Pierre Nicolas, Gentleman du whisky
Publié : 12 sept. 2006, 20:13
Malgré les légères réserves de certains des présents, je ne peux m'empêcher de relater en partie la soirée d'échanges et de dégustations du jeudi 7/9/06 chez Pierre, ne serait-ce que pour la marquer en mémoire ! S'il faut rectifier certains points n'hésitez pas, je n'ai pas pris de notes...
J'arrive un peu après l'heure du rendez-vous ; les deux autres complices (i.e. Marc et Olivier) ont bien sûr déjà commencé les essais - toujours dans les starting-blocks ces deux-là ; le début fourni par Marc n'est pas trop banal :
Caol Ila 1974 Prestonfield 46° : présenté à l'aveugle ; au nez difficile de se tromper c'est l'un de Bowmore - Laphroaig - Caol Ila . Il a un nez tourbé, iodé et salin bien sûr mais aussi marqué par les fruits exotiques comme les versions brut de fût de Laphroaig de chez Signatory (que j'aime beaucoup) ou certains Bowmore ; mais pour Laphroaig il manque le coté terreux/camphré et seuls les vieux Bowmore ont ce style, mais plus fruité. La bouche bien équilibrée et une longue finale prolongent le nez, vraiment très bon. D'après Marc, il était bien plus fumé au début, et après évolution s'est orienté sur les fruits exotiques. Cela semble corroborer ce que disait Serge il n'y a pas longtemps.
Après c'est le rêve ; précisons que les doses étaient toutes petites ( < 2 cl) et que la soirée a duré un moment. Pierre a préparé le repas, ce n'est rien de dire que l'on avait mieux qu'à LMDW... En entrée, excellentes charcuteries notamment corses. (Marc laisse alors entendre que la présence de pain est traditionnelle en France). Suit le célèbre
Ardbge Lord of the Isles ; parfaitement typé Ardbeg des années < 80, tourbe grasse, pharmacie, rhubarbe, compote... Boisé parfaitement compensé par un malt encore bien présent, équilibré et long. Quand on voit les prix déments qu'atteignent les OB des années 70,celui-là) reste raisonnable pour sa qualité.
(Après avoir repris des olives et des charcuteries, Olivier met en doute l'existence de pain chez Pierre).
C'est le moment des partages. Un des rares moment où l'on ne regrette pas ses TP chimie. Sont distribués : Glen Ord 66 JWWW, Port Ellen DL 78, Talisker 25 YO, Boowmore 1966 : le gibier Ebay de l'été.
Viennent des pétoncles cuisinés au Still Young, seul moyen selon Pierre de finir la bouteille. (Il me vient à l'esprit que le pain est une belle invention).
Bruichladdich 1970 OB : attention, merveille. Riche, complexe, achevé, fruité à souhaits comme on aime les Laddies, mais consolidé par le Sherry et les notes tertiaires venant d'un vieillissement réussi ; gras et équilibré et bien long. (Bouh, mon 73 que j'ai pourtant eu du mal à avoir est moins bon ; moins de gras, de notes de cuir, d'achèvement).
Bruichladdich 1970 20 YO SV : encore meilleur que le précédent. Même caractère global, mais plus de vivacité. Un must.
Intermède : je termine un échantillon de Ballechin BDF fort curieux, très fermier un peu tourbé bref étonnant ; à regoûter.
Macallan 1974 18 ans 43° : Mince, aucun rapport avec le 18 ans actuel. Un Sherry d'une onctuosité et d'une finesse incroyable ; à tel point que l'on n'a pas l'impression que les ingrédients actuellement utilisés pour l'élaboration de Macallan soient les mêmes qu'à l'époque. On comprend mieux les notes de Michael Jackson...
(Arrivent les fromages, variés et très bien choisis ; et Miracle !! Du Pain.)
Springbank 1969/98 56.2° SV : un whisky totalement déroutant, fermier et très complexe d'une richesse et d'une subtilité que l'on n'attendrait pas dans ce genre là, avec des arômes de fruits, de noix de coco en arrière plan ; une merveille.
(Avec le partage) : Port Ellen 78 DL 21 ans. Fantastique, la somme des Port Ellen M et H de LMDW, déjà excellents. A la fois minéral et gras, fleuri et tourbé (pétrole), long, droit, impressionnant.
Bowmore 1966 40 YO Duncan Taylor. Je laisse la parole à Olivier, lors d'un post où il m'expliquait que je ne devais surtout pas avoir de regret à l'idée d'avoir participé à l'achat de cette bouteille :
"Ah la la tu ne sais pas à quel point tu as bien fait.
Il est extraordinaire ce Bowmore.
Un nez sublime, rempli de fruits exotiques, (ananas, fruits de la passion, mangue).
Une bouche grasse et pleine, complexe et capiteuse.
Un finale looooooooooooongue et ennivrante.
C'est une merveille."
Que dire de plus, sinon que.. c'est vrai ?
Excellente tarte pour finir.
