Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Le whisky japonais prend de plus en plus de place dans la vie des maltophiles. Il mérite bien une rubrique à part (après près 10 ans d'existence du forum...)

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SimonOHA
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Le New York Times tape sur les whiskies japonais

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Et un titre putaclic, un :lol:

Suite à ma lecture d'un article intéressant daté du 29 mai que j'ai lu dans le New York Times (https://www.nytimes.com/2020/05/29/dini ... hisky.html) : "Certains whiskies japonais ne viennent pas du Japon. D'autres ne sont même pas du whisky."

Je créé un nouveau topic qui répond un peu à un sujet précédent : "Whisky japonais le vrai du faux".

Pour les anglophobes et/ou les flemmards, je vous l'ai traduit :

"Mamoru Tsuchiya, expert reconnu du whisky japonais, a remarqué une chose : une grosse partie de ce qui est vendu n'est pas produit au Japon et n'est même pas du whisky du tout.

Il raconte qu'il y a beaucoup de cas dans lesquels on retrouve du scotch ou du whisky canadien importé.

La demande globale pour le whisky japonais à explosé cette dernière décennie et des bouteilles comme le Yamazaki 18yo qui prenait la poussière à 100$ se vend maintenant 500$ et est quasiment impossible à trouver. Rien qu'en 2019, les exportation aux USA ont augmenté de presque 50%.

Mais contrairement à la plupart des pays producteurs de whisky, le Japon a peu de règles sur ce qui fait qu'un whisky peut être considéré comme japonais.
Les entreprises japonaises peuvent acheter de l'alcool en grosse quantité à l'étranger, l'embouteiller et le revendre en tant que whisky japonais. Elles peuvent également exporter du Shochu âgé fait à partir de céréales comme le riz ou l'orge et le vendre aux USA sous le nom de whisky. Ces soi-disant distilleries ne distillent rien, elles importent du whisky en grosse quantité et passent des contrats avec d'autres entreprises pour l'embouteiller.

C'est un far west réglementaire dont se servent aussi bien les distilleries reconnues que les nouvelles venues pour répondre à la demande globale. C'est potentiellement un désastre pour leur image de marque et il y a déjà des articles qui sont sortis en 2019 pour dénoncer le mythe autour des whiskies japonais.

"Alors que de nombreuses distilleries haut de gamme comme Yamazaki mettent en avant le fait qu'ils ne produisent que des whiskies 100% japonais, d'autres distilleries refusent de le dire, mettant en jeu la réputation des whiskies japonais", selon Makiyo Masa, le créateur de Dekanta.

En septembre 2019, Mr Tsuchiya, qui dirige l'organisme Japan Whisky Research Center, a proposé un ensemble de règle pour les whiskies japonais, notamment la nécessité qu'ils soient distillés au Japon. Ces règles se feraient sur la base du volontariat mais il était prévu qu'elles soient utilisées pour la première fois lors du Tokyo Whisky and Spirits Competition 2020 comme une contrainte : seuls les produits répondant à ce critère pourraient concourir en tant que whisky japonais.

Mr Tsuchiya a indiqué qu'il avait reçu le soutien de la plupart des acteurs de l'industrie de la distillation comme la Japan Spirits and Liqueurs Makers Association, une agence agrée par le gouvernement et financée par les industriels pour aider à fixer des régulations nationales.

Mais à cause de la pandémie de coronavirus, la compétition de Tokyo et les règles proposées par Mr Tsuchiya sont en stand-by. Alors que les industriels et les consommateurs attendent de voir ce qui va se passer prochainement, un nouveau débat émerge : au fond, qu'est-ce que le whisky japonais ?

L'approche japonaise du laissez-faire est enracinée, au moins en partie, à cause de son histoire compliquée avec l'Ouest.

La première rencontre de l'île avec le whisky date de 1853, quand le Commodore Matthew Perry, lors de sa visite inaugurale au Japon, leur a offert 265 litres de Scotch et whisky américain. Ce fut un succès auprès de la cour impériale et le cadeau devint le symbole déterminant de cette rencontre interculturelle.

Comme conséquence de la pression pour imiter l'Ouest, l'ère Meiji au Japon a encouragé la production de versions domestiques du whisky. Les distilleries japonaises utilisèrent souvent des patates douces, qui étaient abondantes, mais qui produisirent un spiritueux différent de celui donné avec l'orge, le maïs ou le seigle utilisés en Ecosse et aux USA.

