Glendronach 1993 #30 pour LMDW
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Glendronach 1993 #30 pour LMDW
J'ai cru comprendre que certains l'avaient goûté sans toutefois l'apprécier. Perso, j'ai adoré, dès l'ouverture de la bouteille.
Couleur: chêne foncé.
Nez: Il vous cloue sur votre canapé des l'ouverture. Un vieil et vénérable fût d'oloroso secco avec tout ce qu'on peut attendre de notes tertiaires: cèpes d'Italie fins et parfumés, craie, olive verte en saumure, chocolat extra-dry artisanal, gianduja mais aussi orange de Séville, citron de Menton... Wouf! Profond et intense.
Bouche: La même chose. Peut-être quelques degrés de trop au niveau de l'alcool. Il faudra essayer avec de l'eau.
Finale: Très long! Suave, parfumé, jouissif.Persistance sur la fraise écrasée et... le sang!
Pour conclure
Bahoum! Un tout petit cran en dessous du fût n°3, mais juste un petit cran. Grosse tuerie pour amateur d'oloroso sec ( je parle du vin, bien sûr).
Couleur: chêne foncé.
Nez: Il vous cloue sur votre canapé des l'ouverture. Un vieil et vénérable fût d'oloroso secco avec tout ce qu'on peut attendre de notes tertiaires: cèpes d'Italie fins et parfumés, craie, olive verte en saumure, chocolat extra-dry artisanal, gianduja mais aussi orange de Séville, citron de Menton... Wouf! Profond et intense.
Bouche: La même chose. Peut-être quelques degrés de trop au niveau de l'alcool. Il faudra essayer avec de l'eau.
Finale: Très long! Suave, parfumé, jouissif.Persistance sur la fraise écrasée et... le sang!
Pour conclure
Bahoum! Un tout petit cran en dessous du fût n°3, mais juste un petit cran. Grosse tuerie pour amateur d'oloroso sec ( je parle du vin, bien sûr).
Dernière modification par ThS le 24 août 2015, 13:42, modifié 1 fois.
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Je me suis toujours demandé comment on pouvait faire la différence entre un citron de Menton et un citron "ordinaire". Et ce n'est pas faute d'avoir vécu 15 ans à Nice...
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canis lupus
- Maître distillateur

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Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Faut demander aux Bogdanoff.dede a écrit :Je me suis toujours demandé comment on pouvait faire la différence entre un citron de Menton et un citron "ordinaire".
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Mais il ne pourront pas nous donner la différence entre une orange de Séville et une orange "ordinaire" !!canis lupus a écrit :Faut demander aux Bogdanoff.dede a écrit :Je me suis toujours demandé comment on pouvait faire la différence entre un citron de Menton et un citron "ordinaire".
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Ni entre les cèpes italiens et les cèpes français :/
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steve_pinkcity
- Maître distillateur

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- Inscription : 08 avr. 2014, 11:21
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
dede a écrit :Je me suis toujours demandé comment on pouvait faire la différence entre un citron de Menton et un citron "ordinaire". Et ce n'est pas faute d'avoir vécu 15 ans à Nice...
L'"ordinaire" est moins cher quand même, non ?
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Le citron ordinaire est généralement moins complexe et plus acide.
Enfin, c'est mon ressentit.
Enfin, c'est mon ressentit.
Charleroi, Belgique
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Ah ah ah.greg_0277 a écrit :Mais il ne pourront pas nous donner la différence entre une orange de Séville et une orange "ordinaire" !!canis lupus a écrit :Faut demander aux Bogdanoff.dede a écrit :Je me suis toujours demandé comment on pouvait faire la différence entre un citron de Menton et un citron "ordinaire".
