Whisky Live Paris 2018

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Pouya
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar Pouya » 23 sept. 2018, 18:54

Salut,
J'ai une invit en rab pour la journée de demain. J'espérais rencontrer une femme riche et disposée pour m'accompagner mais ca ne se fera pas.
Si ca intéresse quelqu'un, merci de m'envoyer un MP d'ici ce soir.
Enjoy
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Sonic
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar Sonic » 23 sept. 2018, 20:50

Pouya a écrit :Salut,
J'ai une invit en rab pour la journée de demain. J'espérais rencontrer une femme riche et disposée pour m'accompagner mais ca ne se fera pas.
Si ca intéresse quelqu'un, merci de m'envoyer un MP d'ici ce soir.
Enjoy



Donc si j’ai bien compris, du coups tu recherches un homme riche et disposé pour t’accompagner... :lol: :lol:
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar Pouya » 23 sept. 2018, 21:03

:mrgreen:
Je préfère surtout en faire profiter un amateur, et c'est un juste retour des choses pour les fois où on m'a trouvé des invits :obscene-drinkingcheers:
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stf92
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar stf92 » 23 sept. 2018, 23:23

Pouya a écrit :Salut,
J'ai une invit en rab pour la journée de demain. J'espérais rencontrer une femme riche et disposée pour m'accompagner mais ca ne se fera pas.
Si ca intéresse quelqu'un, merci de m'envoyer un MP d'ici ce soir.
Enjoy

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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar Bob34 » 24 sept. 2018, 11:57

Retour sur mon tout premier WhiskyLive...


Et bien, c'était génial. Pour le prix, j'ai trouvé ça très intéressant pour déguster un maximum de choses, découvrir une grande variété de bouteilles, du grand classique au truc nouveau / innovant. Je comprends la frustration des plus aguerris d'entre vous qui ont déjà dégusté la plupart de ce qui se fait et qui y vont pour déguster des tueries. Mais pour une personne encore relativement néophyte comme moi, ayant encore plein de lacunes sur certaines distilleries, c'était l’événement parfait.

Mon seul regret est de ne pas avoir pris les deux jours : j'ai dû faire l'impasse sur nombre de stands et n'ai pas pu mettre un pied au salon Rhum.

Et merci à ceux qui m'ont conseillé de commencer par le pass simple, c'était largement suffisant.

D'ailleurs, j'ai tendance à penser que ce genre d’événement ne permet pas vraiment d'apprécier certaines tueries : on est debout, c'est bruyant...


Compte-rendu un peu plus détaillé (ATTENTION GROS PAVÉ) :

N.B. : les conditions de dégustation et le temps limité ne m'ont pas permis de décortiquer chaque whisky et d'en faire des notes très détaillés. Dans ce CR, je me contente donc de dire ce que j'ai aimé, pas aimé, parfois en donnant des marqueurs, mais ça sera globalement limité pour ceux qui souhaitent avoir une idée très précise de comment ça goûte.

- Glendronach : je n'avais jamais goûté d'embouteillage officiel, j'ai donc fait la gamme entière : 12, 15, 21 et 18 (dans cet ordre). J'ai trouvé le 12 sans grand intérêt, un bon daily dram ; un peu déçu par le 15 (nouvelle version), j'en avais tellement entendu parler que je m'attendais peut-être à trop ; le 21 est vraiment sympa, ça se boit bien, ça parle plus ; le 18 est bien aussi. Bref, moyennement emballé a priori mais c'est sûrement parce que c'est le début du salon.
Puis, de sous le bar, le très sympa ambassadeur de Glendronach en France nous sort un Glendronach Grandeur 24 ans, batch 09, à 48,7%. Là, on est clairement dans une autre dimension. Whisky riche et élégant. S'ensuit un petit Glenglassaugh 30 ans, embouteillage officiel : on est dans les mêmes standards, on vole haut mais le nez est un peu au-dessus du précèdent : frais et légèrement mentholé, c'est superbe. La bouche est peut-être un peu en retrait mais c'est du très bon. Le prix en revanche (environ 1500€) devrait en décourager plus d'un.

