Traduction viteuf de cet article :
https://scotchwhisky.com/magazine/in-de ... or-scotch/
Avec un vote crucial de la chambre des communes portant sur le Brexit imminent, que signifierait la sortie de l’union européenne en cas de no deal ? Richard Woodward y va de son enquête.
Demain, mardi 15 janvier, les membres du parlement doivent voter sur le deal Brexit, les termes d’accord du retrait des UK de l’union européenne.
S’ils soutiennent le première ministre TM, les UK sortiront de l’UE à 23h le 29 mars. Cependant, au moment de la rédaction de cet article, il semble très probable que le vote échoue, et cela pourrait avoir de graves conséquences pour l’export du Scotch whisky.
Soutenir le plan de la PM serait, parmi d’autres choses, une façon d’assurer un accord de transition avec l’UE, signifiant que peu de choses changerait avant la fin de 2020. En d’autres mots, gagner du temps pour les UK pour tisser des relations commerciales à long terme entre avec les états membres de l’UE.
Mais son rejet, en supposant que le gouvernement ne peut pas fournir d’alternative satisfaisante dans les 3 jours, signifierait que les UK quitteraient l’UE sans accord. Cela signifierait des échanges commerciaux basés sur les règles de l’OMC (à savoir qu’aucun autres partenaires commerciales sérieux ne fait) et la réinstallation des contrôles aux frontières, impactant sévèrement les transports des biens entre l’UE et les UK.
Les marchés de l’UE sont vitaux pour le scotch. Quelque soit l’attrait du marché US et les destinations émergentes que sont l’Asie et l’Amérique latine, l’UE compte pour presque 40% de l’export du Scotch whisky en volume au cours de la première moitié de l’année 2018 ; et juste au dessus de 30% en terme de valeur. Sur une année pleine, cela équivaut à plus de 1 milliars de revenus.
Les principaux acteurs de l’industrie- à savoir Diageo et Pernod Ricard ainsi que la SWA, étaient pour le Remain au cours du référendum. Près de 3 ans après, Diageo et la SWA soutiennent désormais l’accord du PM, tandis que Pernod Ricard ne souhaite pas commenter.
« Nous sommes ravis que les UK aient trouvé un accord avec l’UE » nous dit un porte parole de Diageo. « Comme dans toute négociation, les compromis ne plairont pas à tout le monde, mais il est vital pour les affaires que le parlement vote en faveur de cet accord ».
« Une période de stabilité aidera les compagnies telles que Diageo à continuer à investir aux UK, supportant des centaines de milliers d’emploi dans l’agriculture, le secteur primaire et le tourisme (je crois qu’hospitality correspond à ça ^^) ».
La chief executive de SWA donne le même son de cloche. « Nous soutenons les termes de l’accord de retrait et la politique de déclaration, qui devrait fournir à l’industrie une plus grande clarté sur comment les UK vont quitter l’UE, en particulier au regard de la protection des indications géographiques (aidant à protéger contre les faux), les procédures de déclarations aux douanes et la politique d’échanges commerciales future. Ce sont des éléments clés pour l’industrie du scotch tandis que les UK quittent l’UE ».
Et si le vote n’est pas accepté ? quelque soit l’issue du vote, nous dit Bett, il est impérative que le gouvernement et les parlementaires s’accordent et évite un brexit no deal, ce qui aurait de lourdes conséquences pour l’industrie, en introduisant le cout et la complexité (forcing ya une notion de contrainte, un petit côté… avec des gravillons) dans la production et l’export du scotch.
Les changement sur l’étiquettage
Pour exporter une bouteille de scotch vers l’UE, il faut une adresse européenne sur l’étiquette, qu’il s’agisse du producteur ou de l’embouteilleur. Pour le moment, de nombreuses compagnies utilisent une adresse écossaise, mais après le 29 mars, elles pourraient devoir indiquer l’adresse d’un importateur européen ou des celle des importateurs.
Betts nous explique « un no deal pourrait nécessiter au moins de templates d’étiquettes à partir de mars : un pur les produits vendus au sein des UK et au moins une à destination de l’UE.
Cela augmenterait considérablement les coûts, avec des compagnies obligées d’effectuer des runs d’embouteillages plus courts et de gérer des stocks additionnels dans leur inventaire.
Elle ajoute que le résultat serait une production de plusieurs milliers de stocks additionnels (des items supplémentaires) à un coût significatif, avec le problème que cela toucherait également les autres exportateurs de boissons et de nourritures britanniques et européens.
Les UK indiquent qu’elle accorderait une période de grâce de 6 mois pour accompagner les compagnies à s’adapter à ce changement, mais aucune assurance équivalente n’a été offerte par l’UE pour le moment. Nous espérons que le sens commun prévaudra nous dit Betts.
Les échanges commerciaux européens
Tant que les UK restent membres de l’UE, le scotch bénéficie de 40 accords commerciaux signés entre l’UE et les états hors UE, incluant la corée du sud, la république dominicaine et le maroc. Pour le moment, Betts dit que nous ne pouvons être sur que les niveaux actuels du marché seraient maintenus dans un scénario no deal.
Dans le cas d’un no deal, nous avons chiffré la perte des bénéfices commerciaux pour l’industrie à 50 millions annuels, sans compter l’impact à long terme sur la progression du marché.
Elle appelle de ses vœux à des accords rapides de la part du gouvernement avec ces pays.
Douanes et droits d’accises
Pour le moment, les UK ont accès à l’EMCS, un système informatique facilitant les mouvements de scotch au sein de l’UE, avec des droits d’accises réglés uniquement lorsqu’ils sont parvenus à leur destination. Dans le cas d’un no deal, ce système serait interrompu (pour les UK).
Un no deal signifierait également que les déclarations d’import et d’export seraient requises pour des contrôles/ autorisations aux douanes à la frontière UK/ EU. Cela serait un changement radical face à la façon directe qu’a le scotch d’entrer dans l’UE, et cela ajouterait des coûts et de la complexité à ces mouvements.
De plus, nous nous préoccupons de la capacité des opérateurs à s’adapter à des changements de dernière minute lors de l’export, et des risques de perturbation dans les ports est élevé.
D’autre effets sont plus difficilement mesurables et anticipables, mais, dans une interview avec l’Herald, le Master Distiller de chez Inver House nous avertissait que la menace d’un no deal commençait déjà à perturber la chaîne d’approvisionnement, avec certains bons whiskys déplacés hors du marché, afin d’anticiper la deadline en Mars, et que certains composants relatifs au packaging … (désolé je bug sur cette phrase).
Bon après ya l’intervention du MD de Glenallachie qui en gros dit que c’est très agaçant de voir les acteurs du monde politique UK se prendre la gueule en dépit de l’intérêt général.
Et qu’il a beau entendre certains de ses politiques affirmer qu’il est possible d’obtenir un meilleur deal de la part de l’UE, ça serait bien qu’ils soient un peu plus clair à ce sujet.
Voilà, désolé, traduction à l’arrache, et en plus, je ne me suis pas relu, j’avoue j’ai la flemme, j’espère que ça restera lisible malgré tout.