Eh bien, on a l'expérience culinaire que l'on a, ou pas, faut croire. L'orange de Séville est légèrement amère, peu acide, parfumée et modérément sucrée. Le zeste de citron de Menton est plus subtil, floral et moins amer que celui du citron ordinaire. Le cèpe d'Italie, du moins celui que l'on sert sur les belles tables, est fin, délicat et un peu moins boisé en général que le cèpe dit de Bordeaux. Je n'ai pas parlé de la truffe blanche d'Alba, mais là, je crois que je perds tout le monde.
Enfin, un connaisseurmars a écrit :Le citron ordinaire est généralement moins complexe et plus acide.
Enfin, c'est mon ressentit.
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Ca dépend essentiellement de la variété, de la terre et de la quantité d'eau. On cultive à Menton plusieurs variétés de citrons, dont la variété Eureka qui est probablement la plus commune partout, y compris dans la grande surface du coin. Qu'il y ait à Menton un savoir-faire et un biotope favorisant une fructification de qualité, je veux le croire. Que l'on écrive percevoir dans un whisky une nuance du niveau de celle existant entre deux variétés du même fruit (et encore, on est loin de la différence entre un raisin blanc et un raisin noir...), ça me fait juste penser aux notes de dégustations de LMDW...
Je développe un peu car le ton peut paraître sec (c'est mauvais pour le citronnier qui aime l'eau
), mais j'ai écrit des notes dans ce style à un moment. Puis je me suis rendu compte que l'on ne parvient même pas à ressentir les mêmes fruits dans un whisky dégusté la semaine dernière, ça fait relativiser (et encore quand on retrouve des fruits). Sans parler du whisky dégusté à l'aveugle, que tu bois plus ou moins régulièrement depuis des années mais dont tu ne reconnais même pas le profil, des notes de sherry senties dans un malt vieilli en fût de chêne neuf, j'en passe et des meilleures.
Mon ressenti : tu as beaucoup aimé ce whisky et tu l'as associé à des produits que tu juges excellents. C'est évidemment ton droit le plus strict, ton ressenti. Mais ça reste un ressenti. Imaginons un instant que tu n'aimes pas les whiskies vieillis en fût de sherry : tu aurais probablement senti des notes d'agrumes et organiques là où tu écris citron de Menton, orange de Séville et cèpe d'Italie.
Je ne suis plus un grand fan de la dégustation à l'aveugle, mais je l'ai pratiquée un moment, et c'est cette expérience qui m'a fait revenir sur ce genre de notes. En réalité, on ne fait qu'associer des souvenirs. La confiture de fraise et la gelée de groseille sont deux produits bien différents, mais sur un vieux Glen Grant confituré, un amateur va sentir la confiture de fraise et l'autre la gelée de groseille, parce que leurs grands-mères respectives préparaient l'une ou l'autre quand ils étaient minots.
Que tu écrives ce style de notes parce que ça te fait plaisir d'associer un bon malt, de beaux produits et une certain forme d'esthétisme littéraire, soit (puis ça se laisse lire et ça fait envie), mais il ne faut pas se braquer si tu te fais gentiment chahuter là-dessus, ça fait partie du jeu. Sans rancune !
Je développe un peu car le ton peut paraître sec (c'est mauvais pour le citronnier qui aime l'eau
Mon ressenti : tu as beaucoup aimé ce whisky et tu l'as associé à des produits que tu juges excellents. C'est évidemment ton droit le plus strict, ton ressenti. Mais ça reste un ressenti. Imaginons un instant que tu n'aimes pas les whiskies vieillis en fût de sherry : tu aurais probablement senti des notes d'agrumes et organiques là où tu écris citron de Menton, orange de Séville et cèpe d'Italie.
Je ne suis plus un grand fan de la dégustation à l'aveugle, mais je l'ai pratiquée un moment, et c'est cette expérience qui m'a fait revenir sur ce genre de notes. En réalité, on ne fait qu'associer des souvenirs. La confiture de fraise et la gelée de groseille sont deux produits bien différents, mais sur un vieux Glen Grant confituré, un amateur va sentir la confiture de fraise et l'autre la gelée de groseille, parce que leurs grands-mères respectives préparaient l'une ou l'autre quand ils étaient minots.
