C'est vrai qu'en général de mon côté je n'ajoute quasiment jamais d'eau à un whisky vieilli en fût de xérès, car je trouve que ça ne leur réussit pas 90% des fois...
donc j'ai goûté mes Springbank sans eau (puisqu'ils sont qd même en grande partie issus de fûts de sherry a priori)
et pour avoir goûté dans la foulée un OMC hier, lui aussi sherry, et sans eau, j'ai trouvé ce dernier bcp moins fort/chaud que le Springbank...
mais bon il y a peut-être effective une sorte de composé chimique qui me donne cette sensation de chaleur agressive au palais sans toutefois me brûler l'estomac comme le font l'acidité d'agrumes ou l'agressivité de certaines épices...?...
Le degré et la brûlure
Modérateur : Modérateurs
En fait depuis que j'ai pris l'habitude de mettre de l'eau, je ne supporte plus l'odeur d'alcool, genre A'Bunadh ou Glenfarclas 105. Je n'arrive pas à tenir en bouche plus de 5 secondes un brut de fût comme Lagavulin 12 ans, je n'ai pas la bouche en amiante ! Et pourtant il est doux pour ses 58° ce malt là ! Sur Springbank, il n'est pas exclu que la légéreté de ce whisky fasse qu'on perçoive l'alcool plus fortement. J'ai souvent une sensation de ce type avec les Irish, notamment à l'ouverture d'un Power's 12 ans par exemple.Stephane a écrit :C'est vrai qu'en général de mon côté je n'ajoute quasiment jamais d'eau à un whisky vieilli en fût de xérès, car je trouve que ça ne leur réussit pas 90% des fois...
- AlexandreV
- Maître distillateur

- Messages : 674
- Inscription : 18 avr. 2006, 19:38
Pour les vodkas à plus de 95°, c'est surtout en Pologne, un peu dans les Balkans.whiskye a écrit :.Le whisky doit te paraître bien doux à côté :-) On boit ça en Russie ? Sinon à 40%, à mon avis une vodka sera beaucoup plus douce qu'un single malt. Loin de moi l'idée de comparer une vodka à 95 % et un whisky à 46 %.En goûtant des vodkas à plus de 95°, je peux t'assurer que cela brûle terriblement, avec 1 cl si tu es debout tu sens tout l'oesophage puis qq goutes qui tombent dans ton estomac
En fait, une vodka de patate distillée trois fois est plus grasse-huileuse et ne brûle pas du tout, ou alors à partir de 50°. Tandis que pour les vodkas de seigle, il y a d'autres facteurs à prendre en compte: il existe des méthodes de "brûlures" au charbon ou autres qui rendent les vodkas de 40° parfois aussi dure que des eaux de vie à 60°... pour les vodkas issues de mélanges de céréales, je ne sais pas.
Sinon je trouve que les bruts de fûts se rapprochent des eaux de vie à 70°, surtout les Laphroaig dans les 56-60°, ou alors un Lagavulin 12 ans.
Tiens mais c'est vrai que l'acidité de certains Bowmore les rend très agressif dès 50°...
Fermer la parenthèse ;)
A la recherche de nouvelles sensations à partager ! 

Oui. L'expérience prouve que c'est cela. A mon humble avis, il y aurait même plutôt une association entre divers éléments dont l'ensemble produit cette impression de brulure qui peut être assez intense qualquefois.Stephane a écrit :mais bon il y a peut-être effective une sorte de composé chimique qui me donne cette sensation de chaleur agressive au palais sans toutefois me brûler l'estomac comme le font l'acidité d'agrumes ou l'agressivité de certaines épices...?...
- Smokey-Kong
- Maître distillateur

- Messages : 2022
- Inscription : 21 nov. 2005, 22:44
Comme toujours l'aspect psychologique d'une sensation est déterminant : quand on a ressenti une brulûre en ingérant un certain type d'aliment, on s'attend à la retrouver lors de chaque nouveau contact. De plus, pour une même cause organique, les impressions varient énormément d'une personne à l'autre : c'est un phénomène bien connu dans le cas des oesophagites, dans laquelle la sensation de brulûre paraît insupportable à l'un et quasi-nulle à l'autre, pour une atteinte identique des parois. Cela rend parfois les composants chimiques responsables de ce type de sensation difficile à identifier, hors quelques cas évidents.
Slainte
S-K
Slainte
S-K

