De sombres perspectives d'avenir?
Modérateur : Modérateurs
Je te suis pour les échanges marchandise : qui dit mouvement d'argent dit coût, commissions et quelquefois taxes.
Par contre le fait que la hausse des taux européens ait été anticipée plaide pour la non revalorisation de l'euro dans les échanges le jour venu.
Par contre, je vois un effet positif dans la hausse de la livre sterling : il est fortement question de contrôler les exportaions en vrac de whisky, pour n'autoriser que les exportations en bouteiilles, ce qui est inflationiste aussi sur le cours du whisky.
Tous ces effets cumulés ("pénurie", renchérissement de la livre, interdiction du vrac et règlementation sur les étiquettes) pourraient amener la SWA et les producteurs à mettre le pied sur le frein dans les réformes, et à temporiser un peu, par crainte de créer une catastrophe sur la demande mondiale.
C'est ce que je souhaite.
Par contre le fait que la hausse des taux européens ait été anticipée plaide pour la non revalorisation de l'euro dans les échanges le jour venu.
Par contre, je vois un effet positif dans la hausse de la livre sterling : il est fortement question de contrôler les exportaions en vrac de whisky, pour n'autoriser que les exportations en bouteiilles, ce qui est inflationiste aussi sur le cours du whisky.
Tous ces effets cumulés ("pénurie", renchérissement de la livre, interdiction du vrac et règlementation sur les étiquettes) pourraient amener la SWA et les producteurs à mettre le pied sur le frein dans les réformes, et à temporiser un peu, par crainte de créer une catastrophe sur la demande mondiale.
C'est ce que je souhaite.
Oui, pat gva, douhaitons le.
Mais les dirigeants de "the industry" selon le terme en usage dans le monde du whisky pour se désigner soi-même sont des financiers, dont je soupçonne d'ailleurs que beaucoup de forumeurs sont bien plus pointus qu'eux sur le whisky.
Alors, il leur faut des arguments de brutes : cela se vend aujourd'hui ou pas, on a les moyens de le faire cela ou pas, on peut faire un bon standard avec forte valeur ajoutée ou pas, on va gagner de l'argent immédiatement ou pas.
Ce raisonnement ne leur est pas propre : voir certains indépendants qui ne rêvent que de réussir sans le délai : on te vend un PC5 une fortune en comparaison avec son prix de revient (divise le prix de vente par 20), des realeases discutables avec 3 digit dans le prix...
Ils en usent et en abusent de ces suiveurs et de ces gogos. Les mêmes ne sont pas bêtes. Mais le temps qu'ils comprennent ils seront déjà chez Toyota ou chez Sony, Palmolive ou Motorola.
Mon credo en la matière est fait d'admiration pour les japonnais qui, en en quelques décennies, ont dépassé ces entreprises séculaires mais paresseuses. Parce que les japonanis sont des gens modestes, mais des guerriers qui en reculent deavnt aucun effort.
La vérité est dans le verre et pas dans le bruit qu'on fait autour.
J'ai peur qu'on ne m'écoute pas, et qu'il faille un bel upercut du gauche à tous ces profiteurs de cadres trop bien payés et de patrons dont le tableau de bord est le Dow Jones, le Futsi ou le Cac 40 pour revenir à l'humilité.
Sera t'il encore temps ? Qui a oublié que, sous le règne des pédecesseusr des mêmes, il ne restait finalement que trois distilleries en Irlande ?
Cross fingers.
Mais les dirigeants de "the industry" selon le terme en usage dans le monde du whisky pour se désigner soi-même sont des financiers, dont je soupçonne d'ailleurs que beaucoup de forumeurs sont bien plus pointus qu'eux sur le whisky.
Alors, il leur faut des arguments de brutes : cela se vend aujourd'hui ou pas, on a les moyens de le faire cela ou pas, on peut faire un bon standard avec forte valeur ajoutée ou pas, on va gagner de l'argent immédiatement ou pas.
Ce raisonnement ne leur est pas propre : voir certains indépendants qui ne rêvent que de réussir sans le délai : on te vend un PC5 une fortune en comparaison avec son prix de revient (divise le prix de vente par 20), des realeases discutables avec 3 digit dans le prix...
