Etant donné que les 3/4 d'entre eux sont (comme par hasard !) également les principaux membres de notre club des passionnés du malt toulousains (entre épicuriens, on ne se refait pas !), quoi de plus normal que de procéder à la dégustation de quelques drams à l'occasion de celle ci !
En premier lieu, le Glenlivet 15 ans French oak acheté qqes jours auparavant (merci Carrefour pour l'initiative, c'est pas souvent, alors autant le citer! ;)
Un nez exquis, de fruits jaunes, de vanille, gourmand/patissier (comme cela fût le cas de nombreux drams ce soir là, décidément basée sur Epicure).
La bouche s'avère hélas au départ un peu en retrait, avec une finale légèrement astringente. Mais après plusieurs minutes, le fond de verre se révèle meilleur, avec du fruit, de l'amande, du boisé et des épices.
Note : entre ***(*) et ****, mes prochaines dégust après plus grande oxygénation décideront de quel côté se stabilisera la balance !
Je passe sur le whisky suivant, le Ledaig 7 ans, que j'aime bcp mais que j'avais déjà commenté et qui est resté aussi bon que dans mon souvenir.
Puis retour au Longrow 1994 (10 ans) - 46° récemment ramené d'Andorre, qui s'est bien ouvert depuis notre première dégust d'Antoine et moi-même.
Il apparaît un peu moins fumé/goudronné/sec, et plus profond, avec un fruité très agréable qui se mèle à la tourbe.
IL manque tjs toutefois de complexité à mon gré, et son rapport Q/P ne m'incite pas à le noter plus de ***(*).
Nous voici maintenant en train d'attaquer 4 fioles que La Fouine (ainsi surnommé notre ami Antonio of course !) nous avait spécialement sélectionnées (merci au passage aux internautes originaires de ces échanges avec nos propres samples).
Je n'ai pas trop pris de notes cette soirée, et je ne me souviens plus avec précision de tous les détails de ces samples, Antoine pourras-tu écrire qqes lignes de précisions à ce sujet ?
2 Aberfeldy, très bons.
J'ai légèrement plus apprécié le premier que le second (là c'est à toi Antoine ! ;)
Le nez était envoûtant et délicieux, pâtissier, fruité/vanillé, mature.
La bouche le reprenait bien avec une parfaite maturité et intégration du whisky et du bois. Légèrement tourbée (?)..
**** et ***(*)
A suivi le fameux Lagavulin Mission (1979 je crois) dont la bouteille m'intriguait depuis un moment !
Il s'avère excellent (notamment son bouquet). Toutefois je le note un petit cran en dessous des autres Lagavulin OB que je connais, car il est un peu éloigné de la magnifique puissance tourbée/salée de ce géant d'islay que j'adore. De +, j'ai trouvé la finale un tantinet agressive/acide. ***(*)
Pour terminer un Mortlach que j'ai trouvé très bon, (***(*)) mais dont hélas je ne me rémémorre plus bcp de détails gustatifs... (pardonnez moi, on arrivait à la tortilla et à la quiche tant attendues pour nous remplir le ventre !)
Arrive ensuite le dessert, un excellent cake au chocolat et aux noisettes réalisé sur ma demande par ma dulcinée, avec lequel j'avais pressenti un bel accord avec une bouteille que je gardais pour l'occasion depuis bientôt 2 ans !... (mon record de garde pour un single malt !)
Mon fameux Mortlach G&MP (30 ans) de mon année de naissance (1970) (qui pour l'anecdote a entre temps pris + 20% à LMDW !...).
J'avais peur d'en être déçu tellement j'en attendais... d'autant plus que son degré (40°) me semblait très bas et semblait signifier une dilution assez importante avant la mise en bouteille...
Fort heureusement la surprise fût du bon côté !
Un des meilleurs bouquets de la soirée pour moi : une sublime expression du sherry, très gourmande, boisée (mais sans trop malgré l'âge), fruité (cerise, prune/pruneau).
La bouche est un peu en retrait au premier abord, mais après qqes minutes d'aération (et pour l'avoir regoûté le lendemain !) elle se révèle ensuite bien riche et délicieuse, avec quasi annulation des notes un peu amères/astringentes des finales initiales (jolie cette expression non !?...).
Amaretto, fruits secs, noyau (de cerise ou de prune/pruneau ?), épices (gingembre, cannelle ?). Il se paye même le luxe d'avoir une attaque appétissante digne d'un jeunot, juteuse voire légèrement viandée.
Excellent compagnon d'un habano doux. Et il fût délicieux avec le gâteau au chocolat.
Hélas, sa finale un peu courte et l'impression de degré un peu faible et de dilution un peu trop nette m'empêche de lui mettre plus de **** mais c'est déjà pas si mal !!
Une autre bouteille que j'avais récemment acheté en Andorre pour l'occasion : l'Highland Park 25 ans - 51,5°, dans son sublime canister dont l'ouverture semble presque relever du tabou !
Mes commentaires s'adressent en partie à WhiskyGalore qui comprendra pourquoi ;)
Le bouquet est intense, parfumé, gourmand/patissier, un voyage merveilleux des sens !