- Vallein-Tercinier : j'étais allé les visiter il y a quelques mois, je ne me suis donc pas attardé puisque je connaissais la plupart des bouteilles présentes. J'ai quand même essayé L'Hommage à Paul Vallein, le lot 40. On retrouve les marqueurs VT : un très beau cognac, riche et élégant. C'est délicieux mais je n'en achèterais pas une bouteille (400€). Discussion très intéressante avec la nièce de Paul Vallein. La maison VT correspond bien à ce qu'on appelle une maison familiale : son oncle l'a fondée, son mari y travaille et j'avais rencontré son neveu lors de la visite.

- RedBreast : j'ai sauté le 12 ans réduit que je connaissais déjà pour commencer par le 12 ans CS : c'est effectivement très bon. Le Lustau qui suit souffre peut-être en termes de degrés mais il y a vraiment quelque chose d'intéressant dans ce whisky, un côté bonbon / sucré intéressant. A re-déguster hors salon. Idem pour le 21, dont j'avais entendu beaucoup de bien, et auquel j'ai trouvé un manque de relief : un nez plus porté sur le miel mais aussi plus alcooleux étonnamment.

- Method madness :
parce que certaines personnes en parlaient sur le stand RedBreast, je suis passé voir cette nouvelle maison irlandaise. Leur marque de fabrique c'est de faire des finitions sur chacune de leur bouteille. Je commence par un single malt bourbon barrels, fini en "french limmousin oak casks". C'est pas mal : c'est jeune et frais, ça se boit bien. Le single pot still, sherry & bourbon fini en french chestnut est sympa aussi mais j'ai eu une préférence pour le single pot still bourbon barrels, fini en virgin hungarian oak, plus porté sur les épices (il s'agit apparemment d'une édition limitée... mais déjà les deux premiers étaient des versions limitées... l'an dernier !). En résumé, une maison bien sympa, qui fait des trucs originaux, les prix sont doux (50-70€) mais je n'en achèterais pas une bouteille pour autant je pense.

- Jean Boyer : accueilli par un commercial très sympa :mrgreen: . Le seul Jean Boyer que j'avais bu jusqu'alors était le Laphroaig pour le forum : une quille que j'avais adorée. Je commence donc par le Linkwood 2012 : très agréablement surpris par cette quille : un nez sympa et frais. En bouche, c'est tout aussi séduisant, un léger fumée peut-être. On continue avec Aultmore 2009 qui est dans le même niveau de qualité, tout comme le très bon Glentauchers 2005. L'Auchroisk 2010 fini en porto est encore meilleur, très gourmand. Le Tormore, "bouteille conçue pour réconcilier la tourbe", est une belle découverte ; je n'avais pas besoin d'être réconcilié avec la tourbe mais je suis quand même convaincu. La bouteille suivante, leur best seller, un tourbé du Speyside d'une distillerie secrète est bon aussi, mais je suis un peu moins séduit. En revanche le Caol Ila de 2011 est superbe : de la bonne tourbe comme je l'aime.
Les produits Jean Boyer sont définitivement très bons : à ce stade du salon, c'est alors le seul où j'ai apprécié chaque dram. Les prix sont incroyablement bas et la qualité est au rendez-vous. Si je devais en retenir trois : je dirais le Linkwood, l'Auchroisk et le Caol Ila. Et la maison ayant été reprise récemment, tout laisse penser que de plus belles choses encore sont à venir.

