentes, elles ne sont plus synonymes. L'individu n'est pris en compte que pour les plus hauts postes, ceux qui influent directement sur le devenir d'une entreprise. Son PDG en particulier. Son patron du design, son directeur du produit, ... ce genre de postes clés directement perceptibles du client. L'être humain n'est pris en compte que pour ces limites, sa zone de danger et de crackage, de saturation, de maladie, etc ..., mais par, par exemple, pour le réconfort ou le bien être.dede a écrit :Excuse-moi, Canis, mais mettre le coût de l'homme au coeur de ses préoccupations, c'est-à-dire le coût de son travail, n'est pas mettre l'homme au coeur de ses préoccupations. Et l'exemple des délocalisations desservirait plutôt ton argumentation.
OK, tu reviens là-dessus après. Pour le reste, personne ici n'a affirmé qu'il s'agissait d'une spécificité des entreprises. Les Etats ne valent effectivement guère mieux. Mais, au hasard, l'exemple de Total en Birmanie me laisse dubitatif quant à la place de l'humain dans la boîte...canis lupus a écrit :Maintenant, si l'homme n'est pas négligé, c'est par contre sa dimension d'être humain, d'individu qui est de plus en plus noyée. Mais ce n'est pas une spécificité des grandes entreprises, c'est le cas de chaque multitude, les états en tête. C'est (en apparence du moins) plus facile de gérer des groupes, des moyennes, des tendances.
Par contre, je maintiens que l'homme est au centre des préoccupations. Un argument parmi tant d'autres: dans les groupes, les différents sites de production sont classés par leur productivité. La productivité, c'est le nombre d'unités produites par homme. La machine, les investissement, n'interviennent pas dans ce calcul, ou du moins pas directement. La première chose sur laquelle on va intervenir, c'est la gestuelle, la pratique, l'organisation, l'ergonomie de l'homme. Ce n'est qu'une fois tous ces items explorés qu'on pensera à investir dans des machines, des installations pour améliorer les conditions de travail.
Idem pour l'automatisation à outrance des années 80. On en est largement revenu et la peur de voir l'homme remplacé par la machine n'a plus lieu d'être, au moins pour les prochaines décennies. Pour une raison bien simple, c'est que l'homme est une variable ajustable en fonction de la quantité à produire, la machine, non. Une fois qu'elle est investie, c'est finit, on ne maitrise plus rien et il ne reste qu'à prier qu'on ait de quoi la faire marcher plein pot tout au long de sa vie.
- Jean-Michel
- Maître distillateur

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Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Hmmm...bottler a écrit :L'argent, toujours l'argent. Mais sinon ? C'est un débat qui traîne depuis des siècles mais aucune réponse viable n'a pour le moment été trouvée et essayée.
Dès que l'homme n'est plus la raison d'être de l'entreprise, on assiste à ce genre de choses. Vaste sujet.
Les phalanstères coopératifs de Fourier ont fait l'objet de nombreuses tentatives d'application en France comme en Amérique, et les systèmes coopératifs issus des travaux de Robert Owen n'ont pas donné des résultats nuls, même s'ils n'ont pas fait preuve d'une pérennité remarquable...
Au moins y'a t-il eu des tentatives sincères...
Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Et on tourne en rond Canis : tout cela est lié au travail fourni par l'homme, pas à l'homme en tant que tel.
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canis lupus
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Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Franchement ? J'en suis pas sur du tout. J'ai très souvent (eu) l'occasion de parler avec des anciens, de leurs conditions de travail, de leurs relations avec les hiérarchies de l'époque, et franchement, nos petits problèmes existentiels les amusent beaucoup. On est quand même très loin des gueules noires et des "temps modernes", il me semble.bottler a écrit :Disons oubliée, reléguée au second plan, au lieu d'être au centre. C'est ce que je voulais dire naturellement.c'est par contre sa dimension d'être humain, d'individu qui est de plus en plus noyée
Les conditions de travail se sont largement améliorés et continuent de l'être ... en particulier dans les grandes entreprises.
