canis lupus a écrit :Samedi soir, après près de 4 mois sans une goutte d'alcool chez moi, et quasiment pas ailleurs, reprise en petite foulée, en ouvrant ou revenant sur mes dernières acquisitions:
- Ardbeg An Oa 46.6%, code L69908 19/01/2018 19000748 12:08.
(Ouverture de la bouteille)
- Ardbeg Grooves 51.6%, Special Comitee Only Edition 2018, code L69310 23/11/2017 17011403 13:17.
(Ouverture de la bouteille)
- Ardbeg Kelpie "Special Comitee Only Edition - 2017, 51.7%.
- Bunnahabhain SV "Artist #4"10yo 57.9%, 2003-2014, Sherry Butt #1153, 2nd Batch, 541 bottles, pour LMDW.
- Inchgower BBR 13yo 46%, 2000-2014, Cask #809756.
- Glenlivet Signatory Vintage "The Unchillfiltered Collection" 15yo 46%, 30/10/95-08/12/10, First Fill Sherry Butt #166935, bottle 222/888.
(Ouverture de la bouteille)
- Benrinnes DL Old Particular 15yo 64.6%, 07/99-10/14, Sherry Butt #DL10102, 579 Bottles, Selected By LMDW.
(Ouverture de la bouteille)
- Laphroaig Cairdeas 15yo 43%, code L7172 VB1 2177 11:31.
- Inchmurrin 15yo 53.1%, 09/01-05/17, cask #4157, 204 bottles, for TWE.
- Bowmore WM "Barrel Selection" 16yo 56.6%, 1996-2012, sherry finish Butt #960004.
- Westport (Glenmorangie) BBR 17yo 55.4%, Cask #3291, Specially Selected By LMDW.
- Benriach 17yo 57.5%, 27/05/98-09/15, Pedro Ximenez Puncheon #6395, Triple Distilled, Bottle 341/667, pour LMDW.
Hum, liste de mémoire, et je ne suis plus sur de l'ordre de passage entre les 15 yo, et entre les 17yo.
Edit: Liste remise dans le bon ordre, faudrait que je mange plus de poisson, moi.
Puis dimanche midi, suite et fin:
- Jack Daniel Single Barrel Select 45%, 17/07/17, Barrel #17-4263, Rick n°R-29.
(Ouverture de la bouteille)
- St Lucia Masion Ferrand Plantation "Extreme n°1 Limited Edition" 11yo 538%, 2005-08/09/16, Aged 9yo Bourbon cask in St Lucia + 24 Months Cognac Cask in France, pour 60th Annyversary Of LMDW.
- West Indies Barbados "The rul Cask" 17yo 53.6%, 1999-2017, single cask, 50cl.
(Ouverture de la bouteille)
- Bunnahabhian G&MP Exclusive 17yo 52.4%, 09/02/99-03/16, Refill American Hogshead #516, 248 Bottles, Exclusively Bottles For LMDW.
(Ouverture de la bouteille)
- Clynelish Single Cask Seasons 20yo 52.6%,12/96-07/17, Refill Sherry Butt #11389, bottle 204/515, 2017 Whiskyherbst Berlin Edition.
(Ouverture de la bouteille)
- Cooley Cadenhead's 23yo 55%, 04/15, bourbon barrel, 192 bottles, peated.
(Ouverture de la bouteille)
Au départ, la quantité de bouteilles à goûter étant un poil balaise, j'avais mis de côté le bourbon et les deux rhums afin de me concentrer sur les whiskys.
J'ai décidé de commencer par les Arbeg, supposément les plus jeunes, et de les confronter au Kelpie, ouvert depuis quelques temps maintenant.
L'An Oa commence par un nez assez spécial, sur le poivre pour commencer, qui évolue très vite vers ... de l’échalote, de l'ail. Avec de la tourbe, bien sur. C'est assez particulier. En bouche, de la tourbe bien sur, miel et vanille, mais surtout une avalanche de sucre. L'alcool est perceptible, mais sans aller jusqu'à l'excès.
Je poursuis avec le Grooves, dont le nez est plus classique. Trop classique. En bouche ... ça me refait le coup du sucre. Je commence à me dire que ce sont mes sensations qui merdoient.
Je passe au Kelpie pour vérifier .. et rebelote.
