TWE Whisky Show London 2016

Pour ceux qui veulent s'organiser des rencontres et dégustations... On a parfois la surprise de trouver des voisins sur un forum.

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o livier
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TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar o livier » 05 oct. 2016, 21:42

Cette année j'ai fait ça de manière beaucoup plus décontractée que l'an passé. Des petits soucis perso ont un peu raccourci le temps que j'ai pu passer sur place, et j'ai servi de guide à un novice complet en matière de whisky le samedi. En contrepartie je n'avais réservé qu'une masterclass (mais pas n'importe laquelle), me laissant en proportion plus de temps pour explorer le salon à proprement parler.

L'organisation me paraît toujours efficace. Même le samedi où le salon est plein à craquer je n'ai pas eu le sentiment de devoir me battre ou attendre trop longtemps sur les stands, et aucune file d'attente pour aller déjeuner. En revanche beaucoup moins de tables où s'installer avec son dram (du coup pas pris de notes de dégustation), pas possible de sortir sur la terrasse avec un verre contenant de l'alcool (règle qui a été relâchée en fin d'après-midi le samedi), et espace réservé sur la terrasse beaucoup plus restreint qui faisait qu'il était impossible de se tenir à l'écart des fumeurs.
Les stands sont un peu les mêmes que l'an passé avec - je crois - quelques nouveaux exposants en provenance du Nouveau Monde dont certains ont dû se sentir bien seuls durant le week-end...

Encore une fois je n'ai pas pris de note, ni de photo de tout ce que j'ai pu déguster durant le week-end, donc la liste est incomplète et les commentaires extrêmement limités. A voir comme un patchwork d'impressions confuses avec quelques drams qui sortent du lot pour le meilleur, mais aussi parfois pour le pire.
Par rapport à l'an passé j'ai décidé de changer de système de notation, j'utiliserai donc ci-dessous le CRAP (Cthulhu RAting Process) qui consiste à affubler les whiskies d'un nombre entier compris entre 0 et 10 inclus. Notations purement subjective (en est-il jamais autrement ?) et soumises à la déformation de ma mémoire gustative.

Je commence fort lorsqu'une connaissance qui tient le stand de TWE me raille pour lui avoir serré la main pour le saluer au lieu de lui donner mon verre de whisky !
Il me sert donc :
Springbank 21yo Whisky Show Exclusive : très fin subtilement marin et doux, finale vanillée pas mal du tout mais il y manque peut-être un peu de crasse à mon goût pour en faire quelque chose d'exceptionnel. 8

Kilkerran 12yo : histoire de rester sur Campbeltown... Il fait beaucoup plus mûr que le Work in Progress Bourbon de l'an passé. C'est plus riche, plus complexe. C'est peut-être lié au vatting de fûts ex sherry et bourbon. Du coup je note mentalement qu'il faudrait que j'achète un WIP sherry pour faire mon propre vatting. En tout cas le profil de la distillerie reste toutefois très reconnaissable et ça risque de devenir très bon dans les années à venir. 7

Bowmore Bicentenary : beau coup marketing pour Bowmore avec ce nouveau NAS vendu dans un flacon biscornu en céramique. Comme ça ne laisse pas passer la lumière, ils font même l'économie du caramel pour colorer le liquide. Ingénieux. Cette esbrouffe démesurée affligeait même le personnel du stand qui s'était senti obligé de planquer la bouteille sous le comptoir. Beaucoup tomberont malgré tout sûrement dans le panneau. N'hésitez toutefois pas à écouter et répéter mon conseil : n'achetez pas cette bouteille, et si vous l'avez chez vous je peux vous en débarasser rapidement à moindre coût. 10 quand-même parce que c'est pas désagréable de boire un concentré d'Yquem d'une vingtaine d'années avec un vague relent de truffe blanche qui serait servi avec des bulots qu'on aurait très légèrement fumés au préalable, le tout servi en terrasse d'un petit restaurant côtier.