Que tu écrives ce style de notes parce que ça te fait plaisir d'associer un bon malt, de beaux produits et une certain forme d'esthétisme littéraire, soit (puis ça se laisse lire et ça fait envie), mais il ne faut pas se braquer si tu te fais gentiment chahuter là-dessus, ça fait partie du jeu. Sans rancune !
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis: tout est subjectif dans ce domaine. Mais qu'est-ce qu'une note de dégustation sinon un ressenti? Il n'y a aucune vérité en ce domaine et ce serait, je crois, une erreur de prétendre faire des notes objectives en cherchant à réduire les subtilités à des généralités. Et puisque tu es prof de lettres (moi aussi), tu sais très bien que la madeleine de Proust n'est pas n'importe quel gâteau! Et comme tu le fais remarquer, dès la troisième bouchée, l'effet n'est plus le même et la petite madeleine perd sa magie. Qu'importe, c'est l'instant qui est saisi. Crois-tu que l'éminent SV fasse des notes plus objectives? Ou quiconque d'ailleurs se prêtant à l'exercice? Les notes LMDW sont galvaudées, c'est certain, et sont d'autant plus trompeuses qu'elles ont pour but de servir la vente ... Je ne vends rien.
Ou alors, on peut aussi faire ça:
Couleur: foncée
Nez: rancio
Bouche: idem, puissante.
Finale: Longue.
D'ailleurs ce n'est pas tellement ta remarque qui m'a un peu énervé, mais la surenchère qui a suivi. Après, que certains perçoivent ou pas la nuance entre une orange de Séville, une de Sicile et une de Tunisie, pour ne citer que les plus remarquables, je m'en fous. Il y aura toujours assez de J&B pour tout le monde!
Ou alors, on peut aussi faire ça:
Couleur: foncée
Nez: rancio
Bouche: idem, puissante.
Finale: Longue.
D'ailleurs ce n'est pas tellement ta remarque qui m'a un peu énervé, mais la surenchère qui a suivi. Après, que certains perçoivent ou pas la nuance entre une orange de Séville, une de Sicile et une de Tunisie, pour ne citer que les plus remarquables, je m'en fous. Il y aura toujours assez de J&B pour tout le monde!
Dernière modification par ThS le 24 août 2015, 13:12, modifié 2 fois.
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Je vois ce que tu veux dire dede, mais je me demande si ça ne se contredit pas un peu : puisque d'une semaine sur l'autre tu ne retrouves pas les mêmes fruits dans un même whisky, pourquoi mentionner l'orange sans variété particulière serait moins déconnant que de mentionner l'orange de Séville?dede a écrit :Ca dépend essentiellement de la variété, de la terre et de la quantité d'eau. On cultive à Menton plusieurs variétés de citrons, dont la variété Eureka qui est probablement la plus commune partout, y compris dans la grande surface du coin. Qu'il y ait à Menton un savoir-faire et un biotope favorisant une fructification de qualité, je veux le croire. Que l'on écrive percevoir dans un whisky une nuance du niveau de celle existant entre deux variétés du même fruit (et encore, on est loin de la différence entre un raisin blanc et un raisin noir...), ça me fait juste penser aux notes de dégustations de LMDW...
Je développe un peu car le ton peut paraître sec (c'est mauvais pour le citronnier qui aime l'eau), mais j'ai écrit des notes dans ce style à un moment. Puis je me suis rendu compte que l'on ne parvient même pas à ressentir les mêmes fruits dans un whisky dégusté la semaine dernière, ça fait relativiser (et encore quand on retrouve des fruits). Sans parler du whisky dégusté à l'aveugle, que tu bois plus ou moins régulièrement depuis des années mais dont tu ne reconnais même pas le profil, des notes de sherry senties dans un malt vieilli en fût de chêne neuf, j'en passe et des meilleures.