- Armagnac L'Encantada : j'avais déjà vu passer le nom de cette maison, je m'y suis donc arrêté. Les deux fondateurs (?), deux mecs du sud-ouest très sympas m'ont fait découvrir une gamme bluffante. A l'instar de Grosperrin en Cognac, L'Encantada n'est pas producteur mais négociant. Le maître mot ? La qualité. Ils ne sont pas nécessairement à la recherche d'un domaine ou d'une année en particulier. Ce qui peut être déconcertant car il n'y aura pas vraiment d'unité en termes de profil et de saveurs. Leur seul moteur est la qualité et je dois dire que c'est très réussi.
On commence par un 1974 : c'est directement l'un des meilleurs Armagnac qu'il m'ait été donné goûter. Bon, il faut dire que je n'en ai goûté que quelques uns dans le passé, mais quand même, ça dépasse dans mes souvenirs le Darroze 50 ans. C'est du très, très haut niveau. Vraiment ce que je recherche dans un spiritueux. On continue avec un 1987 : le nez est, à mon sens, un peu moins beau que le précédent mais très belle bouche, dans un profil très différent. Le 1990 est pas mal aussi. Le 2004 est plus jeune et ça se sent, c'est plus fougueux dans ses bons côtés comme les mauvais.
Honnêtement, les prix qu'ils pratiquent (entre 50 et 150€) sont juste incroyables comparé à la qualité. J'en aurais bien acheté une de chaque (et même une caisse du 1974). Très, très belle découverte. L'un de mes coups de cœur du salon.

- Cognac Delamain :
je m'y arrête un peu par hasard, je ne connais pas la maison et le commercial est seul. J'avais peur d'être déçu après l'excellence de la maison précédente et ses bruts de fut... mais finalement, grosse surprise. La maison est spécialisée dans les cognac de Grande Champagne et dans le XO, donc plutôt le haut de gamme a priori. Le pale and dry, malgré ses 40%, est surprenant : un nez frais, à fond sur les pommes, la bouche étant dans la même lignée avec une explosion de fruits. Très, très bon. Le Vesper est différent : on retrouve beaucoup plus les marqueurs d'un cognac : riche, généreux et pâtissier. Le très vénéré se rapproche plus du premier avec ce côté pommes / frais sympa mais en plus élégant, plus classe. Ça a vieilli plus longtemps et ça se sent, une classe au-dessus. Après en termes de prix (de mémoire 80 pour le premier, 150 pour le deuxième et 300 pour le troisième), j'irais plus vers le premier. Le meilleur rapport qualité/prix à mon sens.

L'heure avançant, il est temps de passer à ce que je préfère dans le whisky (ce qui m'a fait tomber dedans aussi) : de la bonne grosse tourbe. Et pour ça quoi de mieux que...

- Bruichladdich : je n'avais étonnamment jamais goûté le Laddie : c'est pas mal, c'est vraiment le profil que j'aime mais clairement pas exceptionnel. Vu le prix, c'est quand même un très honnête dram. Le nouveau 10 ans : ahhh, là ça cause, un peu la même chose que le précèdent mais plus d’authenticité : une tourbe terreuse, un brin mentholé. Bref, ça c'est très bon. Le 2011 est un peu moins séduisant au nez mais la bouche est belle. La nouvelle version 2018 barley offre quelque chose de différent, tant au nez qu'en bouche : plus porté sur le miel, le seigle, c'est original et très bon.

- Kilchoman : j'ai souvent entendu / lu sur cette récente distillerie sans jamais goûter. Je me dirige directement vers le Loch Gorm : et WOW, c'est exactement ma came, très précisément ce que je recherche dans un whisky tourbé, le profil parfait. Intrinsèquement, ce n'est pas la meilleure bouteille de la journée mais c'est peut-être celle qui colle le plus avec mes goûts : tourbe grasse et généreuse, avec cette pointe de sherry pour sublimer le tout. On continue avec le Machir Bay : un peu en-dessous forcément mais c'est très bon. J'ai moins aimé le Sauternes en revanche. Le Port Cask est très bon : les marqueurs d'une finition en porto, un peu à la manière de ce que j'ai dégusté plus tôt chez JB : c'est gourmand et riche. Une très belle bouteille.

- Octomore : 18 heures approchant, c'est le moment de retourner chez Bruichladdich pour la dégustation du 9.1 et 9.3. Bien évidemment c'est la cohue, je me retrouve d'ailleurs par hasard à côté de LsR, le verre en l'air à essayer de grappiller quelques gouttes, la serveuse devant monter sur le bar pour nous servir. Le 9.1. est objectivement très bien fait mais c'est peut-être un peu décevant par rapport à l'attente. Le 9.3. en revanche est fou : de la tourbe fraîche, de la menthe fraîchement ciselé. Wow. Très bon ça encore.