Ils en usent et en abusent de ces suiveurs et de ces gogos. Les mêmes ne sont pas bêtes. Mais le temps qu'ils comprennent ils seront déjà chez Toyota ou chez Sony, Palmolive ou Motorola.
Mon credo en la matière est fait d'admiration pour les japonnais qui, en en quelques décennies, ont dépassé ces entreprises séculaires mais paresseuses. Parce que les japonanis sont des gens modestes, mais des guerriers qui en reculent deavnt aucun effort.
La vérité est dans le verre et pas dans le bruit qu'on fait autour.
J'ai peur qu'on ne m'écoute pas, et qu'il faille un bel upercut du gauche à tous ces profiteurs de cadres trop bien payés et de patrons dont le tableau de bord est le Dow Jones, le Futsi ou le Cac 40 pour revenir à l'humilité.
Sera t'il encore temps ? Qui a oublié que, sous le règne des pédecesseusr des mêmes, il ne restait finalement que trois distilleries en Irlande ?
Cross fingers.
Les dirigeants de "the industry" (une appelation qui fleur bon la passion ah ah :D ) sont condamné à plus ou moins long terme pour les raisons suivantes :bottler a écrit :Oui, pat gva, douhaitons le.
Mais les dirigeants de "the industry" selon le terme en usage dans le monde du whisky pour se désigner soi-même sont des financiers, dont je soupçonne d'ailleurs que beaucoup de forumeurs sont bien plus pointus qu'eux sur le whisky.
Alors, il leur faut des arguments de brutes : cela se vend aujourd'hui ou pas, on a les moyens de le faire cela ou pas, on peut faire un bon standard avec forte valeur ajoutée ou pas, on va gagner de l'argent immédiatement ou pas.
Ce raisonnement ne leur est pas propre : voir certains indépendants qui ne rêvent que de réussir sans le délai : on te vend un PC5 une fortune en comparaison avec son prix de revient (divise le prix de vente par 20), des realeases discutables avec 3 digit dans le prix...
Ils en usent et en abusent de ces suiveurs et de ces gogos. Les mêmes ne sont pas bêtes. Mais le temps qu'ils comprennent ils seront déjà chez Toyota ou chez Sony, Palmolive ou Motorola.
Mon credo en la matière est fait d'admiration pour les japonnais qui, en en quelques décennies, ont dépassé ces entreprises séculaires mais paresseuses. Parce que les japonanis sont des gens modestes, mais des guerriers qui en reculent deavnt aucun effort.
La vérité est dans le verre et pas dans le bruit qu'on fait autour.
J'ai peur qu'on ne m'écoute pas, et qu'il faille un bel upercut du gauche à tous ces profiteurs de cadres trop bien payés et de patrons dont le tableau de bord est le Dow Jones, le Futsi ou le Cac 40 pour revenir à l'humilité.
Sera t'il encore temps ? Qui a oublié que, sous le règne des pédecesseusr des mêmes, il ne restait finalement que trois distilleries en Irlande ?
Cross fingers.
En finalité c'est le client qui décide, si on "boycotte" telle ou telle distillerie à cause de sa politique de prix absurde (A......) pour ne cite quelle ils seront obligé de changer.
S'il font de la m.... il ne vont pas la vendre, les Actionnaires (qui ont une optique à court terme) ne seront pas content et les sanctionnerons.
N'oublie jamais, et c'est rassurant que c'est toi et moi en temps que client qui décidons, j'achète je n'achète pas reste l'argument supréme.
Autre probléme que tu met en avant, ce sont souvent des mangers qui n'ont pas d'expérience dans le métier, ils ont été placé la pour leur talent de "cost killer" et leut abscence total de scrupule), et si cela ne va pas, alors ils seront remercié, iront excercé leurs "talents" ailleurs, et la distillerie fermera.
Leurs arguments de brutes rique de ce retourner contre eux. Le probléme est beaucoup plus grave que l'on imagine, en effet si cela ne marche pas, on ferme la distillerie et tout le monde est puni avec les conséquences pernicieuses suivantes :
En ta qualité d'embouteilleur indépendant tu n'as plus accés au produit de base, en ma qualité d'amateur, je suis condamné à acheter les vieilles versions souvent trés cher.