"Depuis le départ, le whisky japonais n'est pas du whisky comme l'entend le reste du monde", explique Liam McNulty, un critique whisky basé à Tokyo. Personne n'a pensé à le définir, selon lui, puisqu'il a toujours été entièrement fait pour la consommation domestique. Les raisons de se vanter qui viennent du fait d'avoir une industrie de whisky cultivé sur place, quelques soient les taxes que ça a généré, étaient plus importantes que la précision du produit fini.

La première distillerie japonaise moderne, dont Yamazaki, n'a pas ouvert avant les années 1920. Alors qu'elles ont été modelées par la façon de faire Ecossaise et produisaient souvent des alcools de très grande qualité, elles n'ont pas changé le caractère global du whisky japonais qui, particulièrement après la deuxième Guerre Mondiale, était destiné au travailleur lambda cherchant à boire un petit verre après le travail.

Le gouvernement japonais a introduit des définitions officielles pour le whisky national en 1989, mais l'industrie était dominée par quelques grosses entreprises de distillations qui voulurent que les règles restent souples. Après 1989, par exemple, le whisky vendu nationalement devait contenir au minimum 10% de single malt âgé. Le reste pouvait être de l'alcool sans âge, typiquement fabriqué à partir de mélasses importées.

"Le manque de régulation a bénéficié aux plus gros producteurs" explique Stefan Van Eycken, l'auteur de : Whisky Rising: The Definitive Guide to the Finest Whiskies and Distillers of Japan. "Si cette absence avait été désavantageuse pour eux, les règles auraient été rapidement adoptées."

Aussi bien nationalement qu'à l'international, l'intérêt pour le whisky japonais a commencé au début des années 2000, avec un effet boule de neige pour les 15 années suivantes tandis que les marques premium de l'industrie, comme Hibiki et Yamazaki, ont cumulé les louanges des critiques.
Mais les distillateurs n'ont pas eu suffisamment de produits âgés pour répondre à la demande, incitant beaucoup de distilleries bien établies comme nouvelles à commencer à acheter de l'alcool en grande quantité à l'étranger.

L'industrie du whisky japonais peut être opaque, il est donc difficile de savoir quelles sont les distilleries qui s'appuient sur des sources étrangères. Néanmoins, les analystes pointent l'explosion des exports de Scotch et de whisky canadiens vers le Japon ces dernières années, alors que la vente au détail de ces whiskies reste fixe, impliquant que la majorité de ce qui est importé est vendu à des distilleries puis embouteillé comme Japonais.

Une compagnie qui s'est ouvert sur le sujet est Nikka, qui produit des whiskies au Japon et est propriétaire de Ben Nevis en Ecosse. Emiko Kaji, manageuse du développement international pour Nikka, explique que la pénurie sur l'approvisionnement national oblige la compagnie a utiliser "une petite quantité de whisky de l'étranger" pour répondre à la demande.

Elle explique aussi que le Scotch importé est un ingrédient primordial dans la création du profil gustatif des Nikka, de la même manière que les boulangers américains peuvent ne jurer que par le beurre français pour faire une tarte aux pommes.

"Contrairement à l'Ecosse, nous n'avons pas la coutume de nous échanger des fûts entre producteurs à travers le pays," selon Ms Kaji. "Afin de créer un blend complexe qui réponde à la demande, les master blenders au Japon ont besoin de regarder ce qui se fait ailleurs que dans notre pays pour réaliser leur vision."

Toutefois, de plus en plus d'américains, fans de whiskies japonais, apprennent qu'ils ne le sont pas à 100%, et le nombre de mécontents augmente. La plupart des éloges de la dernière décennie reposait sur des généralisations sur le savoir-faire et les ingrédients japonais, et les consommateurs sont naturellement en colère d'apprendre que le whisky dans leur verre pourrait ne même pas avoir été fait au Japon.

Certaines distilleries sont devenues irréprochables en labelisant leur whiskies comme "world blends", signifiant une combinaison de whiskies locaux et importés, explique Flavien Desoblin, qui a apporté nombreuses de ces bouteilles dans ses deux bars à whiskies de Manhattan, the Brandy Library et le Copper and Oak (cela inclus Ao, de Suntory et Ichiro's Malt & Grain de Chichibu).

"Je crois que c'est un bon premier pas" selon Mr Desoblin. "Depuis que nous devons payer cher pour n'importe quel whisky qui vient du Japon, nous avons besoin qu'on nous dise la vérité."