- Mackmyra : la fameuse distillerie suédoise qui monte. Passons sur le discours commercial sur l'authenticité, le 100% suédois, etc et voyons ce que ça a dans le ventre. Très agréablement surpris par le Svensk esk, meilleur à mon sens que l'édition limitée (quelquechose-uvguld), qui est en tout cas moins facile d'accès, moins direct, plus classique, sur le miel. Le Wintzglod est super original, un des trucs les plus originaux de la journée, c'est super, de la tourbe légère et fine. Top. L'édition limitée en tourbe est plus classique et pour le coup moins intéressante.
Une distillerie intéressante à suivre, j'ai préféré les versions "classiques" par l'originalité qu'elles offrent.

- Compass box :
le spaniard est superbe, rond et riche. Le spice tree est moins séduisant à mon goût, en tout cas au nez car la bouche est bonne, et la finale est encore meilleure, "spicy" justement. Le Flaming heart est pas mal, une légère tourbe, et le Peat est assez classique. Le spaniard restera mon préféré.

Et pour finir un petit Balblair 1991 : c'est bon et classe.


Vous noterez que mon enthousiasme est allé croissant au fil des dégustations. :mrgreen: J'ai la faiblesse de penser que j'ai quand même su garder une certaine lucidité, comme en témoigne le fait que, même à la fin, j'ai été plus enthousiasmé par certains trucs que d'autres et que tout ne me paraissait pas génial.

J'y retourne l'an prochain !
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar tissaneb64 » 24 sept. 2018, 12:48

Merci pour ton CR :-)
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar jnpons » 24 sept. 2018, 12:50

Super journée en somme ! :-)
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar Jbrice » 24 sept. 2018, 13:03

Merci pour ce CR Bob!
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar Paulemile » 24 sept. 2018, 18:30

Allez, je me prête à l'excercie aussi. C'est marrant Bob, on n'a vraiment pas du tout testé les mêmes choses :mrgreen:

Après avoir récupéré les super samples d’Arnaud, je fais le tour du propriétaire histoire de bien repérer où se trouve quoi. Ça ne m’aura pas servi à grand chose ; à la fin de la journée, je n’étais toujours pas capable de me repérer :lol:
Je jette mon dévolu sur Macallan en premier, je n’avais jamais rien goûté de cette distillerie et ça faisait un peu tâche quand même. C’est parti pour une petite verticale de leur gamme classique avec mention d’âge.

Macallan 12 ans triple cask, 40%
N : des agrumes, des épices boisées, pas hyper complexe mais plaisant.
B : doux au début et plus épicé sur la fin de la gorgée.
Je m’étonne du 40%, on dirait que c’est au moins à 46%, peut-être l’alcool n’est pas hyper bien intégré.


Macallan 15 ans fine oak, 43%
N : clairement plus subtil que le 12 ans, moins épicé, caramel mou et toffee.
B : attaque plus sucrée, c’est plus pâtissier et fruité qu’épicé, avec une finale qui libère une chaleur assez agréable.


Macallan 18 ans fine oak, 43%
N : encore plus fin que le 15, sur la tarte aux abricots tout juste sortie du four.
B : de nouveau plus épicé même si profil similaire au 15, avec un peu d’amertume de noix aussi. Je décèle de la crème anglaise sur la fin, c’est ce qui m’a plu.


J’enchaîne avec Balvenie, dont le stand était un peu mis en retrait, je trouve, presque exclu. Voilà qui ne fait pas honneur à la distillerie ! Il n’y avait pas grand monde du coup, ce qui ne m’a pas dérangé, au contraire. C’était sympa de discuter avec l’intervenant dans un cadre plus calme.

Balvenie 17 ans double wood, 43%
N : très doux, sur les fruits type raisins, figues, pruneaux
B : très boisé avec un côté crème pâtissière et noix de muscade. On retrouve bien les fruits du nez également.


Balvenie Tun 1509 51,7%
N : Pas du tout agressif, avec du bois de résineux, de la cire, de la sciure… on se croirait dans chalet tout neuf en forêt canadienne (en tout cas l’idée que je m’en fais). Les épices inhérentes au sherry sont bien là également.
B : Très épicé, avec du cuir et de la résine. L’aspect fruité fait penser à des groseilles et du cassis. On sent du vieux bois précieux également.


