Le line-up définitif fut : BBR, OMC, SV, Preston 2nd et Preston 1st. Comme à tout line-up qui se respecte, des copains sont venus se greffer dessus.
Starter mystère, nez faiblard, assez minéral, passablement tourbé, un rien fruité. Nez pas vraiment sexy. Nettement viandé après aération. Bouche un poil tourbée mais le tout est très peu expressif, comme "passé". Pas désagréable à boire mais sans plus. Surprise,
Glen Garioch "First for us". Alors celui-là, c’est un sacré loustic ! 3ème fois que je le goûte, 3ème fois qu’il m’apparaît différemment. Ce qui nous interpelle c’est que la bouteille est à Eub, ouverte depuis 6/8 mois et vidée d’un tiers mais Eub ne se rappelle pas du tout d’un malt si peu expressif, tout comme nous … Comment évoluent cette bouteille si bien connue de ce forum ???
On ouvre le bal avec le
BBR, bonne surprise, bien frais, délicieusement pâtissier et fruité à la "jeune Clynelish". Tout en douceur, il s’exprime bien en bouche. Toutefois, après une demi-heure d’aération, le nez part sur un côté végétal que j’apprécie moins.
OMC, même ressenti que lors de mon contrôle-qualité. Top de chez top, belle évolution dans le verre, fruité acide/exotique, pâte d’amande, belle amertume en bouche. Il cause bien, vraiment bien, belle complexité et grande longueur en bouche.
SV, surprenant, je ne m’attendais pas à ça. Explosif en bouche par rapport au nez plus discret. C’est du chewing-gum hollywood hyper fruité (abricot/passion ?).
C’est à partir de là que ça se gâte. Je pense que nos deux Prestonfield ont un problème. Pour le
2nd, j’en suis quasiment certain puisque j’en ai eu une demi-bouteille qui sur la fin était merveilleusement bien ouverte et qui était top. Ici, on est sur un 25cl de Korova, samplé le jour de l’ouverture de la bouteille et encore jamais ouvert. Ce n’est pas désagréable mais ça n’a rien à voir avec ce dont je me souviens.
Pour le
1st édition, si il n'y a pas un problème avec le sample, je m’en coupe une !

Pour ainsi dire, le Clynelish le moins expressif du line-up. Quasi absence de côté tourbé/fermier, même après ajout d’eau. Le nez me paraît fermé. La bouche est douce mais rien de convaincant. Très, très déçu, vivement qu’on le goûte pour de vrai !
Pour se remettre de ce moment de détresse, Korova ne trouve rien à faire d’autre que de nous sortir un petit fond de chez fond de
Karuizawa 81. Ouf, belle consolation. Pour ceux qui ne connaissent pas, y a un côté jap(caramel et léger vernis), un belle fumée, une touche médicinale, puis un brin de tabac, un peu de poisson fumé … c’est du tout bon. Par contre, je peux maintenant affirmer que je préfère le 82, éh ouais.
Apparition des oignons rouges qui envahissent la pièce. Le chef cuisto Korova a une fois de plus la classe au fourneau ! Je lui laisse le soin de détailler la boustifaille. Ce fut un régal !
Dernier dram après un Grand Cru B…… de chez Cantillon qui n’a même pas convenu à notre hôte, grand fan de Lambic. A l’aveugle, il a dû me falloir 20 secondes pour trouver que c’était un Laph.

(chance quand tu nous tiens …) Malheureusement, pas à mon goût. Il était peut-être un poil chaud mais le nez m’a arraché, en bouche "mouais". Manque de finesse tout de même. Je l’ai trouvé plutôt dans un registre terreux/racine, réglisse. Celui que j’aime le moins chez Laph. J’étais peut-être un poil fatigué. Il m’a un peu fait penser au BBR retro de 98.
Verdict,
Feis Isle de 2009. Réponse, bof, déçu, j’vais me coucher.
Vivement mercredi la soirée IPA américaines !
