A l'instant, ouverture de mes derniers jouets:
- Widow Jane Wapsie Valley 4yo 45.5%, bottled 08/17, single barrel, batch 1, bottle 238/282, 35cl, for 60yo LMDW
- Hellyer's Road Peated 14yo 64.5%, 2004 - 2018, #4036.12, bottle 66/191, for LMDW, code 8165 ?????.
- The New Zealand Dunedin 18yo 40%, 6yo in american oak ex-bourbon casks, finished 12yo in french oak ex-New Zealand ex-red wine casks, 100ml.
- The New Zealand Oamaruvian 18yo 55.88%, 6yo in american oak ex-bourbon casks, finished 12yo in french oak ex-New Zealand ex-red wine casks, 100ml.
- Miltonduff G&MP Connoiseurs Choice 23yo 56.9%, 1995 - 10/01/19, Reffill American Hogshead, batch 19/020, 188 bottles, code 10/01/19 181794.
Le
Widow Jane joue le difficile rôle de starter. Pour autant, un très joli nez des le début, un nez à la fois très bourbon classique, mais qui s'enrichit de belles notes de fruits rouges, de bois précieux, de confiture de rose, de vieux meuble, d'encaustique. Le plus étonnant est l'impression de patine. Pas d’exubérance qu'on serait en droit d'attendre d'un aussi jeune whisky, mais au contraire une impression d'âge vénérable. En bouche, la même impression de whisky âgé, l'attaque est huileuse et très ronde, mais aussitôt, les épices se réveillent accompagnées d'une certaine amertume. En final, les épices tournent au poivre, avec une légère note de fraicheur, sur la menthe poivrée.
Le
Hellyer's Road démarre sur une grosse vague de tourbe, une tourbe sur les fruits secs, avec une note sucrée légèrement mentholée, un profil qui n'est pas sans évoquer certains classiques d'Islay. Puis ça évolue sur quelque chose de plus curieux, sorte de mélange de croute de pain bien cuit, de croute de fromage (emmental ?). Puis on évolue encore vers des notes mentholées, très fraiches, à la Talisker. En bouche, c'est une grosse déception. déjà, l’alcool n'est pas très bien intégré, c'est bourré d'épices, du poivre rance et sale, de l'alcool à bruler, du bitume. Et on peut même pas le sauver avec de l'eau.
Le
NZ Dunedin a un nez plutôt agréable, un côté vineux mais très doux, c'est assez original, difficile à définir. Une impression de quelque chose de cru. Cette impression quand on sent de la viande rouge crue ... mais en remplaçant la viande par du fruit rouge confituré. C'est vraiment difficile à décrire. Mais agréable. La bouche est vraiment étonnante, avec une attaque franchement salé qui mute aussitôt en vin rouge. Là, on ne parle plus de note vineuse. Non, on a vraiment l'impression de boire un vin rouge. c'est très perturbant. Le deuxième fut a énormément marqué ce whisky. A ce niveau là, on ne parle plus de finishing.
Le
NZ Oamaruvian étonnamment, ne démarre pas comme le Dunedin. Il y a certes une présence vineuse très similaire, mais elle est ici en arrière plan. Au premier plan, ça évoque un peu les bourbons, sur le côté fruit rouge, bois précieux, la confiture de rose. Un côté chocolat au lait aussi. La bouche me surprend désagréablement. Le vin rouge revient au galop, mais en plus c'est bourré de tanins, ce dont j'ai horreur. Et là non plus, l'eau n'aide pas, au contraire même.
Et donc on finit par le
Miltonduff. Un nez vraiment léger, qui n'exprime pas grand chose, sur la vanille, le céréale, la mie de pain. La bière également, un côté un peu suret. Mais encore une fois, qu'est-ce que c'est léger. Je vérifie, ben non, c'est sensé être un CS. En bouche, c'est pas mieux. Et l'eau le noie dès la première goutte.
A ce stade, je suis partagé. A la fois je suis très déçu de ce set, et ça me donne envie d'arrêter là. Et en même temps je me sens organoleptiquement en forme, ce qui n'est pas le cas tous les jours, surtout en été.
Mais à cœur vaillant rien d'impossible, je décide de retenter le précédent set, d'il y a, oulah, pas loin d'un mois (à l'exception du starter, bien évidemment):
- Laphroaig Cairdeas Port & Wine Casks 52%, 2020, bourbon barrels and second fill ruby port, finished in red wine casks, code L0 136 SB1 2131 0953 .