Le Tun m’a vraiment fait forte impression. Tellement en fait que je suis venu en reprendre un verre avant de partir à 19h00. C’est le premier whisky qui m’a réellement marqué lors de ce salon.

Étant donné que j’ai déjà bu 5 verres en moins d’une heure, je décide de faire une pause en me rendant à la Masterclass sur les 30 ans de Signatory Vintage. Je constate que la pause ne sera pas pour tout de suite, vu qu’il y a deux dégustations qui nous attendent. Et pas des moindres ! Jamais je n’aurais cru pouvoir boire des merveilles en étant détenteur d’un simple Pass Découverte. Le fondateur de SV est vraiment sympa en plus.

Rare Ayrshire 1974, 44 ans, 53%
N : assez exceptionnel à mon niveau. Du bon solvant, une explosion de fruits, il y en a tellement que c’est difficile de les identifier.
B : alcool parfaitement intégré. Cocktail de fruits encore, bonbons, pâtisseries, cire d’abeille, chocolat de l’avent (dans le bon sens du terme).


North Port Brechin 1981, 36 ans, 57,2%
N : du vieux bois, de la poussière, du charbon et de la fumée, ça ne déconne pas ! Avec de la nectarine au milieu, le tout restant très harmonieux. Ah, et de la mimolette très vieille aussi.
B : Très boisé mais très subtil et très bon ! Croûte de fromage à pâte dure, épices raffinées, biscuits apéro au fromage. Le profil comté / vieux chêne moussu persiste sur la finale et c’est vachement cool.


OK, après cette double claque, j’ai vraiment besoin d’une pause. Il est temps de passer au stand pain-beurre, qui est déjà presque vidé de ses victuailles à peine 16h00 passées. Jamais je ne reverrai la couleur de cette petite collation bien pratique, d’ailleurs. Il y avait clairement un manque de stock. Je reprends mes déambulations et je goûte à deux ou trois trucs qui me faisaient de l’œil depuis longtemps.

Johnnie Walker Blue Label, 40%
N : Plutôt fin, boisé à tendance sciure et fruité à tendance pêche.
B : Un peu aqueux, c’est un peu gênant. De la fumée discrète, de la terre proprette, des fruits verts pas très mûrs (ça me rappelle un truc en particulier mais je n’arrive pas à mettre un nom dessus. L’aspect fait penser à une prune verte mais le goût est plus amer.


Hudson Manhattan Rye 46%
N : vernis et céréale, sans hésiter. C’est quelque chose que je retrouve souvent dans les rye, au même titre que les épices. Paradoxalement, c’est tout aussi commun que reconnaissable facilement.
B : Assez similaire au nez, comme les autre rye que j’ai goûtés (2 ou 3 grand max donc je ne suis pas forcément calé sur le sujet). En tout cas c’est très différent de ce que j’ai bu jusqu’alors dans ce salon et ça casse un peu la dynamique, ce qui n’est pas plus mal.


Le Blue Label est arrivé après les deux tueries de la Masterclass, dommage pour lui. Il m’a paru bien fade en comparaison. Pourtant c’est vraiment pas mauvais. La version brut de fût doit avoir plus de gueule quand même. J’ai demandé, elle n’était pas dispo, forcément. Enfin, je décide de prendre mon courage à deux mains afin d’affronter la horde d’amateurs de whisky japonais qui se bouscule depuis l’ouverture. Le stand Nikka ne m’a pas du tout fait rêver et je suis tout de suite allé renarder du côté de Suntory. Parmi les bouteilles disponibles, à priori rien au dessus du Hibiki 17, du Yama ou Hakushu 12. Mais c’était sans compter sur l’armoire secrète de notre aimable intervenant.

Hibiki 21 ans 43% (je suis resté sur ma faim avec même pas 1cl dans le verre)
N : fruits cuits, crumble, pruneaux.
B : bien équilibré, crème chantilly, crème dessert


Hakushu 12 ans 43%
N : un peu fruité, plutôt frais, surtout herbacé, aiguilles de pin.
B : assez sèche malgré le profil forestier, menthe lointaine, un peu de terre et pas mal d’herbe encore.