Tant qu'à faire dans le NAS, autant continuer avec :
Penderyn Madeira : caramel mou, très rond, doux et finale tirant sur les fruits exotiques avec notamment de la mangue. C'est pas mal du tout ! 7

Ar7 Elements of Islay : du gros gros bon gros peaty sherry. C'est pas très subtil, mais ça fait le boulot. 7

Redbreast 21 : le plaisir à l'état brut procuré par l'explosion de fruits exotiques délivrée par ce whisky fait que je me dis toujours immédiatement qu'il faut que j'en achète 3 bouteilles. Et puis j'oublie. C'est bête parce que ça vaut bien 9

Caol Ila 32yo 1983 Cask 5297 Signatory Vintage : rien à dire, ça délivre exactement ce que l'on peut attendre d'un bon Caol Ila de ce type. ce qu'on en attend. Marin, légèrement fumé, salin... en revanche le boisé final me paraît plus proéminent que sur le TWE Exclusive de l'an passé. Du coup ça sera "seulement" 8

Inchmurrin 12 : aussi bien que l'an passé pour moi. Toujours une trame assez simple et classique sur les céréales maltées et un bol de fruits à chair jaune, puis une belle finale fruitée qui tire sur les fruits exotiques. Ca fait parfaitement le boulot. 7
Inchmurrin 18 : l'an passé j'avais préféré celui-ci au 12 dans l'absolu, mais jugé le rapport q/p en faveur du plus jeune. Cette année j'aime juste moins ce 18yo dans l'absolu : moins fin, et je ne retrouve plus le panier de fruits exotiques en finale. Ca reste très bien fait malgré tout donc 7

Chichibu On the Way 2015 : j'aime suivre Chichibu au fil des années. C'est bête que ça soit si cher, car j'aime tout ce qu'ils produisent. Celui-ci ne fait pas exception, dans un style toujours aussi costaud, mais non dépourvu de finesse. Mélange de saveurs épicées et pas mal de fruits d'été, touches céréalières caractéristiques des jeunes whiskies... Pas leur meilleur whisky mais pas déplaisant non plus. 7

Glenfiddich IPA Experiment : par curiosité... Bon ben c'est du Glenfiddich avec un côté herbeux assez prononcé en bouche. Même mon pote qui n'y connait rien me dit spontanément "tastes mass produced". 4

On file au stand Diageo où j'espère secrètement goûter un fond de Brora... mais évidemment ils n'en avaient qu'une bouteille, déjà finie depuis longtemps. On m'a toutefois soufflé à l'oreille que le Cambus valait le détour.
Cambus 40yo : aaah qu'est-ce c'est bon effectivement ! Gourmand comme peuvent l'être les bons vieux grains plein de caramel enrobé de chocolat, mais avant tout fruité. Du pur jus de fruits exotiques. Tellement bon qu'on en a repris une deuxième fois. 9

Je fais aussi goûter à deux novices les Lagavulin 16yo et 8yo car le responsable du stand Number 1 Drinks soutenait que le 8yo était meilleur car équivalent au 12yo pour moins cher. Les novices me donnent raison. Je ne sais toujours pas si ça veut dire que j'ai tort ou pas.
Au passage quelqu'un vient me tendre un fond de verre de Lagavulin 12yo 70s (je crois ?), et là on joue dans une toute autre cour. Je n'aurais jamais deviné qu'il s'agissait de cette distillerie, mais plus d'un vieil Ardbeg ou quelque chose comme ça. Parfaite intégration des notes marimes et céréalières. C'est à la fois simple et profond. 9

A partir de là mes souvenirs se font moins précis. Le manque de sommeil assurément.
Chez Kavalan, moyennement convaincu par le Solist Moscatel (5), un peu plus par le Solist Manzanilla (7). Passage chez Douglas Laing où je goûte un bon Port Dundas 27yo The Sovereign (7) et un autre whisky dont j'ai oublié la référence. Goûté une demie gorgée de Four Roses Single Barrel et ça n'était pas mauvais (6). Enfin on finit avec le Ardbeg Dark Cove que je pensais ne pas aimer et qui me surprend complètement : fumée et cendres, chocolat noir, pain d'épice le tout pas du tout agressif. 8 du coup. Mais à ce stade là c'est peut-être un 8 d'alcoolique, attention !

J'ai bu d'autres choses (dont un bon BenRiach 1998 PX) mais pas assez de souvenirs précis pour en parler.
Voilà pour la journée du samedi. Je ferai le compte-rendu du dimanche un de ces jours si je suis inspiré. Sinon je ferai un Google translate du site de cthulhu et je changerai pour mettre les bonnes notes.
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar dede » 05 oct. 2016, 21:58

Joli CR !
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar steve_pinkcity » 05 oct. 2016, 22:20

Très chouette yeap !
Un régal de lecture ;-)


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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar Jean-Michel » 05 oct. 2016, 22:46

Excellent passage sur le Bicentenary ! Du coup, je me suis servi un fond de Legend. Ca l'a pas fait pareil.
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar juju cassoulet » 05 oct. 2016, 23:04

:shock: :shock: :shock:
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar cthulhu » 06 oct. 2016, 10:49