Mr Tsuchiya a écrit ses propositions de règles pour aller encore plus loin. Elles requerront que les distilleries utilisent uniquement des céréales dans leur mout, qu'elles fermentent uniquement avec de la levure (le Shochu utilise un procédé différent), qu'elles distillent entièrement au Japon et qu'elles fassent vieillir pour minimum 2 ans dans un fût en bois.

"Nous n'avons besoin que de deux ans, contrairement aux trois ans comme en Ecosse, parce qu'au Japon, nous avons une climat plus tempéré et le whisky vieillit plus vite".

Jusqu'à présent, les plus grosses compagnies japonaises ont expliqué qu'elles étaient réceptives aux propositions de Mr Tsuchiya. Mais certains experts se demandent si l'industrie finira par les adopter. Le whisky japonais a peut-être gagné une adhésion globale, son marché large se compose d'amateurs domestiques du quotidien, qui ne font pas attention aux détails techniques.

Mr Van Eycken se demande si les producteurs veulent créer un paysage polarisé en expliquant que le whisky japonais, leur pain et beurre, n'est pas ce que les gens pensent qu'il est. "Appelez-moi sceptique, mais d'un point de vue business, c'est vraiment peu probable."

Il a peut être raison. Mais si les distilleurs rejettent les propositions de Mr Tsuchiya, il est possible que les nouveaux fans du whisky japonais les rejetteront à leur tour.

"Ils ont besoin de décider si leurs intérêts sont bon pour l'industrie ou pour le consommateur," explique Yoshitsugu Komasa, qui a fondé la distillerie Kanosuke dans le sud du Japon en 2017 et a poussé les autres producteurs artisanaux a être plus transparents. "Si ces règles ne sont pas adoptées, je pense que les choses vont empirer.
"


Fiouf, c'était plus de boulot que je pensais en fait. :doh:

La partie historique est intéressante, je ne savais pas personnellement !

La partie un peu mauvaise foi de la VRP de Nikka me fait sourire même si bon, après tout, Nikka qui blend son Yoichi et Miyagikyo avec du Ben Nevis, ça fait peu plus passer la pilule de "on me prend pour un con." que si c'était fait avec du shochu. :lol:

En gros sur les énormes acteur y'a que Suntory qui est clean quoi. Nikka l'est à moitié.
Et autrement les petits y'a Ichiro's Malt/Chichibu, Kanosuke et Shizuoka pour les nouvelles venues.

Et sur le vieillissement japonais, tout comme Amrut ou Kavalan, je peux me dire que mon Yamazaki 18yo (fiouf l'honneur est sauf :lol: ) est équivalent à un 25-30yo écossais ?

Imaginez si on apprend que Hanyu ou Karuizawa se livraient à ce genre d'infamie, la tronche des spéculateurs quand ça s'écroulera :roll

Bref, j'espère que cette lecture vous aura plu ! :obscene-drinkingcheers:
Dernière modification par SimonOHA le 18 juin 2020, 18:54, modifié 1 fois.

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sagara-kun
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par sagara-kun »

Pour les petits, pas toujours si irréprochable que ça je trouve. Pas pire que Nikka on va dire, qui depuis quelques décennie indique qu'il y a du Ben Nevis dans certains de ses embouteillages (malheureusement ce n'est pas systématique je crois).

Par exemple le "world blend" de Ichiro's Malt est écrit en bien petit ... et ils parlent quand même souvent de Chichibu World blend. Comme si on parlait de Caol Ila Chivas regal au final ...
Par "ils" j'entends les vendeurs/représentants/importateur"s ...
Pour leur défense Chichibu est relativement transparent. Si ça intéresse j'ai un dessin de leur ambassadrice qui explique comment ils créent un Single Cask World Blend.


Quand à la remarque sur Karuizawa ... leurs archives ont "disparu".
On se doute bien qu'il y a eu de la magouille au moins sur certains fûts et les recasks. Je doute qu'il y ait eu du soucis sur l'importation du jus, mais bon je peux me tromper. Mercian a longtemps indiqué d'où venait leur jus sur les bouteilles (même dans les années 60/70)

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juju cassoulet
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par juju cassoulet »

merci pour le boulot

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Dark Star
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

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juju cassoulet a écrit :
18 juin 2020, 18:20
merci pour le boulot
+1 ;-)

louls
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par louls »

La traduction ça va en aider plus d’un
:obscene-drinkingcheers: :pp?