Entièrement d'accord avec toi avec ces abus exemple parmis d'autres la maison mère de la distillerie cité précédemment (A.....) G.. qui pratique à tous vas des affinages plus ou moins réussis (pour être courtois) et il y en à d'autres. C'est du foutage de gueule. Note que je suis aussi impliqué j'ai acheté une bouteille de PC5
Heureusement il y a la concurrence qui sert d'aiguillon, tu cite le Japon, c'est un excellent exemple. Mais n'oublie pas que les japonais ont une optique à long terme (idem pour les chinois), et le résultat est là (Toyota qui va cette année devenir le n° 1 de l'automobile et j'en passe d'autre).
Comme toi j'ai beaucoup d'admiration pour ce pays et ces pratiques. Je pense qu'ils sont sur la bonne voie.
Je me demande qu'elle est la politique de Suntory par rapport à ses distilleries écossaises ? Bottler tes précisions en la matière seront les bienvenues, merci d'avance.
Malheureusement les gens ne retiennent pas les leçons de l'histoire (les chutes boursières en sont un exemple caricaturales), en effet même en face des faits les gens répondent que cette fois les conditions sont différentes et qu'ils ont compris les leçons du passés (foutaises). Les gens n'aiment pas l'histoire ne la connaissent souvent pas et font preuve d'une incroyable légéreté pour ne pas dire vanité et suffisance.
Bref, il y aura des lendemains douloureux pour tout le monde.
Désolé de ne pas être plus positif.
Allez bon week-end quand même. [/list][/quote]
Lu sur un excellent journal "Le Temps" ce commentaire
"li £ est remonté à son plus haut niveau depuis 30 mois sur fond de nouvelles positives sur l'empoi, le chômage a enregistré sa plus grande baisse en 2 ans.
L'évolution de la monnaie britannique fait craindre une nouvelle hausse des taux d'intérêt par la banque d'Angleterre."
En effet des hausses salariales sont probables, dans un environnement marqué par une forte inflation.
Cela pourrait inciter la banque centrale à augmenter les taux fin février début mars.
Comme chacun le sait si les taux d'intérêts augmentent le cours de la monnaie augmente aussi.
En résumé ne vous attendais pas à une baisse de la £ dans les prochains mois.
Une mauvaise nouvelle de plus, je le crains.
"li £ est remonté à son plus haut niveau depuis 30 mois sur fond de nouvelles positives sur l'empoi, le chômage a enregistré sa plus grande baisse en 2 ans.
L'évolution de la monnaie britannique fait craindre une nouvelle hausse des taux d'intérêt par la banque d'Angleterre."
En effet des hausses salariales sont probables, dans un environnement marqué par une forte inflation.
Cela pourrait inciter la banque centrale à augmenter les taux fin février début mars.
Comme chacun le sait si les taux d'intérêts augmentent le cours de la monnaie augmente aussi.
En résumé ne vous attendais pas à une baisse de la £ dans les prochains mois.
Une mauvaise nouvelle de plus, je le crains.
Master Experimental Blender
Genève
Genève
Nouvelles fraiches d'Ecosse.
Chacun le sait maintenant, les prix montent.
On invoque quatre facteurs déjà évoqués plus haut :
- pénurie d'orge (toute relative, puisque les distillateurs que j'ai rencontré disposent de la même quantité d'orge que l'an dernier. Il semble que l'orge de distillerie soit de plus en plus utilisée pour faire du bio-éthanol. Utilisation subséquente d'orge de mauvaise qualité (riche en protéines, alors que pour la distillation, on a besoin de composés non azotés : amidon) par ceux qui n'ont pas trouvé leur quota d'orge de bonne qualité sur le marché.
- anticipation de l'ouverture des marchés dits BRIC ( Bresil, Russie, Inde, Chine), représentant plus de la moitié de la population du monde au premier rang desquels l'Inde.
Pourquoi l'Inde ???? Parce que (vous allez rire), le fait qu'une société indienne veuille acheter White & Mackay est un indice que le gouvernement indien pourrait diminuer fortement les droits d'importation sur les alcools en Inde. Personne n'en sait plus que cela, mais cette potentialité encore purement virtuelle a déclenché la brusque panique et la rétention des stocks au milieu de 2006.