- Ledaig SV 7yo 60.4%, 05/09/11 - 30/08/19, Bordeaux cask finish #15, 307 bottles, Exclusive for TWE 20th annyversary.
- Ledaig SV 8yo 60%, 2010, Cask #700389, Exclusive for TWE 20th annyversary.
- Benromach 8yo 59.1%, 2011-2019, First fill sherry hogshead #400, 311 bottles, Exclusive for TWE 20th annyversary, code 02/12/19 191300.
- Glen Moray Private Edition 11yo 52.8%, First fill american oak #613, Master Distieller's Edition Exclusive for TWE 20th annyversary, code L9270006 14:54 2019/10/03.
- Deanston SV 11yo 66.6%, 13/08/08-29/08/19, 1st fill sherry butt #900075, 599 bottles, Exclusive for TWE 20th annyversary.
- Inchmoan 12yo 54.9%, 04/07 - 07/19, cask #96, Exclusive for TWE 20th annyversary, code L8.211.19 30.7.2019 ID #279.
- Glenlivet SV 12yo 64.1%, 2007, Exclusive for TWE 20th annyversary.
- Loch Lomond 13yo 58.8%, 03/06 - 07/19, Cask #196, 266 bottles, Exclusive for TWE 20th annyversary.
Le
Laph' a pris énormément de muscle depuis la dernière fois. Et là, on a dans le verre ce que décrit l'étiquette: un Laph' au porto. Un peu de soufre au nez comme en bouche. De l’âcreté en bouche. Avec de l'eau, un côté sac plastique chaud au nez, presque du chlore, la bouche s'est débarrassé de l'âcreté soufrée, mais devient assez banale. Un whisky assez bancal, déséquilibré.
Le premier
Ledaig a un nez particulier. Tout d'abord sur la noisette verte, il évolue sur un côté vineux très fruit rouge. Là aussi, un peu de souffre. En bouche, malheureusement, les saloperies de tanins du Bordeaux rouge viennent complètement ravager la bouche de ce whisky (et la mienne au passage). C'est vraiment dommage car derrière, on devine que ce whisky aurait offert un profil assez gourmand, presque pâtissier sur la tarte au fraise.
Le deuxième
Ledaig est, heureusement, plus classique, moins trafiqué. Le nez est léger, pâtissier, sur la génoise, le financier. Plutôt malté également, et une certaine fraicheur qui défrise un peu les narines (l'alcool). En bouche un peu de sel à l'attaque, assez grasse ... qui bascule aussitôt sur le sucre, et un peu de mauvais poivre. Ces deux Ledaig de la dernière décennie montreraient-ils une amorce de déclin ?
Place au
Benromach. Un nez sur les fruits secs, et âcre. Un peu d'épices. Avec le temps, une sorte de fruit rouge,un peu fade. Une attaque en bouche très (trop ?) grasse. Et salée. Et puis derrière pas grand chose. Ou du moins quelque chose de très doux, presque fané, un peu comme au nez. Et l'eau le noie dès la dernière goutte.
Le
Glen Moray démarre sur un joli nez, floral, un pot pourri léger, un peu pâtissier. Féminin, pour autant que ça veuille dire quelque chose. La bouche est complétement dans le prolongement, on joue sur les mêmes notes, avec un peu d'âcreté L'eau adoucie la bouche sans changer le profil.
Le
Deanston démarre sur un joli nez. Sur un mix de fruits rouges et de confiture de coings. Un peu de croute de pain aussi. La bouche par contre, balance un kick salé assez saugrenu, et sans rapport avec le nez. Nan, décidément, cette bouche est tellement en désaccord avec le nez qu'elle gâche tout.
L'
inchmoan est assez végétal, assez frais, la tourbe est assez subtile. En bouche, on est assez proche, mais avec de l'amertume. L'eau n'a aucune influence.
Le
Glenlivet, son nez est assez généreux, voire gourmand, mix floral fuité, sur un pot pourri relativement capiteux et des fruits compotés, confiturés. Mais en même temps un peu lourd. La bouche est dans le prolongement mais se termine par une finale un peu agressive, épicée et surtout poivrée. Un peu d'eau calme la bouche.
Et enfin le
Loch Lomond. Au nez on est toujours sur ces étranges notes de graphites typiques du blend du même nom. Y'a un côté salin et animal en même temps. Sur la viande salée. Et puis un peu de fraîcheur mentholée se fait jour. La bouche est assez végétale également.
Bon ben là, y'a plus qu'une chose à faire, c'est d'aller enfin prendre mon repas ... du midi.
