cyriltoulousain a écrit :Il y a des trucs qui font un peu peur dans le lot.
Verdict de ces bouteilles ?
Ah, je suppose que c'est au sujet de mon line up, et que c'est pas les deux CI de Jean-Patrick qui t'inquiètent.
Ça faisait bien longtemps que je n'étais pas revenu sur ces bouteilles et je n'avais de bons souvenirs que du Clynelish et de l'Ardbeg.
Me rappelle plus de ce à quoi pouvait ressembler le Mortlach la dernière fois que je l'ai gouter, mais là, il est complètement sur des fruits rouges, principalement fraises/fraises des bois. Assez délicat, fin, presque féminin, il manque malgré tout d'un peu de poids. C'est gentillet mais on aimerais que ça cause plus. Impossible de deviner dans quel type de futs il a vieillit. Sans parler de sur-dilution, il n'est pas aqueux, je pense malgré tout qu'il a eu les reins un poil brisé, compte tenu de son jeune age, et qu'il aurait mérité pas mal de degrés supplémentaires.
L'impérial m'avait laissé le souvenir d'un malt déséquilibré, sec, amer, astringent. Ces caractéristiques sont toujours assez présentes, mais par contre, il a bien gagné en fruit et en fleur, et on ressent un peu de la typicité de la distillerie.
Le Tamdhu était lui aussi assez bancal à l'époque, mais maintenant, le Port finish joue sa partition à fond. Cependant, le résultat ne ressemble pas vraiment à ce qu'on a coutume de rencontrer pour ce type de finition. Aucune idée du type de fut de maturation principale avant le finishing, mais son effet s'est complètement fondu avec l'effet Porto. A la réflexion, le fut principal pourrait bien être un sherry. Original en tout cas.
Le Clynelish est presque une déception. Je l'avais oublié, mais lorsqu'on l'avait découvert aux Caves de Bécon à l'époque, il nous avais surpris, et pour pas mal d'entre nous, séduit,, par son côté très fermier, n'ayant pas à rougir face un Port Charlotte, un Ledaig, un Ardmore, voire même un Brora. Ajouté à tout ça une belle corbeille de fruit et la typique cire et voilà pourquoi il avait eu son petit succès.
Samedi soir, par contre, le ressenti était vraiment bizarre, et il m'a fallut les souvenirs de l'époque pour retrouver le chemin permettant de le décortiquer. En fait, le côté très fermier et la cire sont toujours là, mais on à l'impression que tout àa sort du congélateur tant il se dégage principalement de la fraicheur digne d'un Talisker 10yo sans le poivre. C'en est limite mentholé. Les fruits sont toujours la aussi, mais ils sont passé complètement à l'arrière plan. Du coup, je ne sais même pas dire si ça m'a plu ou pas tellement c'est étrange. Peut-être aussi un mauvais placement dans le set ?
Le Caol Ila, j'en avait par contre gardé un souvenir assez précis, en particulier son pénible et hyper envahissant côté métallique.
Ben là, plus une trace de métal, c'est un juste un gentil petit Caol Ila, pas trop mal foutu, même si ça ne casse pas des briques. Par contre, l'apport du Zinfandel, je ne sais pas.Faudrait déjà que je sache comment goute ce vin là.
L'Ardbeg est celui qui est resté le plus fidèle au souvenir que j'en avais. Il est exactement ce qu'il promet. Un jeune Ardbeg dilué, mais sans excès, plein de jeunesse et de fraicheur, mais sans trop de vivacité, et qui ne fait absolument pas new make. Une sorte de Very/Still Young dilué ?