Ardbeg 31yo 1974/2005 OB for France C#2743
Publié : 22 nov. 2009, 19:59
Ardbeg 31yo 1974/2005 (51.7%, OB for France, Bourbon, C#2743, btl 03/106, 04.01.1974-20.09.2005)
J'ai hésité à poster ceci ici, sur le thread "Un Toulousain à Paris (le retour)", ou sur le thread "Ardbeg" ouvert par Antoine en 2005 et qui évoquait déjà cette bouteille. Finalement, la bouteille dont-il est question étant devenue exceptionnelle, cette rubrique me semble être la bonne.
Cosinus nous faisait part il y'a peu de son émotion à l'occasion de la goutaison de ce flacon historique, sortie du placard à malice par le Gorille himself, et devenue introuvable aujourd'hui je pense (106 bouteille seulement, et uniquement sur le marché français). C'est donc à un de ces moments rares et précieux auquel Alain nous conviait en nous servant une copieuse rasade (le fameux "seuil critique" nécessaire pour appréhender convenablement le contenu du verre
) de cette bouteille appelée à devenir légendaire.
Pour mémoire :
Couleur : Vieil or.
Nez : Envahissant. Beaucoup de goudron et d'alcool iodé. Des herbes aromatiques prises dans une liqueur d'une concentration extrême ; comme mettre son nez dans un Pastis sans eau. L'ensemble est parfaitement équilibré par une incroyable douceur fruitée. Du melon très mûr et de la pâte d'amandes. Calissons d'Aix. Citron confit. Ou plutôt non, des bergamotes de Nancy ; un plein sachet. Et un peu de crème à la vanille pour finir.
Bouche : On reprend les mêmes, mais dans l'autre sens : Ce sont d'abord la fraîcheur et le fruit qui s'expriment. Puis le goudron et la tourbe viennent faire leur révolution, mais toujours avec cet équilibre superbe. Strepsil citron et réglisse salée (Hollander drops). Thé fumé (Tari Souchong). Opulent. Incroyablement savoureux, et très "nourrissant".
Finale : Soutenue par l'âcreté d'un fond de théière oublié, avec toujours cette petite touche de bonbon au citron.
Commentaire : Un Ardbeg gras, concentré, et rassasiant. 90 points.
Faut pas me dire "Quoi ? 90 seulement ?" : D'abord, je ne suis pas un inconditionnel de la tourbe, et 90, c'est vraiment excellent. Et puis notre système de notation, chez les Passionnés, ne prend pas qu'en compte le critère "coup de coeur" (ie "j'adore !"), mais également la complexité objective du whisky, son originalité (ou au contraire sa représentativité de la distillerie), son équilibre alcool/arômes... Autant de critères qui sont rarement associés dans un seul et même whisky.
Au niveau du plaisir pur, j'avais préféré le Caol Ila Manager's Dram (dans la famille tourbe organique), et sur cette soirée, le Bruichladdich Legacy III (dans la série joli joujou gourmand).
Au niveau complexité et diversité aromatique, le Benriach 1975 SV, toujours gouté grâce à Alain, m'a fait plus forte impression.
Reste que je suis à 100% d'accord avec Philippe lorsqu'il évoque "un whisky intense qui remplit complètement la bouche". Rarement bu de whisky aussi crémeux et à ce point concentré. Mais il me manque un petit poil de quelque chose pour le propulser dans la zone méga-tuerie. Et je suis fou de bonheur d'avoir encore une fois eu l'occasion de gouter à un whisky de légende. Les virées parisiennes ont du bon, décidément !
J'ai hésité à poster ceci ici, sur le thread "Un Toulousain à Paris (le retour)", ou sur le thread "Ardbeg" ouvert par Antoine en 2005 et qui évoquait déjà cette bouteille. Finalement, la bouteille dont-il est question étant devenue exceptionnelle, cette rubrique me semble être la bonne.
Cosinus nous faisait part il y'a peu de son émotion à l'occasion de la goutaison de ce flacon historique, sortie du placard à malice par le Gorille himself, et devenue introuvable aujourd'hui je pense (106 bouteille seulement, et uniquement sur le marché français). C'est donc à un de ces moments rares et précieux auquel Alain nous conviait en nous servant une copieuse rasade (le fameux "seuil critique" nécessaire pour appréhender convenablement le contenu du verre
Pour mémoire :
Alain m'en avait alors confié une dose supplémentaire qui m'a permis de me faire une piqûre de rappel, hier, à l'heure du thé.cosinus a écrit :(...)Il nous été ensuite présenté une bouteille qui avait déjà capté l'attention de tout le monde:
Ardbeg 1974/2005 51.7% OB C#2743
C'était mon premier Ardbeg OB des années 70.
Et là ... j'avoue que je manque de mots. Je n'avais jamais bu un truc pareil. Une tourbe intense qui rempli complètement la bouche mais mélangée avec une telle complexité d'arômes différents: anis, menthe, fruits. D'une douceur incroyable et avec une finale interminable.
Je ne m'y connais encore pas trop en tuerie, mais là, je crois que j'en avais une dans mon verre.(...)
Couleur : Vieil or.
Nez : Envahissant. Beaucoup de goudron et d'alcool iodé. Des herbes aromatiques prises dans une liqueur d'une concentration extrême ; comme mettre son nez dans un Pastis sans eau. L'ensemble est parfaitement équilibré par une incroyable douceur fruitée. Du melon très mûr et de la pâte d'amandes. Calissons d'Aix. Citron confit. Ou plutôt non, des bergamotes de Nancy ; un plein sachet. Et un peu de crème à la vanille pour finir.
Bouche : On reprend les mêmes, mais dans l'autre sens : Ce sont d'abord la fraîcheur et le fruit qui s'expriment. Puis le goudron et la tourbe viennent faire leur révolution, mais toujours avec cet équilibre superbe. Strepsil citron et réglisse salée (Hollander drops). Thé fumé (Tari Souchong). Opulent. Incroyablement savoureux, et très "nourrissant".
Finale : Soutenue par l'âcreté d'un fond de théière oublié, avec toujours cette petite touche de bonbon au citron.
Commentaire : Un Ardbeg gras, concentré, et rassasiant. 90 points.
Faut pas me dire "Quoi ? 90 seulement ?" : D'abord, je ne suis pas un inconditionnel de la tourbe, et 90, c'est vraiment excellent. Et puis notre système de notation, chez les Passionnés, ne prend pas qu'en compte le critère "coup de coeur" (ie "j'adore !"), mais également la complexité objective du whisky, son originalité (ou au contraire sa représentativité de la distillerie), son équilibre alcool/arômes... Autant de critères qui sont rarement associés dans un seul et même whisky.
Au niveau du plaisir pur, j'avais préféré le Caol Ila Manager's Dram (dans la famille tourbe organique), et sur cette soirée, le Bruichladdich Legacy III (dans la série joli joujou gourmand).
Au niveau complexité et diversité aromatique, le Benriach 1975 SV, toujours gouté grâce à Alain, m'a fait plus forte impression.
Reste que je suis à 100% d'accord avec Philippe lorsqu'il évoque "un whisky intense qui remplit complètement la bouche". Rarement bu de whisky aussi crémeux et à ce point concentré. Mais il me manque un petit poil de quelque chose pour le propulser dans la zone méga-tuerie. Et je suis fou de bonheur d'avoir encore une fois eu l'occasion de gouter à un whisky de légende. Les virées parisiennes ont du bon, décidément !