Alors d'abord, pour l'heure et demie de retard, je tiens à dire que j'y suis pour rien : c'est pas moi qui prends mes billets, même si je rappelle régulièrement qu'en "croisant" les billets, AF n'est pas plus cher qu'EZY.
Ensuite, je tiens à dire que :
- Le Porto est fameux. Un rancio du feu de Dieu, des arômes de noix à se damner, et un titre alcoométrique qui n'a pas du trop tomber et qui maintient bien le tout.
- Le Jameson est étonnant de puissance. Et c'est la première fois que je buvais un Jameson version blend sans mention d'âge couleur abricot. J'adore le 12 ans (je pense être l'un des rares à le préférer au Redbreast 12yo), Et cette vieille bouteille n'a rien à lui envier. Moins d'exubérance fruitée, mais le joli poli que l'âge apporte aux vieux blends, sans le côté nèfle gelée ou poire blette de l'OBE.
- VAT69 très différent. Beaucoup de citron et d'aspirine. Ca m'a rappelé certains Tequila que Stéphane m'a fait goûter. Une bonne surprise compte tenu du fait que le bouchon est sorti librement de la bouteille (enfin... une moitié du bouchon

!).
- Glen Keith Cadenhead : J'ai eu un peu de mal avec celui-ci. Vraiment raide et austère. Beaucoup de vanille, un alcool très propre, mais dans la lignée des Cadenhead "new look" (ça tape, quoi...).
- Le Glenlivet 1972, là, c'est autre chose. Un très beau sherry avec du bon pruneau. Mon préféré de la soirée, sans doute.
- ... Préféré de la soirée, d'une très courte tête devant le Ben Nevis de Stéphane. Disons que ce dernier est loin devant au nez (à se damner : sherry et crème pâtissière...), mais souffre d'une bouche un poil amère sur la fin. Mais suffisamment à mon goût pour que je me ballade avec le fond de la bouteille (merci Stéph !) au petit matin (vers 9:30, quoi...) dans le métro à mes risques et périls.
- Le Tomatin 1968 G&M, avec son petit titrage, est forcément plein d'OBE comme j'aime pas des masses (démarre un peu mou du genou sur du caramel dilué et des nèfles gelées). Mais en le laissant venir, il remonte la pente, et le fruité légendaire de Tomatin revient en force. Une belle bouteille.
- L'Aberfeldy, nous l'avions goûté il y'a un bout de temps à l'occasion d'une soirée Cadenhead chez les Passionnés. C'est une magnifique bouteille qui complétera mon trio. Superbe Sherry, là encore, plus fin peut-être que le Glenlivet. Finalement, c'est peut-être lui mon chouchou de la soirée... Mais je ne suis pas revenu sur le Old Pulteney, monstrueux Sherry que Stéphane m'avait permis de goûter il y'a quelques années déjà et sur lequel je ne suis pas revenu ce soir, tout barbouillé que j'étais de mes excès alimentaires : Chorizo de pata negra de chez Lomar, toujours aussi phénoménal, gouda vieux, mimolette idem, chips aux goûts débiles (barbecue et nachos goût merguez), moules bien épicées, sauce au curry, houmous, courgettes, carottes (caution morale "5 fruits et légumes par jour"), saumon fumé, lomo, et j'oublie sûrement encore des trucs, puisqu'il n'y avait plus de place sur la table basse et que dès qu'il y'en avait un peu, y'a des machins cachés dans le frigo ou sur la grande table qui venaient remplacer.
Une bien belle soirée assurément...