Hakushu 18 ans 43%
N : ça nous transporte dans une forêt de conifères, un bol de céréales au miel dans la main.
B : résine, aiguilles de pin, pommes cuites, un côté terreux assez subtil.


Petit regret de ne pas avoir goûté le Yama 18 mais j’ai eu le sentiment d’abuser un peu en réclamant le Hibiki 21 et le Hakushu 18. À cet instant, je me rends compte que mon palais commence à sérieusement accuser le coup. J’étais prêt à m’enchaîner les plus belles bouteilles de chez Douglas Laing mais je me suis contenté d’une seule référence. J’ai plutôt bien choisi le trouve. En même temps j’ai toujours aimé ce qui se faisait dans la gamme Old Particular.

Highland Park 21 ans Old Particular 47%
N : hyper fruité, sur les fruits rouges, la compote et le sirop.
B : un peu tourbé mais c’est loin d’être prédominant par rapport aux fruits. Fin et équilibré, des saveurs boisées vraiment intéressantes.


Là-dessus, je me dis qu’il est temps de définitivement tomber du côté obscur de la tourbe. La journée arrive au début de la fin et il y a la queue à pas mal de stands d’Islay, notamment chez Ardbeg, qui je décide de garder pour la fin. Je laisse de côté Talisker qui ne propose pas grand chose et Bruichladdich où c’est plutôt ambiance match de foot que dégustation (je n’ai rien contre ça mais là je me voyais déjà jouer des coudes pendant une heure pour boire une goutte d’Octomore). Dans l’absolu, il n’y avait rien de fou dans cette sélection d’Islay. N’empêche que j’ai quand même eu un tout petit peu de bol sur la fin.

Port Askaig 15 ans Sherry Cask 45,8%
N : je trouve le nez plus jeune que celui du PA 14 mais je commençais peut-être à ne plus avoir les sinus très clairs non plus. Le sherry est très spécial, avec des arômes de Mazout, je dirais. C’est plus sympa à sentir qu’à écrire en tout cas.
B : Moins tourbé que le 14 ans, moins minéral aussi même si le profil reste présent. La tourbe est sèche. Je parlais beaucoup pendant ce dram, j’ai eu du mal à me souvenir des sensations.


Bowmore 18 ans 43%
N : sherry hyper doux, tourbe minérale.
B : bien équilibré, fumé, minéral et même un peu carné. Je sens de la terre iodée également, limite du sable.


Caol Ila 18 ans 43% (je connaissais déjà mais la bouteille est finie depuis longtemps, j’avais envie d’y retourner un coup)
N : tourbe fine et discrète, presque absente. Senteurs fruitées d’airelles et mirabelles confites.
B : la tourbe est plus présente qu’au nez même si relativement en retrait, elle est verte et fraîche, plus fumée sur la fin. Feu de bois, même genre de fruité acide que le nez. La finale est presque uniquement sur la fumée.


Lagavulin 8 ans 48%
N : assez agressif et punchy, autant sur le sherry que la tourbe. Ca reste bien fait mais pas dans la dentelle, quoi.
B : tourbe grasse et viandée, je pense à de l’entrecôte au barbecue.


Unreleased Ardbeg, straight from the distillery, 06/08/2018, 57,1%
N : doux, citronné et étonnamment frais pour un Ardbeg
B : Puissant et fruité, plus que les autres Ardbeg que j’ai goûtés, moins terreux


Voici donc l’ultime surprise de la journée. Une bouteille “secrète” que le gérant du stand faisait pourtant tourner assez facilement à cette heure tardive. Par contre, impossible de connaître l’âge du breuvage, sa composition ou les fûts utilisés. C’était réellement secret. Je me suis senti important du coup.

Ardbeg An Oa, 46%
N : ça sent le whisky très jeune, avec de la tourbe terreuse bien sûr, mais aussi du sucre assez basique.
B : c’est clairement plus simple que l’Oogie ou le Corry, j’aurais dû regoûter ce dernier à la place
:mrgreen:

À bout de souffle, je décide de boire un dernier truc, surtout pour faire un petit clin d’œil à un belge que je connais de loin sur internet.