Quand au chômage, c'est bien beau de fustiger les usines qui licencient et/ou qui ferment des sites, mais serait-ce préférable d'attendre que tout s'écroule et de fermer des groupes complets ? Une entreprise est dans le milieu économique comme un être vivant. Soit elle s'adapte et évolue, soit elle disparait. C'est aussi simple et brutal que ça. La nature ne fait pas mieux et n'hésites pas à faire disparaitre des espèces entières.
Ce qui m'étonne toujours, c'est qu'on est toujours prêt à s'indigner contre des destructions d'emplois (ce qui est toujours regrettable, on est bien d'accord), mais que tout le monde se fout complètement qu'il y ait aussi peu de création d'emploi, et d'entreprise. Et ça, c'est de la responsabilité des états, des gouvernements, et de tout un chacun, finalement.
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canis lupus
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Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Et alors là c'est clair, j'ai pas compris un seul mot.Jean-Michel a écrit : Les phalanstères coopératifs de Fourier ont fait l'objet de nombreuses tentatives d'application en France comme en Amérique, et les systèmes coopératifs issus des travaux de Robert Owen n'ont pas donné des résultats nuls, même s'ils n'ont pas fait preuve d'une pérennité remarquable...
Au moins y'a t-il eu des tentatives sincères...
Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Mais en l'espèce, je crois qu'il n'y a que la viabilité qui compte. Les idéalistes généreux du XIXeme n'ont guère laissé de fruits durables, si ce n'est d'excellents sujets de devoirs d'économie politique.Jean-Michel a écrit :Hmmm...bottler a écrit :L'argent, toujours l'argent. Mais sinon ? C'est un débat qui traîne depuis des siècles mais aucune réponse viable n'a pour le moment été trouvée et essayée.
Dès que l'homme n'est plus la raison d'être de l'entreprise, on assiste à ce genre de choses. Vaste sujet.
Les phalanstères coopératifs de Fourier ont fait l'objet de nombreuses tentatives d'application en France comme en Amérique, et les systèmes coopératifs issus des travaux de Robert Owen n'ont pas donné des résultats nuls, même s'ils n'ont pas fait preuve d'une pérennité remarquable...
Au moins y'a t-il eu des tentatives sincères...
Mais avancer sur ce sujet n'est pas trop dans l'objet de ce forum. Je rentre dans ma coquille par conséquent.
- Jean-Michel
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Re: Diageo cuts 900 Scottish jobs
Canis, tu biaises la pensée simple et directe de Jean Marie, mais tu écris la même chose que lui :
Oui, tu es du même avis que Jean Marie, même si tu passes par une rhétorique cynique pour le dire
.
Ici, à la place du mot "homme", tu aurais pu utiliser le terme "outil de production". Ou encore "variable dans une équation".canis lupus a écrit :La productivité, c'est le nombre d'unités produites par homme.
Là, tu identifies l'homme non pas par sa raison, mais par sa fonction, par ses fonctionnalités. Ce n'est plus la machine qui remplace l'homme, mais l'homme qui remplace la machine, puisque tu définis l'homme non plus par ce qu'il est, mais par ce qu'il fait.canis lupus a écrit :La première chose sur laquelle on va intervenir, c'est la gestuelle, la pratique, l'organisation, l'ergonomie de l'homme. Ce n'est qu'une fois tous ces items explorés qu'on pensera à investir dans des machines, des installations pour améliorer les conditions de travail.
L'homme en tant que variable d'ajustement.canis lupus a écrit :Idem pour l'automatisation à outrance des années 80. On en est largement revenu et la peur de voir l'homme remplacé par la machine n'a plus lieu d'être, au moins pour les prochaines décennies. Pour une raison bien simple, c'est que l'homme est une variable ajustable en fonction de la quantité à produire, la machine, non. Une fois qu'elle est investie, c'est finit, on ne maitrise plus rien et il ne reste qu'à prier qu'on ait de quoi la faire marcher plein pot tout au long de sa vie.
Oui, tu es du même avis que Jean Marie, même si tu passes par une rhétorique cynique pour le dire




