Ce soir, c'était ...

Il y a mille et une façons de boire le whisky. Comment préférez-vous boire le votre?

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korova
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par korova »

chrismetz a écrit :Cette après midi dégustation de deux flacons donnés par Korova.
Le premier est un Highland Park 12 ans OB datant de 1996. Il est subtil, un peu de fumée, de bruyère. C'est différent de l'OB actuel, qui présente plus de fumée. Celui de 1996 aurait-il plus "vieux" ?
C'est mon idée.

Le second flacon est un Benrinnes Signatory. Un sherry cask, avec des agrumes au nez et des amandes amères par la suite. Pas mal du tout.
Korova, y aurait-il moyen d'en savoir plus ?
Salut,

Pour le HP12, il me semble qu'il y avait un plus grande part de sherry (surtout au nez),plus de fruits, un peu moins de fumée mais plus terreux et surtout bien moins de vanille (donc moins de bourbon :D ).
Le profil me plait nettement plus que le Hp12 actuel mais c'est peut être l'effet "vieille bouteille" qui joue (qui n'y est pas sensible?)... En fait non, j'ai jamais accroché au HP12 de maintenant :mrgreen: .

Va falloir que je me fasse une petite dégust en tête à tête (j'y rajouterai un sample de HP8 des 70's :D pour compléter).

Pour le Benrinnes, ne s'agit pas d'un Sherry Butt, mais d'un Hogshead de 16 ans (N°6277 à 56,2% de 1990 embouteillé en 2007 dans la gamme Cask Strenght).
Il a mis du temps à s'ouvrir mais mes dernières dégusts étaient toutes positives, pas monstrueux mais vraiment sympa.
Quand je sais pas quoi boire, c'est souvent vers cette bouteille que je me tourne.
Sinon j'en ai samplé 25cl, à ouvrir dans 10 ou 15 ans... Wait & See.
Vous voulez la révolution... On vous donne les armes!
http://www.biere-revolution.com
chrismetz
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par chrismetz »

OK, merci pour les infos.
Concernant ce Benrinnes, c'est vrai qu'il est sympa.
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david S
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par david S »

Pour moi c'était un petit Longrow 14yo 46° suivi d'un Benriach curiositas 10yo

DAvid
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bottler
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par bottler »

Moi c'était un Laph sherry wood 17 ans Old Malt Cask. Quel régal, foi d'animal.
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david S
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par david S »

Je viens d'avoir mon 5eme alambique, je crois que je vais m'en jeter un 3eme pour fêter çà :mrgreen:
Un petit Laphroaig 5eme anniversaire du forum ?

:D
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par Norcuron »

Ouvert ce soir le Dalmore 14 ans 1990-2004 Mac Kullick’s choice cask 65 43° que j'avais trouvé trainant dans ma GS habituelle...
Et bien pas grand chose à se mettre sous la dent :(
De l'alcool, un peu de sucre, beaucoup de bois. Une finale moyenne, mais surtout sur le bois.

Bref, une bouteille à re-tester quand elle se sera ouverte, mais je n'ai pas grand espoir.
"Dis moi de quoi tu as besoin, je t'expliquerai comment t'en passer..."
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canis lupus
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par canis lupus »

Je crois qu'il faut peut-être se méfier de nos impressions estivales.
Depuis plusieurs semaines, la plupart de mes dégustations se sont soldées par des déceptions, même avec des bouteilles que j'apprécie d'habitude.
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david S
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par david S »

5-6° degrés au saut du lit, à peine une vingtaine la journée, en Auvergne l'été est déjà fini.
Pour moi c'est la reprise des dégustations dans de bonnes conditions :D
canis lupus
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par canis lupus »

Ouais, c'est vrai, en RP, on est à peine mieux gâté, 12° le matin, 22/23 l'après-midi, et toujours nuageux, pour ne pas dire pluvieux.
Malgré tout, la longueur des journées, la hauteur du soleil, notre horloge biologique, ... autant d'indice qui indiquent à nos organismes qu'on est en été. Ca peut suffire à changer nos perceptions.

