Re: Ce soir, c'était ...
Publié : 02 avr. 2020, 00:20
Hop, une autre fournée de dépucelage de samples.
Comme toujours, le starter:
- Connemara 40%, code L7155.
Pi après, on passe aux trucs de bonhommes.
- Caol Ila Elements Of Islay Cl12 07yo 57.5%, 2011-2019, 2 refill sherry butts, 1901 bottles.
- Port Charlotte Elements Of Islay Pl5 9yo 63.1%, 2009-2018, Refill Hogshead + 1st Fill Barrel, 582 bottles.
- Whistle Pig 10yo 57.9%.
- Bunnahabhain Elements Of Islay Bn7 16yo 55.7% , 2001-2018, 2 oloroso sherry butts, 1620 bottles.
- Bowmore Cadenhead 17yo 54.2%, 2001-25/05/2018, Hogshead, Mlats Festival.
- Laphroaig Elements Of Islay Lp9 20yo 54.3%, 1998-2018, Pedro Ximénez Sherry Butt, 714 bottles.
- Balblair G&MP Connoisseurs Choice 24yo 51.6%, 1993-24/02/2018, first fill sherry puncheon, 624 bottles.
- Highland Park Cadenhead Warehouse Tasting 25yo 59.8%, 1992-2018, barrel.
- Cooley Cadenhead 26yo 52.3%, 1992-2018, bourbon, barrel, 186 bottles.
- Caol Ila Cadenhead small batch 32yo 52.9%, 1984-2016, bourbon hogshead, 234 bottles, 10years The Nectar.
- Inchmurrin Edition Spirits The First Editions 32yo 46.5%, 1984-2017, Refill HogsheadHL #13363, 101 bottles.
- Caol Ila Cadenhead Authentic Collection 36yo 54.4%, 1982-Winter 2018, Bourbon Hogshead, 120 bottles.
On démarre donc avec le Connemara. J'ai toujours trouvé que ce petit Irish tourbé ne méritait pas la mauvaise réputation qu'on lui fait. Bien sur, c'est un petit daily dram, rien de plus, mais je trouve ça hyper homogène et équilibré. Pas la moindre once de complexité la dedans. C'est moelleux comme seuls les Irish savent l'être, avec une tourbe toute douce. Dangereusement buvable, le genre de quille que tu torpilles ne une soirée avec des postes sans t'en rendre compte. Pi j'aime bien de temps en temps exhumer du fin fond de mes étagères les whiskys de mes tout débuts, et constaté qu'ils sont loin d'être fanés.
Le Cl12 démarre sur tourbe sur le foin coupé, l'herbe sèche.Il agace bien le nez. Signe d'un alcool mal intégré ? Une très grande fraîcheur, limite le pif dans le congel'. Mentholé, sur le Ricqlès. Mais trop de fraîcheur et d'alcool rendent ce nez quasiment agressif. On sent bien la jeunesse. En bouche, l'attaque est grasse, au point que ça couvre un peu tout. L'impression d'avoir une cuillère d'huile dans la bouche. Mais de l'huile assez brutalement tourbé. et assez vite, l'alcool arrive, c'est la charge de la cavalerie, la déferlante, que dis-je, le tsunami.C'en est presque violent. Au moment de la déglutition, au tout début de la final, je me prend un violent kick de tourbe amère qui me fait frissonner et me met le feu à la tuyauterie interne.La deuxième gorgée se passe un peu mieux, vu que la première m'a bien insensibilisé.L'ajout d'eau calme un peu le nez et la bouche, mais pas vraiment la finale. On est pas face à un whisky rock n'roll, on se fait pogoter par un single malt punk. Bon allez, c'est plus rigolo que désagréable. L’antithèse absolu du Connemara.
Le Pl5 ne me semble pas de prime abord beaucoup plus sage. On a brièvement un soupçon fermier au début, mais qui vient très vite se faire pilonner par la même note de fraîcheur mentholée que la Cl12. Bon, l'alcool agasse beaucoup moins quand même. Un soupçon de poivre vert ? En bouche, c'est très difficile à cerner, coincé par l'alcool. La finale n'est pas tellement plus bavarde, mais je prend un deuxième coup de napalm dans l’estomac.Je vais finir par me rendre malade à ce rythme là. L'ajout d'eau amène une iodée, presque de l'huitre au nez, ça devient végétal, sur la tige de fleur fraichement coupée, le concombre, et une sympathique petite note aigrelette.Sans aller jusqu'à aviver la bouche, ça ramène quand même quelques saveurs qui pilote une final sur la wasabi doux. Bah, avec de l'eau, c'est franchement intéressant.