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greg_0277
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par greg_0277 »

SimonOHA a écrit :
18 juin 2020, 15:51

Et sur le vieillissement japonais, tout comme Amrut ou Kavalan, je peux me dire que mon Yamazaki 18yo (fiouf l'honneur est sauf :lol: ) est équivalent à un 25-30yo écossais ?
non, il a 18 ans, comme un bon vieil aberlour 18 ans ! ;-)

wisekycourse
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par wisekycourse »

greg_0277 a écrit :
18 juin 2020, 21:37
SimonOHA a écrit :
18 juin 2020, 15:51

Et sur le vieillissement japonais, tout comme Amrut ou Kavalan, je peux me dire que mon Yamazaki 18yo (fiouf l'honneur est sauf :lol: ) est équivalent à un 25-30yo écossais ?
non, il a 18 ans, comme un bon vieil aberlour 18 ans ! ;-)
ah ,il y a de l'ABERLOUR dans le Yama ??????? :whistle:

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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par WindBreizheur »

Pour le coup, Nikka sont pas mal !

On connait leurs Single Malt, pas de doute là dessus, on connait leurs Coffey aussi... et ensuite le Ben Nevis intervient dans leurs Blended et Blended Malt quoi… ils le disent eux même et assument que le caractère aromatique serait différent s'il navait pas le Ben Nevis...

SimonOHA
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par SimonOHA »

WindBreizheur a écrit :
18 juin 2020, 23:03
Pour le coup, Nikka sont pas mal !

On connait leurs Single Malt, pas de doute là dessus, on connait leurs Coffey aussi... et ensuite le Ben Nevis intervient dans leurs Blended et Blended Malt quoi… ils le disent eux même et assument que le caractère aromatique serait différent s'il navait pas le Ben Nevis...
Quand je dis qu'ils sont à moitié clean c'est parce qu'ils disent qu'ils utilisent du Ben Nevis dans leur blends mais ils ne l'écrivent pas sur la bouteille, contrairement à Ichiro's Malt. C'est pas des enfoirés certes, mais c'est pas ultra ultra clean non plus. Tu trouves l'information que si tu la cherches.

Ok ils ne mentent pas, mais est-ce que l'omission volontaire n'est pas aussi "condamnable" ?

Je me dis juste que chez moi j'ai un Ichiro's Malt sur lequel est écrit "world blended whiskies" et à côté un Nikka Tsuru 17yo, y'en a qui assume sur son étiquette ce qu'il y a dedans. Et je dis ça alors que je préfère le Tsuru. Donc à la lecture de cet article, je me dis juste qu'en terme de discours marque à son consommateur, j'ai l'impression d'être pris pour un con d'un côté et pas de l'autre.
sagara-kun a écrit :
18 juin 2020, 16:40
Par exemple le "world blend" de Ichiro's Malt est écrit en bien petit ... et ils parlent quand même souvent de Chichibu World blend. Comme si on parlait de Caol Ila Chivas regal au final ...
Par "ils" j'entends les vendeurs/représentants/importateur"s ...
Pour leur défense Chichibu est relativement transparent. Si ça intéresse j'ai un dessin de leur ambassadrice qui explique comment ils créent un Single Cask World Blend.
Pas entièrement d'accord sur le fait que ce soit écrit en bien petit :

Image

En terme de hiérarchisation de l'information, c'est quand même la troisième ligne sur la bouteille après le nom de la distillerie et le nom du whisky.

Et juste en dessous, t'as un blabla sur le fait qu'il voyage pour trouver des fûts pour faire son précieux breuvage et le mélanger à son single malt chichibu et que c'est un world blended whisky, au cas où on avait pas compris. C'est pas du tout caché en tout petit à l'arrière sur l'étiquette.

Oui, montre le dessin, ça peut être sympa !
greg_0277 a écrit :
18 juin 2020, 21:37
SimonOHA a écrit :
18 juin 2020, 15:51

Et sur le vieillissement japonais, tout comme Amrut ou Kavalan, je peux me dire que mon Yamazaki 18yo (fiouf l'honneur est sauf :lol: ) est équivalent à un 25-30yo écossais ?
non, il a 18 ans, comme un bon vieil aberlour 18 ans ! ;-)
wisekycourse a écrit :
18 juin 2020, 22:31
greg_0277 a écrit :
18 juin 2020, 21:37
SimonOHA a écrit :
18 juin 2020, 15:51

Et sur le vieillissement japonais, tout comme Amrut ou Kavalan, je peux me dire que mon Yamazaki 18yo (fiouf l'honneur est sauf :lol: ) est équivalent à un 25-30yo écossais ?
non, il a 18 ans, comme un bon vieil aberlour 18 ans ! ;-)
ah ,il y a de l'ABERLOUR dans le Yama ??????? :whistle:
Arrêtez, je suis allé taper "Aberlour in Yamazaki" dans Google avec vos conneries :lol: :doh:

Mais donc ça veut dire que ce qu'il dit c'est n'importe quoi sur le fait que le whisky japonais vieillit plus vite ?

