Jean-Michel
Publié : 02 juin 2007, 16:59
Bien.
Opération 1 : Petite balade sur le site. C'est fait.
Opération 2 : Inscription. C'est fait.
Opération 3 : Me faire rabrouer par Antoine (je rigole !) pour ne pas m'être présenté. C'est fait.
Opération 3-bis : Je me présente, donc.
Je m'appelle donc Jean-Michel (ça, c'est déjà dans le "Sujet"). Toulousain depuis le bac, quarante ans depuis Janvier dernier, des cheveux qui disparaissent, du ventre qui apparaît, situation nominale, quoi.
Je me suis mis au Single Malt au début des années 90, un jour où mon père, après 20 ans de fidélité aux Armagnacs, a estimé en avoir fait un peu le tour. Bon, y'a bien une vieille bouteille d'Auchentoschan qui trainait déjà depuis quelques temps, et dans laquelle j'avais trempé mes lèvres, pour voir, mais à l'heure de l'apéro, le Jurançon avait ma préférence (depuis le collège j'habitais Pau).
Et puis un jour ma mère, dont je ne soupçonnais pas cette facette culturelle, me fait goûter un Lagavulin en m'avouant que c'était son whisky préféré à elle et à son frère. Premier choc esthétique : il y'a donc des whiskies pour lesquels même un débutant peut facilement identifier des arômes, un caractère ! J'avais été élevé à l'Earl Grey par ma Grand-Mère et au Tari Souchong par mon oncle, et bien voilà que je retrouvais ce même goudron chaud dans Lagavulin. Pour l'Earl Grey, il faudrait attendre un peu (premières rencontres avec les Highlands).
L'escalade suivante a été déclenchée le jour où mon père a ramené la bible à la maison : "Michael Jackson's Malt Whisky Companion". C'était la 3ème édition, tirée en 1993, et que j'ai toujours à la maison. Et forcément, nous avons commencé à nous offrir des bouteilles pour toutes les occasion, Noël, fêtes des pères, anniversaires... des Glen Scotia, des Caol Ila, des Mortlach, et même mon premier Port Ellen, un Dun Eidean 1979 (Saint Geours de Maremne et Auxil n'étaient pas si loin que ça de Pau).
Et puis deux nouveaux chocs :
Le premier est encore une fois arrivé par ma mère, qui devait été en pélerinage à la MdW, et qui pour mon anniversaire m'a offert mon premier Ardbeg, un G&M 1974-1997 (série CC), plus phénolique au nez que le Laphroaig 10 ans qui me servait de mètre étalon jusqu'alors, mais avec l'âge et la douceur du Sherry en plus. J'en ai fini les dernières gouttes l'année dernière avec un caviste Toulousain situé du côté de la patte d'Oie (pour ceux qui connaissent), et près de 10 ans après ouverture, il se tenait encore très bien.
Le deuxième a été un Scapa 1960 G&M sur laquelle je suis tombé par hasard à une vente aux enchères de charité, et qui n'a intéressé personne. Je l'ai prise la mort dans l'âme à 260F. Ca me paraissait horriblement cher, je ne connaissais pas Scapa, le commissaire priseur refusait de baisser la mise à prix, et je venais de prendre 6 La Lagune 1989 pour 700F. Ca devait être en 1998. Celle-là, il m'en reste une petite goutte.
Et puis ma mère (décidément...) m'a abonné à "Whisky Mag" (n°2 de l'édition Française), et ça fait 3/4 ans que je suis salement accro.
Côté bouteilles de prestige, la limite des 100€ a longtemps constitué une lourde barrière psychologique, franchie pour la première fois avec un Bruichladdich Twenty ramené en 2004 d'une mission à Aberdeen (Elgin n'est pas loin...), puis plus récemment avec un Brora 24 ans RM, et Port Ellen 2nd Release. Et je devrais bientôt recevoir un Glen Scotia 30 ans Chieftain's de 1974. Ce n'est pas chez eux que j'ai goûté les meilleures choses, mais je me suis laissé tenter quand même...