Le Bunnahabhain Artist me rassure, je retrouve les marqueurs des Bunnah sherry, c'est bon. Cette association marche décidément toujours bien. Certes, à 10yo, ça n'est pas d'une complexité folle, mais ça fait plus que son âge.
L'Inchgower est plus fin, plus subtil. Plutôt floral en fait et élégant. Fruits blancs également.
Le Glenlivet est assez différent des sherry SV que je connaissais. L'anis n'y est pas en premier plan mais plutôt en retrait derrière des épices. Plutôt des épices douces (cumin, cannelle, sésame, clous de girofles très légers, ...) plutôt que du "kipik".
Le Benrinnes est difficile à décrypter tant il est concentré et dense. Mais du coup, le haut degré d'alcool ne pose aucun problème car il est bien intégré.
Le Laphroaig, est pas mal, sur les fondamentaux de la production de ces dernières années. Ça change par rapport à toutes ces éditions précédentes qui étaient boostées par des finishings. Par contre, je ne retrouve pas l'expressivité d'une autre bouteille que j'ai pu goûter il y a un peu plus d'une semaine lors d'une soirée, mais dont le niveau était bien plus bas (plus ouvert ?). Tout au moins, il me rassure par rapport aux Ardbeg, ce n'est pas la tourbe qui me pose problème ce soir, c'est ... Ardbeg.
L'Inchmurrin est dans la lignée des embouteillages pour les WhiskyNerds, mais en plus fin, plus subtil. Moins racoleur diraient certains ? J'aime bien ces deux tendances. En tout cas, ces Inchmurrin, c'est quelque chose.
Le Bowmore est bien chouette, dans le genre peaty sherry gourmand, presque friandise. On y trouve même quelque chose d'assez proche de l'exotisme.
Le Westport (à priori un Glenmorangie, donc) est assez conforme aux marqueurs de la distillerie, mais tel qu'on aimerait bien que les OB s'expriment, avec ce qu'il faut de puissance et de concertation.
Le Benriach, je l'avais acheté après en avoir lu une critique flatteuse, le décrivant comme très fruité. C'est la deuxième fois que j'y reviens, et les fruits, si ils y sont, s'expriment plutôt de façon old school. On va pas aller jusqu’à parler d’austérité, mais quand même, c'est pas la gourmandise que j'attendais. Ceci dit, c'est vraiment pas mal, bien fait même. A goûter en solo, hors d'un set, peut-être. ?
J'ai décidé d'arrêter là pour le samedi soir, car généralement, quand je suis chez moi, je sature souvent vers le douzième dram.
Dimanche midi, en guise d'apéro, je m'attaque au bourbon et aux rhums.
Le Jack Daniel's me surprend très agréablement. Je m'attendais à un bourbon passe partout en un poil mieux, mais c'est clairement un cran au dessus. Au nez, ça pète les fruits rouges à l'eau-de-vie. Pareil en bouche. On est pas dans le bourbon à la vanille. Me semble que Blanton est un peu dans ce genre de profil.
Le Ste Lucia est bien exotique, mais tout en douceur, en rondeur et en équilibre.
Le West Indies Barbados, euh ..., j'ai bien aimé, mais je serais bien infoutu de le décrire. Très équilibré et fondu, au point qu'on en ressort pas d'arôme ou de gout particulier, juste un ensemble très homogène et agréable, ce qui n'est déjà pas si mal.
Le Bunnah G&MP, c'est un tout autre délire que l'Artist. Je ne crois pas me souvenir avoir rencontré un Bunnah en fut de bourbon qui me plaise alors que les futs de sherry lui conviennent bien mieux.
Oui mais ça, c'est quand on a à faire à un Bunnah non tourbé.
Et là, pour ce Bunnah Bourbon, bonne surprise, y'a de la tourbe. Oh, pas beaucoup, c'est sagement dosé, juste pour donner du caractère, mais du coup, c'est bien équilibré et homogène. C'est vraiment pas mal.
Le Clynelish est tout simplement bon. Une belle corbeille de fruits et la cire a le bon goût de se faire discrète en arrière plan.
Le Cooley est un peu à mi-chemin entre les uber exotique sortis ces dernières années, et le profil plus classique des irishs. Plutôt réussi.