C'est justement avec ça que je ne suis pas trop d'accord.Muzo a écrit :Oui, évidemment. Je ne dis pas que l'analyse "objective" n'influe pas sur une subjectivité particulière, je dis qu'elle ne la supprime jamais.xoxo a écrit : Certaines oeuvres sont beaucoup plus complexes qu'elles ne le paraissent au premier abord, et peuvent nécessiter un véritable travail technique pour en percevoir toute la nature. (ce qui ne reflète pas la majorité des cas a mon avis)
Auquel cas, l'objectivité de l'analyse peut interférer directement avec le côté subjectif des sentiments que peuvent procurer une oeuvre.
Ou pour répondre par une lapalissade: si quelqu'un apprécie la complexité dans un whisky, il vaut mieux qu'il sache reconnaître la complexité dans un whisky.
Prenons un exemple concret: j'adore une chanson anglo-saxonne, mais je ne parle pas anglais et n'en comprend pas le sens.
Puis un jour, on me la traduit, et je m'aperçois que les paroles ne reflètent pas du tout l'imaginaire que je m'était construit autour de cette chanson.
Ben du coup, je ne pourrais plus m'empecher de me rapeller le "vrai sens" de la chanson, et je l'aimerai beaucoup moins.
C'est également valable dans l'autre sens.
On peut appliquer, je crois, ce type de mécanisme au whisky.
Par exemple, est-ce que le fait de savoir qu'il y a eu une adjonction de caramel dans un whisky ne peut pas en diminuer le plaisir, ne serait-ce même que de manière trés minime?
Idem pour le prix, ou encore l'histoire d'une distillerie, ce sont des éléments purement techniques et objectifs, et pourtant, il peuvent influer grandement l'appréciation que l'on peut faire d'une bouteille (les exemples sont légions).





