Quelques 60's pour mes 41yo
Publié : 28 oct. 2009, 22:44
Il est assez rare que je lance un topic dans cette rubrique, mais je crois que les whiskys qui suivent ne dépareilleront pas.
Voilà comment j'ai accompagné les premières heures de ma 42ème année en ce bas monde.
GLEN DEVERON OB 12yo ‘’Importato da Martini & Rossi’’ 40% bottled c1980 – 86MM :
Robe: Veil or foncé
Nez: Délicatement fruité avec des épice et une ‘’impression de vieux’’. Vraiment suave et subtile, tout en nuance. Le nez ne cesse de se renforcer avec le temps pour finir sur une belle expressivité olfactive. Ca frôle le sublime, à force.
Bouche : D’abord grasse et très peu prononcée, elle s’allége très étonnamment (devient de moins en moins grasse) et le goût ne cesse de se renforcer avec le temps pour révéler d’exquises saveurs en complète homogénéité avec les arômes olfactives. Cette bouche finit par être beaucoup plus expressive que le nez, mais toujours sur les mêmes notes. C’est super équilibré et fondu, maîtrisé.
Finale : La encore, on reste sur les belles notes fruitées, avec du noyau qui apparait et se renforce tout du long pour finir sur les épices et s »achever sur le poivre blanc.
Mon impression : Un impératif, lui laisser le temps de s’exprimer dans le verre et surtout prendre son temps pour le déguster. Il récompensera alors grandement votre patience. La bouteille est ouverte près d’un an maintenant et son niveau est légèrement inférieur à la moitié. Il n’a cessé de se bonifier avec le temps depuis l’ouverture de la bouteille. Au point que, si jusqu’alors, j’avais beaucoup de mal à le cerner et à le commenter, ce soir, j’ai eu le déclic : sa couleur, ses arômes et ses saveurs ne peuvent laisser aucun doute : même si ce n’est marqué que ‘’matured in fine oak cask ‘’, il est absolument indéniable pour moi que ceux-ci ont contenu du sherry auparavant. Peut-être bien le sherry cask le mieux maîtrisé, le plus subtil, le plus équilibré et nuancé que j’ai dégusté jusque là. Et très certainement un bel exemple d’OBE. A noter également une très légère fumée tout du long, mais surtout mise en évidence par la rétro olfaction. Il laisse d’ailleurs une impression de fumée épicée/poivrée très longtemps en bouche après la fin du dram.
88/100
HIGHLAND PARK Duncan Taylor ‘’Cask Strength Rare Auld’’ 39yo, distilled 03/1968, bottled 04/2007, cask 3460, 41.8%, bottle n°142/183, Speciall selected by The Nectar Belgium -91MM:
Robe: Vieil or
Nez: Très propre, net et subtile, complètement sur les fruits, pleins de fruits, principalement pêches, nectarines, peut-être prunes jaunes, mirabelles. On y trouve aussi des arômes pâtissiers, sur la génoise, le pain au lait, céréales subtiles sur le flocon d’avoine. Extrêmement équilibré et marié. L’aération ajoute une composante plus sur l’abricot, la pêche de vigne. Au fil du dram, le nez gagne en puissance sur les mêmes notes et en restant toujours sur le même équilibre.
Bouche : Il arrive régulièrement qu’un whisky avec un (très) beau nez déçoive en bouche. Ici c’est tout le contraire. La promesse du nez est non seulement tenue, mais est même renforcée. Subtilement épicée sur le gingembre en fin de bouche qui persiste longtemps sur la bouche.
Finale : Les fruits s’effacent devant de la fumée de gingembre confit. Chaleureux.
Mon impression : Un grand moment, tout simplement. On se sent humble et respectueux devant des whiskys de ce calibre et on ne peut en dire qu’un banal ‘’qu’est ce que c’est bon’’. Tout autre qualificatif paraîtrait presque vain et superflu.
91/100
MORTLACH G&MP ‘’Private Collection’’ 37yo, distilled 1968, bottled 2006, 45% (sample):
Robe: Teck
Nez: Bluffant ! On a des notes de solvants, de verni, de térébenthine rappelant furieusement les single grain, et notamment les Nikka Coffey Grain, ça évoque aussi les bourbons très expressifs, et en même temps, on a tous ces fruits à la fois natures, confis et compotés, tellement typiques des maturations en fut de sherry les plus marqués. A l’aération, on est sur la crème au café et la cerise griotte. De belles bouffées de pain chaud sortant du four. Avec le temps, apparaît de la prune rouge.
Bouche : Cerise à l’eau de vie, café torréfié, évoque certains vins rouges (beaujolais, cote du Rhône ?), fumée
Finale : Fumée et torréfaction de café. Puissante et longue.
Mon impression : Un sherry monster qui aurait mangé du single grain et du bourbon. Tout simplement bluffant, ahurissant voir même. Démonstratif et sublime. Ne fait pas dans la dentelle et pourtant complexe.