En fait, White & Mackay est à vendre une bouchée de pain ( £ 500 millions) en comparaison de ce qu'en vavait payé son fournisseur actuel ( £ 1 500 millions).
Le marché chinois peut se multiplier par 50 avant que cele ne pose de réel problèmes aux écossais.
Le marché russe du whisky se cantonne à la nomenclatura, c'est à dire un petit groupe.
Le marché brésilien aussi, alors que le revenu par habitant reste dans des zones où le whisky est inaccessible pour la masse des gens. Il ne décole donc pas depuis des années.
Donc le coupable c'est l'Inde, et un raisonnement d'analyste a provoqué la mouvement que l'on sait, alimenté aussi par la pénurie d'orge.
Pur raisonner de façon phénoménologique, j'ai entendu beaucoup plus de rumeurs (un tel dit que, un autre a dit que, etc...) que de données factuelles. Une sorte de panique, somme toute.
Je continuerais donc à penser que la spirale à la hausse est un phénomène de type boursier, très anglo saxon, si je ne savais pas qu'il est aussi alimenté par Diageo, qui pendant quatre ans, n'a pas assez distillé, mais qui, aujourd'hui, comme le dit Raymond, prend tout ses collègues en tenaille : d'une part, Diageo a racheté et continue à racheter pour n'importe quel prix ses propres production disponibles sur le "marché libre".
D'autre part, Diageo qui fournissait de l'orge à ses collègues, aujourd'hui a coupé ce robinet, les forçant à trouver de l'orge sur le marché, accroissant ainsi subitement la demande et les prix.
Au dernières nouvelles, Diageo dispose cependant de plus d'orge que les autres années pour ses propres distillations. Bien joué, Diageo ! Pas de pénurie pour Diageo.
Et j'en concluerai ce que j'ai toujours pensé : pourquoi Diageo se priverait il de mettre ses concurrents en mauvaise posture tout en engrangeant des bénéfices record ?
Pourquoi se priverait il de cette aubaine et ne mettrait il pas tout en oeuvre pour creuser l'écart et conforter sa position dominante, tout en augmentant ses marges? Nous sommes dans un monde de guerre économique et non d'angélisme (pour paraphraser un politicien français).
Tout ceci relève plus de la stratégie d'un leader omnipotent que d'un véritable phénomène de marché.
Cette crise est ainsi orchestrée et artificielle.
Combien de temps durera t'elle ? Nul ne le sait, mais on dit que Diageo dispose de réserves financières qui lui permettent de tenir la position assez longtemps (plusieurs années) même si le marché indien reste de marbre et ne s'ouvre pas.
Parions en tous cas que la baisse sera plus lente que la hausse, pour exactement les mêmes raisons...
On invoque quatre facteurs déjà évoqués plus haut :
- pénurie d'orge (toute relative, puisque les distillateurs que j'ai rencontré disposent de la même quantité d'orge que l'an dernier. Il semble que l'orge de distillerie soit de plus en plus utilisée pour faire du bio-éthanol. Utilisation subséquente d'orge de mauvaise qualité (riche en protéines, alors que pour la distillation, on a besoin de composés non azotés : amidon) par ceux qui n'ont pas trouvé leur quota d'orge de bonne qualité sur le marché.
- anticipation de l'ouverture des marchés dits BRIC ( Bresil, Russie, Inde, Chine), représentant plus de la moitié de la population du monde au premier rang desquels l'Inde.
Pourquoi l'Inde ???? Parce que (vous allez rire), le fait qu'une société indienne veuille acheter White & Mackay est un indice que le gouvernement indien pourrait diminuer fortement les droits d'importation sur les alcools en Inde. Personne n'en sait plus que cela, mais cette potentialité encore purement virtuelle a déclenché la brusque panique et la rétention des stocks au milieu de 2006.
En fait, White & Mackay est à vendre une bouchée de pain ( £ 500 millions) en comparaison de ce qu'en vavait payé son fournisseur actuel ( £ 1 500 millions).
Le marché chinois peut se multiplier par 50 avant que cele ne pose de réel problèmes aux écossais.
Le marché russe du whisky se cantonne à la nomenclatura, c'est à dire un petit groupe.
Le marché brésilien aussi, alors que le revenu par habitant reste dans des zones où le whisky est inaccessible pour la masse des gens. Il ne décole donc pas depuis des années.