Bowmore Bicentenary : beau coup marketing pour Bowmore avec ce nouveau NAS vendu dans un flacon biscornu en céramique. Comme ça ne laisse pas passer la lumière, ils font même l'économie du caramel pour colorer le liquide. Ingénieux. Cette esbrouffe démesurée affligeait même le personnel du stand qui s'était senti obligé de planquer la bouteille sous le comptoir. Beaucoup tomberont malgré tout sûrement dans le panneau. N'hésitez toutefois pas à écouter et répéter mon conseil : n'achetez pas cette bouteille, et si vous l'avez chez vous je peux vous en débarasser rapidement à moindre coût. 10 quand-même parce que c'est pas désagréable de boire un concentré d'Yquem d'une vingtaine d'années avec un vague relent de truffe blanche qui serait servi avec des bulots qu'on aurait très légèrement fumés au préalable, le tout servi en terrasse d'un petit restaurant côtier.

:lol:
"Une des rares choses qui procurent plus de satisfaction que goûter un grand whisky, c'est goûter un grand whisky que personne d'autre n'a goûté."

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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar o livier » 06 oct. 2016, 21:30

En théorie, je devrais pouvoir me souvenir plus facilement et précisément de ce que j'ai dégusté le dimanche que le samedi : je ne m'étais pas couché trop tard, j'ai bu moins de drams et de meilleure qualité en moyenne, et une partie de l'après-midi a été consacrée à une masterclass. Pourtant je crois que j'ai à peu près tout oublié. J'ai une théorie là-dessus, mais je vais la réserver pour la toute fin, histoire de vous forcer à lire jusqu'au bout (ou à scroller vers le bas, selon que vous soyez plus paresseux des yeux ou du doigt). Et comme je n'ai rien à y gagner c'est vraiment par pur sadisme de ma part.

A peine arrivé qu'un co-forumeur me tend un verre et me demande ce que j'en pense et si j'ai une idée de ce que c'est. Je ne suis pas né de la dernière pluie et reconnaît immédiatement le Bowmore 15yo (43%, OB for Glasgow Garden Festival, Ceramic Decanter). Pour ne pas paraître trop arrogant, je fais quand-même semblant d'hésiter.
Pour les notes de dégustation, tout ce que je peux en dire est :
Nez: Phwoar! chèvrefeuille, melon mûr, mangue, fruit de la passion même. Ceci est un nez j'aime bien. Bouche: il se sent mince après quelques drams de résistance en fût, encore si frais! Milky, vaguement herbacée, avec un fruité doux. Grattez ça! Il est très fruité. Laissez-le dans la bouche pendant assez longtemps et il vous dorlote avec des fruits. Finition: yaourts, fruits, la mangue et le melon à nouveau canari. La faible résistance à fait subir, dans cette séquence. Il serait par ailleurs un score plus élevé, je suis sûr. 9
(c) The Old Man of Huy, Google

Pas tout à fait juste après, mais pas très longtemps non plus le même co-forumeur-pousse-au-crime-fournisseur-de-notes-de-dégustation-malgré-lui me verse un dram de contrebande, son fameux Old Rhosdhu 1967. Et effectivement c'était fameux, mais encore impossible de me rappeler de ce que ça goûtait. Ca valait 9 aussi dans mon souvenir.

Je goûte plus ou moins dans le même temps deux whiskies que j'avais repéré sur la liste :
Chichibu 2009 Bourbon cask 633 TWE Exclusive : rudement bon, un bon cran au-dessus du On the Way dégusté la veille, tout plein de bonbons plus ou moins chimiques, au nez comme en bouche. Les 61% passent tout seul. 8
Hanyu Final Vintage 15yo : j'ai adoré tous les (hum, 3) Hanyu 2000 que j'ai dégustés jusque-là. Cette version réduite dérogera-t-il à la règle ? Non.
OK, j'en dis un peu plus : c'est du Hanyu 2000 dans tout sa splendeur, avec de la charcuterie fumée au bois de hêtre dévoilant peu à peu des notes fruitées sur la mandarine. Je suis très bon client pour ce style que je n'ai jamais retrouvé ailleurs, mais quel dommage que ça soit réduit, bon sang ! 8 quand-même
J'apprends quelques instants plus tard que mon t-shirt Nameko officiel n'est pas passé inaperçu auprès de Ichiro Akuto et de la personne qui l'assistait sur le stand. Dommage qu'ils n'aient pas osé engager la conversation sur le sujet, j'aurais eu plus de choses à raconter que sur le whisky.