Ce soir, j'ai fait dans le soft, le léger, le rafraichissant voir même: Tobermory OB 10yo et Arran OB Single Malt "Robert Burns".
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BugsBunna
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par BugsBunna »

En digestif, quelques vieux sketches de la télé des Inconnus (ça faisait longtemps) et pour accompagner ça, il fallait au moins un petit Old Pulteney psychédélique Jean Boyer 1998-2008.
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http://www.youtube.com/watch?v=WousdWP-5vY
Mes notes sont un peu mélangées, mais je vous les communique quand-même :

Un premier nez pas comme d'habitude, sur l'abricot et la vanille, c'est une sorte de clafoutis aux abricots, il a voulu me surprendre, le p'tit salopiaud. En tout cas, ça donne envie de continuer.
L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsé sous l'azur bleu dérisoire
Du temps qui se pa-a-sse, contre duquel on ne peut rien


Je continue : voilà les embruns, le sel, l'herbe sèche, la mer et la garrigue, je médite.
Etre ou ne pas être, telle est la question, de l'anachorè-è-te hypocondriaque

Ensuite le sel et la crème passent en fond de tableau d'un jardin bucolique, ce côté floral un peu nouveau apporte une touche de douceur. Le bonheur, quoi.
Mais tu dis [mais tu dis] que le bonheur est irréductible
Et je dis [et il dit] que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser que l'absolu ne doit pas être annihilé
Par l'illusoire précarité de nos amours destitués, et vice et versa (bis)


Vice versa, les premières gougouttes sur la langue commencent en douceur, on penserait presque à un Speyside, mais le caractère affirmé du nord des Highlands reprend peu un peu le dessus. La même évolution qu'au nez, mais à l'envers (c'est la chanson qui m'influence ?).
Il faut que tu arriveras à laminer tes rancœurs dialectiques
Même si je suis con...vaincu que c'est très difficile


Ça y est, on est de nouveau en bord de mer, avec un peu d'embruns, juste ce qu'il faut, et un ciel dégagé, pas la flotte, c'est l'été bord&£ de whisky !
Mais comme moi dis toi qu'il est tellement plus mieux
D'éradiquer les tentacules de la dérélictio-on
Et tout deviendra clair


Là c'est de moins en moins aromatique, on navigue entre sel, poivre et épices douces, avec une pointe de vanille (c'est l'île Bourbon ?), et... c'est pas vrai, revoilà l'abricot, et la céréale par-dessus le marché, de la fumée et même du salidou. Crévindiou ! J'y comprends plus rien.
D'où venons-nous, où allons-nous
J'ignore de le savoir, mais ce que je n'ignore pas de le savoir
C'est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds
Et que la simplicité réside dans l'alcôve bleu et rose et rouge et mauve
De nos rêveries bleues et roses et rouges et mauves, et pourpres, et paraboliques
Et vice et versa


Enfin, ça se termine cette rigolade. La fin est tendre et limpide, sur la crème vanille et un bon paquet de sel.
Mais tu dis [mais tu dis] que le bonheur est irréductible
Et je dis [et il dit] que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser que l'absolu ne doit pas être annihilé
Par l'illusoire précarité de nos amours [Dest...]
Et qu'il ne faut pas cautionner l'irréalité, sous les aspérités absentes et désenchantées
De nos pensées iconoclastes et désoxydées [et v...] de nos désirs excommuniés de la fatalité
Destituée... et vice et versa (bis)


Et bé ! Pas mal ce malt, pour un tout jeune machin qu'a même pas 10 ans.
J'ai bien rigolé, ça redonne faim : tiens, je me ferais bien une petite crème à l'abricot. tn.
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BugsBunna
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par BugsBunna »

Après ce délire jubilatoire, retour sur terre avec une dégustation de midi (une fois n'est pas coutume) :
un Coleburn Rare Malts 21yo à 59+°

Au nez : alcooleux, sec, laisse entrevoir un peu de céréale et de bois fraîchement ciré. Bof.
En bouche : un peu de jus de pamplemousse pendant une fraction de seconde, poussière, racines, ensuite c'est une très forte amertume boisée, et tenace avec ça, qui envahit le palais. Pour être sec, c'est sec, et ça pique. J'ai eu l'impression de mâchouiller un vieux morceau de bois qui aurait traîné dans la boue.
Finale : extrêmement amère, peut-être assez longue, mais je ne le saurai jamais puisque je me suis dépêché d'avaler un grand verre d'eau.
Verdict : franchement pas bon, j'en ai bu 1cl et j'ai laissé le cl restant dans mon verre. :x
note : 58/100
(n.b. : il est possible que la bouteille, qui était presque vide, soit restée ouverte quelques années de trop...)

edit : si ça intéresse quelqu'un (je suis sûr que ma description vous a fait envie :mrgreen: ), il est en promo chez Lavinia à 76€ au lieu de 107. Dépêchez-vous, il n'y en aura pas pour tout le monde ! :roll
canis lupus
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par canis lupus »

... soirée Aberlour:

Aberlour OB 16yo :
Robe : Acajou dans la bouteille, vieil or dans le verre
Nez : Sur le fruit sec et le sucre, céréale, sherry
Bouche : Attaque douce et progressive, sur le sucre. Céréale. Puis amertume sur l’arrière de la langue, le bois peut-être, un chêne trop expressif ?
Finale : rien au début puis moyennement longue, sur la cendre.
Aucun doute que ce whisky a fait trempette dans le sherry. Son problème, ce n’est pas que son sherry finish soit raté, c’est que, bien que très expressif, il n’arrive pas à masquer le côté frustre et céréalier du whisky de base, voir même il exacerbe l’amertume du bois.
Sans aller jusqu’à dire qu’il soit mauvais, je pense que c’est un whisky raté, je comprends qu’il n’ait pas du tout plu à notre Jean-Marie.
A la limite, ce whisky devrait convenir à ceux qui aiment les whiskys de soif, les blends qu’on trouve communément en GS

Aberlour OB 15yo Cuvée Marie d’Ecosse :
Robe : idem 16yo
Nez : Le sherry s’exprime de façon beaucoup plus agréable. Un peu organique, sel, puis floral, gin puis s’adoucie sur le bonbon chimique (arlequin ?)
Bouche : Attaque douce et progressive, bien mieux marié que le 16yo, pas d’amertume ni de boisé. Un poil d’épice.
Finale : moyenne et longue sur la continuité de la bouche, et un peu de fumée.

Aberlour OB 12yo Double Cask Matured :
Robe : Plus sur le teck, en bouteille
Nez : Le sherry est à peine perceptible, au début puis s’évanouit. On est clairement sur le gin et le bonbon chimique, sel.
Bouche : Toujours dans la douceur, le sucré (qui tirerait presque sur le caramel et le miel ?), un soupçon de sherry en toile de fond.
Finale : moyenne et longue. Sherry et fumée très légèrement sur la cendre. Noix

Aberlour Jean Boyer 96-07 :
Robe : Or clair/paille
Nez : On retrouve toujours ce côté Gin, genièvre. Organique, fumé, sel.
Bouche : Onctueux, beaucoup plus suave que les précédents. Le bonbon chimique a disparu. Fumée, cendre, légère amertume agrumique.
Finale : Fumé, cendre.

Aberlour OB 10yo Sherry Cask Finish :
Robe: On repart sur le teck en bouteille mais qui tire sur le rose. C’est pourtant pas un Port finish.
Nez : Bah, j’ai l’impression de me répéter. Sherry très léger, gin, bonbon chimique, un peu organique, fumé. Peut-être enfin quelque chose de plus floral qui commence à apparaître ?
Bouche : La bouche vient un peu plus sur le caramel, le réglisse, le fruit sec, le nougat ?
Finale : toujours dans le même registre.

Aberlour OB 10yo :
Robe : Assez proche du précédent, en un peu plus clair.
Nez : Caramel, genièvre, gin,
Bouche : Idem au précèdent, mais avec moins de rondeur, un poil plus âpre.
Finale : Tout en rondeur.

Au final, je me méfie de ces dégustations estivales. Mais c’est assez bizarre, j’ai eu à chaque sherry finish une impression de soufre. Un souci avec des futs ?
Autre chose bizarre, c’est cette couleur soutenue. Ca peut s’expliquer pour un passage en fut de sherry, mais pour le 10yo ??? Aberlour jouerait-il avec le caramel ?
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bottler
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par bottler »

Il n'y a aucun doute que la plupart des OB jeunes sont colorés au caramel, chez Aberlour comme ailleurs.
leduke
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par leduke »

bottler a écrit :Il n'y a aucun doute que la plupart des OB jeunes sont colorés au caramel, chez Aberlour comme ailleurs.

Tous ??? :shock: (Talisker, Ardbeg, Lagavulin.... ?)
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PNicolas
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Re: Ce soir, c'était ...

Message non lu par PNicolas »

Après une soirée Springbank 25, Bowmore 68 et Talisker 57 avec le crapaud, je me suis fait une soirée Rosebank 20 ans, Brora 30 ans !
J'avais été très déçu par le Rosebank acheté à Limburg, après quelque mois passé en sample je dois dire que je reviens totalement sur ma première impression qui était peu flatteuse j'avais eu l'impression de boire un mauvais blend à haut degrés d'alcool, aujourd'hui l'oxydation a permis à ce whisky de dévoiler toute sa complexité tout en gardant sa puissance. Donc une excellente surprise et le Brora 30 ans 4th release reste égal à lui même on est sur un giant killer, une valeur sûr !

A+
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