Donc le coupable c'est l'Inde, et un raisonnement d'analyste a provoqué la mouvement que l'on sait, alimenté aussi par la pénurie d'orge.
Pur raisonner de façon phénoménologique, j'ai entendu beaucoup plus de rumeurs (un tel dit que, un autre a dit que, etc...) que de données factuelles. Une sorte de panique, somme toute.
Je continuerais donc à penser que la spirale à la hausse est un phénomène de type boursier, très anglo saxon, si je ne savais pas qu'il est aussi alimenté par Diageo, qui pendant quatre ans, n'a pas assez distillé, mais qui, aujourd'hui, comme le dit Raymond, prend tout ses collègues en tenaille : d'une part, Diageo a racheté et continue à racheter pour n'importe quel prix ses propres production disponibles sur le "marché libre".
D'autre part, Diageo qui fournissait de l'orge à ses collègues, aujourd'hui a coupé ce robinet, les forçant à trouver de l'orge sur le marché, accroissant ainsi subitement la demande et les prix.
Au dernières nouvelles, Diageo dispose cependant de plus d'orge que les autres années pour ses propres distillations. Bien joué, Diageo ! Pas de pénurie pour Diageo.
Et j'en concluerai ce que j'ai toujours pensé : pourquoi Diageo se priverait il de mettre ses concurrents en mauvaise posture tout en engrangeant des bénéfices record ?
Pourquoi se priverait il de cette aubaine et ne mettrait il pas tout en oeuvre pour creuser l'écart et conforter sa position dominante, tout en augmentant ses marges? Nous sommes dans un monde de guerre économique et non d'angélisme (pour paraphraser un politicien français).
Tout ceci relève plus de la stratégie d'un leader omnipotent que d'un véritable phénomène de marché.
Cette crise est ainsi orchestrée et artificielle.
Combien de temps durera t'elle ? Nul ne le sait, mais on dit que Diageo dispose de réserves financières qui lui permettent de tenir la position assez longtemps (plusieurs années) même si le marché indien reste de marbre et ne s'ouvre pas.
Parions en tous cas que la baisse sera plus lente que la hausse, pour exactement les mêmes raisons...
Re: Nouvelles fraiches d'Ecosse.
Intéressant, cela me rappelle la bonne époque de la DCL. Diageo a repris donc sa bonne vieille stratégie qui a fait d'elle ce qu'elle est actuellement.bottler a écrit :d'une part, Diageo a racheté et continue à racheter pour n'importe quel prix ses propres production disponibles sur le "marché libre".
D'autre part, Diageo qui fournissait de l'orge à ses collègues, aujourd'hui a coupé ce robinet, les forçant à trouver de l'orge sur le marché, accroissant ainsi subitement la demande et les prix.
Au dernières nouvelles, Diageo dispose cependant de plus d'orge que les autres années pour ses propres distillations. Bien joué, Diageo ! Pas de pénurie pour Diageo.
Et j'en concluerai ce que j'ai toujours pensé : pourquoi Diageo se priverait il de mettre ses concurrents en mauvaise posture tout en engrangeant des bénéfices record ?
Tout ceci relève plus de la stratégie d'un leader omnipotent que d'un véritable phénomène de marché.
Cette crise est ainsi orchestrée et artificielle.
Combien de temps durera t'elle ? Nul ne le sait, mais on dit que Diageo dispose de réserves financières qui lui permettent de tenir la position assez longtemps (plusieurs années) même si le marché indien reste de marbre et ne s'ouvre pas.
Concernant l'orge, il me semble qu'il faut différencier l'orge et l'orge malté.
D'après ce qu'on m'a dit et ce que j'ai lu, la quantité d'orge est insuffisante pour couvrir les quantités prévues pour 2007. Pour l'orge malté, la capactié de malting du groupe Diageo est suffisante pour tout son groupe et va vendre à prix d'or ces excédents à ses compétiteurs?
Diageo rachète certains de ces vieux stocks, mais continue toujours de vendre de grandes quantités de Clynelish et autre Caol Ila aux indépendants? ou bien cela va bientôt se terminer?