Du côté de ce que j'aime :
Comme beaucoup par ici, j'ai connu ma période "Peat Freak". Et puis j'ai les papilles qui ont commencé à saturer. J'ai toujours du stock de Caol Ila 18 OB ou rhum finish de chez Chieftain, du Laphroaig pour tenir un siège, du Benriach "heavily peated", des Longrow bien organiques et un peat monster, mais actuellement, je suis plutôt dans ma période ananas en boîte, oranges confites, gelée de coing, et pêches au sirop. Highlands à fond, quoi, avec des délices gourmands qui ont pour nom Lochside, Teaninich, (old) Pulteney, Dalmore, HP, et, pourquoi ne pas le citer malgré son prix ridiculement bas et le mépris dans lequel pourrait l'enfermer les volumes de distribution dont-il fait l'objet, Glenmorangie, qui pour 25€ le litre de l'autre côté de la frontière, reste d'un rapport prix/plaisir assez époustoufflant.
J'adore également cuisiner (le week-end), sud-est asiatique (Indonésien, Thaïlandais, ou pure impro).
Et puis aussi le pinard, mais c'est pas trop l'endroit.
Et puis le fromage : le budget fromage de la famille est de loin le premier côté alimentation (j'exclus les boissons alcolisées de cette catégorie là).
J'aime aussi, bien sûr, mes 4 femmes (xx, 12, 9 et 7 ans), qui ne sont pas toujours tendres avec moi, surtout lorsque je reviens des halles et que je me suis bêtement arrêté chez le caviste en chemin.
Est-ce que j'aime mon métier ? Bof... comme beaucoup je suis "dans l'informatique". Pas très original. Je travaille pour une PME Toulousaine que 3 anciens collègues et moi-même avons fondée en 1998. Aujourd'hui nous sommes une soixantaine, ça marchouille à peu près, ce n'est pas rigolo tous les jours, mais pas question pour moi de cracher dans la soupe. Si toutefois l'un d'entre vous dispose d'un gros carnet de chèques, je pourrai enfin m'offrir les bouteilles de rève que je vois défiler un peu partout. Et promis : je vous les "samplerai" !
Un peu bavard, comme entrée en matière, mais quand je suis lancé, j'ai du mal à m'arrêter. Comme avec le whisky.
A bientôt sur les forums,
Jean-Michel
Opération 1 : Petite balade sur le site. C'est fait.
Opération 2 : Inscription. C'est fait.
Opération 3 : Me faire rabrouer par Antoine (je rigole !) pour ne pas m'être présenté. C'est fait.
Opération 3-bis : Je me présente, donc.
Je m'appelle donc Jean-Michel (ça, c'est déjà dans le "Sujet"). Toulousain depuis le bac, quarante ans depuis Janvier dernier, des cheveux qui disparaissent, du ventre qui apparaît, situation nominale, quoi.
Je me suis mis au Single Malt au début des années 90, un jour où mon père, après 20 ans de fidélité aux Armagnacs, a estimé en avoir fait un peu le tour. Bon, y'a bien une vieille bouteille d'Auchentoschan qui trainait déjà depuis quelques temps, et dans laquelle j'avais trempé mes lèvres, pour voir, mais à l'heure de l'apéro, le Jurançon avait ma préférence (depuis le collège j'habitais Pau).
Et puis un jour ma mère, dont je ne soupçonnais pas cette facette culturelle, me fait goûter un Lagavulin en m'avouant que c'était son whisky préféré à elle et à son frère. Premier choc esthétique : il y'a donc des whiskies pour lesquels même un débutant peut facilement identifier des arômes, un caractère ! J'avais été élevé à l'Earl Grey par ma Grand-Mère et au Tari Souchong par mon oncle, et bien voilà que je retrouvais ce même goudron chaud dans Lagavulin. Pour l'Earl Grey, il faudrait attendre un peu (premières rencontres avec les Highlands).
L'escalade suivante a été déclenchée le jour où mon père a ramené la bible à la maison : "Michael Jackson's Malt Whisky Companion". C'était la 3ème édition, tirée en 1993, et que j'ai toujours à la maison. Et forcément, nous avons commencé à nous offrir des bouteilles pour toutes les occasion, Noël, fêtes des pères, anniversaires... des Glen Scotia, des Caol Ila, des Mortlach, et même mon premier Port Ellen, un Dun Eidean 1979 (Saint Geours de Maremne et Auxil n'étaient pas si loin que ça de Pau).
