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whiskygalore a écrit :Cet alambic ne s'appellerait pas "la sorcière", comme le relate Dave Broom ? Et il faut des semaines pour former un stagiaire à l'art de distiller chez Mortlach.
Oui, tu as raison, 'wee weechie' veut dire 'little witch', c'est-à-dire 'petite sorcière'.
A la prochaine dégustation du Morltach Captain B. je me metterai en tête ce goût de viande. Sinon j'ai rien compris à la distillation chez Mortlach, tant pis, tant mieux:)
Skyisblue a écrit :A la prochaine dégustation du Morltach Captain B. je me metterai en tête ce goût de viande. Sinon j'ai rien compris à la distillation chez Mortlach, tant pis, tant mieux:)
C'est plutôt au nez que les arômes viandés sont sensés apparaître (je ne connais pas le Capt. Burn's). Ça devrait osciller entre le jambon et le gibier cuit. En ce qui concerne le mode de distillation (dit byzantin), bienvenue au club. Un jour j'essaierai de faire un schéma peut-être comprendrai-je qq chose...
Je reviens sur le terme "viandé" que tu as employé Serge. Dans le livre de Benitah (tome 1 p.70-71) il y a un tableau des arômes et saveurs, dans lequel le terme "viandé" figure dans la catégorie "céréales", sous-catégorie "extraits de malt", donc je me demande si ce terme signifie vraiment "goût de viande". D'autant qu'on retrouve viande fumée dans la catégorie tourbé/fumé, ainsi qu'"animal" dans la catégorie "sueur" (arômes issus de la distillation) et "viande rôtie" dans la catégorie "cuir" (issus de la distillation également). Tout ça manque un peu de poésie, je vous l'accorde, mais je me demande si le terme "viandé" n'a pas un autre sens pour les spécialistes de l'alcool, surtout que je ne vois pas trop la parenté céréales/viande. Des avis sur le sujet ?
En effet, ce sont des choses différentes à mon avis. Peut-être le mot 'viandé' n'est pas approprié... C'est toujours difficile de traduire des descripteurs anglais, il y a des nuances. Les Anglais disent 'meaty'. En tout cas, je suis d'accord, ce n'est pas la même chose que 'jambon fumé' tel qu'on le retrouve parfois dans les Islay ou Brora etc, ou que 'notes animales' - en Bourgogne on dirait civette ou ventre de lièvre (ayant couru dans les hautes herbes après la pluie entre deux et trois heures du matin ). En général j'écris 'wet dog' ou 'chien mouillé' (ne me demandez pas la race! pour ces notes animales. Je trouve souvent des notes de sauce soja et de vinaigre balsamiques associées à ces notes. Le classement en catégories varie beaucoup selon les sources, et bien sûr chaque arôme a des résonnances particulières selon l'expérience de chacun. Les Anglais et les Américains par exemple ont un vécu culinaire très différent de nous (c'est un euphémisme). Sans doute l'extrait de malt a-t-il des arômes viandés mais je n'en ai jamais humé ni bu... Mais j'imagine que ça ressemble au Viandox (mais je n'en ai pas la preuve). J'ai aussi souvent remarqué que les amateurs qui aiment aussi le vin ont un référentiel aromatique très différent de ceux qui n'en boivent jamais...
Les deux seuls Mortlach que j'ai goûté m'ont donné des impressions très différentes, le premier le Mortlach 1959 de chez GM était manifique de richesse, caramel et chêne en dominante, pour celui là je vois ce que veux dire serge par viandé, pour le deuxième version UC de chez SV de 1991 je crois, rien à voir, très très loin derrière le premier, un côté artificiel un peu comme du caramel de patisserie, il est ecoeurant la magie n'a pas pris, vous me direz ce n'est pas le même prix, le premier devait coûtait dans les 180 euros le deuxième dans les 45 euros, par contre ce que je peux vous dire c'est que le premier est 10 fois meilleurs. J'attends de goûter à une prochaine version, peut être le fauna et flora pour avoir avoir une meilleurs idée de cette distillerie.
PNicolas a écrit :pour le deuxième version UC de chez SV de 1991 je crois, rien à voir, très très loin derrière le premier, un côté artificiel un peu comme du caramel de patisserie, il est ecoeurant la magie n'a pas pris, vous me direz ce n'est pas le même prix, le premier devait coûtait dans les 180 euros le deuxième dans les 45 euros, par contre ce que je peux vous dire c'est que le premier est 10 fois meilleurs.
Bon, mais pour l'instant tu es le seul à pas avoir aimé... . Oui c'est bien un 1991.
Serge a écrit :en Bourgogne on dirait civette ou ventre de lièvre (ayant couru dans les hautes herbes après la pluie entre deux et trois heures du matin ).
En parlant de ce genre de notes de dégustation, vu dans le dernier whisky magazine : charlotte au Xérès Au moins, si vous voulez savoir quel goût ça a, pas besoin de passer l'après-midi dans votre cuisine, il suffit de boire du Glenmorangie Artisan Cask. Merci Michael Jackson...
laphroaig c moi a écrit :
Bon, mais pour l'instant tu es le seul à pas avoir aimé... . Oui c'est bien un 1991.
Le pb c'est que j'ai le 1959 comme référence et le 1991 est tellement loin qu'on pourrait penser que ce n'est pas la même distillerie. Mais bon même sans comparaison dans l'absolu je dois dire que je ne l'aime pas
whiskygalore a écrit :Alors ou c'est l'âge ou c'est les anciens master distillers qui font la différence, ou les deux. Mais de toute façon à 180 €, ça m'étonnerait que je l'achète un jour...
De tout façon ce n'est pas la peine de rêver il est maintenant pour ainsi dire introuvable, je l'ai vu en suisse mais encore plus cher, norlmal c'est la suisse.