Corbuso
- Smokey-Kong
- Maître distillateur

- Messages : 2022
- Inscription : 21 nov. 2005, 22:44
Remarquable, la stratégie de Diageo ; même si l'on désapprouve fortement sur le plan moral on ne peut s'empêcher de penser "bien joué" !
Maintenant, de notre point de vue de consommateur, que pouvons-nous faire ? D'abord avoir un peu de confiance en nous : bien que nous sommes peu nombreux, la renommée croissante du forum - qui en embarasse plus d'un - donne une vraie portée à nos opinions. Ensuite soutenir ceux qui oeuvrent pour la qualité, d'une façon souvent désintéressée, voir la cuvée forum par exemple.
Enfin dire qu'alors que l'on fait déjà de gros bénéfices chercher à tuer la diversité sous toutes ses formes : indépendants, petites distilleries, etc. pour conforter sa position, cela dans un seul but : faire passer des actionnaires de déjà gras à obèses, c'est un crime contre le patrimoine de l'humanité (désolé de paraître solennel, ici c'est surtout un moyen de rester poli), et qu'il ne faut pas penser que les amateurs de single malts resteront inertes ; pour moi c'est essentiel.
Slainthe
Maintenant, de notre point de vue de consommateur, que pouvons-nous faire ? D'abord avoir un peu de confiance en nous : bien que nous sommes peu nombreux, la renommée croissante du forum - qui en embarasse plus d'un - donne une vraie portée à nos opinions. Ensuite soutenir ceux qui oeuvrent pour la qualité, d'une façon souvent désintéressée, voir la cuvée forum par exemple.
Enfin dire qu'alors que l'on fait déjà de gros bénéfices chercher à tuer la diversité sous toutes ses formes : indépendants, petites distilleries, etc. pour conforter sa position, cela dans un seul but : faire passer des actionnaires de déjà gras à obèses, c'est un crime contre le patrimoine de l'humanité (désolé de paraître solennel, ici c'est surtout un moyen de rester poli), et qu'il ne faut pas penser que les amateurs de single malts resteront inertes ; pour moi c'est essentiel.
Slainthe
Qu'est ce qui rend la recherche si difficile, est-ce une volonté politique, des manques de stock ou autres choses ? Y aurait t'il la possibilité de te fournir auprés d'indépendant, ou ils sont dans la même situation que toi ?bottler a écrit :Si tu trouve du Caol Ila sur le marché libre en quantité raisonnable et à un prix accessible, je suis preneur. Moi je n'en ai pas trouvé depuis deux mois que je cherche
Caol Ila est il un cas à part ou bien cette "politique" est elle généralisé ?
D'ou vient cette mauvaises qualité ? Doit on s'attendre à un probléme similaire pour les autres distilleries ?bottler a écrit :Quant à Clynelish, c'est plus facile, mais il y a beaucoup de mauvais fûts. Il faut faire très attention.
En résumé ces problémes sont ils récurents à Diageo ou frappe t'il toute la profession.
Pour la premiere question, je pense que le problème n'est pas exclusif à Caol Ila (mais qu'il touche au moins tous les Isay). L'attrait croissant du public pour ce genre de malt en est certainement une des causes. En ce qui concerne la mauvaise qualité de certains Clynelish (mais ce n'est certainement pas la seule distillerie...), je pense que c'est certainement du à une polique d'achat de mauvais fûts (futs pas cher?!?). Ce ne sont que des suppositions, Bottler nous donneras certainement de plus amples informations...
Tony
Tony
Je pense surtout, à propos des fûts que les bons fûts de sherry deviennent de plus en plus rare, à cause de la diminution de la consommation de sherry, et suite au fait qu'il semble que le sherry ne quitte plus l'Espagne sous forme de fût, mais embouteillé...
D'après le post récent de Raymond, il semble que les fûts de bourbon diminuent en prix (et en qualité aussi???)
D'après le post récent de Raymond, il semble que les fûts de bourbon diminuent en prix (et en qualité aussi???)
Slainte Mhath
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Vimeo: https://vimeo.com/jmputz
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Pour ce qui est de Caol Ila comme de beaucoup d'autres, la rarefaction sur le marché "libre", vient surtout d'abord et avant tout de ce que Diageo a racheté et continue à racheter à n'importe quel prix tous les fûts de ses distilleries qui sont sur ce marché. Rien à voir (désolé TTN) avec un attrait croissant du public pour ce genre de produits. Il y avait quantité de fûts de Caol Ila sur le marché, et maintenant il n'y en a plus, ils sont rentrés dans les chais de Diageo.