Je crois avoir pris le Tormore 1996 servi sur le stand de G&M pour accompagner le repas mais Alzheimer frappe une nouvelle fois et je suis dans l'incapacité la plus totale de vous dire ce que j'en ai pensé. Ah si c'était pas mal porté sur les fruits très très mûrs. Mais si ça se trouve il ne s'agissait pas du Tormore. Bref, il était bien temps de manger !

Poulet et pudding avalés, je redescends me mettre à l'oeuvre. Sur la recommendation d'un convive je descends essayer le Laphroaig 1996 20yo "Masterpieces" exclusivité TWE. Un bien bon peaty sherry bien plus raffiné que le Ar7 de la veille. En revanche pas de trace des arômes médicinaux typiques de Laphroaig. Je reconnais que c'est très bien fait et meilleur que beaucoup d'autres whiskies du même type sortis de cette distillerie. Allez, 8.

Là je me souviens que je n'ai toujours pas dégusté le Port Ellen 20yo RMS... en plus il est aux enchères le soir-même, donc autant miser en connaissance de cause. J'ai dû récupérer l'avant-dernier dram car la bouteille avait continué de se vider à grande vitesse depuis mon arrivée. Ouf ! Je mets mon nez dans le verre et mes instincts primaires prennent immédiatement le dessus : je trouve une place assise un peu à l'écart et je me siffle ça tout seul dans mon coin tranquille peinard. Il faut dire que c'est un très bel exemple de PE, fumé certes, mais surtout marin en diable avec un petit trait de jus de citron par-dessus. Le fondu est incroyable, surtout quand on connaît la propension qu'ont les malts de cette série à tout dézinguer sur leur passage. 9

J'aurais aimé dire que le temps s'est alors arrêté, mais ma montre signale le contraire (je mens : je ne porte pas de montre). Il faut malheureusement enchaîner sur autre chose.
On me fait humer et goûter le Littlemill 25yo. Incapable de deviner qu'il s'agissait d'un Lowlands, c'était bien bon avec un bel équilibre entre saveurs pâtissières, une touche de caramel, et le fruité que l'on retrouve dans les meilleurs Littlemill.

On me conseille d'aller faire un tour chez Ardbeg voir s'ils veulent bien de mes dream dram tokens. Je reviens avec un Ardbeg 1976-2004 cask 2398 51.4%. Alors là en termes de tourbe associée au sherry, on rentre dans une toute autre dimension que le Laphroaig dégusté plus tôt. Waouh, la fumée est assez subtile et laisse place à la plus belle des marées noires associant huile de vidange, goudron aux meilleurs arômes côtiers. Et le tout servi avec un espresso. Qu'est-ce que c'est bon ! Les goélands peuvent crever. 9

J'ai dû boire quelque chose d'autre à ce moment-là, mais je cherche à dépenser mes tokens. Je tente le Deanston 40yo par curiosité. Et effectivement c'est une curiosité car la bouteille n'est qu'un énorme sample dont l'étiquette ne raconte pas grand chose d'autre que "Deanston 40yo". Et encore un dram de haut vol... c'est gourmand et floral, c'est doux et fruité, c'est élégant. Ca coule de source. 9

Mes acolytes du jour vont participer à une mini-masterclass sur le thème de la tourbe. Je me fais refouler à l'entrée car je suis immédiatement jugé trop connaisseur pour perdre mon temps à boire des single malts d'entrée de gamme. Tant pis, je vais me faire ma session de tourbe tout seul en allant me chercher un petit Laphroaig 10yo Unblended embouteillé dans les années 80. Et vlan, encore une grosse claque. Encore un whisky qui prouve que non, malheureusement, on ne sait plus les faire comme avant. Alors oui, il y a de la tourbe, oui on y détecte un tout petit truc médicinal, peut-être, en se forçant. Mais c'est complètement fondu dans ce breuvage d'une finesse incroyable, super fruité avec notamment plein de pamplemousse et autres fruits exotiques, et gorgé de crème pâtissière. C'est réduit à 40% et ça n'en souffre qu'à peine. Incroyable. 9 histoire de faire la fine bouche.

Jusqu'où faut-il aller trop loin ? J'ai encore quelques jetons et me rappelle que je n'ai pas encore goûté le Glen Mhor chez Signatory Vintage. Cependant je vois que l'heure de la masterclass approche. Je décide d'y aller un peu moins fort en allant me chercher un Yamazaki Mizunara Cask. Rien à dire, c'est très bon, très bien fait. Le profil gustatif n'est pas sans me rappeler le Distiller's Reserve. Du velours, plein de fruits jaunes et effectivement une légère saveur boisée qui ne me semble pas complètement familière. C'est beau comme un jardin zen japonais en plein koyo, mais l'émotion en moins. 8

Second passage à la cantine avant d'attaquer la masterclass où il sera question de boire quelques Bowmore. J'ai payé le prix fort pour y assister et je suis passé de tuerie en tuerie tout au long de l'après-midi, du coup je me demande si je ne vais pas arriver blasé à cette dégustation.
Heureusement, le fait de dîner à côté d'un bottle-flipper me fait rager intérieurement et du coup (pourquoi ? je ne sais pas) ça me rappelle qu'en réalité je suis excité comme une puce. Ouf.

