En digestif, quelques vieux sketches de la télé des Inconnus (ça faisait longtemps) et pour accompagner ça, il fallait au moins un petit Old Pulteney psychédélique Jean Boyer 1998-2008.
http://www.youtube.com/watch?v=WousdWP-5vY
Mes notes sont un peu mélangées, mais je vous les communique quand-même :
Un premier nez pas comme d'habitude, sur l'abricot et la vanille, c'est une sorte de clafoutis aux abricots, il a voulu me surprendre, le p'tit salopiaud. En tout cas, ça donne envie de continuer.
L'hémorragie de tes désirs s'est éclipsé sous l'azur bleu dérisoire
Du temps qui se pa-a-sse, contre duquel on ne peut rien
Je continue : voilà les embruns, le sel, l'herbe sèche, la mer et la garrigue, je médite.
Etre ou ne pas être, telle est la question, de l'anachorè-è-te hypocondriaque
Ensuite le sel et la crème passent en fond de tableau d'un jardin bucolique, ce côté floral un peu nouveau apporte une touche de douceur. Le bonheur, quoi.
Mais tu dis [mais tu dis] que le bonheur est irréductible
Et je dis [et il dit] que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser que l'absolu ne doit pas être annihilé
Par l'illusoire précarité de nos amours destitués, et vice et versa (bis)
Vice versa, les premières gougouttes sur la langue commencent en douceur, on penserait presque à un Speyside, mais le caractère affirmé du nord des Highlands reprend peu un peu le dessus. La même évolution qu'au nez, mais à l'envers (c'est la chanson qui m'influence ?).
Il faut que tu arriveras à laminer tes rancœurs dialectiques
Même si je suis con...vaincu que c'est très difficile
Ça y est, on est de nouveau en bord de mer, avec un peu d'embruns, juste ce qu'il faut, et un ciel dégagé, pas la flotte, c'est l'été bord&£ de whisky !
Mais comme moi dis toi qu'il est tellement plus mieux
D'éradiquer les tentacules de la dérélictio-on
Et tout deviendra clair
Là c'est de moins en moins aromatique, on navigue entre sel, poivre et épices douces, avec une pointe de vanille (c'est l'île Bourbon ?), et... c'est pas vrai, revoilà l'abricot, et la céréale par-dessus le marché, de la fumée et même du salidou. Crévindiou ! J'y comprends plus rien.
D'où venons-nous, où allons-nous
J'ignore de le savoir, mais ce que je n'ignore pas de le savoir
C'est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds
Et que la simplicité réside dans l'alcôve bleu et rose et rouge et mauve
De nos rêveries bleues et roses et rouges et mauves, et pourpres, et paraboliques
Et vice et versa
Enfin, ça se termine cette rigolade. La fin est tendre et limpide, sur la crème vanille et un bon paquet de sel.
Mais tu dis [mais tu dis] que le bonheur est irréductible
Et je dis [et il dit] que ton espoir n'est pas si désespéré
A condition d'analyser que l'absolu ne doit pas être annihilé
Par l'illusoire précarité de nos amours [Dest...]
Et qu'il ne faut pas cautionner l'irréalité, sous les aspérités absentes et désenchantées
De nos pensées iconoclastes et désoxydées [et v...] de nos désirs excommuniés de la fatalité
Destituée... et vice et versa (bis)
Et bé ! Pas mal ce malt, pour un tout jeune machin qu'a même pas 10 ans.
J'ai bien rigolé, ça redonne faim : tiens, je me ferais bien une petite crème à l'abricot.