Mon ressenti : tu as beaucoup aimé ce whisky et tu l'as associé à des produits que tu juges excellents. C'est évidemment ton droit le plus strict, ton ressenti. Mais ça reste un ressenti. Imaginons un instant que tu n'aimes pas les whiskies vieillis en fût de sherry : tu aurais probablement senti des notes d'agrumes et organiques là où tu écris citron de Menton, orange de Séville et cèpe d'Italie.
Je ne suis plus un grand fan de la dégustation à l'aveugle, mais je l'ai pratiquée un moment, et c'est cette expérience qui m'a fait revenir sur ce genre de notes. En réalité, on ne fait qu'associer des souvenirs. La confiture de fraise et la gelée de groseille sont deux produits bien différents, mais sur un vieux Glen Grant confituré, un amateur va sentir la confiture de fraise et l'autre la gelée de groseille, parce que leurs grands-mères respectives préparaient l'une ou l'autre quand ils étaient minots.
Que tu écrives ce style de notes parce que ça te fait plaisir d'associer un bon malt, de beaux produits et une certain forme d'esthétisme littéraire, soit (puis ça se laisse lire et ça fait envie), mais il ne faut pas se braquer si tu te fais gentiment chahuter là-dessus, ça fait partie du jeu. Sans rancune !
Après tout, puisque tout est une histoire de ressenti et d'expérience personnelle, je conçois parfaitement que son whisky lui évoque une variété de citron ou d'orange plutôt qu'une autre
De toute façon, si le lecteur d'une note de dégustation ne prend pas un peu de recul par rapport aux saveurs évoquées, il risque bien d'être déçu quelque soit le type d'orange
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Tout est là.SLK a écrit :De toute façon, si le lecteur d'une note de dégustation ne prend pas un peu de recul par rapport aux saveurs évoquées, il risque bien d'être déçu quelque soit le type d'orange
Bon, sinon il est évident que j'ai pris des exemples un peu extrêmes pour les besoins de mon argumentation. Mais c'est aussi pour ça que je parle de plus en plus souvent d'agrumes, quitte à préciser mon ressenti dans une parenthèse. Je ne trouve pas que les commentaires enluminés d'une prose et de références plus ou moins soutenues soient les plus utiles. J'apprécie les notes concises qui vont me décrire l'essentiel sans pour autant sombrer dans le laconisme. Seuls quelques très grands malts me tirent encore des phrases tarabiscotées à vocation pompière, j'y peux rien, c'est plus fort que moi mais j'essaye de me soigner.
Et soyons honnêtes : c'est l'accumulation de références uber-précises qui m'a poussé à taquiner un peu Ths, comme je taquine parfois mon grand copain Jean-Michel. N'empêche, j'ai hâte de lire une de ses notes sur un Brora 30yo ou un vieux Bowmore !!
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Ah oui, çà, çà me parledede a écrit :des notes de sherry senties dans un malt vieilli en fût de chêne neuf)
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Perso, je trouve qu'il a totalement raison d'être très précis dans son descriptif.
Comme tu l'a si bien dit, le fait d'utiliser des termes plus compliqué et précis donne l'impression justifiée que le whisky est meilleur que d'habitude.
Serge aussi(par exemple) utilise des termes plus compliqué quand le whisky est meilleur.
Comme tu l'a si bien dit, le fait d'utiliser des termes plus compliqué et précis donne l'impression justifiée que le whisky est meilleur que d'habitude.
Serge aussi(par exemple) utilise des termes plus compliqué quand le whisky est meilleur.
Charleroi, Belgique
Re: Glendronach 1993 #30 pour LMDW
Ben j'aviserais quand j'aurais goûté celui-ci, mais jusqu'à présent ces Glendro Single Cask d'une 20aine d'année ne m'ont pas fait l'impression d'être des malts exceptionnels. De très bon sherry casks, certes, mais pas des tueries du niveau d'un vieux Longmorn par exemple.