92/100
GLEN GRANT Carn Mohr, distilled 29/03/1965, bottled 02/06/2008, 46.4%, Hogshead 2140 (sample) :
Robe: Or
Nez: Frais sans être vif. Douceur fruitée, sur la pêche blanche et la poire Commice. Pâtissier, génoise et pain au lait. Céréales, sur le flocon d’avoine. Subtile et léger. Puis vient de la pomme, Golden. A l’aération, une légère note acidulé.
Bouche : Comme si les arômes du nez avaient macéré pour se concentrer, poire williams, voire williamine. Un peu d’épices et de fumée.
Finale : On continue sur les épices et la fumée. Etonnamment, la rétro olfaction ajoute de la confiture de rose.
Mon impression : Un beau whisky, subtil et équilibré. Peut-être un petit peu trop fermé pour moi, j’aurais préféré un petit peu plus d’expressivité.
89/100
MILLBURN UD Rare Malt, distilled 1969, bottled 2005, 51.2% -87MM (sample):
Robe: Or
Nez: Croûte de fromage, fruit sec (noisette), graine de sésame, croûte de pain très cuite, pain aux céréales. Peut-être du foin. L’aération ajoute un peu de fruit, sur la pêche blanche.
Bouche: Sur des notes semblables au nez, l’équilibre penche toutefois beaucoup plus sur le fruit.
Finale: C’est là que les fruits s’expriment le plus, rappelant la finale d’eaux de vie de fruits.
Mon Impression: Une belle austérité, en somme. Loin d’être frustre en tout cas. Particulier, mais pas désagréable, même si je doute qu’il puisse faire l’unanimité.
86/100
CARSEBRIDGE BB&R Distilled 1965, Bottled 2006, 46% -86MM (sample):
Robe : Or Jaune.
Nez: Un très beau grain, avec tout ce qu’on peut attendre de ce genre de whisky, que pourrait-on dire d’autre ? Tous ces fruits exotiques acidulée, kiwi et fruit de la passion, noix de coco et chocolat amère. A l’aération, pomme de terre sautée, pain, pâtissier sur le pain viennois. Euphorisant et charmeur.
Bouche: Onctueux, rond et d’un bel équilibre, la bouche privilégie le fruit exotique sur le reste.
Finale : Au contraire de la bouche, la finale privilégie la noix de coco et le chocolat amer
Mon Impression : Quand un single grain est réussit, j’ai du mal à rester objectif, tant j’aime les notes que joue ce genre de whiskys. Et celui est vraiment réussit, et a su garder beaucoup de franchise et d’expressivité malgré les années en fut.
90/100
Merci notamment à Alain et Patrick (me rappelle plus qui (Gérard, André, ... ?) tenait la bouteille de Glen Grant lors du Witch3 pour remplir le sample que Patrick tenait ?
) pour les samples.
Voilà comment j'ai accompagné les premières heures de ma 42ème année en ce bas monde.
GLEN DEVERON OB 12yo ‘’Importato da Martini & Rossi’’ 40% bottled c1980 – 86MM :
Robe: Veil or foncé
Nez: Délicatement fruité avec des épice et une ‘’impression de vieux’’. Vraiment suave et subtile, tout en nuance. Le nez ne cesse de se renforcer avec le temps pour finir sur une belle expressivité olfactive. Ca frôle le sublime, à force.
Bouche : D’abord grasse et très peu prononcée, elle s’allége très étonnamment (devient de moins en moins grasse) et le goût ne cesse de se renforcer avec le temps pour révéler d’exquises saveurs en complète homogénéité avec les arômes olfactives. Cette bouche finit par être beaucoup plus expressive que le nez, mais toujours sur les mêmes notes. C’est super équilibré et fondu, maîtrisé.
Finale : La encore, on reste sur les belles notes fruitées, avec du noyau qui apparait et se renforce tout du long pour finir sur les épices et s »achever sur le poivre blanc.
Mon impression : Un impératif, lui laisser le temps de s’exprimer dans le verre et surtout prendre son temps pour le déguster. Il récompensera alors grandement votre patience. La bouteille est ouverte près d’un an maintenant et son niveau est légèrement inférieur à la moitié. Il n’a cessé de se bonifier avec le temps depuis l’ouverture de la bouteille. Au point que, si jusqu’alors, j’avais beaucoup de mal à le cerner et à le commenter, ce soir, j’ai eu le déclic : sa couleur, ses arômes et ses saveurs ne peuvent laisser aucun doute : même si ce n’est marqué que ‘’matured in fine oak cask ‘’, il est absolument indéniable pour moi que ceux-ci ont contenu du sherry auparavant. Peut-être bien le sherry cask le mieux maîtrisé, le plus subtil, le plus équilibré et nuancé que j’ai dégusté jusque là. Et très certainement un bel exemple d’OBE. A noter également une très légère fumée tout du long, mais surtout mise en évidence par la rétro olfaction. Il laisse d’ailleurs une impression de fumée épicée/poivrée très longtemps en bouche après la fin du dram.
