Construite
selon le modèle d'un château bordelais par les frères
Greenlees entre 1881 et 1883, la distillerie Bunnahabhain appartient
depuis 1887 au groupe Highlands Distillers après avoir opéré sous
le nom de Islay Distillery.
Agrandie en 1963, elle fut mise en sommeil provisoirement en 1983. Elle eut plus
de chance que la distillerie Port Ellen fermée
définitivement la même année. Après quelques mois
de fermeture pour travaux, la distillerie a été remise en activité à l'automne
2001.
La distillerie a été vendue en mai 2003 à Burn Stewart Distillers
par Highlands Distillers Co.
Burn Stewart a été racheté par une société basée à Trinidad, CL Financial Ltd, qui possède entre autres Angostura. Les
autres distilleries appartenant à Burn Stewart sont Tobermory et Deanston
95% de la production est destinée aux assemblages, entre autres Black
Bottle et The Famous Grouse.
| Bunnahabhain | |||
|---|---|---|---|
| Sample | |||
| O.B. | 12 years | 17 3/4 | |
| XVIII | 17 | ||
| Toiteach | 18 | ||
| Auld Acquaintance 1968 | 19 2/3 | ||
| Adelphi | Adelphi 27 years | 19 | |
| Duncan Taylor | Rare Auld Cask Strength 38 years | 20 | |
| Ian McLeod | Chieftain's Choice 14 years | 18 1/5 | |
| Jean Boyer | Best Casks of Scotland 1997 peat | 18 | |
| Scott's Selection | Scott's Selection 1984 | 18 | |
| Signatory | Vintage 1997 - peated | 18 | |
| Heavily peated 1997 tasting sample | 17 |
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Bunnahabhain 12 ans |
|
Age |
12 ans |
Taux d'alcool |
40° |
Embouteilleur |
Officiel |
Fin comme il n'y parait
pas pour un Islay, pas de fumé, un poil d'embrun,
excellent apéritif, pas fort, belle entrée en matière pour
apréhender les whiskies fin d'Islay et des Iles.
15,5/20
A priori, au nez, on jurerai ne pas avoir à faire avec un Islay ! On a à entre
les mains (et dans les naseaux) un breuvage légèrement iodé, légèrement
fumé, sans aucune trace de tourbe . . . MMMmmmm, intrigant ! Ça part sur l’amertume des
cerneaux de noix et de la levure de boulanger puis sur le chocolat à la liqueur. Quelques effluves d’olives
vertes et pour finir de douces notes maltées. Et puis, oh surprise, on retrouve notre petit bout de
terre entouré de flotte sur une attaque sèche, élégante et plutôt douce avec
des relents de fumée et de tourbe, toutefois sans extravagance, avec ce côté assez subtil.
De nouveaux des céréales, un boisé léger et quelques notes végétales.
Une longueur moyenne sur les céréales termine tout ça. Un whisky élégant,
doux et subtil, à recommander à tout ceux que l’exubérance de certaines distilleries
d’Islay exaspère !
82/100
Bunnahabhain XVIII |
|
Age |
18 ans |
Taux d'alcool |
43° |
Embouteilleur |
Officiel |
Bunnahabhain
|
|
Age |
34 ans |
Taux d'alcool |
43,8° |
Embouteilleur |
Officiel |
Un
nez riche et délicat évoquant le malt, les noix, et le renfermé,
la cave poussiéreuse, le tout parfaitement balancé. En bouche,
un malt épicé et crémeux à la fois avec de nets relents boisés,
qui cependant n'écrasent pas les notes épicées et évoluant vers
des touches chocolatées. Une belle finale, longue et amère, d'où
le bois et le chocolat de la bouche ne sont pas absents. Cette
bouteille nécessite probablement une aération plus longue, parce
que son prix et sa réputation permettent d'en attendre un peu
plus. A revoir...
Le nez évoque le malt poussiéreux, avec des relents de chocolat à l'orange et les noix avec
une pointe légèrement
épicée. En bouche un merveilleux développement sur de très belles notes acidulées
mêlées à un certain boisé discret
mais bien présent, quelques notes épicées, du chocolat et du malt en repassant par des notes
boisées amères.
Quelle complexité dans des tons très proches. La finale est très belle aussi, chaude, longue,
légèrement amère,
avec des relents boisés, chocolatés.
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Goûtée en parallèle
avec la version
38 ans de Duncan Taylor, le nez a semblé
nettement inférieur, tandis que la bouche est plus complexe et couvre une plus grande palette de goûts.
A bien tout considérer, les deux versions sont très proches d'un point de vue qualité.
Le nez est d'emblée un vrai bonheur. Un délicieux mélange de chocolat au lait et de
noisettes. Une présence évidente de sherry, une grande diversité d'odeurs plus agréables
les unes que les autres. Un bel équilibre et un très léger soupçon de fumée.
