Re: Ardbeg Rollercoaster
Publié : 25 févr. 2010, 12:58
Je suis bien d'accord avec toi Stéphane!
Information sur les distilleries d'Ecosse et leur whisky
https://www.whisky-distilleries.info/Forum/
https://www.whisky-distilleries.info/Forum/viewtopic.php?t=5316
Bah ce n'est pas un problème...ils peuvent nous sortir un nouveau 17yo à forte proportion de fûts des seventies...je suis certain que cela devrait plaire...Serge a écrit :Les gens, je vous rappelle qu'Ardbeg n'a que très peu distillé dans les années 80 et 90. Certains années pas du tout. C'était moribond.
Les stocks reflètent forcément cela.
Ca, c'était déjà pas mal.Muzo a écrit :Encore un petit effort, et il vont finir par avoir des bouteilles aussi vilaines que Bruichladdich.
Mais alors ça, c'était encore mieux!Muzo a écrit :En fait, le souhait émis ici serait qu'Ardbeg se mette à avoir une politique décente et intelligente, plutôt que leur grossier lavage de planche pour yuppies dégénérés et toute la clique afférente de cloportes qui veulent simplement lécher les gouttes de pognon susceptibles de trouver leur chemin jusque sur ebay.
Et aprés on dit que le Talisker MC est une arnaque....cyriltoulousain a écrit :Reçu ce matin mes 4 colis de 2 bouteilles... deux à mon nom, deux pour le padre, deux pour la mother et deux au nom du chien.
Me reste plus qu'à en mettre disons deux sur ebay et voir ce que ça donne.
Ah ! Merci, Muzo ! Je vais encore pouvoir fanfaronner sans vergogne et faire remarquer à la communauté que tu viens de nous gratifier d'un superbe anantapodoton (inconnu du correcteur orthographique de Word, de toute évidence...).Muzo a écrit :Que leurs stocks ne soient pas optimaux, soit. Mais sincèrement, des choses comme leur série Very Young, Still Young, Almost There, Renaissance (et sans même en aborder d'autres, qui a dit Blasda?), étaient éminemment dispensables. Et ils donnent l'impression de tirer sur la corde plutôt que de bien faire ce qu'ils savent. Je ne doute même pas que le Rollercoaster soit très bon, mais enfin. Alors qu'à côté, le Uigeadail, l'Airigh, même le dix ans (mais celui-là, c'est presque une madeleine de Proust pour plein de gens je suppose).
Et c'est vrai qu'il y a une certaine considération esthétique dans tout ça. Je suis bien d'accord que l'austérité certaine - je dirais presque plus, leurs bouteilles étaient bourrues, avec ce charme de gentleman farmer dans son manoir - participait à l'attrait global. Maintenant, on a un peu le droit au fils qui va claquer l'héritage à Gstaad entre le lit de Paris Hilton et celui de Johnny (bouh! la honte!).
C'est une excellente analyse, a vouloir en faire trop, on perd le sens commun et le sens des valeurs, on oublie les caractéristiques de notre environnement et on se perds en expériences plus ou moins abouties. Parfois cela me laisse un goût de gâchis de perte de valeurs (humaines et sensorielles), mais je pense que c'est cela que l'on appel le progrès.Jean-Michel a écrit :Ah ! Merci, Muzo ! Je vais encore pouvoir fanfaronner sans vergogne et faire remarquer à la communauté que tu viens de nous gratifier d'un superbe anantapodoton (inconnu du correcteur orthographique de Word, de toute évidence...).Muzo a écrit :Que leurs stocks ne soient pas optimaux, soit. Mais sincèrement, des choses comme leur série Very Young, Still Young, Almost There, Renaissance (et sans même en aborder d'autres, qui a dit Blasda?), étaient éminemment dispensables. Et ils donnent l'impression de tirer sur la corde plutôt que de bien faire ce qu'ils savent. Je ne doute même pas que le Rollercoaster soit très bon, mais enfin. Alors qu'à côté, le Uigeadail, l'Airigh, même le dix ans (mais celui-là, c'est presque une madeleine de Proust pour plein de gens je suppose).
Et c'est vrai qu'il y a une certaine considération esthétique dans tout ça. Je suis bien d'accord que l'austérité certaine - je dirais presque plus, leurs bouteilles étaient bourrues, avec ce charme de gentleman farmer dans son manoir - participait à l'attrait global. Maintenant, on a un peu le droit au fils qui va claquer l'héritage à Gstaad entre le lit de Paris Hilton et celui de Johnny (bouh! la honte!).
Plus près du sujet : J'aime beaucoup ce que tu écris dans la deuxième partie de ton intervention. Tes mots m'ont permis de mettre des images sur ce que je ressentais. Ardbeg était un vieux sage discret imbibé de la valeur travail et pour qui "ça ne se fait pas" d'afficher sa réussite avec ostentation. Il a été remplacé aux commandes par un fils flambeur et m'as-tu-vu. Ce qui n'exclut pas, comme le souligne Serge, que les contraintes économiques ait pu motiver ce changement d'attitude.
C'est amusant, mais maintenant que j'ai vécu 2 ou 3 changements de générations chez les vignerons alsaciens chez lesquels mes parents puis moi avons pris nos habitudes, je m'aperçois que c'est une sensation que je retrouve chez certains d'entre eux : il y'a d'abord eu le grand-père, souvent un ancien malgré-nous, et qui aurait plus de 100 ans aujourd'hui. Il vous accueillait un peu comme on accueille quelqu'un autour d'une veillée, entre le pâté ou la tarte aux quetsches de la grand-mère, et les souvenirs de jeunesse que l'on interprétait aux intonations, et grâce aux souvenirs qu'avait ma mère de ses cours d'Allemand. Et puis la Grand-Mère se débrouillait en Français, elle. On l'a vu impliquer le fils, qui avec le temps est devenu le père, pas très causant, pas très adroit à vanter ses produits ("oui, il est pas mal c'tannée, le Riesling", "Difficile, le Muscat, il a fait froid..."), mais incontestablement sincère, et les deux pieds bien plantés dans sa passion et dans sa terre. On l'a vu épouser une fille qui avait fait des études à la ville. Des études dans une école de commerce. L'accueil s'est fait moins rustique, mais toujours aussi amical. Les bretzels ont remplacé le pâté, et le sourire 36bis, les gentils rabrouements de la Grand-Mère à son vieux mari. Et puis le petit est né. La nouvelle génération ? On en rigole, mais 20 ans plus tard, le gamin peaufine ses études d'oenologie en Afrique du Sud puis en Australie. Il en revient avec des idées et des convictions plein la tête. Son prénom apparait sur les étiquettes. Les parents nous font part de leurs "inquiétudes" : "il veut faire plus de maturation", "il veut faire des Riesling plus concentrés, pour faire plaisir aux Allemands... ça doit être sec, le Riesling !", "On lui a laissé une parcelle pour qu'il fasse ses expériences". Bon, y'a pas encore des montagnes russes sur les étiquettes, et il ne roule pas en X3, mais ça évolue. Aujourd'hui on en est où ? La quatrième génération a pointé le bout de son nez. Il doit avoir 5 ou 6 ans, le bout de choux. Et y'a des chances pour que je goutte son vin et ses idées à lui aussi...
Passé-je le Jourdain? Anantapodotonisé-je sans le savoir?Jean-Michel a écrit : Ah ! Merci, Muzo ! Je vais encore pouvoir fanfaronner sans vergogne et faire remarquer à la communauté que tu viens de nous gratifier d'un superbe anantapodoton