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Bulletin d'information nr 2

10-2004

Bulletin d'information

2

10-2004

Voici donc le nouveau numéro du bulletin d'informations de www.whisky-disitilleries.info. Le but est d'arriver à produire ce bulletin d'informations régulièrement. Ce bulletin d'informations est encore dans une phase de maturation, et je suis toujours à la recherche de la meilleure formule. Si vous avez des idées au niveau du contenu que devrait avoir ce bulletin, n'hésitez pas à m'en faire part, de préférence en utilisant le formulaire prévu à cet effet sur le site. (http://www.whisky-distilleries.info/Souscription.shtml). Dans ce second numéro, vous trouverez des informations à propos de l'actualité de certaines distilleries, ainsi que la petite actualité du site et du forum qui lui est associé.

L'actualité des distilleries en Ecosse

Écologie

Old PUlteney

Les hivers sont rudes au Nord de l'Ecosse, et le raccordement au gaz naturel n'est pas réalisé dans la ville de Wick.

La distillerie Pulteney fait usage de condensateurs à serpentin dans le processus de distillation. L'avantage de ce système traditionnel est évident au niveau de la qualité du whisky produit par la distillerie, mais est également nettement plus cher en énergie que des systèmes plus modernes.

Quel est le lien entre ces deux informations qui en soi présentent peu d'intérêt?

Le lien réside simplement dans le projet que vient de mettre au point la distillerie, en collaboration avec les autorités locales, et qui consiste en un investissement permettant d'une part à la distillerie de réduire ses coûts de production et à la ville de Wick et ses habitants de réduire considérablement leurs frais de chauffage.

Le projet consiste en l'installation d'une nouvelle chaudière fonctionnant avec du bois de récupération provenant des nombreux hectares de forêt qui entourent la ville. Le nouveau système est nettement plus économique et écologique que l'ancien, et à terme l'hôpital, les écoles, les administrations et une partie des habitants pourra profiter d'un chauffage à bon marché grâce à ce nouveau système, où tout le monde sort gagnant;

Il s'agit de la première expérience du genre dans les Highlands.

Reboisement

Autre projet industriel profitant à la fois à l'environnement et aux distilleries consiste dans le reboisement d'une partie de la région de Speyside. Cette fois, c'est le géant de l'industrie de l'alcool, Diageo qui est à l'honneur, en contribuant à ce projet avec Scottish Native Woods.

Non seulement l'environnement va y gagner, mais le but de cette opération est de préserver la pureté de l'eau dans cette région.

Et chacun sait qu'une part non négligeable de l'eau de Speyside se transforme comme par miracle en eau-de-vie. Diageo possédant plus d'une dizaine de distilleries dans la région, nul doute que les 100.000 £ investis sur 3 ans ne bénéficient rapidement au géant de l'industrie en lui assurant pour des années l'approvisionnement en eau pure.

In memoriam

Littlemill

Littlemill


Triste journée que ce 4 septembre pour la plus ancienne distillerie d'Ecosse.

Les bâtiments de Littlemill, à Bowling dans la banlieue de Glasgow étaient déjà dans un piteux état, comme en témoigne la photo ci-dessus prise en mai 2004.

Des plans vieux de quelques années visaient à réhabiliter les bâtiments et en faire soir un musée de la distillation, soit des appartements de haut de gamme. Un incendie criminel, allumé par de jeunes vandales est venu mettre un bémol à toutes les ambitions de réhabilitation.

L'incendie a ravagé ce qui restait de la distillerie durant plus de 24 heures. L'information parue dans un journal local ne stipule pas s'il restait des stocks de whisky dans les locaux dévastés.

Une bien triste fin pour une si belle distillerie...

Finances

Glenmorangie

L'annonce du retrait de la famille MacDonald Muir du capital de Glenmorangie Plc (qui est également propriétaire d'Ardbeg, de Glen Garioch et de la SMWS -Scotch Malt Whisky Society, embouteilleur indépendant) a donné lieu à d'importantes surenchères surtout verbales, et d'aucuns annoncent un prix pouvant aller jusqu'à 480.000.000£, ce qui représente plus du double de la valeur actuelle de la distillerie.

Les offres définitives de rachat devaient être remises le 7 octobre dernier, et les rumeurs laissent entendre qu'elles s'élèvent entre 285 et 300 millions de livres sterling. La short list est ramenée à 4: Pernod-Ricard, Bacardi, Brown Forman et LVMH.

Dans l'état actuel des choses, il semblerait que Pernod Ricard ait un léger avantage, mais il y a beaucoup d'éléments qui entrent en considération, entre autres les promesses de préserver les emplois, entre autres dans la chaîne d'embouteillage de Broxburn. Ainsi par exemple, LVHM ne possède actuellement aucune distillerie ni chaîne d'embouteillage en Ecosse, ce qui induirait que l'usine de Broxburn serait automatiquement reprise dans le deal, tandis que Pernod Ricard, propriétaire entre autres de Glenlivet, numéro 2 en Ecosse, risque de devoir rendre des comptes au regard de la loi antitrust.
Production

Vers un retour aux sources?

