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Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 18 déc. 2010, 22:04
par pat gva
Smokey-Kong a écrit :Des pneus suisses = un pneu coûte plus cher qu'une voiture française :cool:
Même pas mes pneus sont des Michelin, donc en toute objectivité (et mauvaise foi) mes pneus coûtent moins cher qu'une voiture française.

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 18 déc. 2010, 22:24
par Pacaya
C'était très bien ce "petit" salon. Y'avait du beau monde, de belles choses, et Nicolas nous a très bien accueillis. Vraiment chouette. En plus j'ai découvert la boutique.

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 18 déc. 2010, 23:07
par RX21
Salon intéressant cet après-midi chez Juhlès avec le dégustation de produits rares si ce n'est pas uniques.
Concernant les cognacs de chez Grosperrin on a pu apprécier
Parmi les plus vieux:
- Grande Champagne 1944 lot 162 42°
- Grande Champagne 1820 emb en 1917 Frédéric Mestreau 40°
- Grande Champagne 1820 emb en 1917 Frédéric Mestreau 42°
A par cela on a passé en revue des Grande Champagne ou Petite Champagne 57, 58, 62, 67, 70 avec un fameux lot 208 à 49,5° , 71 réduit et non réduits, 72, 73, 80, Oléron 91 et un 97 à 41,5°directement tiré du fût et mis en bouteilles sur place pour la vente. Egalement en vente pour un prix promotionnel Grande Champagne 1980 48,6°
Coté Armagnac on pouvait déguster chez Darroze un 90 48°, 80 48°, et un 46 ans d'âge qui titrait entre 38 et 39°
En fin de salon j'ai découvert les porto Bonham de 10, 20, 30 et surtout 40ans dans un style très marqué par les figues sèches, fruits secs.
Je suis reparti avec des 1/2 bouteilles de 97 tiré du fût et surtout de Grande Champagne 1980 48,6°.
Très belle après-midi et merci à Nicolas pour cette organisation. :clap:

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 18 déc. 2010, 23:57
par canis lupus
pat gva a écrit :
canis lupus a écrit :Bon, je suis en plein début de Murphysme là. Portable oublié au boulot sur mon bureau hier, la neige, réveil hyper tardif ce "matin".
Bon, allez, je vais quand même essayer de venir, en espérant ne pas finir avec la voiture dans le décors ou de passer une grand partie de la nuit échouée je ne sais pas ou entre Paris et mon chez moi lors du retour, à cause des intempéries. :pray:
De bon pneus à neige et le problème s'évapore :mrgreen: c'est une fausse excuse :liar: :roll
Pfff, des pneus neige, et pourquoi pas des chaines non plus ? C'est pour les lopettes ça, les vrais paille-lotes se passent bien de ce genre d'artifices. :mrgreen:
Bref, à l'aller, ça s'est plutôt bien passé, les routes étaient plutôt bien déneigée, j'ai réussit ç chopper un train plus tôt que prévu (15h21 au lieu de 15h51), ce qui me permettait d'espérer d'arriver chez Julhès vers 16h30. C'était sans compter sans un quatuor de djeuns banlieusards qui, non content de nous avoir foutu un brin monstrueux tout au long du voyage, se sont imaginer qu'il n'y avait rien de plus drôle que de tirer la signal d'alarme juste lorsque le train s'élançait de la gare de Versailles. Résultat, il a fallut que le conducteur du train vérifie d'ou venait le signal pour le désarmer, et au moment de repartir ben, rien, le train n'a jamais voulu redémarrer. Du coup, j'ai du me rabattre sur le train suivant, 1/2 heures plus tard. Cerise sur le gâteau, les même djeuns sont montés dans le même wagon que moi juste quand les portes se fermaient. :angry-tappingfoot:

Suis arrivé sur place vers 17h00, et ait retrouvé Xavier, Philippe et Henry sur place. Régis était parti plus tôt, et pas de trace du Seb.
Du coup, pas de samples. En guise de Ledaig, ce sera plutôt la dech'. ;-)
Débuté par le stand Henessy -animé par la demoiselle qui émeut tant Seb sur le stand Ardbeg/Glenmorangie d'habitude (mais tout cela fait partie de LVMH, non ?)- avec un unique Cognac dans un de ces prétentieux flacons plus dignes d'une parfumerie. Je crois que c'était un XO. Pas mal du tout, un bon starter.