En ce qui concerne les fûts de mauvaise qualité, les consommateurs ne voient pas beaucoup cet aspect du problème.
Il faut avoir dégusté au fût pour se rendre compte de ce que les fûts de bonne qualité ne sont pas le cas général, et les fûts de très bonne qualité dignes d'être mis en bouteilles sous forme de Single Cask restent l'exception.
Exemple : lundi, sur 12 échantillons de différents malts de différents fûts, trois (dont un Clynelish) étaient amers, piquants, mauvais en un mot. Sept étaient corrects ou bons. Deux étaient très bons soit 16% : ce ratio est bon comparé à l'ensemble de nos dégustations qui révèlent en général un % de très bon qui ne dépasse pas 10%.
Il y a cependant des distilleries qui ont eu une politique d'achats de cfutaille de bonne qualité, et dont les tonneaux sont plus réguliers : Laphroaig, par exemple.
D'autres qui ont pris le parti de remplir tout ce qui est en bois et ne fuit pas, quelle que soit la qualité du bois. Clynelish est manifestement dans ce cas. Cela a peut être changé, mais en tous cas jusqu'en 1998 c'était comme cela.
Quant aux fûts de Sherry, la rarefaction est due au fait que Diageo et d'autres (Pernod Ricard) distillent en ce moment au maximum, et qu'il faut bien loger le new spirit alors que l'on en produit beaucoup plus que l'année précédente tout en en vidant moins, puisqu'on ne livre plus en vrac. Au passage, on voit que la pénurie d'orge est toute relative.
De plus ces mêmes ont fait des reservations aux tonneliers en masse pour les années qui viennent.
Résultat : les fûts les plus rares sont ceux qui manquent les premiers. Ce sont les fûts de Xeres.
Mais les autres suivront, c'est déjà anticipé.
En ce qui concerne la raréfaction des fûts de sherry pleins, elle est due à mon avis ce que leurs détenteurs les gardent, puisqu'ils s'en servent dans leurs cuvées standards dont ils attendent des développements massifs de ventes.
En ce qui concerne les fûts de mauvaise qualité, les consommateurs ne voient pas beaucoup cet aspect du problème.
Il faut avoir dégusté au fût pour se rendre compte de ce que les fûts de bonne qualité ne sont pas le cas général, et les fûts de très bonne qualité dignes d'être mis en bouteilles sous forme de Single Cask restent l'exception.
Exemple : lundi, sur 12 échantillons de différents malts de différents fûts, trois (dont un Clynelish) étaient amers, piquants, mauvais en un mot. Sept étaient corrects ou bons. Deux étaient très bons soit 16% : ce ratio est bon comparé à l'ensemble de nos dégustations qui révèlent en général un % de très bon qui ne dépasse pas 10%.
Il y a cependant des distilleries qui ont eu une politique d'achats de cfutaille de bonne qualité, et dont les tonneaux sont plus réguliers : Laphroaig, par exemple.
D'autres qui ont pris le parti de remplir tout ce qui est en bois et ne fuit pas, quelle que soit la qualité du bois. Clynelish est manifestement dans ce cas. Cela a peut être changé, mais en tous cas jusqu'en 1998 c'était comme cela.
Quant aux fûts de Sherry, la rarefaction est due au fait que Diageo et d'autres (Pernod Ricard) distillent en ce moment au maximum, et qu'il faut bien loger le new spirit alors que l'on en produit beaucoup plus que l'année précédente tout en en vidant moins, puisqu'on ne livre plus en vrac. Au passage, on voit que la pénurie d'orge est toute relative.
De plus ces mêmes ont fait des reservations aux tonneliers en masse pour les années qui viennent.
Résultat : les fûts les plus rares sont ceux qui manquent les premiers. Ce sont les fûts de Xeres.
Mais les autres suivront, c'est déjà anticipé.
En ce qui concerne la raréfaction des fûts de sherry pleins, elle est due à mon avis ce que leurs détenteurs les gardent, puisqu'ils s'en servent dans leurs cuvées standards dont ils attendent des développements massifs de ventes.

