En entrée j’étais chez Massen pour un repas avec des whiskys Signatory et Edradour avec présentation par Andrew Symington, personnage très sympatique.
J’inclue les whiskys goutés chez Massen dans le compte rendu de Spirits.
A Spirits j’ai surtout gouté les embouteillages pour le 10ème anniversaire de The Nectar. De manière générale une belle sélection avec des distillats de qualité et des fûts sans défauts.
Beaucoup de moments agréables passés avec plein d’autres maltophiles. J’évite d’énumérer pour n’oublier personne.
Les whiskys desquels j’ai eu un bref aperçu (par ordre alphabétique des embouteilleurs), mes principaux coups de cœurs sont marqués en gras. Les prix sont de mémoire, donc à prendre avec précaution.
Armorik :
single cask pour The Nectar, 48.4% : fruits frais et vanille, pour moi ce whisky avait encore beaucoup de potentiel pour rester dans le fût
Millésime « Gilles Seigneur » 2002, 14yo, 56.3% : un beau sherry mi-doux, mi-sec et restant assez frais, très plaisant pour mon palais
Arran
2006, 53.6%, slightly peated pour The Nectar : fraicheur mentholée, pomme verte, légère fumée et du poivre corsé (raison pour laquelle je n’accroche que rarement à des Talisker)
Edition préliminaire pour fêter les 21 ans de la distillerie : une belle gourmandise
Belgian Owl :
New spirit et 3yo, à 46% issu des anciens alambics de Caperdonich goutés et appréciés il y a quelques semaines, un single cask en brut de fût de 3yo superbe sur les bonbons au vrai caramel de lait mais malheureusement pas en vente
Blackadder
Amrut single cask Guadeloupe rhum finish, 61.1% pour The Nectar : une belle puissance alcoolique maitrisée (poivrée, le Talisker du whisky indien) et les arômes du rhum comme marqueurs principaux, une belle bouteille mais aux environs de 100 €
Bruichladdich :
gouté des préreleases du’un 10 ans à 50%, bien fait (env. 40€), Port Charlotte 10yo à 50% (env. 45€) également bien fait mais cette grosse tourbe n’est pas mon style préféré de whisky, Octomore 10yo à 57.3%, (env. 125€) mieux aimé que le PC et une nouvelle version du Black Art, 24yo et 48.4%, très bien avec un bel équilibre entre le sherry et le bois du fût.
Cadenheads :
Cameronbridge 1988, 27yo, 58.9%, single cask pour The Nectar : une gourmandise pour les amateurs de single grain
Glen Grant, 23yo, single cask pour The Nectar : typique pour cette distillerie et l’âge, bien fait
Caol Ila, 1982, 34yo, 51.1%, single cask pour The Nectar : fumé, marin, fruité, huileux, pas d’amertume boisée, fraicheur, un whisky très « straight » qui présente quand même les avantages de l’âge pourvu qu’on lui laisse le temps de s’ouvrir et de s’exprimer (un peu moins de 300€)
Compass Box :
3yo DeLuxe : regouté et bien apprécié comme à Paris (env. 225€)
Compass Box « The Nectar », 46%, 50% Ardbeg et 50% Spice Tree (selon les rumeurs 12yo), très beau produit avec plein de finesse, l’Ardbeg mêne le concert et le Spice Tree accompagne en harmonie, pas pour les amateurs de grosses claques, env. 110€
Daily Dram :
Speyside 43yo et Highland Park 24 : déjà goutés à Paris et regoutés ici juste pour me faire plaisir, malheureusement les prix sont élevés
Dalmore :
Quintescence, 46%: un produit plein de rondeur comme on a l’habitude avec les creations de Richard Patterson
Douglas Laing :
Glengoyne, 20yo, 60.2%, single cask pour The Nectar : beaucoup de fruits frais mais également un « chilli catch » provenant de l’alcool, n’aimant pas ce genre de whiskys vigoureux je n’ai pas pris le temps que cet embouteillage nécessite certainement pour s’exprimer pleinement
Elements of Islay :
Ar7 : Le lourd distillat d’Ardbeg combiné au gros sherry, une combination qui marche souvent et ce cas ne fait pas exception (env. 165€)
BW6 : un bien bon Bowmore et avec un prix annonçé à moins de 60€ bien mieux placé que le BW5 et 4
Peat à 59.3% et à 45% : bien fait, facile d’accès, à pratiquement le même prix je préfère le 59.3% mais je ne suis certainement pas le groupe cible de ce produit
Glendronach :
1993, sheryy butt 447, 51.7%, pour The Nectar et LMDW : pas apprécié à Paris mais bien plus persuadé de cet embouteillage à Spirits (env. 170€)
Glendronach 2003, 13yo, Oloroso butt, 55.3% : un bel oloroso sec avec puissance aromatique, rondeur et plaisir directe, ça change de la panoplie des PX (env. 90€)
J’ai acheté cet Oloroso ensemble avec un Glendronach 2004, PX pour Massen, j’ai donc les deux gourmandises pour me faire plaisir.