Je me prépare mieux que l'an passé en allant faire un arrêt technique AVANT plutôt que PENDANT la masterclass. On en apprend des choses en un an. Tout commence donc sous les meilleurs auspices. On nous dirige vers un ascenseur, quelques personnes montent à l'intérieur. J'hésite car il semble assez plein. On me fait signe d'y aller. Je m'exécute. Et c'est alors que
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elskling
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar elskling » 06 oct. 2016, 21:55

:obscene-drinkingchug:
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar cyriltoulousain » 06 oct. 2016, 22:01

C'est chouette de vous lire. :obscene-drinkingcheers:
steve_pinkcity
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar steve_pinkcity » 06 oct. 2016, 23:19

G.E.N.I.A.L !!!
Je vais chercher le pop corn, et attend la suite avec délectation... ;-)


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cthulhu
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar cthulhu » 07 oct. 2016, 12:50

J'ai explose de rire comme un goret avec "tes" notes du Bowmore 15yo. :lol:
"Une des rares choses qui procurent plus de satisfaction que goûter un grand whisky, c'est goûter un grand whisky que personne d'autre n'a goûté."

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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar o livier » 08 oct. 2016, 01:20

Aaaaaaaaaalouette, gentille alouette,
Alouette, je te plumerai.
Je te plumerai le dos.
Je te plumerai le dos.
Et le dos ! Et le dos /
Et la queue ! Et la queue !
Et les pattes ! Et les pattes !
Et les ailes ! Et les ailes !
Et le cou ! Et le cou !
Et les yeux ! Et les yeux !
Et le bec ! Et le bec !
Et la tête ! Et la tête !

Oh mais... si j'en suis là de la chanson c'est que ça doit faire un moment qu'on est dans cet ascenseur. Je ne le sais pas encore, mais le cours de l'humanité est en train de tourner. J'y reviendrai plus tard, mais effectivement, il semblerait que l'on soit coincés. Le temps d'écrire notre constitution, de créer un gouvernement, mettre en place les institutions nécessaires, et une personne est chargée d'appuyer sur le bouton de la sonnette d'alarme. De mon côté je me dis que mes chances de mourir ici et maintenant sont infimes, et qu'au final on s'en fout. Ce qui me chagrine un peu plus c'est que : d'une, mon verre et vide, ainsi que celui de la plupart des autres personnes présentes. De deux, si ça se trouve c'était un coup fourré et on va arriver trop tard à la masterclass, il n'y aura plus que des miettes d'oatcakes à manger et surtout plus de Bowmore. Au moment où mon désespoir atteint son paroxysme, la porte de l'ascenseur s'ouvre enfin péniblement et un gardien nous fait remarquer que normalement c'est 6 maxi dans cet ascenseur. Ouais bon, je vais essayer de ne pas le prendre pour moi qui suis rentré en dernier... ah trop tard quelqu'un qui faisait partie du groupe signale qu'une personne s'était engouffrée au dernier moment dans l'ascenseur, et je sens que s'il ne me pointe pas du doigt ni ne me crache dessus, c'est par pure politesse. Passons.
Ceci dit à toute chose malheur est bon : on se retrouve à passer à travers les coulisses du festival. C'est un peu bordélique, on parcourt les cuisines, on passe à côté de milliers de cartons de verres de dégustation, on doit monter l'escalier de secours pour accéder à la salle de la masterclass... Ca ajoute un côté dramatique, un peu comme si on nous entraînait dans un speakeasy à l'époque de la Prohibition. Mon excitation est à son comble. Et comme toujours plus les attentes sont élevées, plus la déception est cruelle. Mais à ce moment là je ne pense pas à ça.

