dede a écrit :+ 1 avec Jean-Marie. Pour moi c'est pareil. Hors exception, il m'arrive plus souvent de me dire que je suis passé à côté d'un dram que je trouvais super la semaine précédente plutôt que de penser que c'est le whisky qui est moins bon.
S'il m'est arrivé un soir de le trouver moins bon qu'avant, c'était plutôt dû à moi.
Oui mais là, on n'est plus dans ce que j'essaie de faire passer comme message. Tel que je l'emploi, "moins bon" (ou "meilleur") relève de mon appréciation personnel de ce que je goûte, au moment ou je le goûte. Mon propos est d'essayer d'expliquer que selon mon expérience, une bouteille bien consommée conserve toute sa puissance aromatique (son niveau d'expressivité), voir même la développe, mais qu'elle évolue, c'est à dire qu'elle change de profil aromatique, de balance, d'équilibre, etc .. Mais après, à
mon goût, elle peut me plaire moins qu'avant (même si ça m'est rarement arrivé).
Ça m'a typiquement fait le coup avec mon Linkwood First Spirit. Il était sympathiquement fruité à l'ouverture, sur les fruits rouges et, ô chose rare pour un Linkwood sherry, il n'était absolument pas boisé. AU fil des semaines, puis mois, il a continuer de gagner en fruit, devenant une vraie bombe. Sauf que maintenant qu'en approchant de la fin de la bouteille (en gros les 10/15 dernier cl), il a continué de se développer, mais sur le boisé qui a petit à petit écrasé les fruits. DU coup, moi qui n'apprécie que très peu le boisé, il je le trouve moins bon, ou plus exactement, je l'aime moins. Mais il est toujours aussi gustativement puissant, voir même encore plus. Il ne s'est absolument pas affadi, bien au contraire.
Mais j'ai l'impression dans ce post, tu utilises "moins bon" dans le sens "plus fade", "moins puissant", à l'instar de ceux qui dans ce topic évoquent leur méforme du moment, le fait de passer à côté, etc ...
Evidemment que ça peut tous nous arriver. Mais ce sont des épiphénomènes qu'on sait quand même bien isoler sur un ensemble de plusieurs (dizaines de ?) dégustations d'une même bouteille.
Si je déguste une bouteille plusieurs fois et que je trouve que sa puissance d'expressivité oscille entre 19 et 20 sur 15 dégustations échelonnées au fil des semaines/mois/année et qu'un jour, on trouve que cette puissance ne vaut plus que 10, et que par la suite les dégustations suivantes montrent de nouveau une puissance entre 19 et 20, il y a effectivement eu un problème la fois ou je l'ai trouvé à 10.
Mais quand, comme c'est mon cas avec la totalité de mes bouteilles ouvertes, tu trouves à l'ouverture une expressivité de puissance X et que par la suite, dans le pire des cas, ça reste toujours à X (des exceptions dans mon expérience personnelle), ou comme ça a été presque toujours le cas sur mes bouteilles, après quelques jours, ça passe à entre X+1 et X+5, qu'une semaine plus tard, on est entre X+2 et X+10, qu'un mois plus tard, on est entre X+5 et X+25, que 6 mois plus tard, on est entre X+5 et X+40, et qu'enfin un an plus tard, on est entre X+5 et X+50, -généralement, au bout d'un an, voir même avant, ça reste à peu près constant jusqu'à la mort de le bouteille- et que c'est comme ça sur plus de 450 bouteilles sans exception et qu'à l'opposé, je lis:
dede a écrit : je me souviens d'un Laga 12yo CS que le temps avait lessivé.
et que ce point de vue semble très partagé sur le forum, ben j'essaie de comprendre en quoi la totalité de mes bouteilles seraient des exceptions.
On stocke à peu près tous nos bouteilles dans les bonnes conditions connues (verticales, pas de lumière du soleil direct, pas de gros écart de températures, etc ...) et y'a pas de micro climat particulier dans mon salon ou je ne sais quoi d'autre.
Et vu que je pense être un des rares, sinon le seul -parmi ceux ayant une collection de plusieurs centaines de bouteilles- à les avoir pratiquement toutes ouvertes, et depuis très longtemps pour certaines.
La seule différence que je vois, c'est le mode de consommation.