Puis stand Grosperrin, toujours aussi énorme, avec pour démarrer un exclu pour ce salon: un cognac 1997 dans son fut proposé à la dégustation et embouteillé sur place à la demande. Dégusté également les millésimes 1982, 1980, 1973, 1971, 1967, 1958, 1944. Entre le 67 et le 58 est venu s'insérer un Oléron 91 suivit d'un XO histoire de se recalibrer avant le 58. Et pour finir, une énorme surprise: un 1820 pré Phylloxéra absolument fabuleux. Encore un sacré set que nous a proposé Guilhem.

Puis stand des armagnacs Delauze. Je ne connaissais pas cette maison. Une approche un peu à la Grosperin, embouteillage brut de fût, pas de filtration, pas de coloration. Trois version étaient proposées à la dégustation: 1990, 1980 et 46 ans. C'est pas mal, très fin pour les trois, avec des personnalités différentes, mais ça manque beaucoup d'expressivité. Ça donne un peu le même effet que des whiskys sur-dilués, sauf que là, normalement, y'a pas de dilution à l'embouteillage.

Un autre stand avec un cognac de grande marque bling-bling que j'ai oublié. Sait même plus si c'était un XO ou un VSOP. Très consensuel, sympa sans plus.

Puis une bonne surprise pour moi qui n'y connait absolument rien, un stand de Porto dont la aussi le nom m'échappe (c'est terrible cet Alzheimer précoce), ce qui est d'autant plus dommage que j'ai bien aimé.
Commencé par un Rubby 2005, très gourmand, sucré, fruité, liquoreux mais pas écoeurant.
Puis une verticale de Tawny: 10, 20, 30 et 40 ans. C'est plus raffiné que le Rubby, tout aussi expressif mais moins liquoreux. Au fur et à mesure qu'on grimpe en âge, ça devient un peu plus sec, de plus en plus boisé, tout en restant très léger, mais ça charpente un petit peu.
Ah tiens, je viens de retrouver le nom de ces Porto (en regardant sur la boîte de celui que j'ai acheté :roll: ): c'est Graham's.

Suis reparti vers 20h30 avec pleins de bouteilles, dont quelques cadeaux pour Noël. :mrgreen:


La trajet du retour métro +train s'est passé impeccable. Par contre, surprise en descendant du train, 10 cm de neige sur la quai, sur la voiture, et sur la route. C'était rigolo. Me suis fait une série de belles équerres au frein à main dans les virages des petites rues en arrivant chez moi. :mrgreen:

Une belle fin d'après-midi, en somme.

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 19 déc. 2010, 03:11
par Pacaya
Rémy Martin pour le Cognac dont tu as oublié le nom qui était pas mal, mais peut-être manquant un peu de caractère effectivement.

Pour les portos, c'était très chouette. C'était des Graham's.

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 19 déc. 2010, 08:49
par cyriltoulousain
canis lupus a écrit : Par contre, surprise en descendant du train, 10 cm de neige sur la quai,
Tu es descendu à St Cyr ou Fontenay ?

Dans les deux cas, cela m'intéresse de savoir si les quais avaient été déneigés (en partie forcément un samedi) ou salés en préventif (ça se voit facilement).

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 19 déc. 2010, 09:20
par cyriltoulousain
Concernant ce Cognac 1820, a t-il un lien avec la Russie ?

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 19 déc. 2010, 09:34
par Serge
On voudrait des notes de dégust des 1820 !

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 19 déc. 2010, 12:56
par Pacaya
Il y a avait deux versions : un premier à 40°, l'autre à 42°.