La salle est déjà aux deux tiers remplie lorsque l'on arrive. Je me charge de réserver trois places pour notre groupe. Quelqu'un essaye de parlementer avec moi pour que l'on prenne les places assises dos à la scène. Cours toujours, je suis poli et flexible 99% du temps, mais sûrement pas maintenant.
De savoir que dans quelques instants je vais avaler jusqu'à la dernière goutte le jus céleste contenu dans ces six verres fièrement érigés face à moi, je tremblotte. Ah non c'est juste parce que je suis assis au-dessus de la clim. C'est vite oublié. En revanche je remarque qu'ils ont mis le Fino après le Black Bowmore. Je suis intrigué. Certes c'est une bouteille plus rare, mais est-ce que ça pourra vraiment tenir la route après le Black ? Je suis intrigué et je m'empresse de fourrer mon nez dans les six verres. Ouch. En 30 secondes je crois que j'ai déjà rentabilisé le prix de la masterclass. Qu'est-ce qu'il m'arrive ?

Le Bowmore Tempest 2016 fait office de starter pour cette session. Et pour moi qui n'ai jamais goûté à cette série, je dois reconnaître que c'est admirablement bien fait, très Bowmore moderne donc très marin, une fumée un peu en arrière plan, du zeste de citron. L'influence des fûts est assez claire, mais l'assemblage est parfaitement réussi. C'est fin et plein de mordant à la fois. 8

On enchaîne avec un Bowmore Deluxe 1970s. Celui-ci est le seul du line-up que j'avais déjà goûté, et déjà bien apprécié à la maison. Et BOUM cette bouteille est deux fois meilleure que le sample que j'avais. Pas de doute c'est le même whisky, mais avec les potards sur 11. Comme le dit l'un de nos hôtes du jour ça sent la sueur. C'est effectivement animal, mais devient de plus en plus fruité à mesure de la dégustation, pour revenir sur des notes cuirées à la fin. Je ne sais pas comment ils faisaient à l'époque, mais j'espère que certains ont la réponse car - encore une fois - je suis obligé de reconnaître qu'on ne sait plus faire les whiskies comme cela. Et c'est super triste. 9 mais hors contexte ça aurait quasiment pu être 10. Et tout ça pour un NAS réduit à 43% à l'emballage bling-bling.

On termine l'apéro avec un Bowmore 25yo 2016. Ca semble bien marqué par le sherry au nez mais... immédiatement ce sont les arômes floraux si caractéristiques des Bowmore des années 80-90 qui ressortent. Même chose en bouche. Ca démarre sur des notes de fruits séchés et de chocolat au lait, puis c'est la violette qui revient en force. Ca n'est pas le pire du genre, c'est finalement pas si mal intégré, mais ça n'est pas ma tasse de thé. 7 mais je sais que hors contexte ça aurait pu être 8 également.

Entre temps un type installé à notre table a déjà sifflé tous ses drams (sauf le 25yo) et se barre pour aller prendre place dans son taxi climatisé qui l'emmènera au lounge BA en attendant de s'installer dans son siège en First pour sa destination. New York, Hong Kong ou Tokyo ? Black Bowmore, Port Ellen RMS 20yo ou Glenfiddich 12yo ? Sûrement aucune différence pour lui, ce ne sont que des cases à cocher sur une liste. Il aura en effet bu ses whiskies comme je fait l'amour : seul dans son coin, en 3 minutes chrono et sans la moindre émotion. Pervers.

OK, reprenons nos esprits car maintenant on attaque la 2e rangée avec le Bowmore 30yo Sea Dragon 2003. Et de suite on devine que c'est un peu comme si sur un stand de tir on passait du pistolet à eau au RPG. Sauf que là les munitions sont d'énormes paniers de fruits exotiques bien mûrs. Prends-toi cet ananas dans la poire, et cette mangue dans le coin de la narine tu ne l'avais pas vue venir, hein?, et vlan je t'asperge les yeux de jus de pamplemousse... etc, etc. La bouche c'est pareil. Et le truc c'est que le côté marin de Bowmore est là l'air de rien, dans son coin. Il ne dit rien mais il se sait indispensable. Je l'imagine me regarder l'air narquois : "et ouais je suis un Bowmore, je suis vieux, je suis plein de fruits exotiques et tu en prends pour ton grade, mais cette complexité, c'est moi, et si tu savais tout ce qui se passe derrière.... mais tu ne pourras sûrement pas vraiment comprendre tout ça avec ce maigre centilitre et c'est tant pis pour toi". Je ne sais plus si je dois tomber dans une dépression profonde ou me contenter de me dire que je le mérite bien et profiter au maximum du plaisir procuré par ce whisky. Je choisis la deuxième option. Sauf que je sais que désormais je ne pourrai croiser ma bouteille de 117.3 qu'en rasant les murs et baissant la tête, honteux de n'oser lui dire que je lui en préfère une autre. La jouissance maltesque à l'état pur. 10, un bon gros 10 bien gras et juteux.