On change radicalement d'univers avec le Whistle Pig. Ouuuuh la vache, cette sublime note de vernis cellulosique dès la premier nez, qui se poursuit par de la confiture de rose, du bois de santal. Ce Rye tutoie déjà les plus beaux single grain que j'ai jamais goûté, le coco en moins. Ça se poursuit avec de très gourmande notes de génoise, et même de financier. en bouche, 'ya quand même des watts. Plus que ne le laissait supposer le nez.L’alcool est moyennement intégré, ça envoie, quand même. Et surtout, on est brutalement ramené dans l'univers du Rye, à fond sur le épices amères. C'est franchement en désaccord avec le nez. La finale fait le lien en se trouvant à mi-chemin entre l'univers du nez et celui de la bouche. L'eau affaiblit un peu la concentration du nez mais amène de très jolies notes florales et d’écorce d'orange sanguine. A défaut de nouvelles saveur, l'eau y gagne beaucoup en équilibre. Et la finale est bien plus harmonieuse.
On retourne sur Islay et on change de catégorie d'âge avec le Bn7. Normalement, Bunnah et sherry, ça matche. Mais là, je me retrouve face à un nez qui ne raconte pas grand chose. J'ai beau secouer le verre pour l'aérer, ça reste très discret. Bizarre, pourtant, l'Oloroso, ça cause normalement, ça a même tendance à écraser le distillat. Et c'est même pas des refill. En bouche, on retrouve ce même caractère hyper fondu, qui échappe complètement à l’analyse. Avec le temps, la boche se réveille un peu sur le sherry. Pi en plus, il est très mauvais nageur. C'est pas tellement que ce ne soit pas bon, mais l'impression globale est un peu bancale avec la perception d'un daily dram tout simple, limite whisky de gms, mais avec l'impression que c'est un peu âgé.
On reste sur Islay avec le Bowmore. Le fut de hogshead, c'est le fut zebulon, c'est constitué de tout et n'importe quoi, et donc ça peut avoir des influences très diverses. La tourbe est bien présente mais ce prend pas le dessus sur le reste. Le reste qui est tout en douceur. Ca manque quand même d’énergie, c'est bien mou tout ça. Mais ou sont passés les 54% ? en bouche, on garde également ce côte mou du genoux. On croirait un whisky dilué. Seule une impression de concentration rappelle que ce n'est pas le cas. Et en plus, l'aue lui fait plus de mal que de bien.
On reste toujours dans la même région avec le Lp9. Là, on se retrouve en terrain connu. Un classique peaty sherry bien équilibré entre ces deux composantes. C'est pareil en bouche, hyper classique dans le thème, mais plutôt bien maîtrisé. Un classique, presque un archétype.
On quitte (enfin ?) Islay avec le Balblair. La robe et le nez ne laissent aucun doute, on est bien dans l'univers du sherry. J'aime bien les Balblair âgés, car généralement, ils développent de gourmande notes de fruits exotiques. Oui, mais ça, c'est parce que souvent, ils ont vieillis en fut de bourbon. Là, les fruits exotiques, faut vraiment allez les chercher derrière le mur de sherry. Et encore, les trouve-t-on vraiment ? En bouche, c'est pareil, c'est un sherry qui pourrait sortir de pleins de distilleries. La bouche se termine sur note astringente qui se prolonge dans la finale. L'eau n'est pas d'une grande aide. Nan, le distillat Balblair est trop fin, trop délicat pour résister à un fut de sherry.
On repart sur une ile, mais c'est au tour d'Orkney avec le HP. Hum, HP en fut de bourbon, j'en ai pas rencontré un seul qui me plaise, il me semble. Le nez est bancale, on ne voit pas trop ou il veut aller. Y'a une sorte de fraîcheur, mais c'est une fraîcheur vide. Peut-être un peu de sel ? Légèrement floral, ça ne raconte pas grand chose. Mais ou sont mon miel et ma bruyère la dedans ? Ah, en bouche, y'en a du miel t de l bruyère. pour autant, je ne devinerais jamais un HP en blind. La finale amène un twist alcooleux avec quelque chose qui évoque vaguement les fruits exotiques, mais en mode austère old school. Bon, ben c'est lui qui va me convaincre que HP puisse marcher en fut de bourbon.