La version à 42° avait un défaut - à mon avis - de bouchon. On sentait bien le liège :mrgreen:

La version à 40° était déjà bien plus sympathique, même si j'ai franchement eu l'impression qu'elle titrait en dessous de 40°. J'avais rien bu de très fort avant, et je m'étais rincé la bouche. Belle couleur ambrée, même si de visu, ça ressemble plus à un millésime des 60's qu'à un alcool qui a passé 100 ans dans un fût. En bouche, ce n'est que de la rondeur, de l'orange amer en bouche et des fruits rouges sur toute la finale. La rétro-olfaction est magnifique, c'est ce qui m'a séduit le plus car en bouche, je l'ai trouvé tout de même un peu éteint, comme confiné et manquant de force. Pour faire dans l'imagé et la poésie (tout le monde sait à quel point je suis distingué), je le comparerai à un équilibriste qui est quand même à la limite de se casser la gueule :mrgreen: Je ne peux pas dire autre chose car j'avais quand même un peu froid et j'suis peut-être passé à côté de pas mal de choses dans cette dégustation qui aurait mérité un fauteuil en cuir, un petit feu de cheminée, plein de tapis au sol, et des amis autour de la table.

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 19 déc. 2010, 13:08
par piazzolla
Completement d'accord avec Pacayan quant aux 2 vénérables Cognacs ....

J'ajaouterai juste que sa compagne avait, à juste titre, relevé des notes de noix dans la version à 40° (sauf erreur).

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 19 déc. 2010, 13:55
par canis lupus
Pacaya a écrit :Rémy Martin pour le Cognac dont tu as oublié le nom qui était pas mal, mais peut-être manquant un peu de caractère effectivement.

Pour les portos, c'était très chouette. C'était des Graham's.
Oui, t'as tout bon. ;-)
Pour les portos, j'ai vraiment été très agréablement surpris, comme je n'y connais absolument rien. C'est vraiment alcool, non pardon, un vin (comme ma l'a rappelé à plusieurs reprises l'animateur du stand :mrgreen: ) très riche, diversifié, et pas si écoeurant que ce que je croyais.
cyriltoulousain a écrit :Tu es descendu à St Cyr ou Fontenay ?

Dans les deux cas, cela m'intéresse de savoir si les quais avaient été déneigés (en partie forcément un samedi) ou salés en préventif (ça se voit facilement).
St Cyr. A l'aller, vers 15h00, il y avait encore 1 à 2cm de neige tassée tombée la nuit d'avant sur les quais. Et au retour, vers 21h00, les quais étaient couvert de neige fraîche, environ 10cm.
Serge a écrit :On voudrait des notes de dégust des 1820 !
Pas pris de note, sorry. Mais il faisait très frais, et j'ai eu l'impression que ça écrasait beaucoup les arômes fruité et floraux pour faire ressortir le minéral, le boisé, l'austérité parfois, en particulier sur tous les cognacs Grosperrin et les Armagnacs Delauze. Bizarrement (ou pas ?), les portos et les Cognacs Henessy et Remy Martin (peut-être parce que moins pointus) semblaient moins affectés.
Ceci étant dit, ce 1820 m'a semblé le plus fruité, le plus équilibré, le plus complexe et paradoxalement le plus vif/expressif de toute la verticale Grosperrin. Peut-être aussi un effet placebo, de savoir ce qu'on bois ?



Tiens, j'ai finalement retrouvé mon portable ... au milieu d'une étagère parmi les livres de poches, dans mon couloir. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire là ? J'en sais rien, mais je subodore un sale coup de la coalition des gremlins et des chinois du FBI.

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 19 déc. 2010, 14:14
par Pacaya
canis lupus a écrit :les Armagnacs Delauze.
C'est Darroze :oops:

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 19 déc. 2010, 15:16
par canis lupus
Pacaya a écrit :
canis lupus a écrit :les Armagnacs Delauze.
C'est Darroze :oops:
Ah. Lalouze ? :doh:

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 20 déc. 2010, 23:34
par cosinus
Il était vraiment très sympathique de salon. C'est vrai qu'à l'arrivée l'atmosphère était un peu froide pour ce type de dégustation. Il fallait prendre un peu de temps pour réchauffer le verre dans ses mimines avant de déguster.