La bouche est exactement à l'image du nez. Rien que du bonheur. De notes chocolatées, de la
noix de cajou, un équilibre proche de la perfection. La finale est longue et prolonge parfaitement
le nez et la bouche. Rien à redire. Du grand art.
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Bunnahabhain
|
|
Age |
14 ans |
Fût |
Sherry |
Taux d'alcool |
46° |
Embouteilleur |
Ian McLeod |
Bunnahabhain
|
|
Age |
38 ans |
Fût |
Sherry |
Taux d'alcool |
40,8° |
Particularité |
Cask Strength |
Embouteilleur |
Duncan Taylor |
Bunnahabhain
|
|
Age |
19 ans |
Taux d'alcool |
57,5° |
Particularité |
Cask Strength |
Embouteilleur |
Scott's selection |
Un nez
d'abord assez piquant, laissant apparaître des relents d'orge et d'agrumes (oranges). En bouche, ce whisky
est d'abord assez sec, avant de révéler de belles nuances légèrement acides, mêlées à un soupçon de boisé.
La bouche est assez riche, et très agréable. La finale est relativement longue
chaude avec des relents à la fois doux et légèrement boisés. Au premier abord,
l'alcool est assez prédominant. Problablement qu'un peu de temps sera nécessaire pour que l'aération produise
ses effets bénéfiques.
![]()
Le nez relativement discret révèle de belles notes florales, avec des soupçons d'épice
(gingembre) en arrière-plan. Des notes mentholées apparaissent au bout de quelques instants. Une belle
complexité en tout cas. En bouche, un délicieux mélange d'impressions allant de l'amertume boisée à la
fraîcheur de la menthe en passant par des touches proches du chocolat au lait. La finale est longue, chaude et
assez diversifiée. Les relents de menthe reviennent de façon très discrète, mêlés à des
impressions de café au lait et surtout le souvenir d'un grand plaisir
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Bunnahabhain
|
|
Age |
27 ans |
Taux d'alcool |
50,6° |
Particularité |
Cask Strength |
Embouteilleur |
Adelphi |
Bunnahabhain
|
|
Age |
9 ans |
Taux d'alcool |
46° |
Embouteilleur |
Signatory |
Bunnahabhain 1997 |
|
Taux d'alcool |
59° |
Particularité |
Cask Strength |
Embouteilleur |
Signatory |
Bunnahabhain |
|
Taux d'alcool |
43° |
Embouteilleur |
Jean Boyer |
Bunnahabhain
|
|
Age |
26 ans |
Fût |
Sherry |
Taux d'alcool |
54,6° |
Embouteilleur |
Signatory |
Le problème avec Bunnahabhain, c’est qu’il
a un côté médicamenteux que j’aime
beaucoup, mais que je suis vraiment incapable de définir
avec précision, et qui perturbe ma dégustation.
Comme celui-ci est très riche et complexe, je mets donc
tout en vrac : marin, floral, boisé, poivré,
amer/médicamenteux ; je retrouve aussi le goût
qu’on à quand on met sur sa langue des amandes salées
qu’on sert à l’apéritif, mais qu’on
ne les croque pas. De la noisette. Un côté un peu
tourbé/terre humide aussi. Un bon fruité/sucré également,
et ce qui est fort c’est que le sucré et le salé (ce
dernier plus présent) cohabitent sans se neutraliser ou
se disputer. Le sherry apporte de la chaleur et un bon fondu.
Le tout est puissant sans excès et long en bouche. Un
excellent whisky, unique en son genre.
Bunnahabhain
|
|
Age |
15 ans |
Taux d'alcool |
40° |
Embouteilleur |
Gordon & MacPhail |
Le nez est assez surprenant pour un
Islay. Il ne peut pas nier son origine marine, tant l'iode est présent mais ni tourbé, ni fumé.
On perçoit ensuite le sherry, le café et l'amande. C'est un nez riche, varié, avec une bonne
complexité.
La bouche par contre n'est pas à la hauteur des espoirs qu'a pu faire naître le
nez. Elle est assez simple et évolué sur la forêt et les boisés.
La tourbe ne se révèle
qu'en finale avec de l'amande amère. Il semble que la réduction ait quelque peu altéré les
qualités du whisky. Mérite une deuxième dégustation.
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Bunnahabhain
|
|
Age |
13 ans |
Taux d'alcool |
40° |
Embouteilleur |
Gordon & MacPhail |
Ah, ben là, on sent tout de suite le petit séjour en fût
de Sherry, le nez est iodé, légèrement fumé et
boisé (sur le pain grillé). Une pointe d'amertume
et de fruits secs (amande). La bouche est fumée, trés fraîche
et part sur les agrumes (orange, mandarine). Une longueur moyenne mais très agréable,
revenant sur le malt et les amandes. Le gros défaut de cette bouteille est qu'on
la voudrait avec plus de corps . . . . . . Et aussi qu'elle aurait gagné à étre
embouteillée à 43 voire 46%.