On change de nouveau d'ile pour l'Irlande (mais l'Irlande est-elle une ile ?) avec le Cooley. Pas aussi exotique que j'attendais. Une sorte d'exotique végétal, ou c'est le végétal qui prend largement le dessus. Floral aussi, comme un pot pourri qui ne serait pas capiteux. En bouche, c'est un peu pareil qui finit sur une espèce de twist alcooleux amère, ou le fruit exotique apparait enfin, mais brutalement de façon hyper austère, sec comme un coup de trique. L'eau le rend plus facile et ravive un peu les fruits exotiques, mais vraiment qu'un peu.
On retourne sur Islay (décidément) avec le Caol Ila. Aaaaaahhh, ces vieux Caol Ila des 80's, avec ce nez tout en fruits sous tendus par uen tourbe douce typique Caol Ila. Les fruits s’expriment un peu sur le sorbet ou le coulis de fraise, puis vient s'ajouter doucement une note, typique elle aussi, de cendre. Un peu de barbapapa. La bouche est à l'avenant, sur cette même douceur fruitée, légèrement cendrée. Pas hyper comple en regard de l'âge, mais c'est vraiment très bien fait.
On repart sur le mainland avec l'Inchmurrin. Bon, ben je crois que je n'aurais décidément pas ma note exotique gourmande ce soir. Le nez est très malté, sur la mie de pain, et la croute de pain rassi. Une sorte de note végétale sur l’angélique confite. Une note pâtissière sur la pâte crue. légèrement crayeux. De la brioche, un peu, ou plutôt du pain au lait ou du pain viennois, je sais jamais les différencier. C'est tout sauf gourmand. La bouche est (malheureusement ?) dans la ligne du nez. L'eau ne change rien.
Et on finit, devinez ou ? Sur Islay bien sur, avec le dernier Caol ila. Aaaaaahhh, ces vieux Caol Ila des 80's, avec ce nez tout en fruits sous tendus par une tourbe douce typique Caol Ila (tient, j'aurais déjà lu ça quelques part ?). on est vraiment proche du 32yo 84. Toutefois, ici, les fruits sont moins évident. On est plus sur la croute de pain, on est plus malté. Plus floral aussi, su un pot pourri subtil. Pas de cendre par contre. La bouche est également plus raide, plus sèche, plus austère, presque agressive, teinté d'amertume. Bien moins harmonieux et plaisant que le 84. Plus de tourbe en fin de bouche et en finale.
Les étiquettes de ce set promettaient du rêve, mais au final, je ne me suis pas fait tant plaisir que ça.
Comme toujours, le starter:
- Connemara 40%, code L7155.
Pi après, on passe aux trucs de bonhommes.
- Caol Ila Elements Of Islay Cl12 07yo 57.5%, 2011-2019, 2 refill sherry butts, 1901 bottles.
- Port Charlotte Elements Of Islay Pl5 9yo 63.1%, 2009-2018, Refill Hogshead + 1st Fill Barrel, 582 bottles.
- Whistle Pig 10yo 57.9%.
- Bunnahabhain Elements Of Islay Bn7 16yo 55.7% , 2001-2018, 2 oloroso sherry butts, 1620 bottles.
- Bowmore Cadenhead 17yo 54.2%, 2001-25/05/2018, Hogshead, Mlats Festival.
- Laphroaig Elements Of Islay Lp9 20yo 54.3%, 1998-2018, Pedro Ximénez Sherry Butt, 714 bottles.
- Balblair G&MP Connoisseurs Choice 24yo 51.6%, 1993-24/02/2018, first fill sherry puncheon, 624 bottles.
- Highland Park Cadenhead Warehouse Tasting 25yo 59.8%, 1992-2018, barrel.
- Cooley Cadenhead 26yo 52.3%, 1992-2018, bourbon, barrel, 186 bottles.
- Caol Ila Cadenhead small batch 32yo 52.9%, 1984-2016, bourbon hogshead, 234 bottles, 10years The Nectar.
- Inchmurrin Edition Spirits The First Editions 32yo 46.5%, 1984-2017, Refill HogsheadHL #13363, 101 bottles.
- Caol Ila Cadenhead Authentic Collection 36yo 54.4%, 1982-Winter 2018, Bourbon Hogshead, 120 bottles.
On démarre donc avec le Connemara. J'ai toujours trouvé que ce petit Irish tourbé ne méritait pas la mauvaise réputation qu'on lui fait. Bien sur, c'est un petit daily dram, rien de plus, mais je trouve ça hyper homogène et équilibré. Pas la moindre once de complexité la dedans. C'est moelleux comme seuls les Irish savent l'être, avec une tourbe toute douce. Dangereusement buvable, le genre de quille que tu torpilles ne une soirée avec des postes sans t'en rendre compte. Pi j'aime bien de temps en temps exhumer du fin fond de mes étagères les whiskys de mes tout débuts, et constaté qu'ils sont loin d'être fanés.