Black Bowmore 2nd edition : comme le fait remarquer le très médiocre Old Man of Huy sur son blog, une dégustation où le Black Bowmore ne sert que de tremplin pour le clou du spectacle, c'est à peine croyable. Surtout quand avant ça il y avait déj ce fameux 30yo. Encore une fois, jusqu'où peut-on aller trop loin ? Je n'en sais rien, mais j'ai payé, alors je mets mon casque et je vais au combat.
Et là c'est bête à dire, mais je retombe sur terre. whisky. C'est pas que le whisky est pas bon. C'est pas que je ne l'apprécie pas. Non, c'est une tuerie, un truc incroyable dont j'ai dû pouvoir pénétrer le dixième de la profondeur en 15-20 minutes. C'est du gros sherry d'intello. J'aurais préféré que ça passe avant le Sea Dragon, parce que là c'est un peu comme si à 2h27 en soirée le DJ passait d'un XE2 un rien putassier à Spiritual Unity et passait l'album complet. Ca a beau être ce que je préfère, le contexte fait que j'ai du mal à apprécier. Que dire du coup ? Imaginez tous les meilleurs Glendronach que vous avez pu goûter, tous les meilleurs vieux Bowmore que vous avez pu goûter et faites en un mélange 2/3 - 1/3. C'est absolument incroyable, mais il faut 1h pour commencer à apprécier ça à sa juste mesure. Je n'ai pas de sample vide sur moi (c'est interdit, et je suis discipliné). Je m'en veux profondément. Le 10 le plus triste de l'histoire du whisky.

On passe (enfin ? déjà ?) au clou du spectacle. Bowmore 1964 46yo Fino Sherry Cask. Il y a 72 bouteilles au monde. Bon, 71 pleines au maximum car celle qui est présente aujourd'hui est bien entamée (je veux bien la prendre en dépôt à la maison s'il le faut malgré tout, je ne fais pas dans la discrimination). La bouteille pue le fric. Le whisky en revanche il pue le bonheur en barre. J'ai déjà vaguement relaté mon expérience avec cet embouteillage ailleurs par ici. Allez y faire un tour. C'est le nectar des dieux, mais pas celui qu'ils servaient à tous les repas, non. Peut-être l'ont-ils servis à la naissance d'Apollon, mais à mon avis Zeus se la gardait dans un coin en sirotait ça en douce de temps en temps. Je pourrais balancer 50 lignes supplémentaires de superlatifs, donner dans l'emphase la plus totale (vous aurez pourtant compris que ça n'est pas mon genre), et vous ne me croirez évidemment pas, parce que tout le monde a déjà goûté un truc génialissime qui ne peut être que LE meilleur whisky du monde. Et c'est vrai. Et pour moi c'est celui-ci et j'ai la conviction que même si un jour je tombe sur quelque chose de "meilleur", je n'atteindra pas le même état de grâce que lors de cette dégustation.
Et alors que je m'abandonne complètement à un état de béatitude débile, je vois du coin de l'oeil que mes compagnons du jour ne font pas beaucoup plus les fiers. Je réalise également pourquoi je trouvais que cthulhu avait un gros cul ajourd'hui : il avait prévu d'enfiler une couche à l'avance. C'est ce qui s'appelle être prévoyant. Mais pas autant que si l'on avait eu des bouteilles de 3cl vides.
Note : 00. Selon le système de notation que j'emploie je n'ai droit qu'à des nombres entre 0 et 10 (et contrairement à d'autre je ne triche pas), mais en collant deux zéros l'un à l'autre on a presque l'impression que ça représente le symbole pour l'infini)

La dégustation touche à sa fin. Suite à une question vaguement hors propos d'un participant, Dave Broom avait promis un concours : la table qui trouve le meilleur slogan pour Bowmore remporte un dram supplémentaire du 1964 Fino. Cthulhu n'hésite pas à déclamer sa proposition "Is there a life after Bowmore?". Murmures, applaudissements... après avoir entendu l'ensemble des participants le verdict tombe : il a gagné. Ce que je ne savais alors pas c'est que devant la taille de l'enjeu, le pauvre a sombré et usé d'un stratagème peu recommendable, paraphrasant un importateur bien connu. Toutefois seule la victoire est belle, et encore fallait-il y penser et l'oser. Je le félicite donc intérieurement car la perspective d'un cinquantième de centilitre supplémentaire est trop belle. Loin étais-je de me douter que les Dieux, probablement déjà peu satisfaits du fait qu'on buvait quelque chose de meilleur qu'eux, avaient pris note de tout ça.