L'orge est à la base du processus de fabrication du Scotch whisky, et le Scotch whisky est écossais par définition. En effet, la loi stipule que pouvoir utiliser le label Scotch, un whisky doit être produit et porté à maturation sur le sol écossais. Mais la loi est muette en ce qui concerne l'origine de l'orge destiné à sa production.

De plus en plus de voix commencent à s'élever pour amener le législateur écossais à prendre une position sur ce sujet.

D'une part, il y a les partisans de whisky écossais, exclusivement produit à partir d'ingrédients purement écossais, et d'un autre côté, il y a les "réalistes économiques" qui prétendent que l'origine de l'orge est secondaire. Le fait de n'utiliser que de l'orge écossais mettrait toute l'industrie du whisky à la merci des caprices météorologiques auxquels l'Ecosse est habituée. En d'autres termes, une mauvaise récolte aurait comme conséquence immédiate une diminution de la production de whisky.

Si on compare la production du whisky à celle du vin, cette conséquence serait tout à fait normale. En effet, si pour des raisons météorologiques le vignoble champenois a un rendement moindre une année donnée, il ne viendrait pas à l'esprit des producteurs d'importer du raisin chilien...

Or, dans le monde du whisky, cela est généralement accepté.

Michael Jackson est un fervent défenseur de l'utilisation d'orge local. Il écrit:: “Je pense que l'orge utilisé a une grande influence sur le résultat final. J'ai rassemblé des tas de preuves sur ce fait par des dégustations à l'aveugle. Ce qui vous y mettez doit aider à déterminer ce qui vous en retirez. Qui peut nier cette évidence".

Neil Clapperton, directeur de Springbank déclare "Il faut arrêter de prétendre qu'il y a une telle différence entre le whisky et le vin. Le whisky et un produit de notre pays, comme le vin est un produit d'autres pays. Si nous avons une mauvaise récolte, nous aurons moins de whisky." A l'époque de la splendeur de Campbeltown en tant que capitale mondiale du whisky, tout ce qui entrait dans la composition du whisky local provenait de la région (de l'eau jusqu'au charbon utilisé pour chauffer les alambics) à l'exception des fûts de chêne.

Cependant, la National Farmers Union hésite à prendre une telle responsabilité, qui pourrait mettre le marché du whisky à rude épreuve en cas de récolte catastrophique. Avec le bon sens qui caractérise les agriculteurs, le syndicat national des fermiers plaide plutôt pour un compromis. Ils estiment qu'il faut de préférence utiliser l'orge local, mais surtout obliger les producteurs de single malt à indiquer clairement l'origine de l'orge sur les bouteilles. L'effet induit de la "préférence nationale" serait une amélioration des prix pour les producteurs, et donc une augmentation des volumes de production. L'importation d'orge ne serait dès lors qu'occasionnelle, et uniquement en cas de mauvaise récolte.

De plus, le président de la National Farmers Union, John Kinnaird ajoute que l'orge ne représente qu'une infime partie du prix de la bouteille de whisky, et qu'une augmentation du prix de l'orge ne devrait pas avoir de conséquence grave pour le marché du single malt.

Un autre son de cloche en provenance de la SWA (Scotch Whisky Association) affirme que légiférer sur ce point induit un risque non négligeable, et son porte-parole, David Williamson fait un parallèle avec la catastrophe du phylloxera qui a complètement ruiné l'économie du Cognac à la fin du XIXème siècle, parce que toute la production de raisin locale a été décimée.

De plus, la SWA estime que des mesures protectionnistes empêcherait l'industrie du whisky de capitaliser sur les marchés émergents asiatiques et est-européens. Elle ajoute que le procédé de fabrication (entre la forme des alambics, l'eau, le type de fûts, etc...) exerce une telle influence sur le goût d'un single malt, que l'orge initialement utilisée ne fait plus aucune différence.

En résumé, Williamson estime que l'achat d'orge écossais devrait rester un idéal plutôt qu'une règle stricte. il ajoute: "C'est pour nous une grande fierté de constater que les distillateurs, malheurs et fermiers ont travaillé ensemble pour assurer que la plus grande partie des exigences de qualité et de quantité dans l'industrie du whisky sont rencontrées localement."

Bons et loyaux services

Glenfiddich

Glenfiddich a décidé d'honorer un de ses plus anciens collaborateurs, le tonnelier Don Ramsay, 43 ans de bons et loyaux services par un cadeau hors du commun: une cuvée à son nom.

Pour cette édition spéciale nommée "Vintage reserve 1991" 225 fûts ont été soigneusement sélectionnés parmi les milliers que Don a fabriqués ou réparés. Cette édition a été mise en fûts à l'occasion des 30 ans de service de Don.

Cette édition spéciale de Glenfiddich est commercialisée depuis quelques semaines

 

 

 

100 - 9