78/100
Bunnahabhain
|
|
Age |
8 ans |
Taux d'alcool |
58,4° |
Embouteilleur |
SMWS (Scotch Malt Whisky Society) |
Flacon ouvert le 21 septembre 2006.
La robe est or-orangée assez soutenue. Aguichante.
On sent la tourbe à plein nez, c'en est presque gênant car les autres parfums sont masqués. C'est
assez surprenant pour un Bunnahabhain, même jeune. L'aération commence à le faire parler : Je
détecte le malt, les fruits, plus précisément les agrumes et en particulier le citron puis l'orange.
Loin derrière il y a un peu d'herbe, de poivre et du bois de santal. Après un long moment et abstraction
faite de la tourbe, j'y trouve du boisé, de la fougère, du savon, de la nougatine et encore du malt.
Bref c'est un Islay dans toute sa splendeur.
La bouche est maltée et fruitée. Un boisé très
agréable se développe en suite. Pas trop complexe.
La finale est assez brève sur le malt. Pour
terminer! : une remontée alcooleuse, suivie d'une touche sucrée et amère assez intense, qui
me fait penser à l'arnica.
86/100
Dégustation du 15 octobre 2006.
Le nez est à trois étages : Lorsqu'on a
le nez dans le verre c'est l'alcool et la tourbe qui dominent. C'est tellement prenant que cela pourrait faire penser
au caoutchouc brûlé. Le whisky commence à se dévoiler lorsque l'on retire un peu son
nez du verre. La tourbe est toujours présente, mais l'alccol a été remplacé par du thé.
Encore un peu plus loin, et là, c'est l'explosion : Le thé continue, avec du citron, de l'orange, du
poivre, des herbes arômatiques (menthe, lavande) et un peu de sel. Les parfums sont équilibrés,
bien dissociés et l'ensemble est assez peu complexe.
En bouche, on sent bien le titre, puis le malt, l'orange,
la noisette.
La finale est moyenne, avec une remontée alccoleuse, sur l'orange encore puis une pointe d'amertume
et! de sucre, de caramel se terminant sur la réglisse.
L'ajout d'une goutte d'eau ne change rien au nez. La
bouche se révèle plus facilement tout en gardant ses qualités. La finale est plus longue, plus
sucrée et moins alcooleuse, toujours en gardant la même palette arômatique.
84/100
Bunnahabhain
|
|
Age |
14 ans |
Taux d'alcool |
45° |
Fût |
Sherry butt |
Embouteilleur |
Gordon & MacPhail |
Le premier nez est un peu agressif, sans être trop alcooleux. L'aération l'adoucit nettement. J'y
trouve du sherry, de la banane, un soupçon de fumé, du boisé, de la poire, du citron assez
nettement, de la pomme de terre cuite, de l'iode, du café. Les arômes sont nets, différenciés
et bien équilibrés. L'attaque en bouche est douce et sucrée, avec une pointe d'amertume, chaude.
J'aime assez. La finale est brève et lointaine, sur l'amertume. C'est une réminiscence de la bouche
qui s'atténue doucement et faiblement.
85/100
Bunnahabhain
|
|
Age |
37 ans |
Taux d'alcool |
42,9° |
Particularité |
Cask Strength |
Embouteilleur |
Duncan Taylor |
C'est le genre de whisky devant lequel on n'a vraiment pas envie de prendre des notes, tant il est beau. Le nez
est riche, dense, équilibré. Cela part dans toutes les directions : fumé, fruité, épicé,
floral, malté, biscuité. Une richesse incroyable. En bouche, on poursuit avec cette variété.
L'attaque est ferme mais pas agressive et continue cette variété de parfums avec une dominante biscuitée.
Et la finale ! Très longue, du même acabit. L'ensemble est une splendeur. Qui n'apprécierait
pas le whisky avec un tel breuvage ?
94/100
L'Ile d'Islay, située à l'Ouest de l'Ecosse est de loin la région productrice de whisky la plus courrue par les amateurs de single malt. De superficie très réduite, l'ile ne compte pas moins de 8 distilleries en activité, dont une nouvelle.
Cliquer sur la carte pour une liste des distilleries de la région, sur le titre pour plus de renseignements sur la région de l'Ile d'Islay et pour "un voyage alphabétique" dans la région, cliquer les flèches (toits en pagode).
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Sunday, 17-Feb-2008 20:58:16 CET
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Le whisky est un alcool fort, ne l'oublions pas. L'abus d'alcool peut gravement nuire à la santé. Sachons privilégier la qualité par rapport à la quantité. La consommation de boissons alcoolisées pendant la grossesse, même en faible quantité, peut avoir des conséquences graves pour la santé de l'enfant De même évitez de prendre le volant après avoir consommé du whisky.