Et puis deux nouveaux chocs :
Le premier est encore une fois arrivé par ma mère, qui devait été en pélerinage à la MdW, et qui pour mon anniversaire m'a offert mon premier Ardbeg, un G&M 1974-1997 (série CC), plus phénolique au nez que le Laphroaig 10 ans qui me servait de mètre étalon jusqu'alors, mais avec l'âge et la douceur du Sherry en plus. J'en ai fini les dernières gouttes l'année dernière avec un caviste Toulousain situé du côté de la patte d'Oie (pour ceux qui connaissent), et près de 10 ans après ouverture, il se tenait encore très bien.
Le deuxième a été un Scapa 1960 G&M sur laquelle je suis tombé par hasard à une vente aux enchères de charité, et qui n'a intéressé personne. Je l'ai prise la mort dans l'âme à 260F. Ca me paraissait horriblement cher, je ne connaissais pas Scapa, le commissaire priseur refusait de baisser la mise à prix, et je venais de prendre 6 La Lagune 1989 pour 700F. Ca devait être en 1998. Celle-là, il m'en reste une petite goutte.
Et puis ma mère (décidément...) m'a abonné à "Whisky Mag" (n°2 de l'édition Française), et ça fait 3/4 ans que je suis salement accro.
Côté bouteilles de prestige, la limite des 100€ a longtemps constitué une lourde barrière psychologique, franchie pour la première fois avec un Bruichladdich Twenty ramené en 2004 d'une mission à Aberdeen (Elgin n'est pas loin...), puis plus récemment avec un Brora 24 ans RM, et Port Ellen 2nd Release. Et je devrais bientôt recevoir un Glen Scotia 30 ans Chieftain's de 1974. Ce n'est pas chez eux que j'ai goûté les meilleures choses, mais je me suis laissé tenter quand même...
Du côté de ce que j'aime :
Comme beaucoup par ici, j'ai connu ma période "Peat Freak". Et puis j'ai les papilles qui ont commencé à saturer. J'ai toujours du stock de Caol Ila 18 OB ou rhum finish de chez Chieftain, du Laphroaig pour tenir un siège, du Benriach "heavily peated", des Longrow bien organiques et un peat monster, mais actuellement, je suis plutôt dans ma période ananas en boîte, oranges confites, gelée de coing, et pêches au sirop. Highlands à fond, quoi, avec des délices gourmands qui ont pour nom Lochside, Teaninich, (old) Pulteney, Dalmore, HP, et, pourquoi ne pas le citer malgré son prix ridiculement bas et le mépris dans lequel pourrait l'enfermer les volumes de distribution dont-il fait l'objet, Glenmorangie, qui pour 25€ le litre de l'autre côté de la frontière, reste d'un rapport prix/plaisir assez époustoufflant.
J'adore également cuisiner (le week-end), sud-est asiatique (Indonésien, Thaïlandais, ou pure impro).
Et puis aussi le pinard, mais c'est pas trop l'endroit.
Et puis le fromage : le budget fromage de la famille est de loin le premier côté alimentation (j'exclus les boissons alcolisées de cette catégorie là).
J'aime aussi, bien sûr, mes 4 femmes (xx, 12, 9 et 7 ans), qui ne sont pas toujours tendres avec moi, surtout lorsque je reviens des halles et que je me suis bêtement arrêté chez le caviste en chemin.
Est-ce que j'aime mon métier ? Bof... comme beaucoup je suis "dans l'informatique". Pas très original. Je travaille pour une PME Toulousaine que 3 anciens collègues et moi-même avons fondée en 1998. Aujourd'hui nous sommes une soixantaine, ça marchouille à peu près, ce n'est pas rigolo tous les jours, mais pas question pour moi de cracher dans la soupe. Si toutefois l'un d'entre vous dispose d'un gros carnet de chèques, je pourrai enfin m'offrir les bouteilles de rève que je vois défiler un peu partout. Et promis : je vous les "samplerai" !
Un peu bavard, comme entrée en matière, mais quand je suis lancé, j'ai du mal à m'arrêter. Comme avec le whisky.
A bientôt sur les forums,
Jean-Michel