La suite. D'abord deux whiskies de Marco :
Bruichladdich 1970/2000 45.8° Mackillops : un sherry cask bien typé Bruichladdich avec ses parfums d'orange, de melon, de gelée de fruits rouges et de fruits secs (amande, noix). Boisé fin et bien intégré en bouche, finale longue et homogène : un excellent whisky, à mi-chemin entre le 1970 officiel (44.1) et le 1973, moins onctueux que le 1970, mais plus fruité dans le style du 1973 et plus riche que ce dernier.
Bowmore 1968/2001 Signatory : Le nez est remarquable, vraiment typique des grands Bowmore de cette période, sur les fruits exotiques (Kiwi, fruits de la passion), les agrumes (pamplemousse rose), un reste de tourbe. La bouche reprend le nez avec un petit coté bonbon acidulé et une touche de bois ; comparé aux 1966 Duncan Taylor déjà évoqués ici celle-ci est plus mince, moins crémeuse ; jolie finale dont je n'arrive plus à retrouver exactement la dominante.
Deux samples que j'avais amené :
Sprinbank 28 YO 46° Chieftains : Joli Sherry cask bien typé, au caractère Springbank affirmé avec ses parfums d'encens, de cire, de fleurs ; en bouche le cuir et le coté "vieux livre" prennent la relève ; longue finale légèrement iodée enveloppant le tout. Pour amateur de Springbank !
Benriach 1966/2001 47.2° Signatory Vintage : Un bel équilibre tranquille et assagi par l'age. au nez très fruité, pêche, poire, fruits de la passsion, noix de coco, fleur blanche et chêne (c'est un "Oak Cask") ; en bouche on trouve aussi des notes de miel, de vanille, un boisé bien intégré à l'ensemble soutien la finale. Cet ancêtre a gardé toute sa fraicheur.
On compare avec celui de Pierre :
Benriach 1976/2006 53° OB pour LMDW : Un gamin turbulent par rapport au précédent. Exubérance de fruits au nez, mangue, noix de coco, d'épices, de tabac blond, en bouche on retrouve encore d'autres notes de fruits, d'épice douces ; la finale assez sucrée est longue et harmonieuse. Superbe.
NB : ce 1976 n'a rien à voir avec les fameux SV cask Strength Collection du même millésime, qui sont très tourbés alors que celui-là ne l'est pas du tout !
Enfin un must amené par Patrick, qui pourra s'il le souhaite nous donner de plus amples précisions :
Bruichladdich 1964 50.1° Gordon & Macphail. Très beau nez complexe, typé Sherry avec d'amande, de noix, pomme au caramel et fruits jaunes... L'attaque en bouche est solide d'abord, presque dure, puis s'assouplit pour donner une belle texture, des notes de chocolat,de pruneau en une finale très longue et riche. Un whisky à approfondir, c'est clair.
Après tout cela nous alons diner dans un bistrot proche (excellent soufflé au dessert) ; le tout arrosé d'un fort bon premier cru de Bourgogne. Je raconte quelques sottises (il faut dire que nous avions déjà pas mal bu) qui agacent Marco et Pierre, ces derniers se vengent cruellement en évoquant leurs soirées "tueries dsiparues" genre Ardbeg 72, Mortlachy 59 et j'en passe

Il va falloir envisager des mesures de rétorsion
Certains ont ensuite goûté les Ardbeg Douglas Laing que nous avions en partage ce soir-là, mais je réserve les miens pour un peu plus tard, et un autre compte-rendu. Voilà, j'en ai certainement oublié, mais je compte sur les présents pour compléter le CR, en attendant le suivant (réunion demain !) pour lequel je prendrai des notes cette fois, c'est plus facile...