RX21 a écrit :Je veux bien croire que beaucoup d'entreprises utilisent des instruments financiers de couverture sur les taux de change pour se garantir contre leurs volatilités surtout actuellement, mais je n'arrive pas à comprendre pourquoi une £ à 1,5€ fin juillet mais à 1,25€ aujourd'hui n'ait aucun impact sur une grille tarifaire. Le Macallan 1989 que j'ai pris en exemple n'a pas vu son prix évoluer en GB et ceci en plus de 6 mois de temps, alors qu'à la fameuse maison parisienne on se permet d'en augmenter le prix de 3€ (de 139€ à 142€) malgré la baisse continue de la livre. Je trouve ceci d'autant étonnant, que chez cette maison on m'a déjà affirmé que les changements de tarifs à mi-saison prenaient en compte les changements des taux de change et principalement €/£.
Comme pour les produits pétroliers, les prix finaux répercutent souvent plus facilement les hausses que les baisses, et généralement ce ne sont pas consommateurs qui tirent leur part du bénéfice des baisses qu'ils seraient en droit d'attendre.
Parce que les tarifs sont faits deux fois par an, et que la baisse de la £ n'est arrivée qu'en février mais surtout mars, donc après que les tarifs aient été imprimés. Par ailleurs il est difficile de savoir si cette baisse est stable ou non, alors qu'on sait que 90% du stock des importateurs de beaux whiskies ont été payés avec une livre à 1,5 ou 1,45.
En ce qui nous concerne par exemple, nous avons répercuté la baisse de la £ pour nos achats récents dans notre dernier tarif (de mars), mais la majeure partie de nos stocks a été payé avec la livre chère.
Enfin, je ne sais pas ce qu'il en est de ton Macallan, mais nos prix d'achat ont pris une sacrée baffe depuis 3 mois.
Les blends ont repris un petit 50% au premier janvier, les cours de vieux malts sont hallucinants. Tu parles de Macallan. On vient de m'envoyer une cotation à £45 pour un produit que je payais £23 il y a six mois (Macallan 18 ans, le prix indiqué est un peu barbare, c'est le prix de 1 litre d'alcool pur hors droits et taxes et au départ du chai).
Je pense vraiment que l'intérêt des importateurs est de limiter les hausses tarifaires autant que faire se peut, mais que les écossais ont pris la grosse tête en pratiquant des hausses inimaginables.