La bouche n'est pas en reste, avec une attaque sèche et puissante qui fait frissonner de surprise après un nez aussi aguichant ! Mais cette puissance s'appaise ensuite, et fait place à une richesse et une densité arômatiques exeptionnelles : très floral pour moi (mais Antoine vous fera part d'un avis différent ;) douceur et parfum du miel de bruyère, la gourmandise du nez se transmet aux papilles, barre de céréales aux fruits secs et au chocolat... le tout sur fond légèrement tourbé/fumé. Un nectar. Seule une légère astringence en final lui barre la route des 5 étoiles (mais les attribuerais- je un jour !!???...), mais je le note qd même ****(*) et c'est clairement pour moi le meilleur HP que j'ai dégusté à ce jour.
Je vais prochainement le tester en accompagnement d'un bon habano, et nul doute que ce sera certainement un grand moment!
Place maintenant à une surprise imprévue... (mais bon, c'est le lot de toute surprise somme toute !) :
Le Springbank 1995 (10 ans) de la gamme Blackadder Raw Cask, à 58,4°, single sherry pipe.
Le nez m'espante et me bluffe déjà totalement, avec son fruité exhubérant presqu'indécent de prune/pruneau et de cerise à l'eau de vie) tellement différent des autres Spring jeunes OB que je connaissais et qui sont bien plus austères !
Le sherry est indéniable, envoûtant, ainsi qu'une étonnante maturité : on croirait sentir et déguster un whisky au moins 2 fois plus âgé !
La bouche n'est pas en reste en reprenant très bien le nez, le degré est admirablement fondu et l'on se passe aisément d'eau. Cette fois, ce qui m'empêche de lui attribuer 5 étoiles, c'est son insolence ;) et le fait qu'il m'évoque plus un armagnac ou une eau-de-vie de fruit. Mais c'est le meilleur Springbank que j'ai goûté à ce jour, et je sens qu'à chaque nouvelle dégust il me procurera des sensations arômatiques délicieuses différentes. Pour l'instant côté note mon coeur balance entre **** et ****(*); là aussi ce sont mes futures dégustations qui décideront.
Il se paye même le luxe d'accompagner avec merveille nos cigares de fin de soirée, pour moi un Magnum 46!
Merci bcp les gars !!
Décidément cette gamme Blackadder est vraiment exceptionnelle, et j'ai craqué pour le Bruichladdich Raw Cask que j'ai trouvé si bon il y a qqes jours et qu'il me tarde de redéguster ! (passe vite la commande Antoine, avant qu'il n'y en ait plus !!)
Enfin, last but not least... Ta daaaaaaaaan !!........
Une autre bouteille récemment acquise qui m'attirait fortement : le Brora 1977 (24 ans) à 56,1° des Rare Malts (bouteille qui vaudra cher dans qqes années a priori ;)
Et là encore un coup de bluf phéno(l)ménal !! après avoir lu qqes notes/critiques diverses, je m'attendais à un bouquet puissant, sec, épicé, voire rude et agressif.... que neni !!
Le nez est formidablement fondu, doux, pâtissier (encore oui je sais !), d'une rondeur et d'une gourmandise presque indécentes.
La bouche elle aussi se révèle délicieuse, légèrement beurrée, chaleureuse mais avec un degré et une puissance pratiquement idéaux. vanillée, florale, un soupçon terreuse/tourbée, sur fond d'herbes fraiches et rafraichissantes (menthe/anis/eucapyptus/thym ?) ; aussi qqes notes épicées et de chocolat doucement amer/cappucino.
Un must à la hauteur de mes espérances.
Cette fois ce qui l'empêche d'accéder aux 5 étoiles, c'est que je m'attendais à un whisky très robuste, épicé voire moutardé (selon certains !?) et tourbé/iodé; il ne mérite donc "que" ****(*).
Mettrai-je un jour enfin ***** à un single malt ???... la réponse dans mes futurs commentaires de dégustation !! ;)
Ce dram a une anecdote marrante, nous l'avons dégusté en mâles égoistes mais néanmoins respectueux de ces dames qui souffraient la fumée de nos cigares tonitruants, ainsi donc sur mon balcon alors que la nuit ne titrait guère plus que 5/6° ! et que doudounes, blousons et autres sweatshirts n'étaient pas de trop pour nous empêcher de geler. Certes la température a un peu masqué son bouquet, mais je peux vous dire qu'ainsi "naturellement frais", il passait bien... presque trop bien puisque je m'en suis servi 2 verres !...
et il fût l'excellent compagnon de ma seconde moitié de Magnum 46 !
Bref une soirée d'anniv épicurienne au possible, avec une ambiance et des dégustations excellentes que je ne suis pas prêt d'oublier !
je remercie à ce sujet DJ David pour l'ambiance musicale d'enfer qu'il nous a distillée (peut-etre me liras tu maintenant que tu as -enfin!- internet !
2 superbes cadeaux (Lagavulin 12 ans SR que je connaissais déjà et adore mais dont ma bouteille arrive à son terme, et le Springbank 10 ans Blackadder Raw Cask donc).
Seul regret : le fait que mon appart ne soit pas assez grand pour avoir pu également inviter les tous récents nouveaux membres de notre club : Djeepy, Pascal et Rodolphe j'espère que vous me pardonnerez ; je ferai mon possible pour réparer cela dans les plus brefs délais
Steph
