Nikka Yoichi 1989 / 20 Yo. / Whisky Live 10th Anniv.
Publié : 10 oct. 2011, 12:56
Hier, c'était mon anniversaire.
48 ans.
P'tain, 48, c'est la m---e, je commence à avoir besoin de lunettes, tout ça.
Mes frangines et mon amoureuse se sont cotisées pour m'offrir cette bouteille, que le gars de LMDW Odéon avait récemment ramené, pour cause de rupture de stock, dans ses valises - dixit le storytelling qui m'a fait plaisir à entendre.
Bon, que les grands anciens du coin ne me gâchent pas mon ingénuité de débutant avec du cynisme, je veux pas savoir si c'est vrai ou pas, l'histoire m'a plu et le fait que mes frangines et mon amoureuse - qui n'y connaissent rien en whisky - aient comploté pour me faire plaisir suffit à me faire fondre. Na.
Bon.
Bref, émotion, je reconnais-là quand même une bouteille d'exception, et puis, on n'est pas loin des 200 euros, promis, on mettra pas de glaçon ni de Coca nan je déconne je fais jamais ça.
Sublime. Voilà. Sublime. C'est exactement tout ce que j'aime. Long, complexe, très complexe, allant chatouiller partout dans la bouche, le nez, la gorge, pour de bon et très très longtemps.
Je ne vais pas me risquer, sur ma première bouteille historique, à vous la jouer CR de pro. Juste, je vous recopie ce qui est écrit sur le dos de l'étiquette, ça devrait suffire à vous parler avec un peu plus d'objectivité que je ne ferais (j'oublierai certainement des choses, sinon). Et puis, le petit texte en question, il est signé Dave Broom, on peut lui accorder quelques crédits. Et enfin, j'ai lu ladite étiquette avant de goûter, donc, du coup, je suis sensiblement orienté.
Enjoy, donc :
Voilà.Colour : deep gold
Nose : Huge impact with classic Yoichi oiliness (bicycle oil) then hot-smocked salmon, sweet orange and masses of fragrant smoke. In time, a lightly resinous note.
Palate : Mouth-coating and richly flavoured. Waxy (spent candle) then comes briny smockiness. A light soft fruitiness in the middle of the tongue. Eucalyptus and cattle-cake.
Finish : back comes the smoked fisgh, then a medicinal touch, creosote pills.
Je suis d'accord avec tout ça.
Cette bouteille, ainsi que la craquante manigance de mon amoureuse et de mes frangines pour se la procurer à mon insu suffit à faire mon bonheur pour l'année à venir.
Pour le reste, je vous la conseille ardemment : c'est à LMDW Odéon, il ne reste que quelques rares boutanches.
Merci, les gars-les filles, de m'avoir suivi, je m'en vais finir mon fabuleux verre.