88/100
HIGHLAND PARK Duncan Taylor ‘’Cask Strength Rare Auld’’ 39yo, distilled 03/1968, bottled 04/2007, cask 3460, 41.8%, bottle n°142/183, Speciall selected by The Nectar Belgium -91MM:
Robe: Vieil or
Nez: Très propre, net et subtile, complètement sur les fruits, pleins de fruits, principalement pêches, nectarines, peut-être prunes jaunes, mirabelles. On y trouve aussi des arômes pâtissiers, sur la génoise, le pain au lait, céréales subtiles sur le flocon d’avoine. Extrêmement équilibré et marié. L’aération ajoute une composante plus sur l’abricot, la pêche de vigne. Au fil du dram, le nez gagne en puissance sur les mêmes notes et en restant toujours sur le même équilibre.
Bouche : Il arrive régulièrement qu’un whisky avec un (très) beau nez déçoive en bouche. Ici c’est tout le contraire. La promesse du nez est non seulement tenue, mais est même renforcée. Subtilement épicée sur le gingembre en fin de bouche qui persiste longtemps sur la bouche.
Finale : Les fruits s’effacent devant de la fumée de gingembre confit. Chaleureux.
Mon impression : Un grand moment, tout simplement. On se sent humble et respectueux devant des whiskys de ce calibre et on ne peut en dire qu’un banal ‘’qu’est ce que c’est bon’’. Tout autre qualificatif paraîtrait presque vain et superflu.
91/100
MORTLACH G&MP ‘’Private Collection’’ 37yo, distilled 1968, bottled 2006, 45% (sample):
Robe: Teck
Nez: Bluffant ! On a des notes de solvants, de verni, de térébenthine rappelant furieusement les single grain, et notamment les Nikka Coffey Grain, ça évoque aussi les bourbons très expressifs, et en même temps, on a tous ces fruits à la fois natures, confis et compotés, tellement typiques des maturations en fut de sherry les plus marqués. A l’aération, on est sur la crème au café et la cerise griotte. De belles bouffées de pain chaud sortant du four. Avec le temps, apparaît de la prune rouge.
Bouche : Cerise à l’eau de vie, café torréfié, évoque certains vins rouges (beaujolais, cote du Rhône ?), fumée
Finale : Fumée et torréfaction de café. Puissante et longue.
Mon impression : Un sherry monster qui aurait mangé du single grain et du bourbon. Tout simplement bluffant, ahurissant voir même. Démonstratif et sublime. Ne fait pas dans la dentelle et pourtant complexe.
92/100
GLEN GRANT Carn Mohr, distilled 29/03/1965, bottled 02/06/2008, 46.4%, Hogshead 2140 (sample) :
Robe: Or
Nez: Frais sans être vif. Douceur fruitée, sur la pêche blanche et la poire Commice. Pâtissier, génoise et pain au lait. Céréales, sur le flocon d’avoine. Subtile et léger. Puis vient de la pomme, Golden. A l’aération, une légère note acidulé.
Bouche : Comme si les arômes du nez avaient macéré pour se concentrer, poire williams, voire williamine. Un peu d’épices et de fumée.
Finale : On continue sur les épices et la fumée. Etonnamment, la rétro olfaction ajoute de la confiture de rose.
Mon impression : Un beau whisky, subtil et équilibré. Peut-être un petit peu trop fermé pour moi, j’aurais préféré un petit peu plus d’expressivité.
89/100
MILLBURN UD Rare Malt, distilled 1969, bottled 2005, 51.2% -87MM (sample):
Robe: Or
Nez: Croûte de fromage, fruit sec (noisette), graine de sésame, croûte de pain très cuite, pain aux céréales. Peut-être du foin. L’aération ajoute un peu de fruit, sur la pêche blanche.
Bouche: Sur des notes semblables au nez, l’équilibre penche toutefois beaucoup plus sur le fruit.
Finale: C’est là que les fruits s’expriment le plus, rappelant la finale d’eaux de vie de fruits.
Mon Impression: Une belle austérité, en somme. Loin d’être frustre en tout cas. Particulier, mais pas désagréable, même si je doute qu’il puisse faire l’unanimité.
86/100
CARSEBRIDGE BB&R Distilled 1965, Bottled 2006, 46% -86MM (sample):
Robe : Or Jaune.
Nez: Un très beau grain, avec tout ce qu’on peut attendre de ce genre de whisky, que pourrait-on dire d’autre ? Tous ces fruits exotiques acidulée, kiwi et fruit de la passion, noix de coco et chocolat amère. A l’aération, pomme de terre sautée, pain, pâtissier sur le pain viennois. Euphorisant et charmeur.
Bouche: Onctueux, rond et d’un bel équilibre, la bouche privilégie le fruit exotique sur le reste.
Finale : Au contraire de la bouche, la finale privilégie la noix de coco et le chocolat amer
Mon Impression : Quand un single grain est réussit, j’ai du mal à rester objectif, tant j’aime les notes que joue ce genre de whiskys. Et celui est vraiment réussit, et a su garder beaucoup de franchise et d’expressivité malgré les années en fut.
90/100
Merci notamment à Alain et Patrick (me rappelle plus qui (Gérard, André, ... ?) tenait la bouteille de Glen Grant lors du Witch3 pour remplir le sample que Patrick tenait ?