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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par juju cassoulet »

En dehors des karui que plus personne n ouvre, il ny a pas des masses de distilleries serieuses. Nikka, yama, chichibu malgres tout le bien que j'en pense. Tout le reste est à la limite de l infame et est vendu comme le haut de gamme du whisky mondial par des gogos.

Je suis assez content de constater que mon petit caviste n en propose pas.

patagonia
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par patagonia »

Ensuite, le manque de transparence n’est pas forcément une exclu de pseudo distilleries japs cherchant à surfer sur la vague.
De mémoire, GlenDronach avait été épinglé et interpellé par des blogueurs sur le « manque de précisions » concernant leurs sc. Apparemment certains fûts avaient été réutilisés - ils avaient retrouvé les mêmes # fût sur des « sc » différents, des trucs qu’on imaginait avoir subi un élevage intégral dans un fût unique étaient passés d’un fût à l’autre sans que cela soit mentionné...

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sagara-kun
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par sagara-kun »

Simon on s'est bien et mal compris ;)
Moi je ne trouve pas que ça soit écrit en super gros mais certes. Une fois de plus je parlais pas de l’honnêteté de Chichibu, mais de la démarche commerciale que ça impacte. Car comme tu le dis ça n'est pas caché.
Ensuite sur certains de leur blend il faut aussi savoir que quand ils disent "avec Hanyu", le Hanyu représente moins de 1% du blend. Et que ce % descend de batch en batch ... (il me semble qu'on était à 10% au début)

Va chez un caviste et demande du Chichibu avec budget 100€ et on va te vendre ça comme un Chichibu. Même sur les groupes facebook les gens (certains à priori honnêtes) appellent ça le Chichibu world blend. Un paradoxe.
Pour beaucoup "world" est synonyme de "pas écosse" donc "japon".

Pour l'image la voici :
Image

wisekycourse
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par wisekycourse »

sagara-kun a écrit :
19 juin 2020, 10:28
Simon on s'est bien et mal compris ;)
Moi je ne trouve pas que ça soit écrit en super gros mais certes. Une fois de plus je parlais pas de l’honnêteté de Chichibu, mais de la démarche commerciale que ça impacte. Car comme tu le dis ça n'est pas caché.
Ensuite sur certains de leur blend il faut aussi savoir que quand ils disent "avec Hanyu", le Hanyu représente moins de 1% du blend. Et que ce % descend de batch en batch ... (il me semble qu'on était à 10% au début)

Va chez un caviste et demande du Chichibu avec budget 100€ et on va te vendre ça comme un Chichibu. Même sur les groupes facebook les gens (certains à priori honnêtes) appellent ça le Chichibu world blend. Un paradoxe.
Pour beaucoup "world" est synonyme de "pas écosse" donc "japon".

Pour l'image la voici :
Image
génial le dessin!!

wisekycourse
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par wisekycourse »

sinon ,est ce que qq va taper sur le whisky lorrain de chez Rozelieures qui commence à être un tout petit peu reconnu?
oui je sais c'est pas écossais ,mais comme on est sur "tape sur", j'ai pas pu m'empêcher!
https://www.forgeorges.fr/rozelieures-l ... vBkw2-X_xs

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Von Barton
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Re: Le New York Times tape sur les whiskies japonais

Message non lu par Von Barton »

patagonia a écrit :
19 juin 2020, 01:27
Ensuite, le manque de transparence n’est pas forcément une exclu de pseudo distilleries japs cherchant à surfer sur la vague.
De mémoire, GlenDronach avait été épinglé et interpellé par des blogueurs sur le « manque de précisions » concernant leurs sc. Apparemment certains fûts avaient été réutilisés - ils avaient retrouvé les mêmes # fût sur des « sc » différents, des trucs qu’on imaginait avoir subi un élevage intégral dans un fût unique étaient passés d’un fût à l’autre sans que cela soit mentionné...

Et puis faut pas oublier que « la transparence », c’est plutôt récent comme concept aussi ! Et je ne parle pas que de whisky, mais de la transparence en général...
"Tout homme a le droit de dire ce qu'il croit être la vérité, et tout autre a le droit de l'assommer pour cette bonne raison."
Dr. Samuel Johnson


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