Le Cl12 démarre sur tourbe sur le foin coupé, l'herbe sèche.Il agace bien le nez. Signe d'un alcool mal intégré ? Une très grande fraîcheur, limite le pif dans le congel'. Mentholé, sur le Ricqlès. Mais trop de fraîcheur et d'alcool rendent ce nez quasiment agressif. On sent bien la jeunesse. En bouche, l'attaque est grasse, au point que ça couvre un peu tout. L'impression d'avoir une cuillère d'huile dans la bouche. Mais de l'huile assez brutalement tourbé. et assez vite, l'alcool arrive, c'est la charge de la cavalerie, la déferlante, que dis-je, le tsunami.C'en est presque violent. Au moment de la déglutition, au tout début de la final, je me prend un violent kick de tourbe amère qui me fait frissonner et me met le feu à la tuyauterie interne.La deuxième gorgée se passe un peu mieux, vu que la première m'a bien insensibilisé.L'ajout d'eau calme un peu le nez et la bouche, mais pas vraiment la finale. On est pas face à un whisky rock n'roll, on se fait pogoter par un single malt punk. Bon allez, c'est plus rigolo que désagréable. L’antithèse absolu du Connemara.
Le Pl5 ne me semble pas de prime abord beaucoup plus sage. On a brièvement un soupçon fermier au début, mais qui vient très vite se faire pilonner par la même note de fraîcheur mentholée que la Cl12. Bon, l'alcool agasse beaucoup moins quand même. Un soupçon de poivre vert ? En bouche, c'est très difficile à cerner, coincé par l'alcool. La finale n'est pas tellement plus bavarde, mais je prend un deuxième coup de napalm dans l’estomac.Je vais finir par me rendre malade à ce rythme là. L'ajout d'eau amène une iodée, presque de l'huitre au nez, ça devient végétal, sur la tige de fleur fraichement coupée, le concombre, et une sympathique petite note aigrelette.Sans aller jusqu'à aviver la bouche, ça ramène quand même quelques saveurs qui pilote une final sur la wasabi doux. Bah, avec de l'eau, c'est franchement intéressant.
On change radicalement d'univers avec le Whistle Pig. Ouuuuh la vache, cette sublime note de vernis cellulosique dès la premier nez, qui se poursuit par de la confiture de rose, du bois de santal. Ce Rye tutoie déjà les plus beaux single grain que j'ai jamais goûté, le coco en moins. Ça se poursuit avec de très gourmande notes de génoise, et même de financier. en bouche, 'ya quand même des watts. Plus que ne le laissait supposer le nez.L’alcool est moyennement intégré, ça envoie, quand même. Et surtout, on est brutalement ramené dans l'univers du Rye, à fond sur le épices amères. C'est franchement en désaccord avec le nez. La finale fait le lien en se trouvant à mi-chemin entre l'univers du nez et celui de la bouche. L'eau affaiblit un peu la concentration du nez mais amène de très jolies notes florales et d’écorce d'orange sanguine. A défaut de nouvelles saveur, l'eau y gagne beaucoup en équilibre. Et la finale est bien plus harmonieuse.
On retourne sur Islay et on change de catégorie d'âge avec le Bn7. Normalement, Bunnah et sherry, ça matche. Mais là, je me retrouve face à un nez qui ne raconte pas grand chose. J'ai beau secouer le verre pour l'aérer, ça reste très discret. Bizarre, pourtant, l'Oloroso, ça cause normalement, ça a même tendance à écraser le distillat. Et c'est même pas des refill. En bouche, on retrouve ce même caractère hyper fondu, qui échappe complètement à l’analyse. Avec le temps, la boche se réveille un peu sur le sherry. Pi en plus, il est très mauvais nageur. C'est pas tellement que ce ne soit pas bon, mais l'impression globale est un peu bancale avec la perception d'un daily dram tout simple, limite whisky de gms, mais avec l'impression que c'est un peu âgé.
On reste sur Islay avec le Bowmore. Le fut de hogshead, c'est le fut zebulon, c'est constitué de tout et n'importe quoi, et donc ça peut avoir des influences très diverses. La tourbe est bien présente mais ce prend pas le dessus sur le reste. Le reste qui est tout en douceur. Ca manque quand même d’énergie, c'est bien mou tout ça. Mais ou sont passés les 54% ? en bouche, on garde également ce côte mou du genoux. On croirait un whisky dilué. Seule une impression de concentration rappelle que ce n'est pas le cas. Et en plus, l'aue lui fait plus de mal que de bien.