J'ai commencé en douceur par les portos. Ne connaissant pas ce vin, j'ai été très agréablement surpris. Les Ruby plus "vineux" m'ont fait penser à d'excellents grenaches. Alors que les Tawny, très différents, tireraient plutôt vers les vieux rivesaltes.
J'espère que les amateurs de portos ne m'ont voudront pas de ces comparaisons. ;-)
J'ai vraiment beaucoup aimé les Tawny surtout les vieux (30 ans et 40 ans) très riches, aromatiques mais en restant très élégants.

J'ai attaqué ensuite le stand Grosperrin. J'avais un excellent souvenir de sa précédente dégustation chez Julhès. Et là, je n'ai pas été déçu. Quelle belle diversité dans les millésimes présentés. Il y en avait pour tous les goûts. On commençait par un 1997 directement prélevé du fut que N. Julhès a acheter et qui était embouteillé sur place. Frais et aromatique, cela commençait très bien.
Puis un très beau 1980 (folle blanche) très frais et élégant. Un 1982 sur la noix et les fruits sec mais beaucoup plus tendu. Puis un magnifique 1970 47.3% complexe avec une finale sur les fruits exotique. Ensuite un 1973 50.2% qui se buvait tout seul. Enfin j'ai terminé par un 1958 41.4% sans doute le meilleur de ce que j'ai goûté dans la journée

Pendant que j'étais encore assez frais, j'ai dégusté les 2 Cognac de 1820. Le 42% manquait de matière en bouche et était un peu éteint. La finale assez sucrée était étonnante. Selon G. Grosperrin, il ne serait pas étonnant qu'il y ait eu un ajout de rhum dans ce cognac. Il semble qu'à l'époque, l'assemblage de spiritueux différents n'était pas rare.
Le 40%, par contre m'a paru bien plus expressif et complexe en bouche, avec curieusement un alcool beaucoup plus présent. J'ai adoré.

Alexandra qui présente habituellement Ardbeg est arrivé pour présenter un cognac Henessy dans un joli flacon bling-bling. Il s'agissait d'un XO contenant des cognacs de 30 ans d'âges.
J'ai bien aimé, assez complexe et bien équilibré, pas de sensation de dilution malgré les 40%. Ce qui m'a frappé c'est la rondeur, le truc hyper consensuel ou rien ne dépasse, diamétralement opposé aux Grosperrin où chaque cognac à un caractère bien marqué. A 150E le Henessy, le choix n'est pas difficile à faire.

Enfin j'ai terminé par les Armagnacs. Il s'agissait des Armagnac de Francis Darroze. Négociant renommé pour la qualité de ces produits. Il a une démarche qui se rapproche de celle de Grosperrin avec une sélection sévère et des Armagnac non dilués.
Canis, tu devais être un peu cramé en arrivant à son stand. :mrgreen:
Effectivement le 46 ans qui devait être en dessous des 40% était un peu éteint. Par contre le 1990 et le 1980 ne m'ont donné aucun impression de dilution. Surtout le 1990 qui m'a paru même un peu trop fougueux. Par contre le 1980, quel équilibre et quelle finesse, je l'ai trouvé magnifique. Rien à voir avec les armagnacs très typé sur le rancio que je n'aime pas trop.
Dommage que je sois arrivé trop tard, il avait déjà vendu tout son 1980.

Je me suis consolé en emportant un Grosperrin 1980 et un 1968.

Un grand merci à Nicolas Julhès pour ce bel aprés midi.

Re: Du whisky au Cognac:Petit salon du Cognac chez Julhès

Publié : 21 déc. 2010, 00:21
par pat gva
Bravo pour les 1820 il faut multiplier ce genre d'initiative.
Les amis vous êtes vraiment privilégie, pour avoir goutée de vieux cognac de ces époques c'etait tjrs des expériences exceptionnelles.
Merci a N Juhles pour cette belle initiative