Disons les choses telles qu'elles sont : Si nous notons sur 100, c'est avant tout pour des raisons historiques ; Que notre première bible ait été le Companion de Michael jackson, la blibe de Murray, le site de J. Van den Heuvel, celui de Serge, ou quoi que je sais d'autre, nous avons été mis au contact de notes sur 100, et c'est à ces notes sur 100 que nous voulons nous mesurer (par orgueil ?).
Après, on peut dire et faire ce qu'on veut, l'essentiel reste d'apprendre les habitudes des uns et des autres, les goûts des uns et des autres, les façons de traduire des sensations des uns et des autres. Ce n'est qu'à ce prix que l'on pourra se dire, à la lecture d'une note, "y'a des chances que ça me plaise", ou "je passe mon chemin". Et encore.
Perso, pour les notations blind, j'adopte le découpage d'Antoine (Passionnés du Malt) :
Toutes les notes sont exprimées sur 10
- Coup de coeur nez
- Coup de coeur bouche
- (Equilibre nez + Equilibre bouche) / 2 : plus la sensation alcooleuse est faible rapportée au titre, meilleure est lanote
- (Complexité nez + Complexité bouche) / 2 : plus y'a d'arômes distincts, plus la complexité est grande
- Finale
- Typicité
Ca nous fait 6 notes sur 10 que l'on additionne, et on ajoute 40, parce que quand même, c'est un single malt.
Théoriquement, ça fait une note entre 40 et 100.
Après, si c'est vraiment gerbatif, on se réserve le droit d'introduire une variable d'ajustement (bref, on triche
Maintenant, comme ça reste assez impersonnel et que l'accumulation de notes sur 10 peut amener à noter convenablement un malt qui ne nous fait pas grimper aux rideaux, j'aime bien ajouter un critère "J'achète" ou "J'achète pas".
Très utile pour faire remonter des whiskies hautement jouissifs, mais pas nécessairement très complexes, et peu alcoolisés (donc pénalisés sur la note d'équilibre) comme ces Bowmore à pleurer de bonheur de la fin des 60s.



