Page 3 sur 3

Re: Ardbeg Still young

Publié : 22 avr. 2012, 16:06
par Alexandre
Ardbeg 8yo 1998/2006 'Still young' (OB, 56,2%)

Le nez, puissant, est dominé par la tourbe, avec aussi beaucoup de fumée, de citron et un peu de sel. C'est presque ferreux, et bien ciselé. Avec l'aération, on trouve un léger chocolat noir, et des épices continuant sur ce ton de la puissance (paprika et poivre).

L'attaque en bouche est franche et puissante, sur la tourbe, la fumée et la cendre froide. On a aussi quelque chose de sucré, laissant à penser à de la tourbe sucrée (bonbon). En fin de bouche, c'est encore une belle fumée qui est présente, mêlée d'arômes végétaux. La bouche va finalement en s'apaisant en ce qui concerne la puissance. L'aération permet à du chocolat noir, du citron et du gros sel de venir compléter le tout.

La finale, longue, est dominée par les saveurs marines, avec de la tourbe et des amandes. L'ensemble est encore une fois très ciselé.

En conclusion, on a à faire à un jeune Ardbeg, aucun doute, avec déjà de belles qualités pour cet âge, mais évidemment, un léger manque d'intégration des arômes, qui aurait pu être bien pire. 87/100

Merci Cyril pour le sample :-P

Re: Ardbeg Still young

Publié : 09 avr. 2013, 19:22
par dagde
Allez à mon tour, première passe :

Ardbeg Still Young 1998/2006 8 ans 56,2% :

Nez : Une tourbe un peu chimique (plastique brûlé) accompagnée de caramel et de barbe à papa. L'aspect sucré se fond alors dans la masse pour laisser sourdre le sel et le citron plus côtiers. Enfin, viennent se greffer du céréale et des épices. Intéressant et multi-facettes sans être d'une complexité folle.

Bouche : L'entame en bouche est fougueuse, ce qui masque les arômes. La tourbe énergique (brûlée chimique) est liée à du chocolat au lait, un peu de malt et pas mal de sucre candy. On a également des touches plus végétales qui apparaissent une fois le feu descendu. L'eau calme le jeu et le rend plus fréquentable avec une approche plus marine et plus citronnée. Dommage qu'il y ait toujours cette présence (too much) de sucre artificiel.

Finale : L'intensité baisse rapidement pour retrouver son lit fumé, salé et sa dose de sucre de confiserie. On retrouve aussi dans l'arrière-bouche une petite amertume végétale.

Commentaire : Autant quand il va sur le terrain marin, ce jeune Ardbeg est agréable autant son conglomérat chimique (tourbe/sucre) est à vite oublier. Un Whisky pas mal fait qui m'a fait penser à un Galileo qui aurait des choses à dire ...

Note : 84

Merci à l'embouteilleur de Tomatin 76 :mrgreen: