Et voici dégusté hier soir le dernier sample des Douglas Laing que nous avions reçu l'an dernier via nos échanges forumiques... bouh...
Provenant probablement encore de Serge que l'on ne remerciera jamais assez
Nez: Intensément appétissant et gourmand (sucré/salé). Un mélange détonnant de whisky marin (ilien ou côtier) très salin et de sherry qui le noircit comme un vieux vin doux naturel du Sud. Tourbé/viandé/animal, épicé, madérisé. Un des meilleurs bouquets que j'ai jamais senti: phénoménal et envoûtant!
Bouche: Impeccablement calée sur le nez. L'attaque est puissante, vive, mais pas trop agressive. Ultra saline (plutôt qu'un dram, on croirait boire la tasse en plein milieu de l'océan), épicée (gingembre), tourbée. Avec des notes vineuses douces/amères/moutardées de vieux sherry oublié voire de madère ; ainsi que de pruneaux et de petites cerises (marasquin?) macérés ayant pompé toute l'eau-de-vie de leur bocal. Légère astringence tannique, et avec l'aération apparaissent aussi des notes de cacao/cappucino.
Le degré d'alcool est bien présent mais parfaitement équilibré. Le corps est plutôt mince et la texture fluide.
La finale est longue, un peu brûlante au départ puis chaleureuse et riche/complexe.
Seul point négatif qui lui vaut de ne pas obtenir la note maximale: au fur et à mesure de l'oxygénation et de la dégustation, il se fait un peu plus piquant/acide et astringent.
Un whisky thalassothérapeutique... mais est-ce réellement un whisky ?... ou bien une eau-de-vie de fruits ultra-macérés ? un brandy de vieux dandy désenchanté ? un vin muté d'un fût provenant d'un galion coulé en pleine mer il y a plus d'un siècle ?...
Stéphane