On reste toujours dans la même région avec le Lp9. Là, on se retrouve en terrain connu. Un classique peaty sherry bien équilibré entre ces deux composantes. C'est pareil en bouche, hyper classique dans le thème, mais plutôt bien maîtrisé. Un classique, presque un archétype.
On quitte (enfin ?) Islay avec le Balblair. La robe et le nez ne laissent aucun doute, on est bien dans l'univers du sherry. J'aime bien les Balblair âgés, car généralement, ils développent de gourmande notes de fruits exotiques. Oui, mais ça, c'est parce que souvent, ils ont vieillis en fut de bourbon. Là, les fruits exotiques, faut vraiment allez les chercher derrière le mur de sherry. Et encore, les trouve-t-on vraiment ? En bouche, c'est pareil, c'est un sherry qui pourrait sortir de pleins de distilleries. La bouche se termine sur note astringente qui se prolonge dans la finale. L'eau n'est pas d'une grande aide. Nan, le distillat Balblair est trop fin, trop délicat pour résister à un fut de sherry.
On repart sur une ile, mais c'est au tour d'Orkney avec le HP. Hum, HP en fut de bourbon, j'en ai pas rencontré un seul qui me plaise, il me semble. Le nez est bancale, on ne voit pas trop ou il veut aller. Y'a une sorte de fraîcheur, mais c'est une fraîcheur vide. Peut-être un peu de sel ? Légèrement floral, ça ne raconte pas grand chose. Mais ou sont mon miel et ma bruyère la dedans ? Ah, en bouche, y'en a du miel t de l bruyère. pour autant, je ne devinerais jamais un HP en blind. La finale amène un twist alcooleux avec quelque chose qui évoque vaguement les fruits exotiques, mais en mode austère old school. Bon, ben c'est lui qui va me convaincre que HP puisse marcher en fut de bourbon.
On change de nouveau d'ile pour l'Irlande (mais l'Irlande est-elle une ile ?) avec le Cooley. Pas aussi exotique que j'attendais. Une sorte d'exotique végétal, ou c'est le végétal qui prend largement le dessus. Floral aussi, comme un pot pourri qui ne serait pas capiteux. En bouche, c'est un peu pareil qui finit sur une espèce de twist alcooleux amère, ou le fruit exotique apparait enfin, mais brutalement de façon hyper austère, sec comme un coup de trique. L'eau le rend plus facile et ravive un peu les fruits exotiques, mais vraiment qu'un peu.
On retourne sur Islay (décidément) avec le Caol Ila. Aaaaaahhh, ces vieux Caol Ila des 80's, avec ce nez tout en fruits sous tendus par uen tourbe douce typique Caol Ila. Les fruits s’expriment un peu sur le sorbet ou le coulis de fraise, puis vient s'ajouter doucement une note, typique elle aussi, de cendre. Un peu de barbapapa. La bouche est à l'avenant, sur cette même douceur fruitée, légèrement cendrée. Pas hyper comple en regard de l'âge, mais c'est vraiment très bien fait.
On repart sur le mainland avec l'Inchmurrin. Bon, ben je crois que je n'aurais décidément pas ma note exotique gourmande ce soir. Le nez est très malté, sur la mie de pain, et la croute de pain rassi. Une sorte de note végétale sur l’angélique confite. Une note pâtissière sur la pâte crue. légèrement crayeux. De la brioche, un peu, ou plutôt du pain au lait ou du pain viennois, je sais jamais les différencier. C'est tout sauf gourmand. La bouche est (malheureusement ?) dans la ligne du nez. L'eau ne change rien.
Et on finit, devinez ou ? Sur Islay bien sur, avec le dernier Caol ila. Aaaaaahhh, ces vieux Caol Ila des 80's, avec ce nez tout en fruits sous tendus par une tourbe douce typique Caol Ila (tient, j'aurais déjà lu ça quelques part ?). on est vraiment proche du 32yo 84. Toutefois, ici, les fruits sont moins évident. On est plus sur la croute de pain, on est plus malté. Plus floral aussi, su un pot pourri subtil. Pas de cendre par contre. La bouche est également plus raide, plus sèche, plus austère, presque agressive, teinté d'amertume. Bien moins harmonieux et plaisant que le 84. Plus de tourbe en fin de bouche et en finale.
Les étiquettes de ce set promettaient du rêve, mais au final, je ne me suis pas fait tant plaisir que ça.