Un grand merci à Pierre et à tous ceux qui partagent si facilement leurs merveilles (n'est-ce pas Serge) ; en attendant d'avoir de quoi partager (n'est-ce pas Bottler).
Smokey
J'arrive un peu après l'heure du rendez-vous ; les deux autres complices (i.e. Marc et Olivier) ont bien sûr déjà commencé les essais - toujours dans les starting-blocks ces deux-là ; le début fourni par Marc n'est pas trop banal :
Caol Ila 1974 Prestonfield 46° : présenté à l'aveugle ; au nez difficile de se tromper c'est l'un de Bowmore - Laphroaig - Caol Ila . Il a un nez tourbé, iodé et salin bien sûr mais aussi marqué par les fruits exotiques comme les versions brut de fût de Laphroaig de chez Signatory (que j'aime beaucoup) ou certains Bowmore ; mais pour Laphroaig il manque le coté terreux/camphré et seuls les vieux Bowmore ont ce style, mais plus fruité. La bouche bien équilibrée et une longue finale prolongent le nez, vraiment très bon. D'après Marc, il était bien plus fumé au début, et après évolution s'est orienté sur les fruits exotiques. Cela semble corroborer ce que disait Serge il n'y a pas longtemps.
Après c'est le rêve ; précisons que les doses étaient toutes petites ( < 2 cl) et que la soirée a duré un moment. Pierre a préparé le repas, ce n'est rien de dire que l'on avait mieux qu'à LMDW... En entrée, excellentes charcuteries notamment corses. (Marc laisse alors entendre que la présence de pain est traditionnelle en France). Suit le célèbre
Ardbge Lord of the Isles ; parfaitement typé Ardbeg des années < 80, tourbe grasse, pharmacie, rhubarbe, compote... Boisé parfaitement compensé par un malt encore bien présent, équilibré et long. Quand on voit les prix déments qu'atteignent les OB des années 70,celui-là) reste raisonnable pour sa qualité.
(Après avoir repris des olives et des charcuteries, Olivier met en doute l'existence de pain chez Pierre).
C'est le moment des partages. Un des rares moment où l'on ne regrette pas ses TP chimie. Sont distribués : Glen Ord 66 JWWW, Port Ellen DL 78, Talisker 25 YO, Boowmore 1966 : le gibier Ebay de l'été.
Viennent des pétoncles cuisinés au Still Young, seul moyen selon Pierre de finir la bouteille. (Il me vient à l'esprit que le pain est une belle invention).
Bruichladdich 1970 OB : attention, merveille. Riche, complexe, achevé, fruité à souhaits comme on aime les Laddies, mais consolidé par le Sherry et les notes tertiaires venant d'un vieillissement réussi ; gras et équilibré et bien long. (Bouh, mon 73 que j'ai pourtant eu du mal à avoir est moins bon ; moins de gras, de notes de cuir, d'achèvement).
Bruichladdich 1970 20 YO SV : encore meilleur que le précédent. Même caractère global, mais plus de vivacité. Un must.
Intermède : je termine un échantillon de Ballechin BDF fort curieux, très fermier un peu tourbé bref étonnant ; à regoûter.
Macallan 1974 18 ans 43° : Mince, aucun rapport avec le 18 ans actuel. Un Sherry d'une onctuosité et d'une finesse incroyable ; à tel point que l'on n'a pas l'impression que les ingrédients actuellement utilisés pour l'élaboration de Macallan soient les mêmes qu'à l'époque. On comprend mieux les notes de Michael Jackson...
(Arrivent les fromages, variés et très bien choisis ; et Miracle !! Du Pain.)
Springbank 1969/98 56.2° SV : un whisky totalement déroutant, fermier et très complexe d'une richesse et d'une subtilité que l'on n'attendrait pas dans ce genre là, avec des arômes de fruits, de noix de coco en arrière plan ; une merveille.
(Avec le partage) : Port Ellen 78 DL 21 ans. Fantastique, la somme des Port Ellen M et H de LMDW, déjà excellents. A la fois minéral et gras, fleuri et tourbé (pétrole), long, droit, impressionnant.
Bowmore 1966 40 YO Duncan Taylor. Je laisse la parole à Olivier, lors d'un post où il m'expliquait que je ne devais surtout pas avoir de regret à l'idée d'avoir participé à l'achat de cette bouteille :
"Ah la la tu ne sais pas à quel point tu as bien fait.
Il est extraordinaire ce Bowmore.
Un nez sublime, rempli de fruits exotiques, (ananas, fruits de la passion, mangue).
Une bouche grasse et pleine, complexe et capiteuse.
Un finale looooooooooooongue et ennivrante.
C'est une merveille."
Que dire de plus, sinon que.. c'est vrai ?
Excellente tarte pour finir.
Un grand merci à Pierre et à tous ceux qui partagent si facilement leurs merveilles (n'est-ce pas Serge) ; en attendant d'avoir de quoi partager (n'est-ce pas Bottler).
Smokey