Glenglassaugh :
1978, 36yo, 47.6%, sherry hogshead : juste pour me faire plaisir car déjà gouté et largement apprécié à deux reprises
Jura :
1995, Château d’Yquem, 56.8% pour The Nectar : 14yo bourbon et 6yo Yquem : bien marqué par l’Yquem sans écraseer le whisky, plein de complexité et de finesse, le prix fait mal (env. 400€)
Kavalan :
Solist Sherry cask pour The Nectar, 57.8%, très belle puissance aromatique sur les figues, les dattes, le café, chocolat noir et le vinaigre balsamique, en bois juste ce qu’il faut. Un whisky exubérant, du sherry sur stéroïdes, pour moi le meilleur Kavaln gouté à ce jour (env. 135€)
Kilchoman :
2006, 56.8%, single bourbon cask pour The Nectar : bien fait ce gros tourbé maitrisé et élégant
Redbreast :
21yo et 25yo : regoutés après Paris : le 21yo est bien bon, le 25yo une pure merveille en irlandais en sherry cask
Signatory Vintage :
Glenlossie 1992, 23yo, 46%, SV UCF for The Nectar, frais, fruité, rond, un très beau whisky d’été (pour server les clichés)
Glenburgie 1995, 21yo, 53.6%, SV UCF for The Nectar, un peu le même profil que le Glenlossie mais moins frais et un poil moins de plaisir directe
Glen Keith, 1991, 25yo, 46%, SC UCF for The Nectar, des fruits et un léger épicé boisé, ce à quoi on s’attend d’un bon Glen Keith (env. 95€)
Imperial 1995, 20yo, 50.6%, SV CSC, un mélange fruité et épicé dans la ligne des Imperial 1995 sortis ces derniers temps
Benrinnes 1995, 20yo, 51.5%, SC UCF for The Nectr, nez ok mais bouche très (trop pour moi) marquée par le bois
Dufftown 1997, 18yo, 53.4%, SC UCF for The Nectar, fruité, poivre, sec, mineral, un whisky à l’ancienne, j’adore (mais est-ce que les nouveaux adeptes vont adorer?)
Caperdonich 1995, 21yo, 55.2%, refill sherry hogshead, du gros sherry mais gardant une certaine fraicheur, gagne beaucoup à l’aération, en qualité pure le meilleur des non-tourbés mais le prix (env. 270€) …
Edradour 1998, 18yo, 56.7%, oloroso sherry finish, OB for The Nectar : comme le Caperdonich il gagne beaucoup à l’aération, j’accroche moins car plus poivré
Ben Nevis 1991, 23yo, 56.3%, sherry butt 2914, SC CSC : un poil du caractère sale du distillat de Ben Nevis combiné à un fût de sherry bien propre et un alcool bien maitrisé et porteur d’arômes
Caol Ila 2007, 7yo, 46%, bourbon, SV UCF for The Nectar, un beau jeune whisky à siroter
Ledaig 2009, 7yo, 46%, SV UCF, le style des jeunes Ledaig qu’on connait maintenant mais pas d’enthousiasme de ma part pour cet embouteillage
Bowmore 2000, 16yo, 55.8%, bourbon barrel, SC UCF for The Nectar, très, très bon, tourbe, fruits partiellement exotiques, maritime, rondeur, élégance et expressivité sont au rendez-vous, prix env. 185€, pour moi meilleur que le Laph BBR pour le Live
Ballechin 2006, 10yo, 59.3%, OB for The Nectar : pour amateurs de grosse tourbe (que je ne suis pas) qui aiment varier des profils des Islay
Springbank et Kilkerran :
Single cask 2000, 15yo, 48.7%, OB for The Nectar: oui, encore un bon Springbank
12yo, 46% : Il fallait gouter après toutes les éloges sur cet embouteillage. Je ne dis pas le contraire
New spirit Kilkerran, 63.5% : bien fait, rond, crémeux
Teeling :
1991, 24yo, 51.5%, sherry hogshead 6766, OB for The Nectar: sherry, thé noir et fruits partiellement exotiques, j’adore car different de beaucoup d’irlandais sortis ces derniers temps (prix 245€)
1991, 24yo, 50.2%, bourbon, cask 8381, OB sélectionné par The Nectar : fraicheur et fruité en exubérance, le profil classique des bons irlandais, même qualité que le sherry (prix 245€)
1991, 24yo, 46%, OB « silver », sauternes finish : on continue sur le même niveau qualitatif élevé avec un profil encore différent dû au Sauternes et, pour moi, un relent de tourbe,(prix un poil plus que les précédents), en fait il faudrait acheter les trois.
Et pour se faire plaisir encore quelques bricoles au stand de rarités de la Dutch Connection