Belgian Owl Passion 46%
N : un peu fruité mais ça sentait surtout les nouilles cuites, avec ce que ç’a de bon et de moins bon.
B : frais et paradoxalement sur le feu de bois ou l’herbe brûlée.


Premier constat une fois sorti à l’air libre, je n’aurais jamais imaginé pouvoir tester autant de breuvages différents, notamment des choses que je pensais réservées au stand VIP. Je ne connais pas le prix de tout ce que j’ai bu mais même en admettant que j’en aie éclusé 1cl de chaque (et c’était plutôt 2 parfois), j’ai allègrement dépassé le coût du billet. C’est donc plutôt rentable, si je ramène ça à des samples que j’aurais achetés. Bien sûr, ça implique de boire tous ces samples dans la même journée, avec la fatigue du palais et la perte de sensations qui en découle mais bon… c’est une fois par an...

Second constat, j’aurais cru sortir de là bien plus attaqué que je ne l’étais. Et pourtant je n’ai pratiquement pas mangé de pain. Quand je vois comment certains ont fini, à gueuler partout en titubant ou même à terminer en coma éthylique, je m’en suis plutôt bien sorti. Une petite pensée pour ces pauvres hôtesses quand même, qui ont eu à subir les lourdeurs de pas mal de gars. C’est pareil partout cela dit, sauf que là, y avait vraiment beaucoup de gars.

Troisième constat, l’ambiance générale était vraiment sympa. Les gens étaient chaleureux, les discussions s’entamaient facilement et dans la bonne humeur (et pourtant je ne suis pas toujours à l’aise pour me sociabiliser en général). Malgré tout, l’année prochaine, j’espère vraiment motiver un pote ou une connaissance pour venir avec moi. J’ai cherché quelques têtes connues du forum mais je n’ai croisé personne.

Au final, très bonne expérience, meilleure que ça à quoi je m’attendais. Effectivement, dans quelques années, le pass découverte ne suffira plus à contenter ma curiosité mais pour le moment, ça me convient très bien. Deux jours n’auraient pas été de trop non plus, j’ai quand même zappé énormément de choses (je n’ai pas goûté un seul whisky français… ). J’aurais pu enchaîner les verres plus vite mais je n’aurais pas pu autant en profiter. D’ailleurs, je suis certainement passé à côté de pas mal d’arômes et de saveurs dès le quatrième ou cinquième dram.

Mais c’est clairement à refaire !

Mon top 5 pour résumer ce pavé :
-Rare Ayshire
-North Port
-Balvenie Tun 1509
-Highland Park 21 Douglas Laing
-Hakushu 18

Au plaisir de lire les autres CR :obscene-drinkingcheers:
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar niko » 24 sept. 2018, 18:43

Merci pour vos CR \o/
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar Von Barton » 24 sept. 2018, 19:40

Merci bien pour les debriefing les gars. Sympa de lire tout ça.
" C'est au moment où tu vois un moustique se poser sur tes testicules que tu te rends compte qu'il y a un moyen de régler certains problèmes autrement que par la violence. " LAO TSEU
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar cyriltoulousain » 24 sept. 2018, 21:32

Moi, ce qui m'a le plus marqué durant ces 3 jours où je suis resté non stop derrière le stand Jean Boyer, ce sont les copains qui m'apportaient des drams dont certains contenus provenaient du stand VIP.

La classe. J'ai vraiment apprécié. Merci Messieurs. :clap:
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar elskling » 24 sept. 2018, 21:52

Mais moi je suis passé samedi au stand... et je ne t’ai point vu !
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar cyriltoulousain » 24 sept. 2018, 22:20

Parfois, il m'arrivait d'aller déjeuner et même d'aller aux toilettes. :mrgreen:
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Re: Whisky Live Paris 2018

Message non lupar cyriltoulousain » 24 sept. 2018, 22:27

C'est ce que je me suis dit mais mon boss m'a autorisé donc bon... :roll:

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