Nous redescendons dans la salle principale. Je pense que l'on est tous encore un peu groggy. Agrippés à nos fonds de verre tels des toxicomanes dorlotant le sachet de leur substance préférée quasi-vide, mais repoussant autant que possible le moment du dernier fix. Pourtant il est temps d'agir. Le festival touche à sa fin. Pour ma part, hors de question de boire quoi que ça soit d'autre aujourd'hui. Et si je suis venu à un festival de whisky, c'est bien pour acheter du jambon. Cthulhu décide, lui, d'aller partager ses gains avec ses connaissances. Tant de générosité ne peut être qu'applaudie et récompensée. Mais bon moi c'est jambon. Manque de bol pour moi, un Suédois me prend de cours au stand et tient la jambe au vendeur pendant 10 min (franchement qui pouvait penser pouvoir trancher du serrano comme l'on tranche du pata negra ? oui, un Suédois, visiblement). Pendant ce temps j'aperçois un moment cthulhu du coin de l'oeil, au fond de la salle. Je m'inquiète, mais je suis au Whisky Show, donc il me faut du jambon ! Je finis par l'obtenir, je paye, je cours rejoindre le Bowmore Fin... heu cthulhu. Où est-il ? Ou sont tous les gens que je connais ? Je fais trois fois le tour de la salle sans les voir. J'appelle. J'envoie des messages. En vain. Je sors de l'enceinte du festival. Nerveux, je finis mon verre sans y prêter l'attention nécessaire. Puis j'aperçois enfin des têtes connues. Je rentre de nouveau. Cthulhu me tent son carnet de note et me demande de le humer. Ne reculant devant aucune humiliation, je m'exécute. !! ??? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Ca sent le Bowmore 1964 46yo Fino ! Je suis incrédule.
C'est alors que je comprends. Les Dieux nous ont abandonnés. Cthulhu s'est retrouvé dans la situation d'un Lope de Aguirre. Assailli de toute part, perdant ses compagnons un à un, impuissant. Puis il s'est laissé sombrer dans la folie. Il est s'en est allé au suicide maltesque, se mettant pour ainsi dire à genoux devant son ennemi. Non seulement je ne peux lui en vouloir, mais de plus je partage son immense tristesse. Quel drame. Ca aurait pu s'arrêter là, mais il semble que la malédiction a continué de frapper sans discontinuer depuis : discours de Theresa May, pugilats à Strasbourg, hurricane Matthew, j'ai chopé une espèce de grippe éclair, et je m'aperçois qu'il me reste un dream dram token inutilisé et qu'avec tout ça je n'ai jamais goûté au Glen Mhor SV.

Bon voilà c'était le TWE Whisky Show en 2016 version 99% bullshit. J'ai dépensé trop d'argent et je me suis bien amusé. Tout ça ça reste du whisky, on s'en fout au fond.
Dernière édition par o livier le 08 oct. 2016, 01:24, édité 2 fois.
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar o livier » 08 oct. 2016, 01:22

Sinon ma théorie concernant mon Alzheimer précoce sur la journée du dimanche : c'est le problème de ces événements. Boire tuerie sur tuerie sans s'échauffer avant, ça fait que les trucs simplement très bons passent un peu à la trappe.
Et quand on sait que les tueries du jour arrivaient à peine à la cheville du dram du jour... Bref c'est bien de boire plein de bons trucs, mais c'est peut-être mieux de boire du bon et du moins bon.
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar o livier » 08 oct. 2016, 01:28

cthulhu a écrit :J'ai explose de rire comme un goret avec "tes" notes du Bowmore 15yo. :lol:


Dit autrement le seul truc vaguement intéressant c'est un truc écrit par quelqu'un d'autre et processé par un bout de code ? C'est finalement assez représentatif de la culture d'aujourd'hui.

Blague à part j'admets volontiers que "Bouche: il se sent mince après quelques drams de résistance en fût, encore si frais!" est probablement l'une des meilleures notes de dégustation jamais écrites.
Pendant qu'on en est là, mon copain Louis qui n'a jamais vraiment bu de whisky avant le samedi exprimait la différence entre l'Inchmurrin 18 et le 12 en ces termes "it's like if you were driving a very fast racing car and taking very sharp turn at full speed and struggling to keep the car on the road". C'est dommage qu'il se soit planté de whisky pour dire ça, mais je suis sûr que j'arriverai à la caser dans un contexte approprié un jour.
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Re: TWE Whisky Show London 2016

Message non lupar elskling » 08 oct. 2016, 09:11

J'adore. Merci.

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